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 [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða

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Sigmund
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MessageSujet: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Sam 27 Fév - 22:08

Le bateau glissait sur une mer lisse comme un miroir, les astres s'y reflétaient dans leur lumière la plus crue. Le capitaine Fritz avait choisi ce moment de la nuit pour approcher de l'île de Dauða, plus propice que les autres pour traverser les pièges des récifs qui formaient autant un danger pour les navigateurs qu'une protection pour les pirates qui s'y cachaient. Accoudé au bastingage, Sigmund tentait de déchiffrer les ombres du paysage de cette île sinistre qui avait pour nom la mort.

* Je n'aime pas cette atmosphère, elle est épaisse, malsaine. Comment Fritz a t-il pu décider de choisir un tel endroit pour se cacher ? Ce rocher a l'air plus sinistre qu'une prison. *

L'asgardien tourna ses yeux vers le chef des pirates qui donnait ses ordres. Il avait un air de famille avec son cousin Albérich. Sur le bateau du cousin de ce vaurien qui avait eu vraisemblablement un rôle dans son emprisonnement dans les geôles du palais de Polaris : quelques années plus tôt, Sigmund aurait pris cette situation pour une plaisanterie de mauvais goût. Il n'aurait jamais frayé avec les pirates et encore moins avec les membres de cette famille maudite des Megrez. Il avait côtoyé Albérich et Fritz des années plus tôt sans avoir éprouvé l'envie de se lier d'amitié avec eux.

Mais depuis qu'Andréas l'avait fait sortir des cachots où il avait faillit mourir, il vivait désormais à rebours de son ancienne vie de guerrier du palais. Il se serrait les coudes avec des hors-la-loi et avait fini, au fil des deux ou trois ans, à comprendre que le parti d'Andreas dépendait de leur soutient, et que nombre d'entre eux avaient leurs raisons, parfois mauvaises mais compréhensibles, de vivre cette vie-là. Et ainsi il avait compris le choix de Fritz. Mais l'affaire qui l'amenait là ne tenait pas seulement au commerce, il devait aussi aller voir le fameux gouffre qui soulevait tant de questions pour le pirate.

* Je me demande bien ce que mon témoignage pourrait apporter de plus. Je n'y connais absolument rien. Mais apparement, Loki souhaite que j'observe cette communauté de pirates. Doute t-il de leur fiabilité ? *

Au bout d'un bon nombre de manœuvres commandées par Fritz, le vaisseau accosta enfin. Sigmund attendit de voir les premiers hommes de l'équipage descendre pour ne pas gêner l'amarrage du bateau avant de descendre à son tour, pressé de retrouver la terre ferme. Au cœur du fourmillement d'activité, il cherchait ses marques. Il semblait qu'il y avait beaucoup à faire pour l'équipage, et que chacun savait ce qu'il avait à faire, même si leur organisation lui semblait à lui un vrai chaos.

L'asgardien cherchait un endroit où il ne se trouverait pas au milieu du mouvement, mais tout le monde était occupé, et Fritz n'avait clairement pas de temps à lui consacrer pour le moment. Comme il avait une bonne carrure, on n'osait pas lui dire clairement de libérer le passage. Il sentait néanmoins le mécontentement des matelots. Son sac d'affaires sur l'épaule, vêtu de son habituelle tunique gris-vert à manches courtes malgré le froid, une simple protection de cuir sur l'épaule gauche, il observait donc le passage des caisses et des ballots de marchandise, les allées et venues des uns et des autres pour tenter de se situer.
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Dim 28 Fév - 8:29

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tenue Sivir sans son armure (qu'elle n'a pas encore de toute manière ^^)


Cela faisait maintenant un peu plus de deux ans que j'étais arrivée sur cette île et que mon père avait refusé de payer la rançon pour me récupérer. Plus de deux ans que je rumine ma haine et que je me défoule dans cette grotte qui aurait pu être une mine d'aigue-marine si les hommes avaient le cran de venir ici pour la récupérer. Mais seuls Fritz et son équipage osent venir ici, et le commerce de bijou ne fait pas trop partie de leur domaine de prédilection. La flemme de creuser pour récupérer les pierres, les faire polir et les vendre, ça va beaucoup plus vite de piller les navires et c'est surtout plus drôle.

D'autant que ces aigues marines ont l'air d'avoir un étrange pouvoir... chaque fois que je m'entraîne ici, j'ai l'impression qu'avec l'aide de mon cosmos, j'arrive à faire quelque chose, sans trop savoir quoi...
Les garçons sont encore partis en vadrouille, chaque jour, c'est pareil, je prie pour qu'ils ne tombent pas sur l'un des navires avec mon père à bord. Pas parce que j'ai peur pour lui, mais parce qu'il y a intérêt à ce que je sois là le jour où ça arrivera. Personne n'a le droit de le toucher à part moi. Je veux savoir pourquoi il n'a pas payé pour me sauver, moi, sa fille unique. À cette pensée, je m'énerve et j'use de mon cosmos pour propulser des aigues marines sur la roche, et celle-ci semble changer un peu de couleur? Je penche la tête sur le côté pour m'approcher, une main sur la pierre qui s'effrite sous mes doigts? Bizarre...

