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 Athena is back, bitches (Hermès)

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MessageSujet: Athena is back, bitches (Hermès)   Lun 4 Jan - 21:48

Il est temps de ramener Athena à la vie. Shaka était rapidement rentré au Sanctuaire, afin de trouver cet objet mystère imprégné du sang de la déesse. Sur le chemin, le Saint de la Vierge avait pensé au poignard dont Saga s'était servi pour attenter à la vie d'Athena. Aux Enfers, cette dernière avait retrouvé Shaka à l'aide de l'Arayashiki après s'être donnée la mort avec ce même poignard. Quel autre objet pouvait être imprégné de ce sang, il n'y en avait pas dix mille autres. Shaka se rendit donc au Sanctuaire avec cette idée en tête. À peine arrivé il fut comblé d'apprendre que les Saints de bronze partis aux enfers combattre Hadès étaient de retour. Enfin, un seulement. Andromède. Son armure pourrait être très utile. Après tout, le poignard se trouvait dans la salle du Pope mais cet objet avait servi à tuer Athena...peut-être qu'un autre objet plus "amical" serait plus efficace. Par mesure de précaution, Shaka se munit tout de même du poignard de Saga. Il entra ensuite en contact avec le cosmos d'Andromède pour qu'il lui laisse son armure afin de ramener Athena, que c'était une longue histoire et qu'il n'avait pas le temps d'expliquer, ni pourquoi il était revenu à la vie, ni comment il comptait s'y prendre pour ramener la déesse. Tout cela était trop long à expliquer. Ils auraient bien le temps d'en reparler quand Athena sera de nouveau là. De plus, l'indien n'avait aucune envie de faire attendre le Messager des Dieux. Il était bien trop étrange pour risquer de se prendre des réflexions. Brave garçon qu'est ce cher Andromède. Shaka était à présent bien armé pour mener à bien sa mission. L'armure de bronze dans sa boîte, sur son dos, et la boîte contenant le poignard de Saga dans les mains, le Saint de la Vierge se mit en route pour le mont étoilé. À l'origine ce lieu était réservé au Grand Pope, et que les Saints n'avaient pas le droit d'y accéder. Foutaises. Shaka n'avait eu aucun mal à s'y rendre. Il avait d'ors et déjà commencé à rassembler son cosmos. Il ignorait comment Hermès comptait s'y prendre pour ramener Athena à la vie, mais le Gold Saint se tenait prêt.

Arrivé au sommet, Shaka cherchait de son cosmos celui d'Hermès. Ce dernier venait d'arriver également. D'un air étrangement et toujours calme, le blond alla déposer les deux boîtes aux pieds du Messager.

"Seigneur Hermès. Ce poignard et cette armure de bronze sont tous deux imprégnés du sang d'Athena, comme vous l'aviez demandé."

Shaka se redresse alors et se recule, les yeux clos et vêtu de son armure d'or, prêt à faire brûler son cosmos jusqu'à son paroxysme si cela était nécessaire.

"Comment allez-vous vous y prendre maintenant ?"
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Mar 5 Jan - 0:23

Tu as des jours ou tu fais avec et des jours ou tu te prends pour Chuck Norris.
Hermès.
Dansons Athéna. Dansons juste toi et moi au milieux de leur cadavres craquelant.


« Loin des yeux, loin du coeur. »



«Le souffle court, le coeur serré, enlacé par l'angoisse redoutable de perdre mon amie et représentante, j'arrivais aussi rapidement que nécessaire au Mont étoilé, en Grèce.
Lieu à la solde d'Athéna, déesse protectrice de l'humanité qui n'a rien d'autre à faire que de se laisser mourir, suicidaire avérée, pour protéger ce qu'il y a de plus cher pour elle.
On avait chacun notre façon de faire, nous autre Olympien, mais sa façon bien à elle de traiter ces amis par le suicide était vraiment très... étrange.
De mon coté, je ne suis pas mieux, à frapper mes alliés jusqu'à l'inconscience pour les refiler de force à ma famille pour leur refaire une cure de santé.
Mais que voulez-vous? Nous autre, divinité n'avons pas forcément les mêmes manières de faire que les humains, ce qui nous rend si distant et impulsifs aux yeux des mortels.

Je me morfondais à chaque minutes pressantes, en pensant qu'Isis avait tout de même risqué gros pour aider de chevalier d'or ainsi que les saints, dans un but plus intrinsèque qu'est celui de protéger l'humanité et ainsi, notre Egypte.
Mais le fait est qu'elle n'était pas prête à affronter le monde, l'humanité ni même le cosmos de chacun, trop têtue, bornée et indisciplinée. comme je l'étais et c'était de ma faute.
J'ai toujours cependant eut un dont pour rafistoler les pots cassés, c'est pour toutes ces raisons que j'ai décidé de faire revenir le pot qu'était Athéna, en tout bien tout honneur.

Planant contre le vent qui se levait, j'approchais à pas de géant vers le territoire des saints, il n'y avait plus aucune barrière, les temples semblaient délabrés, défaits, en ruine pour la plupart. La statut d'Athéna était légèrement grise et sans son bouclier et sa lance dans ses mains, elle n'avait plus aucune autorité qui s'échappait d'elle.
Je survolais la zone en découvrant les malheurs non pas de Sophie, mais d'Athéna, de son sanctuaire et de cette zone de combat ruinée et fracassée, en priant qu'il n'arrive jamais la même chose à notre Egypte, pays d'hommes libres.

Je baissais mon nez vers une légère zone de lumière et y vit le dit chevalier d'or de la vierge, Shaka, accompagné d'une cloth et d'une arme scintillante. Sans arrière pensée, je bondissait dans les airs en laissant un boom sonore, prouvant que le mur du son venait d'être dépassé, alors que j’accélérais l'allure pour me précipiter vers ce chevalier d'or.
Tout comme à Esna, ou je l'avais rencontré, j'avais un pagne rouge pour cacher ma pudeur, mon écharpe bordeaux couvrant mes bras tandis que mon corps musclé était recouverts de runes des plus étranges.
La crinière encore légèrement trempée par la nage pour aller chez les Marinas, j'entrepris d'avancer vers shaka en poussant mon cosmos à brûler autant qu'il me l'était autorisé dans ce sanctuaire.


" " - Quelle belle journée pour mourir, n'est-ce pas? tu n'as pas ramené d'ami comme je te l'avais demandé? C'est fort fâcheux."


En effet, si je n'avait pas un minimum de deux personnes pour aller chercher Athéna, cela pouvait être véritablement un handicap.
Dans le premier sens, si elle était juste décédée, je n'en avais pas besoin, mais si dans les pires des situations, il fallait aller la rechercher dans le monde des miroirs, après tout cela était grandement possible, nous étions en sous-effectif.
Mettant mes mais au niveau de ma taille, je soupirais fortement avant d'étendre l'une de mes mains devant moi.


" " - Souhaitons juste qu'elle ne soit pas partie dans le monde du Miroir. Dans ce quel cas, il faudrait plus d'une personne pour y aller et je ne pense pas qu'il y ait de retour possible pour les mortels."


Soudainement, telle une flèche sortant tout droit d'une corde tendue et bandée, mon caudcée fonçait irrésistiblement vers ma main, je l’accueillais en plein vol en le rabaissant au niveau de ma hanche, un léger sourire énigmatique s'accordant sur mon visage fourbe. Oui Foube, c'était le mot.
Lançant un coup d'oeil derrière moi, je fis un clin d'oeil à la statut en prenant le temps d'observer de nouveau le sanctuaire, puis, l'armure de bronze ainsi que le poignard.
Levant une main je décrivais un léger cercle dans les airs tandis que je préparais une légère tempête au creux de ma main.


" " - Il faudrait également créer un cercle comme le pentacle de Baphomet, pour que son corps reviennent, de sang et d'os. Tu placeras les deux artéfacts au milieu du pentacle. Essaies de faire bonne figure et de lui sourire quand elle reviendra d'entre les morts, ce qu'elle a vécut ne doit pas être facile à vivre."


D'une main levée vers le ciel, j’invoquai l'élément d'air tandis que de l’autre, j'augmentais mon cosmos pour éveiller mon Caducée, prêt à châtier les suppliants de l'au-delà et à donner la vie au cors d'Athéna qui allait apparaître lorsque le pentacle serait achevé.


" " - Ne t'étonne pas si des êtres vils arrivent depuis le sol, ils essaieront juste de te tuer et t'emmener chez eux, c'est tout."


Un petit sourire espiègle pour rattraper ma fourberie et tout cela sur le ton de l'humour, il en fallait plus pour m'inquiéter et me faire stresser, même si une situation aussi périlleuse l'exigeait.

»
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Shaka
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Mar 5 Jan - 15:05

Shaka était conscient qu'il n'avait probablement pas bien agi en sautant sur l'occasion de voir revenir Andromède pour lui monopoliser son armure sans même prendre le temps de lui expliquer quoique ce soit. Le Saint de la Vierge ne s'était pas préoccupé de la trop grande sensibilité de son cadet qui se faisait une joie de le revoir vivant. Voilà bien encore une histoire trop longue à raconter, ils auraient tout le loisir d'en reparler lorsque l'indien aura ramené la déesse. Si il en revient vivant, naturellement. Shaka ne laissait quasiment jamais paraître une émotion. Et pourtant il était soulagé de voir revenir au Sanctuaire au moins l'un des bronzes. Bien sûr cela n'avait pas été facile de convaincre l'un des Saints les plus proches d'Athena de ne pas l'accompagner. Une chance qu'il ne s'agissait pas de Pégase, cette tête brûlée qui n'aurait sûrement eu que faire des ordres du Gold Saint et se serait jeté corps et âme dans cette bataille peut-être vaine. Andromède était resté raisonnable. Après tout, Shaka avait également pensé à son bien-être. Si ils viennent tout juste de revenir d'Elysion ils doivent être épuisés après ça. Shun qui en plus avait subi cette stupéfiante possession par l'âme d'Hadès. Il avait bien besoin de reposer son cosmos. Voilà pourquoi le Saint de la Vierge avait pris en charge cette mission seul. Et oui, au final Shaka n'était pas si insensible. Il ne l'était pas du tout d'ailleurs, seulement il ne le montrait pas, voilà tout.

Le blond se retrouva donc face à Hermès qui encore une fois arborait un accoutrement plutôt grotesque. Mais bon, Shaka n'était pas là pour prêter attention à la tenue du Messager des Dieux et resta les yeux clos. Belle journée pour mourir ? Assez mal placé étant donné qu'on ne compte plus le nombre de fois que Shaka est "mort" et qui plus est, une nouvelle fois de retour du royaume des morts. En effet il était venu seul mais la plupart de ses frères d'arme étaient en mission en Asgard. Le reste était en convalescence ou bien trop faibles pour mener à bien cette mission. Shaka depuis son enfance avait toujours été prêt à mourir pour Athena et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle.

"Je reviens tout juste d'entre les morts et il semblerait qu'ils ne sont pas encore prêt à m'accepter parmi eux. Je prends mes responsabilités pour être venu seul."

Non pas que Shaka n'avait pas d'amis, mais bon. Il resta de marbre en écoutant Hermès. Pas de retour possible pour les mortels ? Le saint de la Vierge esquissa alors un sourire en arborant un air légèrement hautain.

"Qu'à cela ne tienne. Je suis quasiment divin."

En gros, je n'ai pas peur. Divin c'était ce qu'en disaient les autres. Shaka plus jeune s'était toujours vanté de ce statut particulier de "presque Dieu" qui lui valaient certains traitements de faveur. Bien sûr avec l'âge il était devenu plus humble et sage. Mais avait parfois quelques petites rechutes, bien que la guerre en Hadès avait un tant soit peu calmé son arrogance. Il était temps à présent. Le caducée en main, Hermès avait commencé son remue-ménage. Il traça un cercle dans les airs, créant en même temps une légère tempête au creux de sa main. Shaka haussa un sourcil. Un pentacle de Baphomet ? N'est-il pas un symbole satanique ? Représentatif du corps humain et de ses cinq sens, oui le Gold saint en avait entendu parler. On ne ramène pas quelqu'un de l'autre côté du miroir sans sacrifier une autre vie en retour.

"Une minute, Seigneur Hermès. Ne me dîtes pas que vous avez l'intention d'invoquer un rituel satanique ?"