Les garçons sont revenus, ils s'affairent à décharger le navire. Fritz, du haut de son mètre quatre-vingt-dix domine tout le monde, ses cheveux coupés courts lui donnent un air patibulaire malgré leur couleur virant au rose selon les reflets! Combien de fois je l'ai charié à cause de cette couleur tiens! Mais apparemment, c'est un trait de famille! Tout comme ses yeux verts et brillants comme des émeraudes... Il aurait presque pu être beau s'il ne faisait pas tout le temps la tronche en fait! Quant à ses hommes, y'en a pas un qui oserait se foutre de sa gueule, mais ces abrutis n'ont jamais été capables de développer le moindre cosmos, surement pour ça au final que je suis la seule à pouvoir l'ouvrir.

Le repère est plus loin de la plage, à l'opposé de la grotte où je me trouve, le gouffre se trouve entre les deux. Fritz se tourne vers un gars, l'un des plus costauds et avec qui je m'entends "presque" bien, tout en désignant le nouveau venu dont je ne peux pas sentir le cosmos d'ici, j'ai pas encore assez d'expérience dans ce domaine.

«Yo, Kagov! Emmène notre invité voir Sivir, qu'elle s'occupe de lui.»
«Ok boss! M'sieur?»
Kagov est une grosse masse de muscles, mais c'est aussi un gros nounours, l'un des seuls qui provoque pas pour le plaisir, et qui en plus rigole quand on le provoque. Surement parce qu'il sait qu'il pourrait éclater un crâne avec une main s'il le voulait. Bref, je m'entends presque bien avec lui, pour ça surement que Fritz me l'envoie avec notre invité, il sait qu'avec lui, y'a pas de risque d'incident diplomatique!

La route qui mène à la grotte d'aigue marine est assez biscornue, parfois faut se hisser sur la roche lisse et nue, mais il est probable que Kagov ait plus de mal à escalader que le nouveau... quant à moi, je suis en sueur, observant des fragments de roche émiettée face à moi après que j'ai lancé à plusieurs reprises des fragments d'aigue-marine mêlés à mon cosmos. Cela me fait un peu penser à ce que Fritz m'a raconté à propos d'Alberich, son cousin, et son pouvoir sur l'améthyste... est-ce qu'on peut vraiment avoir un certain contrôle sur les pierres avec notre cosmos?

Bon vivant, Kagov essaie d'en savoir un peu plus sur notre invité, il n'a pas eu l'occasion de lui demander sur le navire, occupé à faire sa part de travail

«Z'êtes pas le seul à vous intéresser à ce gouffre.. en soit, il est pas si spécial, juste qu'il est vraiment mais super rond quoi! On a du mal à imaginer que ce soit naturel quoi! Mais z'imaginez le méga compas qu'il aurait fallu pour tracer un cercle pareil? Ah non vous pouvez pas encore, l'avez pas vu... m'enfin vous verrez, Sivir arrête pas d'y aller, elle doit être celle qui le connaît le mieux! Après le boss...» oui, il parle trop, l'un de ses défauts, faut le reconnaître.

Alors qu'ils approchaient de la grotte, je ressentais enfin le cosmos de notre invité. Léger, pas encore agressif, mais je n'étais pas du tout habituée à ressentir un autre cosmos que celui de Fritz, et par réflexe, j'intensifiais le mien de façon agressive, j'attrapais une serviette pour m'essuyer le visage, j'étais en sueur à cause de mes exercices, et assez affaiblie, quelle poisse! Pas le moment de me faire attaquer! Je sortais de la grotte en fixant les deux qui arrivaient, la présence de Kagov me rassurait, mais je fixais le nouveau venu avec méfiance.


«Yo Sivir! Fais gaffe de pas choper froid!»
«Je ne suis jamais malade, Kagov, tu le sais bien...»
il se mit à ricaner, c'est vrai que depuis que j'ai atterri sur cette île, je n'ai jamais eu le moindre rhume. Je suppose que mon cosmos repousse naturellement les microbes ou autres... «c'est qui lui?» que je demandais en tenant toujours ma serviette à la main, comme pour cacher ma poitrine assez dévoilée avec ma tenue... je me méfie des hommes, de façon générale, je n'aime pas qu'ils me regardent et les hommes de  l'équipage le savent bien. On va dire que je ne suis pas encore trop à l'aise avec mes charmes, même s'il faudra bien que j'apprenne à m'en servir, ça me sera utile un jour ou l'autre!

«Euh... je préfère le laisser se présenter, mais c'est Fritz qui l'envoie, apparemment, il est fiable!» je haussais un sourcil... bizarre comme façon de parler. En gros, y'a du mystère qui plane autour de ce gars? Un truc que Fritz n'a pas voulu dire à l'équipage? Je faisais un signe de tête sur le côté, si Fritz n'avait rien dit, c'est que Kagov ne devait probablement pas en savoir plus.
«Ok, c'est bon...»
«Ok j'y vais... mais euh... fais gaffe quand même ok?»
je fronçais les sourcils, je ne savais pas s'il me demandait de me méfier de l'inconnu, ou s'il me demandait de pas le trucider au premier faux pas? D'un autre côté, pas dit que je sois à même de le trucider, je savais pas pourquoi, mais il avait un truc qui me donnait froid dans le dos, il devait être plus puissant qu'il n'y paraît... bref, je regardais Kagov partir, c'est pas un curieux, s'il dit qu'il part, il partira et n'écoutera pas aux portes.

«Donc? T'es qui?»
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Dim 28 Fév - 12:03

Un grand gaillard du nom de Kagov fut chargé par le maussade Fritz de montrer le chemin à Sigmund. Leur route se révélait assez âpre. Seuls quelques passages avaient été aménagés pour faciliter le passage des matelots, mais le reste restait sauvage. Sigmund suivait Kagov sans trop d'efforts et sans déplaisir non plus. Il est heureux de pouvoir enfin se dégourdir les jambes après la traversée, et ne se priva pas de franchir d'un bond athlétique les passages les plus escarpés, tout en prenant garde à ne pas trop inquiéter Kagov qui n'avait pas le même rythme que lui.

L'homme était  plus ouvert à la conversation que son patron, et c'était agréable d'avoir un guide assez bavard pour se distraire du spectacle assez morne de ce paysage désolé. Malgré son visage de forçat, Kagov était d'une compagnie relativement sympathique. Peu enclin à entendre des histoires de piraterie qu'il n'était pas pressé d'apprendre, Sigmund lui posa des questions sur le climat de l'île, sa géographie, les difficultés que l'on pouvait rencontrer à s'organiser pour vivre en un tel endroit, et en particulier sur le gouffre.

Avec une comparaison très imagée, Kagov décrivit le puits comme étant un phénomène extraordinaire, d'origine divine peut-être. Il affirma que Sivir était familière de cette curiosité. On avait résumé rapidement à Sigmund qui était cette fille, une otage qui était finalement devenue une apprentie de Fritz. Sigmund n'avait pas cherché à en apprendre davantage sur le coup : on lui avait dit qu'il verrait bien lorsqu'il la rencontrerait, et de toutes façons depuis quelques mois il avait eu l'occasion d'entendre le récit de vies encore plus étranges et tourmentées que celle-ci. Une paumée de plus dans la trame chaotique du Destin.

" Et moi qui croyais que les marins ne voulaient pas de femmes à bord de leur navire par crainte du mauvais oeil. Je constate que le capitaine Fritz n'est pas superstitieux à s'établir ainsi sur une île prétendue maudite et à intégrer une ancienne otage à son équipage ... "

Au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient de la plage et que s'estompait la chanson plaintive du ressac des vagues sur les galets, Sigmund pouvait sentir avec plus d'acuité une présence sur leur chemin. C'était une aura assez farouche qui engageait à la méfiance, et Kagov le conduisait justement dans la direction d'une grotte en roche grise. Le guerrier devina des bruits d'effort en sortir. Avant même qu'il ait pû décider d'entrer, il sentit une vague d'agressivité à son égard. Une présence leur interdisait l'entrée de la caverne, comme un animal sauvage qui a une réaction offensive lorsque l'on pose un pied sur son territoire. Sigmund rencontra une paire d'yeux bleus d'une froide clarté, méfiants et ombrageux.

Kagov dénoua la tension d'une boutade, et leur hôte les accueillis d'un ton bourru. Après avoir calmé les alarmes de Sivir, le pirate fut renvoyé à ses affaires. Sigmund était désormais libre de se présenter plus complètement : Fritz ne voulait pas que ses hommes soient au courant pour les affaires qui concernaient les conjurés. Il dévisagea d'un air intrigué cette adolescente assez petite mais qui savait affirmer sa présence.

Sivir était sans doute moins agée que lui de quelques années, et, avec quelque chose qui ressemblait à du malaise, tentait de cacher derrière une serviette sa peau dénudée et luisante de la sueur de l'entraînement. Instinctivement, Sigmund avait le pressentiment que cette silhouette était trop harmonieusement épanouie pour avoir grandi uniquement dans l'univers précaire de la piraterie. Sa façon de se présenter, brutale et grossière, dérangeait un peu l'asgardien, et il savait que la faiblesse ne pardonnait pas face à ce type de personnage. Aussi fit-il de son mieux pour ne pas se laisser influencer par son agressivité et son séduisant visage et lui faire une réponse ferme et assurée.

" Mon nom est Sigmund. Fritz et moi, nous sommes originaires du même pays. Là-bas, je fais partie des partisans de Loki. Nous organisons une résistance contre le pouvoir des représentants d'Odin. Je viens pour voir le gouffre, il se pourrait qu'il nous intéresse. Fritz est un ... compagnon. "

En fin de phrase, il avait hésité à prononcer le mot, car il n'est pas encore habitué à l'idée de faire équipe avec un tel personnage. Allié ou partenaire aurait été plus juste à son goût, mais parfois il faut forcer les choses dans le langage pour s'habituer à une réalité. Il allait aussi devoir se faire à coopérer avec cette fille que quelques années plus tôt il aurait qualifiée sans hésiter "de mauvais genre", ou "douée pour vous attirer des ennuis". Alors il tenta d'engager la conversation, autant pour apprivoiser cette chafouine brunette que pour apaiser ses propres réticences.

" Tu étais en train de t'entraîner ? Il faut avoir un certain niveau pour pouvoir le faire seul, en autonomie. Je pensais que Fritz était le seul à véritablement maîtriser le cosmos ici. Tu ne crains pas les éboulements ? "
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Dim 28 Fév - 12:46

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]À l'évocation d'une femme à bord d'un navire, Kagov ne put s'empêcher de rire de cet air bon enfant qui le caractérisait tant!
«Oh, Sivir ne vient presque jamais avec nous! Et si elle est à bord, c'est uniquement pour prendre la mer avec Fritz et deux ou trois gars, pas plus! Les autres sont trop superstitieux et refusent d'être à bord si elle est là! Pour ça qu'elle passe le plus clair de son temps ici, ou alors elle passe quelques jours sur terre, ça dépend!»

Ils approchaient de mon antre, jusqu'à arriver enfin jusqu'à moi. Instinctivement, j'avais intensifié mon cosmos, peu habituée à en ressentir un autre que celui de Fritz... je ne pouvais pas encore déceler mes amis de mes ennemis, j'étais encore trop novice pour me permettre de baisser ma garde une seule seconde, sachant que même ainsi, je pouvais facilement me faire tuer par l'un de ces "guerriers d'Odin" dont Fritz m'avait déjà parlé - j'ignorais qu'ils avaient déjà été tous décimés, mais surement que certains avaient déjà été remplacés.