Au moment où Shaka allait s'opposer à cette décision, il sentit quelque chose d'agripper à sa cheville. Hermès' l'avait mis en garde contre les vils esprits qui essayeraient de le tuer et de l'emmener avec eux. Conservant son calme légendaire, le saint de la Vierge ne mît guère longtemps à se débarrasser de tous ces démons.

"Tenkuhaja Chimimoryo"

Lança-t-il en concentrant son cosmos au fur et à mesure, et avant de s'emparer du poignard et de l'armure d'Andromède. La tempête d'Hermès faisait rage dans ses mains. Le cosmos doré de Shaka et celui du Messager enveloppaient le cercle, il était temps.

"Hermès. Moi Shaka de la Vierge je suis prêt à accepter ma condition et mourir si il le faut. Ô Athena déesse des Hommes, reviens à la vie ! Brûle, cosmos doré !"

Ainsi Shaka plaça rapidement les deux artefacts au milieu du pentacle.

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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Mer 6 Jan - 17:03

Tu as des jours ou tu fais avec et des jours ou tu te prends pour Chuck Norris.
Hermès.
Dansons Athéna. Dansons juste toi et moi au milieux de leur cadavres craquelant.


« Loin des yeux, loin du coeur. »


« Posant délicatement la petite tornade de vents que j'avais créer, délicatement au sol, Hermès s'exerçait à tracer un pentacle de Baphomet de sa main libre. Le bout de ses doigts dessinèrent habilement le cercle aux six pôles avec une vitesse extravagante. Le cercle démoniaque était à peine plus grand que sa main, mais déjà, de la fumée se rependait depuis sa création.
" " - Un rituel Satanique?"
Annonçait-il avec un légère pointe d'humour, le caducée en main en lançant un regard réprobateur au chevalier d'or de la vierge.
" " - Qu'est-ce donc?"
De nouveau affichant son magnifique sourire narquois qui s'étirait largement, découvrant ses dents blanches, la déité se remit debout en frottant sa main salie contre son pagne rouge aux écriture d'encre.

Presque divin et il s'en ventait?
Hermès ne voyait pas en quoi le fait d'avoir ce statut, présomptueux et hautain lui permettait d'agir de cette même façon, il était humain avant tout, poussière de cosmos entravé par une fébrile enveloppe d'os et de chair.
La vanité conservait les pensées de cet homme, et Hermès n'appréciait pas du tout cela, d'antant le roi des voleurs et des assassins passait son temps en compagnie des êtres humains. Pour leurs imagination excessive, leur fascination et émerveillement pour le renouveau et bien sur, leur incroyable don de création, d'exagération au gré d'une vie instable, éphémère.

Ce saint là ne lui inaugurait rien de bon, lui rappelant stupidement certains membres de sa famille Olympienne qui ne songeait qu'à acquérir plus de puissance et de force pour écraser les autres... Alors qu'il suffisait parfois tout simplement d'un regard et d'une réflexion poussée pour surprendre et passer à l'attaque après des années d'offensive.

Reprenant la tornade dans sa main, Hermès leva le caducée vers son petit Pentacle fumant, ce qui eut pour effet d'en créer un autre, un véritable pentacle grandeur nature ou Shaka, l'armure et le poignard se tenait justement en son milieu.
Fermement, Hermès fit pousser son cyclone, l'agrandissant pour l'envoyer, d'une poussée légère de son cosmos, vers l'extérieur du Pentacle, condamnant ainsi Shaka le chevalier d'or de la vierge à rester prisonnier des démons, du pentacle par cette barrière corrosive de vents acéré.
Hermès s’accordait une pause et observa Shaka combattre les petits démons qui s'accrochaient à sa cheville et à chaque endroit ou ils pouvaient s'accrocher.

Hermès clignait ses yeux rapidement, son sourire narquois toujours présent, il croisait ses bras et les posait sur sa poitrine en continuant, espiègle, d'observer le chevalier de la vierge pour chercher et repérer une faille de combat éventuel, car dans le future ils seront peut être amenés à combattre et ainsi, Hermès aurait immédiatement l'avantage.
émettant un petit rire moqueur, il poursuivit d'une voix enjouée:
" " - Il faut que tu soit blessé et que ton sang serve a abreuver le sillon des éléments avant ton sacrifice. Tu devras choisir entre la décapitation et ... je ne sais plus a vrai dire... "

Il explosa d'une rire sardonique tandis que de nouveau le mini pentacle se mit à fumer, une légère gerbe de flamme bleutée sortait de son centre.
A l'intérieur du Pentacle, les petits démons se multiplièrent, mais aussi, une chose stupéfiante fit son apparition.
Elles étaient une dizaines à se relever depuis la terre, magnifiques, envoûtantes, lèvres charnels aux corps sculptés dans des fantasmes divins inimaginable!
Elles n'avaient en aucun cas l'air dévergondées, même plutôt douces et classes pour des succubes démoniaque de leurs carrures, leurs hanches se balançaient au rythme du battement de leur coeur, tandis que celui de Hermès s'arrêtait, virant à un rouge pourpre.
Il était jaloux, mais continuait toujours de rire légèrement.

Soudainement, les succubes firent entendre un bruissement sonore sec, un fouet de cuire et de satin qui tranchaient totalement avec leurs toges immaculées, anges de la luxures et des fantasmes.
Le combat allait être bien plus intéressant pour tout le monde!
Surtout quand l'une d'entre elle s'était saisie sur bras de Shaka avec l'extrémité de son fouet pendant que l'autre s'avançait en courant, tentant d'usurper la dague, une troisième essayant de se blottir dans les bras du grand blond en lui promettant des choses douces.

Elles étaient dix comme cela, Hermès lui était scié, entre la jalousie et le rire, ironie du sort? sans doute! Et enfin la mémoire lui revenait
" " - AH OUI! chevalier! J'avais oublié, il faut que tu laisses venir à toi les sept représentations des prêchés capitaux sans y succomber. Une fois l'avarice présente, tu seras sacrifié... enfin... je crois... "
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Dim 10 Jan - 20:02

Était-ce donc vraiment la seule façon de ramener la déesse Athena à la vie ? Combattre les démons d'un rituel satanique...Shaka n'était même pas catholique. Heureusement, comme il avait passé plusieurs années en Grèce, en Occident, il en connaissait suffisamment sur le sujet pour ne pas être totalement pris au dépourvu. Le pentacle créé par Hermès avait finalement émergé et s'était agrandi jusqu'à former un grand cercle contenant deux espèces d'étoiles inversées. Ainsi donc Shaka devra se sacrifier...voilà bien une grande nouveauté. Combien de fois le Saint de la Vierge s'était-il sacrifié jusqu'à maintenant pour Athena ? Sa loyauté envers sa déesse était sans faille, depuis que son cosmos avait réussit à le toucher. Lui qui n'avait de croyance qu'en Bouddha. Tandis qu'il était aux prises avec les dizaines de petits démons catholiques qui s'accrochaient à lui, que le blond ne cessait de repousser à coup de petits "Tenkuhaja Chimimoryo", soudainement il réfléchit. Il s'était demandé un bref instant si toute cette mise en scène du Messager des Dieux n'était pas une perte de temps, pour avoir raison de lui. Shaka se souvint alors de l'oracle, lorsqu'il était revenu à la vie en Asgard. Si il était revenu, c'est que son rôle en cette ère n'est pas encore terminé. Il avait été choisit pour rentrer en contact avec la prêtresse d'Esna et ainsi devoir côtoyer Hermès pour ramener Athena à la vie alors qu'il n'avait aucune idée de comment s'y prendre et se laisser manœuvrer comme un pantin par le Messager. Il avait juste à faire ce qu'il lui disait. Si Shaka lui-même et tout seul avait été choisit pour accomplir cette mission, c'était probablement à cause de ce pentacle. Quelle drôle ironie du sort. Lui, l'homme le plus proche de Dieu, s'était retrouvé à combattre des démons sataniques. Mais, sa capacité de résilience due à ses préceptes de moine bouddhiste, lui permettait d'affronter ces démons sans difficulté. Oh les dieux, qu'avez-vous donc là inventé...

Aux prises avec ses démons, Shaka n'écoutait qu'à peine les paroles du Messager qui semblait d'avantage se moquer de la situation et du Saint, que d'encourager. Sale petit Devadatta miniature. Comment osait-il prendre plaisir à observer la situation ? Mieux valait l'ignorer superbement. De plus, Shaka n'avait nullement l'intention de se faire décapiter. Il pouvait percevoir distinctement les tracés au sol qui formaient le pentacle et dans lesquels il devrait faire couler son sang. Il allait s'entailler les veines si il le fallait mais ne se ferait sûrement pas couper la tête. Hermès pouvait observer ce qu'il voulait, de toute façon Shaka ne déployait même pas un dixième de sa force. Son objectif était d'abord de faire le vide dans son esprit, le laver de toutes ces satanés forces maléfiques. Le Saint de la Vierge en conclu que cette épreuve n'était en rien une démonstration de force.

Tandis que les petits démons continuaient d'affluer et que Shaka ne cessait de repousser, il s'apprêtait à être confronté à une toute autre chose. Une dizaine de jolies femmes nues venaient de jaillir du pentacle et s'avançaient vers le Saint de la Vierge avec une démarche outrageusement féminine. L'une d'elle attrapa le bras de Shaka avec son fouet, et le tira d'un coup sec vers elle tandis qu'une autre femme venait de s'accrocher au cou du Saint et lui murmurait à l'oreille des paroles érotiques que jamais encore l'indien n'avait entendu. Les yeux grands ouverts, Shaka sentit malgré lui une étrange chaleur l'envahir et ses joues prendre une légère teinte pourpre. Le blond tressaillit légèrement et son cœur fit un drôle de bond dans sa poitrine. Mais qu'est-ce qu'il nous faisait là ? Shaka s'était toujours interdit d'approcher les femmes de cette manière, fidèle à ses préceptes bouddhistes. Depuis sa toute jeune adolescence, le Saint avait toujours enfoui au fond de lui cette force du désir charnel, tandis que ses autres camarades apprentis Saints ne s'étaient pas privés pour tester ce genre de chose que Shaka n'osait même pas imaginer.

En songeant à son adolescence, le blond se souvint de son apprentissage théorique de moine bouddhiste. Ayant également étudié de loin les autres religions, Shaka s'était rappelé que les préceptes qu'il devait respecter ressemblaient de près ou de loin aux dits sept péchés capitaux du Christianisme. Sauf que les jeunes bouddhistes devaient en respecter dix, et non sept. "Contre un tel vice, le combat est long et pénible, ou plutôt nous sommes impuissants contre lui, réduits à nos seules forces. C'est pourquoi le remède radical, selon saint Augustin, en plusieurs endroits où il traite de la continence au livre de ses Confessions, et selon les autres saints, le remède capital c'est d'humilier son coeur, de reconnaître sa propre fragilité, et de recourir à la miséricorde divine. La contrition du coeur, la prière fréquente, la méditation continuelle de la mort, de l'enfer..."
Citation de la Bible. Ainsi, tandis que les femmes nues continuaient de s'accrocher à lui en essayant de faire naître en lui des fantasmes cachés, Shaka s'assit au centre du pentacle, même si les femmes restaient sur lui. Prenant une grande inspiration sans prêter attention à la gêne occasionnée au niveau de son bas ventre, le Saint de la Vierge prit la position (sans mauvais jeu de mot) du lotus et ferma les yeux. Calmement, il lança à l'attention d'Hermès :

"Je suis un homme de foi. Tes démons sataniques ne réussiront pas à corrompre mon esprit. Ohm."

Shaka plongea alors en profonde léthargie, marmonnant des paroles inaudibles de prières tibétaines pour accompagner sa méditation. Tandis qu'il méditait, son cosmos s'intensifie un tant soit peu. De son armure, le Gold saint tire son chapelet sacré. Les succubes, elles, lassées de ne plus lui faire aucun effet, finirent par le lâcher. Elles s'envolèrent en fumée, toutes brûlées par le cosmos doré du Saint de la Vierge. Pourtant, malgré leur disparition, Shaka ne bougea pas. Il restait concentré, focalisé sur la purification de son esprit, marmonnant toujours cette prière anti-satanique. Ainsi, la léthargie de l'indien faisait comme office de bénédicité et ses prières et son cosmos semblaient former une barrière invisible. Le chapelet sacré se mît en lévitation autour du blond, empêchant ainsi les démons de l'approcher. Tant que Shaka maintiendrait son esprit focalisé sur la purification, nul péché capital ne pourra l'atteindre.