L'homme était plutôt beau, mais je ne m'y attardais pas, demandant plutôt à Kagov de nous laisser puisque les ordres étaient que je le conduise au gouffre pour qu'il l'étudie. L'inconnu se présenta enfin alors que je m'avançais d'un pas vers lui, diminuant mon cosmos avant de me mettre à rire lorsqu'il qualifia Fritz de son compagnon?

«Ok, effectivement, tu dois être fiable... Fritz n'a pas d'ami, ni de compagnon.. mais je suppose que justement, c'est difficile de trouver un terme pour qualifier une relation avec lui!» s'il avait menti, il n'aurait pas hésité comme ça. Je lui souriais un peu plus sincèrement en finissant d'essuyer la sueur sur ma peau avant d'enfiler une veste de fourrure... il semblait intrigué par le fait que je m'entraîne seule, je haussais des épaules en détournant les yeux

«Fritz m'entraîne parfois, mais je crois qu'il n'aime pas l'idée que je devienne forte. Il s'est fait griller une fois, il a pas l'intention de me laisser le griller une seconde fois. De toute manière, pas comme si je pouvais être vraiment forte, je veux juste trouver un sens à ce que je suis...» pourquoi mon père m'a rejetée? Pourquoi est-ce que j'ai ce "cosmos"? Je me tournais vers Sigmund en souriant avec une certaine tristesse «Loki... dans la mythologie, il est de la famille d'Odin non? Comment ça se fait qu'il veuille le contrer?» je rougissais légèrement, tout comme Fritz refusait de trop développer mon pouvoir, il ne me parlait pas trop des dieux tout ça... j'ai le sentiment qu'il a peur que je rejoigne un camps, même si je ne vois pas trop lequel, j'ignore qui sont les ennemis d'Odin, mais je sais qu'il doit y avoir une armure sur cette île, une armure que Fritz veut et qui appartiendrait à un camps ennemi. Je dois avoir l'air bien vulnérable à cet instant, mais il faut dire que je suis encore à l'âge où on se construit...

«Le gouffre est par là, il y aura un peu d'escalade.» cette île n'est qu'un amas de roche et de terre, presque pas de végétation, mais avec tout ce que Fritz pille en permanence, il a pu l'aménager à sa convenance de l'autre côté, entre les planches des épaves de bateaux et les trésors, il s'est construit un vrai petit royaume pour lui tout seul - quatre bicoques qui se battent en duel hein? - le seul problème, c'est l'eau. C'est l'une des raisons pour lesquelles Fritz part tous les jours, en dehors de l'eau de pluie qu'on récupère dans des tonneaux, il n'y a pas d'eau douce ici.

Je passe devant pour lui montrer la voie, pour sûr que je dois avoir l'air nettement moins menaçante maintenant... faut dire qu'il m'intrigue un peu, cette histoire de Loki m'intrigue.

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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Lun 29 Fév - 13:35

La tension commença à se dissiper en un éclat de rire. Sivir entreprit d'enfiler une veste de fourrure, ce qui lui finit de lui donner un air un tant soit peu civilisé. Avec un sourire en coin, la jeune fille affirmait que Fritz n'avait pas de véritables amis. A l'époque où il côtoyait le rouquin à Asgard, Sigmund avait effectivement eu l'impression que les gens de la lignée de Megrez étaient en général brillants mais aussi trop occupés par leur réussite et leur gloire personnelle pour créer des liens avec les autres. L'asgardien trouvait d'ailleurs étrange que l'un d'entre eux prenne une apprentie qui ne soit pas de son sang. Mais sûrement Fritz avait-il besoin d'un soutient et pensait que cette fille à qui il avait accordé une protection inattendue lui serait plus fidèle qu'un autre.

A ce qu'il pouvait deviner de la relation entre Sivir et Fritz, Sigmund se sentait un peu mal à l'aise. Quelle étrange tandem, le maître avait enlevé l'élève, l'avait persuadée de suivre un entraînement, mais il n'y avait pas de réelle confiance entre eux. La disciple critiquait son mentor et l'accusait de la brider devant un inconnu. Sans savoir quel crédit il fallait apporter aux dires de cette apprentie susceptible, Sigmund préférait retenir ses remarques avant d'en savoir plus. Il murmura prudemment en réponse à la confidence de Sivir :

" Je suppose que c'est un motif comme un autre de progresser dans cette voie. Il y en a tellement ... Quoique selon la tradition, un initié au cosmos s'entraîne pour se mettre au service d'un dieu. "

Encore un peu sur la défensive, Sigmund préférait marcher sur des oeufs. Même s'il avait du mal à comprendre ce que voulait faire Fritz avec cette disciple, il était l'invité du pirate. Il ne pouvait pas interférer sans raison, et apprendre à Sivir des choses qui devaient lui être normalement transmises par son maître. De même pour les questions qu'elle lui posa sur Odin et Loki. Habituellement, lorsqu'on le lançait sur le sujet de la politique des dieux à Asgard, le frère de Duhbe était intarissable. Mais qu'est-ce que Sivir était prête à entendre ? Elle parlait de mythologie, mais acceptait-elle cette réalité que les dieux pouvaient se manifester parmis les mortels ? Là encore, il évita de trop s'avancer.

" Odin et Loki sont liés par un pacte de sang, mais à ce qu'il semblerait, il n'est pas si courant que des frères aient la chance de partager les mêmes opinions ou même d'avoir la patience de dépasser leurs divergences. J'en viens même à penser que c'est un privilège que de connaître un lien de soutient inconditionnel. "

Un voile de regret passa fugitivement devant ses yeux, suivi d'un froncement de sourcils ombrageux. La douleur de la mort de Siegfried, de la perte de ce petit frère prodige, s'atténuait et se laissait maîtriser grâce au temps qui passe. Mais la colère elle ne s'éteignait pas. Il chassa ces émotions d'un regard  au paysage nocturne. La clarté de la lune était suffisante pour distinguer les reliefs de l'île rocailleuse, cependant il fut assez surpris que Sivir veuille lui faire la visite du gouffre en pleine nuit. Elle avait sans doute ses raisons.

Le partisan de Loki ne protesta pas et lui emboîta le pas. Il comprit rapidement qu'il avait tout intérêt à prendre les mêmes appuis et à reproduire les mêmes gestes pour avancer dans l'escarpement de la pente. Le terrain était traître, certains blocs de pierres bougeaient, de place en place quelques graviers ruisselaient sous leurs pas. Sivir devait avoir tellement l'habitude de le parcourir qu'elle ne devait plus s'en rendre compte. C'était certainement son terrain de jeu à elle, bloquée sur cette île et solitaire dans cette drôle d'existence.

A la regarder grimper de bloc de pierre en bloc de pierre, Sigmund se faisait la réflexion que c'était tout de même quelque chose de gracieux qu'une initiée au cosmos qui se déplace en terrain accidenté. Sivir était de petite taille, pas en pleine possession d'une maîtrise de ses capacités, mais il y avait dans ses mouvements la témérité de l'envol de la mésange. Rien qu'à la voir bouger, l'ancien guerrier du palais de Polaris parvenait à juger que Fritz n'avait pas fait un si mauvais choix. Cette fille avait des dispositions.

" Ha ! Qu'est-ce que c'est ? "

Le guerrier s'était arrêté au milieu de la pente, en alerte. Ils n'étaient plus très loin de leur but, mais à quelques pas sur leur gauche, une lueur avait accroché son regard et il la regardait de ses yeux clairs écarquillés. Cela ressemblait à une petite flamme bleue qui clignotait entre les rochers. Pourtant, Sigmund avait pensé qu'ils étaient seuls dans cet endroit sauvage et à une telle heure. Mais il est vrai qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir des feux follets auparavant.

_______
[HRP]D'accord, je tiendrais compte de tes remarques. Mais ce sera peut-être un peu moins rapide, il va falloir le cuisiner le cheval. Wink
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Lun 29 Fév - 21:02

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ma façon de parler, notamment de Fritz, montrait bien que je n'avais guère de connaissances en la matière des entraînements ordinaires, ce principe de maître et disciple, et encore moins cette histoire d'armure, de robe ou autre... Fritz ne m'avait rien dit, à part qu'on lui avait volé le droit de devenir un guerrier d'Odin, rien de plus. Il se méfiait, oui, et j'en avais conscience, même si je ne comprenais pas pourquoi. Malgré mon sale caractère, je ne voyais pas encore en quoi je pouvais représenter une menace quand on voyait ma taille en comparaison de la sienne ou de ce Sigmund.

Je le précédais donc pour lui montrer la voie vers le gouffre. Peu importe l'heure, la lune allait bientôt se lever et éclairer cet endroit comme si on était en plein jour. Il n'y a pas d'arbre ou quoi que ce soit pour gâcher la vue, il y verra très bien.
Comme il ne connaît pas les lieux, il me suit à la trace, je ne suis même pas surprise qu'il soit apte à me suivre aussi facilement, il dégage un cosmos assez imposant, donc je suppose que ça doit être assez simple pour lui.

Je m'interroge alors à ce qu'il a dit plus tôt, à propos de Loki... frère, fils, cousin, j'ai toujours eu du mal à y comprendre quelque chose à la mythologie! Sérieux, j'ai toujours l'impression que tout le monde couche avec tout le monde et a des enfants avec frères, sœurs et cousins! Et encore, c'est pire chez les grecs!
Bref, il essayait de m'expliquer, en gros, que malgré les liens qui peuvent unir les dieux, ça ne les empêche pas de se faire la guerre... je plissais des yeux en essayant de comprendre le sens caché de ses paroles avant de détourner le regard... en soit, je ne savais pas si ce Loki valait mieux qu'Odin, mais il valait mieux pas que je pose la question à voix haute puisqu'il semble le servir.. bref.

On s'approchait de plus en plus du gouffre lorsque Sigmund fut attiré par deux petites flammes bleues, je souriais doucement avant de lui faire signe de continuer à avancer

«Fritz dit que ce sont des feux follets, mais je ne vois pas ce qui pourrait flamber par ici! Moi je pense qu'ils viennent du gouffre, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, on les voit pratiquement toutes les nuits de pleine lune comme aujourd'hui.»

Je m'amusais alors en prenant une profonde inspiration, je ne maîtrisais pas du tout ce pouvoir, c'était juste une façon de concentrer mon cosmos, mais je fis un large mouvement de la main, ce qui créa une lame de vent qui fonça vers les deux follets, les flammes bougèrent comme des lueurs de bougie prêtes à s'éteindre, mais rien, au lieu de ça, elles commencèrent à se déplacer doucement pour rejoindre le gouffre!