Vint le tour de la gourmandise. Du pentacle dessiné au sol s'échappèrent des vapeurs de bonne nourriture qui prirent alors la forme de délicieux plats venant du monde entier. Imperturbable, Shaka murmura une prière, restant plongé en léthargie. Il se souvint, une nouvelle fois. Tout ce qui tend à occuper les facultés de l'âme, tout ce qui contribue à augmenter ses désirs intérieurs, tout cela offre un remède contre la gourmandise. Le manque de souffrances et l'oubli de la mort sont une occasion de gourmandise. Une simple futilité pour le Saint de la Vierge qui, comme tous ses frères d'arme, était passé par mille et une souffrances au cours de leur courte vie. Shaka, murmurant sa prière, se focalisait sur ces souffrances passées pour mettre un terme à la gourmandise qui essayait de le corrompre, par la force de son esprit. Sa prière eut finalement raison du péché qui s'envola lui aussi en fumée. Mais Shaka n'en avait pas terminé, le pire étant à venir. En pleine méditation apparu la Colère. Celle qui est un poison mortel pour l'âme. Fidèle à sa représentation biblique, elle se manifesta par une espèce de coulée rougeâtre qui dégoulinait de chaque côté tracé des étoiles inversées du pentacle. Prenant différents méandres, elle encercla l'indien avant de remonter sur tout son corps comme une cascade coulant à l'envers. Les remèdes contre la colère sont d'abord de mettre un frein à sa langue en gardant le silence, laver son cœur de toutes pensées impures pour arriver à la tranquillité de l'âme. Shaka cessa ainsi toute prière et se tut. La coulée rougeâtre était en train de complètement recouvrir son corps maintenant mouillé et poisseux, le Saint garda le silence et concentra en un point légèrement son cosmos, prenant la suite de ses prières. Le blond laissa la coulée de poison tenter de pénétrer son corps pour atteindre son âme, impassible, il sentit le liquide gluant lui brûler l'oesophage alors qu'il n'avait pas droit à l'erreur il devait rester concentré sur sa méditation pour conserver la tranquillité de son âme et s'efforcer de garder le silence. Lassée, n'ayant eu l'effet souhaité, la coulée de poison finit par s'estomper elle aussi. Les dégâts qu'elle avait causé dans l'œsophage de Shaka lui firent cracher un monticule de sang.

À peine eut-il le temps de reprendre ses esprits que l'Envie fit son apparition. Fidèle également à sa représentation biblique, Shaka n'eut aucun mal à la reconnaître, l'Envie se caractérisant par de gros démons mi rapace mi chien noir. Lors de son apprentissage de moine bouddhiste, déjà tout jeune il n'avait jamais succombé aux envies, et ce n'était certainement pas aujourd'hui que cela allait arriver, Shaka voulait en finir au plus vite. Le sang qu'il avait craché commença à se répandre dans les tracés du pentacle au sol. Il entendit une voix qui lui glaça presque le sang, d'une résonance macabre. Elle ne cessait de répéter que son heure allait venir, que son sacrifice serait vain. Le Saint de la Vierge repoussa les démons de l'envie, lançant fermement :

"Je ne suis pas homme à succomber à tes péchés. Pas tant que la déesse Athéna n'aura pas ressuscité. Arrière, démons."

Cette fois, Shaka ne les avait pas laissés venir à lui. Il les avait annihilés directement à l'aide de son cosmos. Grossière erreur. Il avait été trop hâtif et présomptueux. Recevant un châtiment satanique, l'Orgueil fit son apparition. La voix résonna de plus belle, la terre juste à l'intérieur du pentacle se mît à trembler et le sang de Shaka répandu dans les tracés se mît à bouillonner.

"Tu n'as pas écouté, Chevalier. Prépares-toi à recevoir ton châtiment, subi le poids de ton Orgueil !"

Le temps presse, la terre tremble de plus belle, si le pentacle s'effondre tout espoir de sauver Athéna disparaît. Shaka devait agir très vite si il voulait accomplir le rituel. Au moment où il allait se saisir du poignard et de l'armure d'Andromède, un gigantesque démon mi homme mi lion apparut derrière le Saint de la Vierge, lui assénant un violent coup de poing tranchant au niveau de la nuque, pour lui faire lâcher prise. Si Shaka n'avait pas eu son armure d'or il serait certainement mort sur le coup comme n'importe quel autre mortel. Il serra les dents, laissant échapper un cri gémissant de douleur. Le démon continuait de le frapper sans relâche, lui faisant cracher d'avantage de sang qui se mît à bouillir également au contact des tracés du pentacle, jusqu'à entièrement recouvrir la surface. Il ne manquait plus que les artéfacts maintenant. Shaka tremblait de douleurs, mais il se redressa et ouvrit les yeux, face au démon, positionnant ses mains comme si il priait.

"Ohm."

Libérant le puissant cosmos qu'il avait accumulé durant sa profonde léthargie, un immense jet d'énergie cosmique s'échappa d'entre les mains de Shaka et détruit instantanément le démon de l'Orgueil. Son énergie dissipée, le blond reprit en main le poignard et la boîte contenant l'armure de Shun, qu'il fit tomber à la renverse. Il jeta le poignard au centre du pentacle, le faisant tremper dans son propre sang chaud bouillant. À ce contact, la boîte contenant l'armure s'ouvrit. Les deux artéfacts ayant reçu le sang divin de la déesse ne firent qu'un avec le sang bouillonnant du Gold Saint sacrifié. La terre ne cessait toujours pas de trembler et la tornade du début reprit forme, soufflant à toute allure. C'est alors que les démons de l'Avarice, mi renard mi chouette, sortirent soudainement de la tornade, se précipitant sur le Saint de la Vierge et s'agrippant à lui pour l'entraîner sous la terre, qui s'était à présent craquelée. Affaibli par ce qu'il venait d'accomplir, trop occupé de savoir si le rituel avait été accompli ou pas, Shaka tenta de résister tant qu'il pouvait, s'accrochant à l'armure d'Andromède qui brillait d'un éclat doré rappelant l'étincelant cosmos d'Athéna, tout comme le poignard. Dans un dernier effort, Shaka murmura :

"A...Athéna..."
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Mar 12 Jan - 1:32

[HRP : Pour votre bonheur, lisez avec la musique bande de poulpes !]

Spoiler:
 


La porte ne grinça pas lorsqu’elle s’ouvrit avec lenteur. Soudain, hésitante, je me risquais à passer la tête à l’extérieur. Tout était couvert d’un brouillard qui ne me laissait rien distinguer même à quelques centimètres. J’avais entendu cette voix qui m’appelait mais elle c’était soudain tue. Le silence régnait en maître incontesté. Devais-je vraiment m’aventurer hors de mon cocon confortable ? Je jetais un coup d’œil en arrière. Rien que du vide, noir absolu. Mais tout au moins je savais ce que j’abandonnais. Ce qui m’attendait dans la brume cependant était un mystère. Etais-je trop fatiguée d’exister? Ne voulais-je pas me laisser aller dans le confort de l’oubli ? Simplement arrêter, et trouver à jamais le repos. Je fis un pas en arrière, tant attirée par la noirceur délicate qui me tendait les bras. Ma main se détacha du battant qui tout doucement commença à se refermer. Et puis soudain j’eu froid,… une bande sur ma joue était glacée. Je portais un doigt à ma pommette et effleurait la trace liquide. J’eu un brusque sursaut qui me fit trembler de toutes parts. J’écartais mes mains de mon visage frappée de stupeur. Je pleurais, j’étais triste et le regret s’insinuait en moi et peu à peu s’installait dans tout mon corps. Je relevais la tête juste à temps pour voir que la porte était presque close. Un seul filet de lumière grisâtre restait à filtrer derrière le bois doré. Avant que je m’en rende compte, je m’étais propulsée en avant, quelque chose plus fort que ma volonté soulevait mon cœur et me donnais ce sentiment d’urgence. Je devais y répondre que je le veuille ou non. Mais en faite, je faisais juste ce que j’avais envie de faire. Je m’arque boutais contre le bois et poussais de toute mes forces. Elle était devenue si lourde, elle ne voulait plus bouger. Je suffoquais sous l’effort et je poussais, poussais tellement fort, de mes deux mains, de l’épaule. Je pu enfin la stopper avant qu’elle ne soit complètement close. Le temps d’un soupire de relâchais mon effort. La porte resta immobile. Mes mains brulaient et mon épaule devait être couverte de bleus. Je pris le temps de respirer puis repris mon effort. Tout en forçant pour ouvrir le passage, je sentis quelque chose chauffer au creux de mon estomac. Ce fut si doux tout d’abord. Légère chaleur qui me donnait des forces et du courage puis j’intensifiais mon effort plus elle grandi jusqu’à se rependre en moi puis autour. Ma connexion aux étoiles, mon cosmos était revenu. La porte céda immédiatement, grande ouverte et je trébuchais en passant de l’autre côté.


Revenir à la vie est une sensation particulière. En être consciente encore plus. Tout autour de moi je sentais les molécules s’assembler, tourbillonner dans des nuées et des vagues. Elles reconstituaient mon corps. Elles qui s’étaient dissoutes lors de notre fusion avec mon oncle reprenaient leur place. Le désordre disparaissait et l’entropie était inversée sous l’effet de mon cosmos, de celui de Shaka, qui m’avait appelé et de celui de quelqu’un d’autre. Un dieu comme moi il semblerait. Qui cela pouvait être ? La liste n’était pas longue mais la question se poserait plus tard. Pour l’instant un désagréable chatouillis me déconcentrait pendant qu’os, muscles, peau et fluides se reconstituaient. Sous mes paupières closes je senti mes yeux revenir et levait une main déjà formée pour les frotter, gênée. Puis mes pieds touchèrent le sol et mes genoux cédèrent sous mon poids. Pourtant je tombais sans me faire mal. Les jambes sur le côté, je m’assis sur le sol. Je levais les bras et les écartais surprise par leur flexibilité. Bouger était en fait si facile. Puis le moment était venu. Lentement je soulevais mes paupières.

La lumière que mon corps avait dégagé retombait. Tout d’abord la tête levée vers les cieux, mes yeux ne captèrent que la luminosité des étoiles qui m’éblouit instantanément. Le silence se rompit et le son me parvint, discontinu. Des bruits horribles, terrifiants, et la voix de Shaka implorante, qui s’élevait plaintivement. J’abaissais la tête et sous mon regard agrandit par la surprise et la peur, je vis mon chevalier disparaitre sous la terre. Sa main s’agrippait encore à l’armure d’Andromède mais ses doigts sautèrent les uns après les autres et son corps fût entrainé dans la fissure qui c’était ouverte dans le mont des étoiles.

« Shakaaaa ! » Mon hurlement, rauque tout d’abord puis montant dans les aigues alors que je retrouvais ma voix déchira l’obscurité.

Je me précipitais vers l’endroit où mon ami venait de disparaitre prête à le suivre et à le ramener à la surface. Mais la faille était vide et béante devant moi. Nulle trace de Shaka. J’eus une inspiration saccadée, la panique étant proche. Mais soudain, une certaine léthargie me prie. D’un seul coup, tout cela n’était plus si important. J’étais fatiguée, je voulais me reposer. Une petite voix délicieuse prêt de mon oreille me disait de lâcher prise, de me laisser aller et de profiter de ma résurrection. Bien avant que le démon eu finit d’instiller la paresse en moi je le rejetais de bloque. Je me relevais pleine de fureur et le cœur ampli de peine que mon retour à la vie est nécessité tant de blessures sur l’un de mes plus fidèles chevalier. D’un mouvement d’une rapidité inhumaine j’écrasais entre mes doigts le petit démon de la paresse qui poussa un couinement surpris. Une pluie de poussière blanche s’écoula de ma main et je soufflais sur les cendres pour les renvoyer dans les cieux.