«On a qu'à les suivre, tu verras qu'elles rejoignent le gouffre!» je me mettais à rire doucement avant de presser le pas, suivant les petites âmes comme je me plaisais à le croire, jusqu'à ce qu'effectivement, on débouche sur la large clairière, parfaitement éclairée par la lune, et ce gouffre, parfait, circulaire, creusé dans la pierre comme s'il l'avait été de la main d'un dieu. Je m'en approchais, sans crainte, et on pouvait voir les feux follets sauter dedans pour disparaître...

«Tu vois? Pourtant, si on jette une torche là dedans, on la voit beaucoup plus longtemps avant qu'elle ne disparaisse, alors qu'eux, on dirait qu'ils s'éteignent tout de suite...» je regardais le gouffre avant de carrément m'asseoir au bord, laissant mes jambes pendouiller dans le vide

«Fritz est persuadé qu'il y a un trésor là dedans, un trésor qui pourrait lui permettre de devenir le guerrier qu'il a toujours voulu devenir... je comprends pas pourquoi il s'obsède avec ça, à mon avis, vu sa force, il est déjà un sacré guerrier, et il pourrait servir le dieu qu'il veut...» eeet ben oui, je sais pas comment ça marche!
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Mer 2 Mar - 21:28

L'hypothèse de Fritz sur ces lumières, rapportée par Sivir, permit à Sigmund de faire un lien avec des légendes qu'il avait entendues à propos des feux follets : ces petites flammes sorties de nulle part indiquaient la présence de trésors selon les croyances populaires. L'asgardien ne savait pas dans quelle mesure il pouvait prêter foi à ces légendes, les trésors ne l'intéressaient pas trop. La jeune femme avait une autre opinion sur la question : ces flammes venaient du gouffre. Il murmura dans un souffle :

" Cela ne nous dit pas comment elles peuvent se déplacer ainsi ... "

Sivir envoya d'une petite explosion de cosmos une rafale en direction des petites flammes qui vacillèrent sous son souffle. Sigmund lui lança un coup d'oeil déconcerté. C'était étrange de voir à quel point elle s'amusait naturellement avec le peu qu'elle savait. Par chance, la rencontre du coup de vent et des flammes n'avait pas provoqué de réaction dangereuse des flammes : celles-ci continuaient simplement leur chemin. Sivir l'engagea à les suivre. L'aîné des Duhbe secoua la tête, il ne savait trop s'il devait blâmer de l'inconscience de la part de la jeune pirate ou s'il devait essayer de prendre les choses à la légère : après tout elle venait tout le temps ici, elle savait ce qu'elle faisait. Enfin, en théorie.

La course des lueurs les conduisit à l'objet de sa quête. Le gouffre était là, parfaitement et géométriquement circulaire. Sa paroi était à peine usée, fissurée de quelques lézardes, mais gardait sa forme sans s'effondrer. Son origine surnaturelle était assez évidente, il flottait un cosmos étrange dans ces lieux, non pas concentré comme lorsqu'une personne en fait usage, mais quelque chose de diffus et permanent, comme un parfum qui ne se serait pas estompé depuis des années. Un parfum de sépulcre. Lorsqu'il vit Sivir s'asseoir tranquillement sur le rebord, Sigmund sursauta. Cette apprentie était amusante, mais là elle commençait à l'inquiéter.

Quoiqu'il en soit l'histoire du trésor montrait à quel point montrait combien Fritz cherchait à tenir sa disciple dans l'ignorance. Cette histoire plaisait de moins en moins à Sigmund : le pirate donnait vraisemblablement moins d'instruction que nécessaire à sa disciple, simplement le minimum afin d'avoir un bras droit pour terroriser quelques navires choisis pour le pillage. Il commençait à avoir moins envie de garder le silence, surtout lorsqu'il entendait une énormité comme celle selon laquelle on pouvait proposer ses services à un dieu. Il secoua la tête et dit d'un ton désapprobateur.

" En principe, on ne vend pas ses services à un dieu comme un mercenaire va chercher un emploi chez le plus offrant des seigneurs locaux. Un dieu désigne ses guerriers pour défendre ses idéaux, la puissance seule ne compte pas. Si Fritz cherche le trésor qui se trouve dans ce puits comme il le dit pour se vendre à un dieu, son effronterie pourrait lui jouer des tours ... "

Sur ces paroles un brin sentencieuses, Sigmund posa une main sur l'épaule de Sivir et lui murmura du ton le plus apaisant qu'il put :

" Ne reste pas là. Cela pourrait être dangereux. Tu ne sens pas ce cosmos qui imprègne les lieux ? "

Il était assez tendu de la voir prendre à la légère des puissances mystiques dont elle ne savait rien. Lui-même n'avait que très peu d'éléments sur cet endroit. Ce qu'il devait avant tout faire, c'était ce que le conseil des partisans de Loki avait résolu à propos des armures. Il y avait une course aux armements, on avait essayé d'empêcher l'armure de Fafnir d'être portée par un partisan d'Odin, les guerriers divins pouvaient chercher à faire de même ici. L'asgardien sortit de ses affaires quelques parchemins marqués de runes épelant le nom de Loki en ancien norrois.

" Cela va me prendre quelques minutes, tu peux attendre plus loin ou rester ici, mais laisse-moi me concentrer. "

Un sceau tenu en main, Sigmund ferma les yeux et entra en méditation. Il chercha à faire entrer son cosmos en résonance avec celui du dieu qui imprégnait les écritures, puis à l'harmoniser avec les vibrations des lieux, avec l'aura du gouffre pour que les puissances mystiques acceptent de recevoir cette protection. Sa température baissa, comme c'était souvent la caractéristique des guerriers du nord. L'exercice dans lequel il n'était pas le plus doué à la base était assez compliqué, et il fut obligé de faire une pause. Il appela Sivir et lui demanda :

" Je n'ai pas terminé, mais je vais un peu m'arrêter là pour le moment. Dis-moi, que peux-tu me dire de plus sur cet endroit ? Tu viens souvent ici ? "
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Jeu 3 Mar - 14:30

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J'avais du mal à comprendre l'intérêt de cet homme pour les feux follets... oui c'est vrai que la première fois, ça m'a un peu surprise, et je manifestais surement ainsi toute mon ignorance de l'époque dans laquelle je vivais... les dieux, la mythologie, les guerriers divins, toutes ces choses m'échappaient encore totalement et j'ignorais à quel point les légendes pouvaient avoir leur part de vérité. D'un geste nonchalant, j'avais envoyé une lame de vent sur les flammes, pour prouver que ce n'était pas du vrai feu, mais une sorte d'aura ténébreuse qui avait surement une source particulière qui m'échappait... à son regard, j'avais limite l'impression d'avoir fait un acte contre nature en agissant ainsi, pourtant jusqu'à présent, ces petites flammes m'ont toujours donné l'impression que.. ben qu'elles m'aimaient bien?

«Je ne sais pas comment elles se déplacent, mais j'en vois presque tous les jours... les autres m'avaient pourtant dit qu'il était rare de les voir, mais j'ai l'impression qu'elles m'aiment bien, surtout lorsque je m'entraîne et que j'intensifie mon cosmos, comme si ça les attirait...» m'enfin après, je me faisais peut être des idées, à cet instant, je n'avais pas encore une haute opinion de moi-même, mon orgueil allait surement s'intensifier avec le temps et l'entraînement, mais pour le moment, je débutais à peine et ma vie n'avait pas encore eu à souffrir des événements qui feraient de moi ce que j'allais être. L'incarnation du vent et de la mort... difficile à imaginer dans mon cas actuel!

J'emboîtais le pas à Sigmund pour l'attirer vers le gouffre en suivant donc les feux follets, comme à leur habitude, ils disparaissaient presque instantanément au moment de sauter dans le vide, là où des flammes ordinaires disparaitraient progressivement. De là, j'expliquais un peu ce que je savais de cet endroit, notamment par rapport à la légende de l'armure et sur le fait qu'à mes yeux, Fritz avait tort de s'emmerder à se focaliser sur tout ça alors qu'il avait la force de proposer ses services à n'importe quel dieu. Je m'étais installée au bord du gouffre, et il m'expliqua alors que les guerriers ne choisissaient pas vraiment le dieu qu'ils allaient servir, mais que c'était le dieu qui choisissait ses élus? Je me tournais vers lui, les yeux écarquillés


«Mais alors.. ça veut dire que Fritz ne s'est pas vraiment fait voler l'armure? Que son cousin était mieux destiné à servir Odin que lui?» sur le coup, mon esprit commença à se tourmenter, et il y avait des choses que je comprenais mieux. C'était pour ça qu'il avait autant la haine envers Odin, pas parce qu'il le trouvait faible d'avoir été dupé par Alberich, mais parce qu'il ne l'avait pas jugé digne de le servir? Sur l'instant, je me sentais un peu perdue, même si ça ne faisait qu'augmenter mon propre mépris envers Odin et son jugement... mais ça me faisait surtout comprendre pourquoi Fritz me maintenait ainsi à distance, il ne voulait pas que je devienne assez forte pour mériter l'attention d'un dieu! Sauf que.. ça ne me plaisait pas trop d'un coup, je fronçais les sourcils, trouvant cela injuste d'être ainsi mise à l'écart alors que je pouvais peut être avoir l'ambition de servir un dieu qui pourrait me choisir un jour...

Je me mordais la lèvre inférieure, cette rencontre avec Sigmund venait peut être de marquer un tournant dans ma vie, j'avais plus que jamais envie de faire mes preuves et de courir vers un destin bien meilleur que celui de simple pirate... au-delà de me venger de mon père qui n'a pas payé la rançon pour me récupérer... Je sursautais lorsque Sigmund me demanda de me lever, je me tournais alors vers lui, l'air surpris

«Euh... tu trouves ce cosmos menaçant?» pour ma part, je ne l'avais jamais ressenti comme tel. Au contraire, plus d'une fois, j'avais ressenti le besoin de sauter carrément dans le gouffre, et seule ma raison et un certain instinct de survie m'ont empêché de le faire jusqu'à présent. Mais je me levais quand même, car visiblement, Sigmund avait besoin de faire quelque chose ici.

«Je... je peux regarder?» apparemment oui, tant que je ne le dérangeais pas. Je me reculais donc pour aller me mettre carrément de l'autre côté du gouffre, comme il l'avait demandé cependant, je ne m'asseyais pas au bord, mais je me mettais accroupie, mes bras entourant mes genoux, les fesses sur les talons à le regarder de loin. Je n'entendais ainsi pas ce qu'il disait et je n'étais pas trop sûre de ce qu'il faisait, j'avais l'impression que ses lèvres bougeaient et je pouvais sentir son cosmos résonner avec celui du gouffre! Ça m'intriguait et je me penchais pour voir si par hasard, le gouffre pouvait agir avec lui, mais je ne voyais toujours rien à part un courant d'air froid qui me fit légèrement frissonner.