La terre autour de moi était gorgée de sang, qui s’écoulait en petit ruisseaux vers la fissure. Un pentacle était dessiné au sol et ses sillons  abreuvés de liquide rouge. Qu’avait donc dût subir Shaka pour me ramener d’entre les morts. Sa perte m’étreignait le cœur, mes larmes ne voulaient s’arrêter de couler. En face de moi se tenait Hermès qui me dévisageaient. Sous son regard j’avisais ma nudité mais gorgée de pouvoir divin, j’étais bien loin de toute pudeur. Ma nudité était finalement comme un vêtement et ne m’inspirais bien sûr aucun caractère sexuel. Je ne lui souris pas ni ne lui parla. Le fait que j’avais été incapable d’aider mon allier qui m’avait donné sa vie sans sourcilier était trop pénible pour l’instant. Mes yeux détaillèrent la scène et s’attardèrent sur une lame que je connaissais bien. Une arme liée à moi, à la foi bénie et maudite.

Spoiler:
 

Je m’avançais pour la ramasser mais quelqu’un le fit avant moi. L’avarice me regarda en ricanant. Je senti un grand calme m’envahir devant son regard moqueur qui me lorgnais sans aucun scrupules. Mais après un petit arrêt je repris ma route alors que le vieillard au nez crochu, caché sous son capuchon noir me lançait ces mots :

« Alors jolie et pudique Athéna, on a oublié sa virginité en enfer ? Pourquoi ne pas garder tout ce pouvoir pour toi ? Tu serais bien plus forte, et qui sait ? Pourrais-tu enfin contrôler seule cette terre ?! »

Je laissais ses mots glisser sur moi, suivre mes larmes et disparaitre avec elles en se mêlant à la poussière et au sang du sol. A chaque pas j’augmentais mon cosmos et le faisait bruler avec chaleur. Je prévenais ainsi tous ceux capables de sentir la magie des étoiles de mon retour.

Entendez mon appel chevaliers ! Je suis de nouveau parmi vous et nous ne laisserons pas ce monde sombrer dans l’ombre. Je vous donnerai ma force pour que vous puissiez accomplir des miracles !


Nike prit place dans ma main, mon sceptre était revenu et brilla d’autant plus alors que je l’abaissais sur l’avarice. Quelque chose d’autre fût appelé par mon cosmos. Mon armure vint à moi et me recouvris.


A cet instant je touchais l’avarice stupéfiée par la Victoire. Elle fondit devant mes yeux, se réduisant a une gelée verte et immonde. Avant que la dague de Saga ne fût recouverte par l’odieux liquide, je la fis voleter jusqu’à moi et m’en saisie entre deux doigts précautionneusement, avec grande délicatesse. Ignorant totalement Hermès. Je m’approchais de la fissure qui se résorbait peu à peu. D’un geste habile je me perçais l’index et une goutte de mon sang vermeille y perla. J’insufflais mon cosmos et mon cœur dans cette perle de moi-même et la laissais glisser dans les ténèbres de la faille.

« Que Shaka reprenne ce qu’il a donné. Que ceci suffise à ce qu’il garde force et espoir. »


A la suite de ces mots je lançais mon cosmos à travers l’espace pour aider Shaka et le soulager de ses peines. Lui seul serait capable de se relever, mais j’espérais que mon sang et mon cosmos l’aideraient à retrouver le chemin du monde du vivant. J’avais confiance en lui. Il n’était pas homme à abandonner et si proche des dieux, il trouverait le moyen de me revenir.

Je baissais la tête. Heureuse de sentir mes émotions revenir à un niveau plus supportable. Je soupirais et me tournais enfin vers Hermès auquel je souris tristement.

« Voilà bien longtemps que nos chemins ne se sont pas croisés mon frère. »

Ainsi en était-il, ainsi j’étais en vie.
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Jeu 14 Jan - 22:40

Tu as des jours ou tu fais avec et des jours ou tu te prends pour Chuck Norris.
Hermès.
Dansons Athéna. Dansons juste toi et moi au milieux de leur cadavres craquelant.


« Loin des yeux, loin du coeur. »


«
" " - S'il existait une forme de justice véritable et impartiale dans ce monde, tu n'en serais probablement pas la réincarnation, Athéna. "

Annonçait-il avec un légère pointe d'agacement en fusillant la Déesse d'un regard froid, distant et en aucun cas chaleureux comme Hermès s'était apprêté à le faire.

" " - Qu'est-ce donc? Ton sceptre était sensé être scellé avec l'épée d'Hadès en enfer, comme preuve de tes idéaux de paix, pacifique."

Cette fois-ci, Hermès tournait, désinvolte, les talons à la souveraine de la terre ainsi qu'à sa résurrection. Athéna n'avait pas fait l'effort de le remercier d'avoir accepté de la faire revenir à la vie, quel qu'en soit le prix.
Pire, apparemment ces choses avaient l’air d'être banale, préférant pleurer sur le sort de son chevalier plutôt que de saluer le geste de grâce et de tolérance que le dieu des messagers lui avait offert.
Une vie pour une autre était le prix à payer pour cet effort. Pour chaque chose acquise, il faut en donner une d'une même valeur, n'était-ce pas les points fondamentaux de l'alchimie?
La sagesse n'avait pas non plus l'air d'être les mots d'ordre de la nouvelle Athéna.
" " - Assise Athéna! Assise!"

Levant le ton, Hermès levait la main et un énorme vent glacé menaça la jeune femme. Lui n'était pas armé, ni ne portait d'armure sa seule arme à cette instant étaient ses palabres, ses émotions mais aussi sa colère croissante.
Il reporta son attention vers la jeune déesse, ses cheveux violets fendaient et fouettaient violemment le vent du Nord tandis que le dieu des messagers la fusillait de son regard doré serein, mais remplit de douleur et vrombissant de colère.
" " - Le moindres mal en tant que déesse de la justice et de la sagesse serait de remercier tes alliés plutôt que de pleurer un passé perdu et de te créer d'autres ennemis. A l'avenir je saurais me montrer moins tolérant avec toi...
Athéna."

Il arracha cette dernière phrase comme s'il crachait et maudissait le fait d'être né sous la même constellation que sa soeur.
Il se remémorait au combien il était doux d'avoir participé à la mise à mort du chevalier de la vierge et plus encore, d'avoir participé à cette ébauche de carnage en traçant ce Pentacle sur le sol en invoquant chacune de ces créatures des ténèbres. Hermès n'était pas mauvais de nature, mais sa position forte le mettait en avant, il avait tout risqué pour sauver cette déesse.
Tout? alors que le Pentacle était tracé sur le sol du sanctuaire? Qu'un saint était mort de sa magie noire pour redonner la vie à Athéna?
Seul un idiot pourrait prétendre à ces arguments peu avancé, un être supérieur et intelligent aurait été plus loin dans les détails.

Le dieu était essoufflé, son torse musclé à souhait était saillant, recouvert d'une légère épaisseur de sueur brillante sous les éclats du soleil, les pellicules de sang et des éraflures longues parsemaient le corps somptueux de la déité tandis que son visage semblait cependant intacte, seul brillait une flamme ardente, celle de la valeur inestimable de l'amour dans ses iris.
Il avait brûlé son cosmos comme jamais afin d'aider une pareil cruche à revenir sur terre alors qu'il s'en serait bien passé. Il avait affronté l'interdit d'un pentacle démoniste, craignant de déloger un seigneur démon, invincible, de son monde pour conquérir la terre. Il avait ébréché son caducée, son arme mais aussi son sceptre permettant de soigner les blessures et bien sur de faire revivre ses messagers.
Mais surtout, cette blague avait faillit tuer sa représentante, mère adoptive de ce siècle et également amie mortelle qui lui permettait de garder les pieds sur terre.
En fait, en laissant son cosmos flirter avec le vent et l'énergie cosmique en observant Athéna d'un oeil morne et agressif, il avait sentit que cette dernière... venait tout juste de Tomber. Il ne lui restait plus que ses yeux pour pleurer et Poséidon pour l'aider, l'ennemi de mon ami n'est-il pas mon ami?

Isis allait enfin pouvoir rencontrer son frère et assumer son destin seule, depuis le temps qu'elle en rêvait, prendre ses distances et abandonner son poste de représentante pour se consacrer uniquement à l’existence de son frère.
Cette pensée rendait fou le monarque des vents, même si Isis avait juré fidélité, les messagers étaient libre, libre de choisir leur propre voie, là étaient l'un des fondements principaux pour devenir messagers, ne pas avoir ni contrainte ni dette envers personne, ni attachement.

Et puis, il y avait également ce sentiment de responsabilité, lorsqu'il avait quitté Le Caire il y a bien des années déjà. Athéna avait prit le pouvoir du Caire et y avait instauré sa politique démocratique, républicaine, européenne.
Elle avait profité de l'absence du chat pour y faire danser ses souris en prenant toutes les richesses de l'Egypte et se l'approprier afin de "prendre l'argent des riches pour le donner aux pauvres pays."

Sans bouger Hermès serrait ses dents intérieurement, sa gencive rougissante n'allait certainement pas tarder à faire exploser une ou deux dents sous l'effet de sa colère croissante.
Allait-il la tuer à nouveau? La faire souffrir longuement? L'enterrer vivante? l'écorcher vive? Massacrer tout le sanctuaire sous ses yeux de petite fille incompréhensive? Ou encore, aller chercher Shaka pour le refaire de nouveau mourir sous ses yeux?
" " - Reste loin de l'Egypte, ne te mêle plus jamais de nos affaires. Ne pense plus au miroir ni aux Némésis, cette bataille, tu l'as perdue d'avance, Athéna. "

Hermès stoppait les vents du nord avec une brutalité hors norme, marchant vers Athéna, il s'arrêta à une distance ou il ne pouvait plus y avoir d'espace pour l'intimité, son nez frôlait le sien tout autant que ses lèvres lorsqu'il se mit de nouveau à parler:
" " - Est-ce bien comprit?"

Ajoutait-il sur un ton plus souple et moins écorché par sa colère envahissante, il se résignait à toutes ces pertes pour aller de l'avant, comme Zeus lui-même le faisait en temps de guerre, fin stratège qu'il était.»
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Dim 17 Jan - 2:00

Les mots d’Hermès me remplissaient chacun d’une extrême tristesse. Je les laissais entrer jusqu’à mon cœur et en arracher des lambeaux avec leur âpreté. Nous nous étions tant éloignés au cours du temps. Il restait borné dans la fierté et l’arrogance des dieux agissant à la manière d’un petit enfant mécontent quand il ne mesurait pas pleinement la conséquence de ses actions. Je l’observais avec son dédain, son impétuosité et sa suffisance. La fatigue s’abattait sur moi à chacune des syllabes qu’il proférait. Il n’avait pas tord. Je le savais. J’étais une déesse imparfaite. Mon pouvoir était limité, ma quête un éternel recommencement qui à chaque fois nécessitait la vie des meilleurs hommes de ce monde. Même si le but était valable, même si c’était pour garder les ténèbres et la mort à distance de la terre des hommes, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’un jour, tout ceci arriverait à un point de rupture et finirait par s’écrouler de la plus terrible manière qui soit.

La lutte consistait à retarder cet événement le plus possible, mais chaque heures qui passaient nous en rapprochait malheureusement inévitablement. Si seulement j’avais eu la puissance, la volonté et le courage d’éliminer durablement les membres de ma famille, peut-être en aurait-il été autrement. Je ne sais pas. Mais ce qui était certain c’est que pour l’équilibre du monde, ils étaient nécessaires, même enfermés dans une jarre. Leurs royaumes avaient besoin d’un dirigeant et étaient vitaux à ce monde. Moi par contre mon seul rôle était de protéger les hommes. Si mes oncles trouvaient un accord et arrêtaient de se tourner contre l’humanité, ma présence ne serait sans doute plus nécessaire. Et pourtant, j’aimais tant cette terre et ceux qui l’habitaient. La quitter serait un déchirement… La quitter avait été un déchirement.

Hermès s’énervait de mon manque de réaction à son égard et plus il se mettait en colère, plus je ressentais une profonde mélancolie. Pourquoi fallait-il toujours que je sois en opposition avec les membres de ma famille ? Pourquoi cette boucle sans fin? Cette envie constante de se battre l’un contre l’autre ? Cette hargne et cette rancœur qui ne prenait jamais fin? Ne se rendait-il pas compte qu’en me ramenant il avait brisé l’équilibre en plus de la vie de Shaka ? Il était possible que je puisse amener l’humanité à la victoire une fois encore mais cette fois ce n’était pas mon destin. Hadès et moi étions supposés avoir disparu à tout jamais. Notre corps mais notre essence même avait été détruite. Je n’étais pas supposée être ici. Qui sait ce que ramener des morts alors que le Seigneur des Enfers avait disparu pouvait entrainer à la surface de la réalité ? J’avais tellement peur que cette action ne reste pas sans conséquence. Cela me fit frissonner. Tant de mauvais pressentiments, je ne savais même plus lequel associer à quelle idée.

Avant même qu’il m’envoie sa bourrasque pour me faire assoir, mes genoux avait commencés à faiblir. Je ressentais une faiblesse dans tout mon corps, et pourtant, ma résolution ne vacillait pas. Alors qu’Hermès se vengeait en me mettant à terre je ne quittais pas ses yeux du regard. Même si mon cœur était rongé de chagrin par la perte de Shaka, par l’attitude de mon frère, même si mon esprit était empêtré dans le doute, ma volonté restait inébranlable. Mon but, mon rôle, était de protéger l’humanité et quoiqu’il advienne cela sera toujours ma seule motivation. Même si tous les dieux de l’olympe devaient se dresser contre moi, toujours, je protégerai le monde des hommes. Et ceci jusqu’à la dernière goutte de mon sang et de celui de ceux qui me sont fidèles. Si je ne suivais plus cette ligne de conduite cela ne pourrait que signifier que tous les sacrifices qui ont été fait jusque là n’auraient servi à rien et ceci était intolérable.

Hermès continuaient mais ses propos ne me plaisaient guère. Il était si détaché de la vie et de la mort d’autrui. N’avait-il personne à protéger ? Personne qui compta pour lui et qu’il pleurerait. Pourtant il me semblait que… bref, peu importe. Je voyais bien qu’il se laissait emporter par la fureur comme je me laissais emporter par la tristesse. Nous dieux, ressentons décidément les émotions de manière bien trop intense pour être les dignes défenseurs du monde. Nos actions étaient tellement biaisées par notre propre vison des choses et nos intérêts personnels. Je me relevais lentement, faisant face sans ciller à mon frère. Je sentais la colère et la haine qui l’habitait. Un peu de déception et de peur également. Il était déçu que ses plans n’aient pas fonctionné. Et il m’en voulait pour tant de choses. Encore un fossé que rien ne semblait pouvoir remplir. Pourtant il aurait peut-être seulement fallu qu’on en discute. Cette incompréhension qui régnait entre tous les membres de notre famille était terrible et facteur de tant guerres et de malheurs.

Il se rapprocha de moi à me frôler. Ce faisait j’avisais son caducée abimé. Dans tous les cas il avait donné beaucoup de lui-même pour me ramener d’entre les morts. Même si je restais persuadée que se n’était pas une bonne chose. Lui avait choisi sa voie visiblement. Il était temps de lui répondre. Mais comment lui faire passer ce que je voulais lui faire comprendre avec de simples mots? Comment des paroles pourraient le toucher à travers la fureur qui l’habitait? Il ne comprendrait que ce qu’il voudrait bien entendre et ceci pourrait provoquer une guerre entre nous. Je choisis donc de convier mes idées à la fois par mon cosmos et la parole. Je fis chatoyer mon aura avec toute la chaleur, la douceur et l’apaisement que je pu lui insuffler. Je lui transmis ma confiance en la vie, en les hommes et en mes chevaliers. Je voulais l’apaiser et lui redonner espoir. Lui montrer que je regrettais nos différents passés et cette incompréhension qui régnait entre nous. Mais que je serais toujours forte, et présente aux côtés hommes quoiqu’il advienne. Si son but était de protéger son pays et ceux qu’il aimait contre une menace, jamais nous ne pourrions être ennemis car j’étais celle qui veillais sur eux.

L’enveloppant doucement dans mon cosmos, sans le forcer en aucune manière, mais plutôt en le tentant par le réconfort apporté comme le fumet délicat d’un plat familial ou la douce embrasse d’une mère, je m’adressais à lui avec toute la sincérité dont je pu faire preuve. Mes paroles n’étaient d’ailleurs toujours que vérité. Mes yeux brillaient et ne se détachaient pas des siens.

« En cela j’ai compris. J’ai compris que nous devrions plutôt tous nous allier contre cet ennemi dont Hadès et toi avait parlé. Hermès, tu ne me fais pas confiance, peut-être me détestes-tu mais je serais toujours inébranlable concernant la défense des hommes. Nike est revenue à moi car la victoire doit se tenir dans ma main pour que je réalise cet objectif. Rien ni personne ne pourra me dévier de cette route soit en assuré. »

Je lui fis un sourire chaleureux laissant refléter la jeune fille de 17 ans que j’étais dans mon corps.

« Même si j’étais le dernier rempart entre l’humanité et le néant, je tiendrais toujours, même si j’étais seule contre vous tous, mes frères, mes oncles, je tiendrais toujours. Même si mon âme est troublée et que mon cœur chavire et que je pleure sans cesse ceux que j’ai aimés et perdus pour la bonne cause, je tiendrais toujours. »

« En ceci, Hermès, ne peux-tu le comprendre ? N’y aurait-il pas des gens et des idées qui te feraient allées jusqu’au bout de tes forces ? N’est ce pas ce que tu viens de faire pour me ramener en ce monde au mépris de toute raison et courant un risque si grand ? Laisse-moi pleurer mes morts et apporter mon soutien à ceux qui peuvent-être encore sauvés. Ne sois pas trop prompt à me juger, et à abandonner une alliance qui pourrait aider ce que tu aime. Nous pouvons également réparer les armes divines grâce au savoir de Jamir. »

N’osant vraiment le toucher de peur qu’il me repousse sous le coup de la colère, je lui effleurais seulement l’avant bras dans un pur acte de compassion et d’amitié.

« Parles moi de cette menace que nous puissions luter ensemble contre elle et contre ce qu’elle annonce. Si je pouvais j’enverrai immédiatement des émissaires à mes oncles pour que nous en discutions. Mais l’un est caché et l’autre disparu. Il nous faut pourtant redonner un dieu au monde des morts. Que pouvons-nous faire ? N’abandonne pas Hermès !? »

Mon ton c’était fait presque suppliant, cariant tout ce que je pouvais ressentir dans mon cœur. Le priant de ne pas se fermer à moi et d’abandonner les hommes comme tous les autres dieux avant lui. Mais lui seul était maître de son destin.
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Mer 20 Jan - 18:37

Tu as des jours ou tu fais avec et des jours ou tu te prends pour Chuck Norris.
Hermès.
Dansons Athéna. Dansons juste toi et moi au milieux de leur cadavres craquelant.


« Loin des yeux, loin du coeur. »


Sa colère était une braise aux aspects rougeoyants, ses iris parcourus par de fins reflets rubis, menaçaient à chaque instant de s’enflammer et d'exploser sa haine à la façon d'un volcan en éruption, chaque étincelles de flammes se mourant dans l'immensité d'un ciel noircis par la colère et la douleur d'un amour éventré, poignardé, perdu. Hermès n'avait rien à se reprocher, ce pourquoi il tenait toujours une position dominante devant sa soeur, il avait déjà réfléchis à tout ce que la résurrection de la belle Athéna pouvait impliquer dans le monde.

Depuis les fondements des émotions enfouis au travers de sa gorge, ne désirant qu'exploser au grand jour, jusqu'à la perte de ce monde inexploré, grandiose et qui l'appelait, le Miroir., le dieu des voyages n'avait de cesse de tout rationaliser, découvrir expertiser mais aussi méditer sur chacun des détails même infimes qu'il avait en sa possession, ce qui lui donnait une avance et un atout non négligeable sur sa soeur, entre autre.

Bien sur Hermès était un fin stratège et toutes les conversations du monde avec la déesse de la justice ne sauraient être les mêmes, pour la raison: qu'il explorait toutes les failles de sa soeur pour mieux la reprendre à revers lors d'une prochaîne guerre et pour cela, il devait faire appel à ces émotions ainsi qu'à une forme de ruse déraisonnable pour la prendre dans son propre piège. Cela fonctionnait et en prenant la scène d'un point de vue subjectif, depuis l'extérieur, le dieu des voyages voyait parfaitement ou la déesse voulait en venir, se laissant piétiner, cracher dessus pour mieux reprendre de la hauteur, pour chercher et arracher les informations qu'il détenait.

Il savait que sa soeur, loin d'être aussi rusé que lui, mais au moins assez intelligente, était baignée dans une vague d'incompréhension, d'incertitudes et d'une forme paradoxale qui la faisait tournoyer et sautiller d'un pas sur l'autre.
Il ne fallait pas mettre les cochons de saints avec les coq de messagers dans le même panier, cela était l'erreur fondamentale qu'Athéna semblait oublier: Hermès était au service de Zeus lui-même et chacun de ses messagers aussi loyaux soient-ils, au sien avant de l'être à chacune des autres divinités. Bastet était affiliée a Athéna, celle-ci même était actuellement à quelques mètre d'eux en contre-bas avec d'autres saints, il l'avait bien sur envoyé en reconnaissance mais également pour espionner les saints et la Déesse en cas de litige.

Il était l'oreille de l'Olympe et les yeux de la terre, Athéna se leurrait et de trompait en disant qu'elle seule avait le pouvoir de préserver et protéger la terre, bien sur Hermès la croyait ne serait-ce qu'un instant, elle était forte de persuasion.
Cependant ce n'est pas en menant des guerres, même pacifique, que l'on rends un monde corrompue, exorde de toutes guerres.

Athéna était la déesse de la guerre et de la justice. si elle était là, ce n'était pas pour la paix, elle était née de par un dieux stratège, l'appel de l'arme et de la justice vengeresse et farouche lui était connue autant qu'Arès. La seule différence entre les dieux étaient leurs passions, l'une pour l'humain, incontrôlable, corrompu, mesquin et inopposable. L'autre pour le sang, la chair, les armes et la souffrance. ils n'étaient pas si différents.
Hermès ne pouvait comprendre Athéna car il n'était pas né de la même pluie, lui avisait la stratégie pure, préférant de loin le résultat, propre et sans bavure qu'une guerre inutile.
Il donna un point en plus a Athéna, mais le retira aussi tôt.

Palabrer était une façon de guerroyer et puis prendre Athéna dans son propre piége était tellement tentant! Il avait envie de feindre les larmes, imiter sa soeur dans le désarois juste pour se fiche de sa tête. Son ami Poséidon aurait certainement donné cher pour voir cela, cependant son vieile ami le loup de mer n'était pas encore sur terre, il prévoyait un grand retour digne de lui et Hermès devait veiller également à ce que leurs plans à l'échelle humaine doivent fonctionner.

Hermès leva son bras et chassa le cosmos purulent qu'Athéna avait osé installer sur ses épaules afin de le réconforter, apportant chaleur, couleur et apaisement, le dieu des voyages n'en avait pas besoin, la seule chose et la seule personne capable de le calmer à cette heure rouge comme la passion était son vieil ami bleu de l'océan. Seul. il se tenait debout juste en face de la déesse, c'était plutôt remarquable de voir qu'elle avait retrouvé de la force en parlant d'humanité et de ses saints, ainsi donc, l'amour de sa patrie et de cette pénible humanité lui donnait des forces.
Hermès leva un sourcil, non pas de façon subite, mais montant de secondes en secondes, souhaitant vouloir dire
" - tu te fiches de moi? A quelle moment ta blague était-elle sensée être drôle?"
. En effet, Athéna avait beaucoup parlé, mais pour elle même à la façon d'un long monologue ennuyant.

Elle voulait la paix mais était fermée à toutes conversations, elle était un mur sur lequel étaient gravés des paroles longtemps oubliées, effacées puis réécrite à la même encre ennuyeuse et décadente. Elle voulait la paix mais ne montrait aucunement l'envie d'y accéder, ne parlant que d'ennemis et du miroir, Hermès feinta alors un léger sourire, non pas pour approuver mais pour se moquer de ses palabres.
" - Vas-y continue, j'aime quand tu te ridiculise dans la fange de ta paradoxalité"
. S'en était assez pour cette divinité qui mit sa main en poing devant sa bouche pour faire taire un rire franc et moqueur, fermant ses paupières, il attendis que Athéna finisse de finir sa comédie, son rire de belle enfant de dix setp ans, bien qu'en tant qu'homme, il finit par rougir un peu, puis ouvrit ses yeux, septique quand elle lui effleurait le bras en le suppliant sur un ton légèrement chevronné.

Il soupirait, levant ses yeux vers le ciel et balaya franchement la main de la Déesse, il ne voulait pas qu'elle le touche, il s'en passerait bien, surtout qu'il n'avait pas envie de faire ami-amie avec cette déesse franchement pénible qu'était sa soeur.
" - " écoute tu es mignonne Athéna, je te connais et je ne veux pas de ça."

Il planta son bras musclé sur sa tête, y concentrant tous ses muscles pour la faire s'asseoir devant lui, vue la force physique faible qu'elle devait avoir à cet instant, suite à sa résurrection cela n'avait pas l'air d'être difficile. Pour bien insister et lui ouvrir les yeux et les oreille, il comprimait sévèrement et douloureusement la tête de sa soeur, tant bien même elle pouvait avoir une certaine résistance à la douleur, il lui comprimait sa tête non sans bénéficier de lui tirer une ou deux mèche de ses cheveux violacés sous ses doigts d'aciers.
" - Tu restes loin de l’Égypte, je considère mon pays comme des êtres humains supérieur au reste du monde.
Tu m'as compris! Leur imagination, leur travail et leur dévouement d’antan pour chaque divinité du Panthéon est digne d'un seul dieu qui puisse leur apporter autant d'inspiration que d'élément du monde par le voyage et la reconnaissance. Tu es la déesse de la guerre et non du voyage, Athéna! Donc cesse de faire ton innocente mijaurée, je te connais! Je veux avoir la certitude que ni toi ni tes ignares de saints s'approchent de mon pays. Reste en Grèce. c'est bien la Grèce."
** Ne dit-on pas vas te faire enculer chez les Grecs? Si? reste donc chez toi, Et ton cul ne s'en portera que mieux**

Avant qu'elle ne réponde ou réplique, il serra la tête en étaux et lui fit fit dire "oui" de la tête en la baissant et la levant plusieurs fois jusqu'à ce qu'elle en ait la tête qui tourne. Cela l'amusait, il aurait aimé recommencé, dalleur il ne s'en priva pas...
" -  Tes affaires ne sont pas en enfer, laisses Thanatos et Hypnos reforger cet enfer, pour le moment les spectres n'ont pas l'air de vouloir ton aide, occupes toi donc de tes affaires, une fois encore!"
Il élargit un énorme sourire puis recommençait la manoeuvre en cette fois tournant la tête de la droite vers la gauche en parlant à sa place en prenant un voix fluette.
" - Nan je ne suis pas d'accord! L'équilibre est menacée! Je dois protéger les enfers!""

Finalement il lâche la tête de la déesse en explosant d'une rire franc, imbécile, enfantin et totalement sardonique à l'adresse d'Athéna. il était presque sur qu'elle aurait agit pareillement avec plus ou moins de mots, mais le résultat aurait été à peut prêt le même. Il continua de rire grassement en mettant ses poings sur ses hanches et se redresser.
" - Ah ça faisait longtemps que tu ne m'avais pas fais rire de la sorte! Bon trêve de plaisanterie, si tu mets un seul pied en Egypte je te donne en pâture à Poséidon. Touche à un cheveux de Bastet et je te transforme en furet pour Cerbère.
Je ne te fais pas confiance, la seule raison pour laquelle je t'ai refais revivre et pour laquelle j'ai perdu tout ce qui m'étais cher dans ce monde, est uniquement dans le but de refaire revenir père. Oh je sais à quel point il tient à toi, ce sera un jeu d'enfant pour moi et les autres de le destituer lorsqu'il viendra à nouveau pour toi... Imagine, les Némésis, les Marinas et les messagers à la tête de l'univers! Un monde de bleu aux nuances parfaites, équilibré entre des noirs ocres, gris et aussi profond que les océans eux-même... cela est rêveur n'est-ce pas? Ou encore, un monde purement équilibré entre le blanc immaculé d'Asgard aux reflets pourpres et passionnés des Némésis... Je te laisse la possibilité de choisir la fin de cette aventure!
La vie n'est qu'un jeu, une vague de plaisir et de satisfactions éphémères ou seule la conquête et l'amusement en sont les mots d'ordres. "

Il étira finalement son large sourire taquin et coquin avant de faire un clin d'oeil à sa soeur, il s'étira, recula et alla se poser contre la statut de sa soeur, son dos musclé aux courbes délicieuses frissonnèrent au contacte de la pierre froide recouverte de mousses à certains endroits.
Tiens? ils étaient en manque de salarié pour l'entretient du sanctuaire ici? d'un geste un peu plus amicale et curieux, il souffla sur la pierre envoyant une flopée de poussières et de pollen s'envoler dans l'air.»
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Sam 23 Jan - 23:49

Spoiler:
 

Hermès fit voler l’enveloppe de cosmos chaleureux que j’avais installée autour de lui et balaya ma main d’un coup. Je ne pouvais que le laisser faire impuissante devant sa colère. Tant d’émotions vibraient en lui et s’opposaient à la joie que j’avais pu ressentir quelques instants au paravent. J’étais écrasée par sa fureur, broyée par ses mots acérés. Etait-il nécessaire de m’insulter et de me dégrader à ce point ? Que t’avais-je donc fait mon frère pour que tant de haine t’imprègne ?

Sous ses insultes, mon visage se ferma. Je le regardais juste avec tristesse, tandis qu’il me réduisait à l’état d’une menteuse frivole et stupide. Il était juste devant moi se dressant de toute sa hauteur, fulminant, alors que le sommet de ma tête lui arrivait sous le menton. J’étais obligée de lever les yeux vers lui et je me sentais presque comme une enfant qui se faisait houspiller par son père. Au fond de moi je sentais ma fierté mal menée et l’irritation me gagner mais je pris garde à enfouir mes sentiments et privilégier la tristesse et la déception qui me serviraient bien plus pour garder un semblant de dialogue entre nous. Semblant, car Hermès ne semblait pas disposé à m’écouter ni à partager des informations. Il lançait des mots dans le vent ne cherchant pas à ménager ma susceptibilité. De fait pourquoi l’aurait-il fait ? J’avais sans doute plus besoin de lui, de son soutien et de ses connaissances plutôt qu’il ne nécessitait mon aide pour quoi que se soit. J’en venais à douter de ses raisons pour m’avoir ramené dans le monde des vivants. J’avais pris comme acquis que c’était pour l’aider contre tout ce qui avait pu sortir de la dimension que nous avions refermée moi et mon oncle, mais il ne semblait pas désirer mon aide pour quoi que se soit. De fait, la fatigue m’accablait. Je venais de renaitre, mon corps était faible ainsi que mon esprit que j’avais des difficultés à garder focalisé sur la conversation, hanté qu’il était par tout un tas de questions sans réponse. Comment était la situation au sanctuaire ? Jonas en avait-il prit soin ? Quels chevaliers étaient maintenant arrivés ? Quels chevaliers avaient péri bravement au cours de cette guerre ? Et qu’en était-il de Seiya et ses amis. Seiya… j’eus un soupir imperceptible. Qu’est ce que j’aurai aimé m’appuyer sur son soutient pour faire face à Hermès. Sa bonne humeur, sa confiance et son courage me manquait cruellement.

Il me fallait tenir bon, tenir jusqu'à ce que cette entrevue ce termine et après je pourrais me reposer et réfléchir.

« Il n’y a aucune plaisanterie dans mes mots Hermès. Je ne recherche rien d’autre que la protection des hommes et ceci n’est pas un paradoxe. Toute déesse guerrière que je suis, nous ne prenons les armes que si la terre est directement menacée, je préférerais toujours éviter que le sang soit versé. »

" - Écoute tu es mignonne Athéna, je te connais et je ne veux pas de ça."

Hermès choisi ce moment pour s’en prendre à moi. Il abaissa sa main sur ma tête et m’obligea à m’agenouiller devant lui, pesant de tout son poids. Mon premier réflexe dicté par la fierté fût de résister à la pression mais aussitôt je laissais la sagesse me guider et accompagnait plutôt son mouvement pour me retrouver à ses pieds. Qu’il prenne cela comme une marque de faiblesse je n’en avais cure. Qu’il m’humilie et me maltraite s’il le souhaitait, ses abus puériles ne faisait que me conforter dans l’idée qu’il était bel et bien comme tous les autres membres de ma famille. Ayant moins eu affaire à lui qu’à mes oncles j’espérais qu’il ne suivrait pas leur voie mais c’était sans compter avec la nature belliqueuse et tumultueuse de ma famille. Ainsi j’étais fixée, je devrais me méfier de lui autant que de Poséidon. Peut-être même d’avantage car je n’étais pas certaine que mon frère possède leur noblesse et leur honneur.

Spoiler:
 

J’étais assise devant lui, au milieu du sol sanglant, genoux repliés sur le côté et la tête prise dans l’étau de sa main. Mon armure avait suivi mon mouvement comme une seconde peau et si je tenais encore Nike droite au dessus de moi, non autre main était plaquée sur le sol poisseux. Par contre, peu importe ce que Hermès faisait avec ma chevelure, je le regardais droit dans les yeux lui montrant tout le dégout et la peine que son attitude m’inspirais. Mais il pouvait bien faire ce qu’il voulait avec mon corps tant qu’il ne touchait pas à ceux que j’aimais. Il poussa l’humiliation jusqu’à me faire acquiescer à son discours. Il m’imitait grossièrement, se jouait de moi et se moquait. Mais je n’entrais pas dans son jeu, je me contentais de me laisser faire sans résister mais toujours en le regardant fixement. Mon sang de déesse s’échauffait et quelque part en moi l’envie grandissais de réduire cet adulte-adolescent à l’état de cendre fumante. Cela n’était pourtant pas arrivé pendant de nombreuses années que je ne ressente une telle fureur et animosité. Je n’étais peut-être pas revenue du néant aussi inchangée que je ne le pensais. Mais pour l’instant j’enfouissais et contrôlais ces pensées et sentiments essayant de donner libre cours à ma sagesse et à mon humanité pour ne pas m’emporter contre le dieu et commettre l’irréparable. Saori Kido, j’étais Saori Kido et Sacha et tant d’autres encore. Je devais me le rappeler, j’étais humaine, humaine ! Pourvu que mon cosmos n’ai pas laissé transparaitre mes émotions.

Enfin il me relâcha pour éclater de rire très fier de son petit tour. Alors seulement je me permis de baisser la tête et de cacher mon visage derrière ma longue chevelure lilas malmenée par Hermès. Je tenais Nike toujours droite dessus de moi symbolisant ma résistance contre le malmenage du dieu. Derrière l’écran de mes cheveux je pu laisser quelques larmes perler à nouveau au coin de mes yeux. Tant d’efforts et de difficultés encore à venir et si peu d’alliés disposés à s’entre-aider. Et Shaka, Seiya…. Seiya.

Quand Hermès recommença à m’abreuver de son discours belliqueux, une fois certaine que toute trace d’humidité avait disparue de mes yeux, je redressais la tête à nouveau pour le regarder. Cela faisait quelques minutes que j’étais réincarnée en ce monde je recommençais à sentir le pouvoir des étoiles qui répondait à ma propre magie. Mon cœur était froid et sombre au fur et à mesure qu’Hermès avançait ses explications mais la chaleur des étoiles me parvenait à nouveau et je m’aperçus soudain que leur éclat m’illuminait. Quand il aborda la vraie raison pour laquelle il m’avait ramené ici je fus d’abord incertaine de ce que j’avais entendu. Zeus ! Il voulait s’en prendre à Zeus, l’ordonnateur de ce monde! Quelle folie ! Mes yeux s’écarquillèrent sous la surprise. Mon frère avait le culot et la bêtise d’imaginer attaquer notre père. La chaleur grandissait autour de moi et l’éclat des étoiles faisait chatoyer ma peau alors que mes cheveux voletaient autour de mon visage sans qu’un souffle d’air ne les anime. J’étais prêté à parier que si Hermès portait à nouveau la main sur moi, celle-ci n’en ressortirait pas sans quelques cloques. Ma connexion avec les étoiles me revenait progressivement. Le pollen qu’envoya Hermès vint s’agréger en spiral autour de moi et capter la lumière que j’émettais comme des grains de poussière dans un rayon de soleil. J’appréciais la beauté de l’effet et ceci calma mon esprit échauffé.

Je restais assise dans la même position, doutant de la capacité de mes jambes à supporter mon poids et ne voulant donner d’autres occasions à Hermès d’exercer sa puissance sur moi. Et puis je n’avais pas besoin de le surplomber pour montrer mon pouvoir et ma détermination. Laissant le pouvoir des étoiles naturellement rayonner autour de moi je m’adressais à Hermès installé contre la colonne glissant sur mes lèvres un sourire tranquille:

Spoiler:
 

« Ainsi je pense tracer ma propre voie Hermès et ne pas suivre les destins sur lesquels tu as misés. Jouer avec la vie des gens est impensable. Chaque personne aussi insignifiante soit elle par rapport à l’univers a le droit de vivre tranquillement et de mener sa propre existence du mieux quelle peut avec la liberté qu’elle s’octroie. »

Je stoppais un instant, me demandant pourquoi il n’était pas encore parti répandre sa fureur ailleurs au lieu de me dévoiler ses plans. A moins qu’il ne le fasse pour une bonne raison. Quel bénéfice pouvait-il tirer de cette situation? Il savait très bien ce que je voulais et quel était mon but.

« Ici nous n’attaquons personne tant que personne ne nous attaque ou ne porte atteinte aux gens sous notre protection. Bastet ne crains rien ainsi que le peuple de l’Egypte si cela peu te rassurer. Nous apportons notre aide à qui nous la demande et a de nobles intérêts et nous cherchons des alliés chez tous ceux qui veulent se joindre à nous. »


Je passais ma main en arc de cercle sur le sol et la montrais paume dressée à Hermès. Le sang de Shaka s’égoutta entre mes doigts.

« Le sang doit cesser de couler. Ne nous dressons pas les un contre les autres mais parlons pour nous entendre. Qui a-t-il d’amusant à provoquer la ruine et la mort autour de soit ? Ni a-t-il pas de plaisir plus fort en ce monde pour toi comme quand tu rentres auprès de ceux que tu chéris après une longue absence en sachant que tu les retrouveras en bonne santé et heureux ? »


Je poussais un soupire et secouais la tête faisant voler mes cheveux autour de mes épaules.

« Si tu ne veux pas me donner d’information sur le monde qu’ Hades et moi avons celé, très bien. Je ferais ma propre enquête pour savoir ce qu’il en ressort exactement. S’il ne représente pas de menace pour ce monde je ne compte pas intervenir. J’imagine que ces « Némésis » dont tu parles ont un rapport avec ceci. »

Je tapais soudainement Nike au sol et une vague de lumière blanche se forma autour du point d’impact et balaya le sommet de Star Hill. Après le passage de l’orbe, le sol était nettoyé du sang de Shaka et du pentacle noir.

« L’humanité et moi-même construisons notre propre destinée Hermès. Si tu ne peux pas nous aider nous tracerons notre propre voie malgré cela. Je ne veux pas m’opposer à toi ni à personne d’autre tant que je peux l’empêcher. Mais si comme tu semble le montrer, ton but est de jouer avec la vie des gens je te conseil de partir et de ne pas reparaitre devant moi une fois ce jeux commencé car je n’aurai d’autre but que de le faire cesser. »


C’était un risque à prendre. S’attirer les foudres des messagers et avoir un ennemi de plus. Je ne voulais pas provoquer de conflits entre nous mais si Hermès se mettait à jouer les tirants je l’arrêterais. C’était ce pourquoi j’étais sur terre.

« Une dernière chose… T’en prendre à Zeus provoquera ta perte. »


Ceci je le prononçais comme une prophétie. Je pouvais voir la fin funeste de mon frère avec certitude. Et malgré ses menaces, cela m’attristait grandement.
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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Dim 28 Fév - 17:44

Tu as des jours ou tu fais avec et des jours ou tu te prends pour Chuck Norris.
Hermès.
Dansons Athéna. Dansons juste toi et moi au milieux de leur cadavres craquelant.


« Loin des yeux, loin du coeur. »

Terre et sang se mêlaient aux larmes d'Athéna, ses sentiments et émotions fort de détermination et d'ambitions me firent doucement frémir la peau, je connaissais ma soeur, contrairement à moi, elle était facile à prévoir. Il n'en était pas à douter que plus les secondes passaient et plus sa puissance et sa force s’intensifiait.
Oui c'est cela, J'attaquais sans relâche son mentale avec de beaux discours haineux, asociales et manipulateurs, des palabres dignes de Lucifer ou Loki afin d'amener Athéna à un point de détermination sans retour.
Et si les conditions étaient exécrables pour elle, je pouvais bien sentir sa force de coeur et d'âme enivrer le Star Hill de son cosmos doux et chatoyant, je savais déjà en l'observant, retirant ma main de sa tête pour m'adosser contre sa statue, qu'elle allait essayer de soit me rallier à elle sois faire en sorte de me mettre rapidement en déroute.

Évidemment j'avais fais en sorte de voiler mon véritable plan machiavélique, aussi bien mentalement, physiquement qu'en palabrant injustement. Je lui avais fais délicatement et sournoisement sous-entendre certains propos et sous-entendus certes ahurissants mais non -impossible pour un fin stratège comme Poséidon ou moi-même, dans quel but avais-je manœuvré de la sorte?
Je l'avais fais de telle sorte que je sache et voie par mes propres yeux, exactement ce qu'elle, Athéna, avait dans le ventre. Je voulais m'assurer et voir ce que cette sœur traitée et repoussée de tous valait réellement, j'étais un peu déçu par son comportement, il est vrai que sa Naïveté et son innocente n'avait d'égale que sa beauté. Cependant j'étais loin d'être une divinité stupide se fiant à la première impression des autres mais également aussi frivole que je pouvais l'être, omnibulé par les premières impressions physique d'un être féminin et divin à la fois.

Cela aurait été Aphrodite ou Héra, j'aurais agis pareillement avec autant moins de compassion que d'exagération, le temps suffisait à comprendre l'ampleur de ma colère et de ma peine. Isis descendait lentement mais inexorablement vers sa propre perte dès le moment ou elle avait voulut aider ce saint de la vierge. Son destin reposait maintenant à jamais entre les étoiles et l'un de ces jours, il lui suffirait de lever ses yeux chatoyant vers les étoiles pour y observer une comète rougeoyante, symbolisant le jour et les conditions funestes de sa mort.

Chaque être était éphémère, amicalement je me bornais à les surnommer "phalène" en raison de la grande beauté tiré de ces papillons dansant dès l'aube de leurs denrières heures afin de trouver leur compagnon de l'idéale et de l'infortune.
Avec un certain amusement, je comparais Athéna et ma prêtresse comme j'aurais pu comparer n'importe quelle divinité à n'importe quel humain de mon cercle Egyptien. Athéna...

Elle avait toujours l'envie, la détermination et la flamme du combat dans l'ombre de son regard courroucé, cette même flamme qui embrase de feu et de sang les iris translucide et effroyable du dieu Arès, portant dans ces iris de saphir et d'émeraude vivaient les cendres de l'humanité, capable du pire comme du meilleur.
Je n'aimais pas l'humanité, mais j'aimais les Egyptiens, leur nature artistique, d'artisans et de créateur sublimes qui a partir d'un rien, d'une histoire ou d'une simple lettre avaient le pouvoir de transformer une si infime partie de vie en une oeuvre de toute une éternité.
Ils avaient l'art de transformer le Phélène en légende, immuable, transcendant temps et divin.

L'humanité en elle-même n'a pas a être sauvée, elle est vouée à l’extinction, elle est faible et s'auto-détruit jour après jour dans son cocon de production, de commerce et de failllance. Gouverné par lui-même et tué dans son sein, par les cancers et maladies par leurs propres développement de produits fourbes.
Ils crient au malheur et se mettent à se détester alors qu'ils sont eux-même la faute de leur fatalité. C'était cela ce que Athéna voulait Protéger? Une bombe d'auto-destruction qui menaçait a chaque ère de devenir de pire en pire? J'en riais jaune, vert et rouge.

Puis après un bref instant de méditation, mon attitude changeait franchement, j'avais assez joué pour cette après midi à torturer ma petite soeur, tant et si bien qu'au loin une légère volûte de fumée me fit lever un sourcil.
Ainsi donc, mon ami avait enfin finit par se laisser emporter et empourpré par le rouge de la colère et de la vengeance, il ne me restait plus qu'un coeur sanglant qui battait faiblement dans le creux de mon thorax pour encaisser encore la perte de ces êtres chers.
J'avais l'apparence calme, sereine, comme lors de ces jorus de printemps où je réfléchissais à comment dérober la pomme d'or d'Eris ou les quelques longs cheveux d'or de la belle déesse Aphrodite.

Cependant mon sourire fin et agaçant se fit mou tandis que mes iris cherchaient une réponse que je ne pus trouver dans l'immédiat, j'écoutais aussi distraitement Athéna tout en gardant les bras croisés sur ma poitrine.
Qu'allais-je bien pouvoir faire afin d'éviter de nouveau une hécatombe sans délais? Athéna transpirait la sueur et était trop faible pour repousser cette illusion fantomatique des Marinas de Poséidon. Elle ne devait pas savoir qu'il s'agissait des Marinas, mais seulement d'Ases !
J'avais aidé et travaillé main dans la main avec mon ami Neptune pour que cette attaque se fasse, ce pourquoi j'étais sur qu'il s'agissait belle et bien d'une attaque des généraux.
Bien entendu, je n'allais rien dire à Athéna, elle ne comprendrait pas et j'avais également Poséidon à voiler derrière le rideau du mensonge et de la vengeance.

Après quelques secondes à l'écouter, le m'empressais à sortir un manuscrit ainsi qu'une plume et écrivit quelques mots à propos d'Athéna a Bastet.
Lui demandant de défendre le sanctuaire si elle s'en sentait capable, mais de ne surtout pas se mettre en danger. Qu'elle devait le rejoindre a Esna dès qu'elle en aurait la possibilité et qu'enfin, que message se détruirait dès le moment ou elle le lirait.


J'en revins a regarder la main ensanglantée de la jeune déité, puis le sol devenu propre suite à un coup de maître venant de sa part. C'était assez impressionnant de voir que ma soeur, même sans force, arrivait encore à quelques exploits, a vrai dire je n'en attendais pas moins d'elle, je ne l'avais jamais sous estimé et même plutôt surestimé plusieurs fois, ce qui me valais beaucoup de coups de maître et de petites victoires -certes dérisoires- mais bien présentes à l'heure actuelle.

Lui dardant un regard taquin, je lui répondis d'un ton serein et reposé:
" - Vous cherchez des alliés avec qui vous assembler pour combattre un ennemi qui est invisible, Athéna. Regarde ce qu'il advint de ton sanctuaire, attaqué par les Ases d'Odin, trompés et trahis par les soins de ton grand pope ou plutôt, devrais-je dire, de toi. "

Je calculais mes mots avant de m'avancer en sa direction, je savais qu'avec cette vérité, sa peine de voir son sanctuaire attaqué et peut être... accablée par la mort de ses saints, elle allait baisser la garde.
Lorsqu'elle le fit, qu'il s'agisse d'une seconde ou d'une minute, j'en profitais pour poser une main chaude et réconfortante sur son épaule.
" - Ces Némésis méritent la paix que tu désires tant donner aux humains, et pourtant ils n'hésiteront pas eux-même se battre pour l'obtenir: Les Nordiques l'ont bien compris, eux. Pour faire valoir une véritable ère de paix, il faut repartir sur des bonnes bases, quitte à massacrer et dissiper une paix qui a déjà été instaurée, par le sang et la sueur.
Forme de voyage, les ailes d'Osiris! "

Juxtaposant sa deuxième main sur l'épaule de la jeune déesse, Hermès se concentrait et envoyait son énergie cosmique sur la jeune déesse qui dans un soupir du se voir rapetisser à vue d'oeil tandis que le dieux des voyages semblait se faire pousser des ailes tandis que les serres qui lui servaient de mains, se resserrèrent sur les bras de sa proie.
Dans un bruissement feutré d'ailes surdimensionnées, Hermès prit son envol tandis que la déesse Athéna , transformée également en une sorte de bestioles moindres, voyagèrent tous les deux vers d'autres horizons.
L'armure de la déesse ainsi que son bouclier et son sceptre tintèrent dans le vide lorsque la déesse prit sa forme de voyage imposée par l'oiseau divin, L'armure reprit sa forme originale de mini statue accompagnée des deux armes au sol.
" - Je t'emmène loin de ces idéaux  de paix et de prospérité que tu souhaites tant établir avec les ases. Tu seras bien choyé et remise d'aplomb là où je t'emmène et je ne t'en laisserai sortir seulement et uniquement que lorsque tu iras mieux, il est trop tot pour te laisser gambader librement et fièrement sur les sentiers de la guerre, Athéna."

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MessageSujet: Re: Athena is back, bitches (Hermès)   Mar 8 Mar - 18:57

Spoiler:
 

Je contemplais mon frère accoudé à son pilier. J’avais peur pour lui en vérité. Peur qu’il ne s’engage sur une route qui ne le mènerait qu’à sa fin, peur de le perdre à tout jamais et peur de ne rien pouvoir faire pour lui. Hermès inspirait la vie, le danger et la folie. Je savais qu’il ne me ménagerait pas un seul instant et pourtant je ferais mon possible pour l’aider… Ou l’arrêter. Tout dépendait de la voie qu’il choisirait.

Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, je n’avais jamais aimé prendre les armes contre mes oncles, les blesser eux ou leur guerriers. J’avais toujours préféré les enfermer temporairement plutôt que de chercher à anéantir leur existence. Outre le fait que l’équilibre du monde en serait brisé, je ne voulais pas leur faire plus de mal que nécessaire. Cette faiblesse induisait malheureusement leur retour et la mort de milliers de mes chevaliers au cours du temps. C’était un choix terrible mais les raisonner était devenu impossible et leur existence était vitale pour ce monde. J’espérais qu’un jour j’arriverai à leur faire rendre les armes et que nous pourrions tous vivre en harmonie. Mais au fond de moi je savais que notre nature ne le permettrait sans doute jamais. Nous étions bien trop assoiffées de pouvoir et de sang. Cependant, jusque là mes oncles avaient été les seuls à vouloir exercer leur domination sur le monde des hommes. Mes frères n’avaient pour l’instant pas cherché à s’opposer à moi plus que cela et paraissait même heureux de gérer leurs affaires dans leur coin. C’est vrai que j’avais fais une erreur quand j’avais imposé la domination d’Alexandre aux Égyptiens. La façon de faire du général avait été bien trop violente et il avait outrepassé ma pensée et ma volonté en s’imposant ainsi. Endormie à nouveau, je n’avais pu intervenir pour l’empêcher de perpétrer un massacre. Cependant je restais persuadée que sans l’intervention des Grecques en Égypte à cette époque, le chaos serait tombé sur ce pays provoquant bien plus de mal que les Ptolémées n'en avait fait.

J’aurai voulu que les choses ne changent pas entre mes frères et moi. Mais Hermès semblait décidé à modifier la situation. Il avait bien choisi son moment d’ailleurs. Après trois guerres saintes d’affilées et une guerre civile, mes Saints ne s’étaient jamais retrouvés dans une telle position de faiblesse et à bout de force. Après tout, c’était certainement l’occasion qu’il avait attendu depuis longtemps. Quel meilleur moment pour nous enfoncer un pieu dans le cœur que celui-ci ? Je portais ma main sur ma poitrine et serrait les doigts sur le tissu de ma robe en fermant les yeux. Je ressentais par avance les tourments qu’allait une fois de plus devoir endurer mes chevaliers. Et pourtant je n’avais aucun droit de les envoyer une nouvelle fois dans ces combats sans fin.

Hermès, ne pouvais-tu rester endormi dans ton Égypte bien aimée ?

Peut-être que nous n’avions jamais été proches comme les humains l’entendent en tant que frère et sœur. Mais en tant que dieu, quelque chose de bien plus puissant nous unissait. Nous sommes des créatures liées par bien plus que le sang ou la généalogie. Nous sommes si peut nombreux dans le monde et là depuis tant de temps. J’aime les membres de ma famille, plus profondément peut-être que tout autres choses. Mais c’est un amour particulier, mêlé de peine. Je sais que notre nature ne nous permettra jamais de trouver un terrain d’entente. Je les aime car nous avons la même origine, nous avons les même façons de faire et par ce que nous réfléchissons de la même manière. Nous somme par certain aspects extrêmement proches. Après tout, certains vont même jusqu’à croire que nous n’avons pas d’autre existence que celle que nous a octroyé les peuples dont les croyances nous auraient donnée vie. Bien sûr en réalité nous avons notre propre origine même si les hommes ont tendance à oublier que nous sommes toujours là. En cet instant, j’aurai tellement aimé faire entendre raison à Hermès. Mais les arguments se perdaient au fond de ma gorge face à son air décidé. Et puis quelque chose me déconcentra. Je pressenti au fond de moi qu’un grand danger menaçait ma patrie.

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En m’appuyant sur Nike, je me redressais difficilement. Mes jambes flageolèrent sous mon poids lorsque je fus debout. Un mauvais vent soufflait sur la colline et tout était extrêmement silencieux. J’essayais de m’approcher du rebord de Star Hill pour observer ce qu’il se passait au sanctuaire. Je remarquais du coin de l’œil qu’Hermès griffonnait quelque chose sur une feuille de parchemin qu’il lança dans le vent. Celle-ci passa devant mon nez, emportée par une bourrasque alors que mes cheveux s’enroulaient autour de mon visage. D’une main je les écartais. Ma vision porta jusqu’au village de Rodorio situé bien loin en contre bas. Une fumée noire s’élevait de la bordure Sud du village, la plus éloignée du sanctuaire. Je su immédiatement que ce n’était pas qu’une grange en feu ou un accident isolé du même genre. Le sentiment d’urgence qui grandissait en moi m’annonçait en effet le contraire. L’un des effets particulier de Star Hill était, en plus de sa proximité avec les étoiles, qu’il permettait d’avoir une vision sur n’importe quel point du monde à partir du moment où le cosmos de l’observateur était assez grand pour le permettre.

Comme si j’étais à quelques centimètres d’eux je pu observer les Ases se glisser en rands serrés entre les maisons de pierres du village antique. Je les vis s’avancer avec des torches et embraser les toits de chaumes. Je les vis ouvrir les portes des demeures et en faire sortir les habitants étonnés pour les passer au fil de l’épée. Je les vis poursuivre une famille qui tentait de s’enfuir à l’aide de flèches et de pierres. Heurter à la tête le plus jeune des garçons et achever son père qui s’était arrêter pour le prendre dans ses bras. Je les vis assassiner et réduire en cendre ce peuple qui m’avait toujours été loyal et m’avait servit fidèlement toutes ses années. J’étais la déesse sensée protéger ses gens et je pouvais tout juste tenir debout et les regarder se faire anéantir sous mes yeux. Pour l’instant l’invasion n’avait pas encore gagnée le cœur du village. Les cris commençaient tout juste à se faire entendre et les habitants ne comprenaient pas ce qu’il se passait. Les pauvres étaient désarmés et l’attaque surprise était tellement bien menée qu’ils n’avaient pas réalisés l’ampleur du danger.

Puisant dans mes réserves, j’essayais avec mon cosmos affaibli de tout donner pour rétablir une barrière autour du sanctuaire. Mais ceci demandais une concentration parfaite. Et en théorie de pleine réserves de cosmos ainsi que l’utilisation de bien des artefacts et charmes magiques. Tout ce que je pouvais espérer faire c’était dresser un mur qui ralentirai l’armée le temps que les villageois parviennent à s’échapper. Cependant j’eu tout juste de temps de créer une barrière frémissante qu’Hermès prit la parole brisant ma méditation. Impuissante, je vis éclater le mur que j’avais crée en une multitude de fragments. Les Ases n'avaient même pas été ralenti.

Je me tournais le visage rouge de colère vers mon frère. Avoir vu les miens se faire massacrer comme un troupeau de d’agneau à l’abattoir m’avait plongée dans une rage comme je pensais n’en avoir jamais ressenti de toute mon existence. Avec chaque seconde le sang des miens coulait et mon côté humain s’enfonçait pour laisser place à la folie des dieux. Je tentais de résister à mes émotions mais elles se déversaient en moi en un flot continu. On massacrait mon peuple ! Peut importe qui en était le responsable je devais leur venir en aide. Au cours de ces nombreux siècles personne n’avait jamais osé lever la main sur mes gens. Mes chevaliers avaient toujours pu les repousser à temps. Si les Saints étaient fait pour combattre et affronter la stupidité de ma famille, ce peuple innocent n’aurai jamais dût avoir à subir les affres de cette guerre.

« LAISSE MOI LES AIDER HERMES ! »

Je devais paraitre hystérique avec mon aura qui grandissait nourrie par mes émotions négatives. Mais je ne pouvais perdre la tête et me laisser totalement absorber par la haine. Jamais il ne me prendrait au sérieux s’il voyait que j’attachais autant d’importance à la vie de créatures qu’il considérait comme inférieures. Je redressais la tête, calmais ma respiration et choisis un autre sujet le temps de reprendre prise sur moi-même. Il valait mieux que je puisse aider mes gens tard que me faire molester par mon frère et ne pouvoir les approcher.

« De quel Grand Pope parles-tu ? Comment aurais-je pu nommer quelqu’un à ce poste en combattant Hadès aux enfers ? Et après cela j’étais morte Hermès, je n’ai pu trahir personne. »

Tout à ma fureur ses mots avaient du mal à faire sens dans mon esprit. Pourquoi Odin penserait-il que je l’aurai trahi ? Si l’attaque venait de Loki encore, je n’en aurai pas été surprise mais à ce que j’en savais le dieu des illusions ne s’était pas éveiller depuis des millénaires.

Hermès s’approcha de moi comme pour me réconforter. Perdue, je levais un regard désespéré sur lui, quémandant son aide. Je plongeais mon regard dans ses yeux dorés mais au fond je n’y vit aucun réconfort seulement un air dur et calculateur, voir enjoué. La froideur de ses traits venait contraster avec la chaleur de la main qu’il posa sur mon épaule.

Ses paroles me firent frissonner de terreur. Je posais la main sur sa poitrine pour l’écarter de moi, les yeux écarquillés mais il ne me lâcha pas.

« Un massacre n’a jamais permit de créer de bonne bases pour une nation ! Hermès écoutes m… »

Il plaça sa deuxième main sur mon autre épaule.

« Forme de voyage, les ailes d'Osiris! »

Les mots s’étouffèrent dans ma gorge qui n’était soudain plus adaptée à la parole. Mon corps me démangeait atrocement alors que je changeais de forme. Mon sceptre et mon bouclier m’échappèrent des mains qui se recouvraient de fourrure et mon armure abandonna mon corps pour reprendre sa forme de statue. Complètement impuissante je me vis rapetisser et tomber à quatre pattes sous le dieu. Celui-ci changea de forme également et referma ses serres immenses autour de mon abdomen. Je rugis et me débâti mais rien n’y fit. Il m’emporta dans les cieux me forçant à abandonner mon peuple.

Alors que nous survolions le sanctuaire qui s’éveillait sous l’annonce du danger et le village de Rodorio maintenant complètement occupé je ne pu que regarder impuissante les Asgardiens opérer leur œuvre de destruction. J’espérais que mes chevaliers présents au sanctuaire seraient assez puissants pour repousser l’assaut. Je senti un instant leur cosmos. Shun mon fidèle ami, Déalor toi que je n’ai même pas encore pu rencontrer, Bastet dont la loyauté devait être tiraillée dans un dilemme terrible. Notre avenir était entre vos mains. Peut-être même que vous trouverez des alliers inattendu ? Le sommeil de la balance devait arriver à sa fin. Prenez courage mes amis. Avant que je ne sombre dans un sommeil extrêmement profond, harassée de fatigue et de désespoir la dernière idée qui me vient fût qu’Hermès avait bien choisi la forme dans laquelle il m’avait transformée. Les larmes de fourrure noires qui couraient dans les coins des yeux d’un guépard reflétaient parfaitement l’état de mon cœur et de mon esprit. Je soupirais et fermais les yeux.
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Athena is back, bitches (Hermès)

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