Lorsqu'il semblait avoir terminé, je me relevais et je m'approchais pour voir s'il avait besoin de quelque chose, je pouffais de rire lorsqu'il me demanda si je venais souvent ici.

«Je viens tous les jours.. ça fait partie de mon entraînement. Je te l'ai dit, Fritz pense qu'il y a un trésor là dessous, alors tous les jours, j'essaie de descendre en escaladant sur la paroi... regarde, on voit mes traces là!» je lui montrais les marques, des sortes de trous fais sur la paroi par mes pieds et mes poings «mais au bout d'un moment, il y a une sorte de pression bizarre, j'ai l'impression de ressentir comme un avertissement qui me dit de ne pas aller plus bas... ça doit être environs deux cents mètres en dessous...» j'avais levé les yeux au ciel pour compter dans ma tête entre le temps que je mettais à descendre et la distance que je devais surement parcourir à chaque minute... puis je baissais les yeux vers lui, l'air un peu plus sérieux

«Mais... si ce que tu dis est vrai, même si je viens à trouver une armure là dessous, Fritz pourrait ne pas pouvoir la porter si le dieu auquel elle correspond ne veut pas de lui, c'est ça?» mais alors, pourquoi il m'emmerde à descendre à tout prix? «est-ce qu'il est possible que le fait d'aller chercher l'armure puisse être une épreuve divine pour l'obtenir?» si c'est le cas, et que c'est moi qui parviens à aller la chercher... l'armure me reviendrait? Un frisson parcourut ma colonne vertébrale sur le coup, j'avais un mauvais pressentiment...
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Ven 4 Mar - 9:35

Perplexe devant l'obstacle auquel il était confronté, Sigmund s'était assis sur un rocher à quelques pas du gouffre. En cherchant à poser un sceau sur cet endroit, il avait compris que l'influence de la présence qui habitait les lieux s'étendait bien au-delà de cette clairière. S'il se mettait en tête de sceller toute l'île, cela lui prendrait des jours et l'épuiserait. Il lui fallait prendre du recul pour prendre le problème sous une autre perspective. Il tira une gourde d'eau de son sac, en proposa machinalement à Sivir tout en écoutant ce qu'elle lui racontait.

Plus elle lui parlait de ce qu'elle faisait sous la direction de Fritz, plus Sigmund avait l'impression que cet homme exploitait Sivir de la manière la plus sordide pour ses fantasmes de gloire illusoires. Lorsque Sivir s'était posé la question de cette injustice dont se plaignait le pirate, il n'avait répondu que par un petit " Fritz envie Albérich ? " ironique. A six pieds sous terre et déchu aux yeux de tous de l'honneur attaché normalement à son rang, le destin de la demi-portion rousse ne lui semblait guère enviable.

* Décidément, ces deux-là se ressemblent. Impies jusqu'à la bêtise, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. *

Une vieille rancune refaisait surface. Sigmund avait bien envie soudain de laisser le gouffre là et d'aller prendre à part le chef des pirates pour avoir une franche explication avec lui, ne serait-ce que pour lui faire passer l'envie d'envoyer des orphelins risquer leurs vies pour ses lubies. L'asgardien se dit qu'il ne manquait plus à ce brigand que le varan ou le crocodile comme animal de compagnie pour obtenir un certificat d'authenticité de crapule de première classe aux côtés de Barbe Bleue et du croquemitaine. Au fil de la conversation, il se rendait bien compte que malgré son attirance anormale pour ce gouffre funèbre et  passées les tensions d'un a priori méfiant, Sivir se montrait enjouée et naturelle, comme toutes les jeunes filles normales. Elle avait de la confiance, et Fritz en abusait.

Sigmund se leva et fit quelques pas en tournant le dos pour tenter de contenir son impulsivité qui lui jouait souvent des tours. Lorsqu'il était seul, il faisait moins attention aux conséquences de ses actions. Mais s'il allait demander des comptes à Fritz, est-ce que ce serait forcément bénéfique pour Sivir ? Il fixait l'abîme d'un air absent, regardait les marques entaillées dans la paroi, stigmates d'escalades périlleuses. Pourtant depuis tout à l'heure, Sivir parvenait à des conclusions nouvelles à haute voix. Elle semblait plutôt futée. Au ton qu'elle employa dans sa dernière question, il avait l'impression qu'un orage était près d'éclater. Il répondit en cherchant à peser ses mots :

" On sait peu de choses sur les armures sacrées. Leur origine se perd dans le fond des temps. Il paraît qu'elles sont douées d'une vie propre et qu'elles gardent les souvenirs de leurs porteurs même après leur mort et qu'elles sont pour eux comme des amies. Elles les choisissent, selon leur caractère, leur façon d'agir ... Je suis pour ma part lié à l'armure de Grani, les prêtresses de Polaris l'ont lu dans les runes. A Asgard, c'est habituellement un dieu ou son représentant, connaissant ses partisans, qui attribue les armures quand il juge le moment venu. "

" Cela n'a pas empêché pourtant une catastrophe il y a deux ans. Depuis un certain temps, Odin a décidé de s'allier aux dieux grecs et a renoncé à se réincarner sur terre. Il a seulement demandé à son peuple d'empêcher la fonte des glaces des pôles grâce à leurs cosmos. Chose que les asgardiens font sans que le monde reconnaisse leur action, comme si notre maîtrise du cosmos était une honte. "

" Cette décision nous a laissé dans une position vulnérable. Il y a deux ans donc, notre prêtresse a été corrompue par un dieu grec qui l'a manipulée pour sa propre guerre. Elle a désigné parmi ceux qui lui étaient fidèles ses guerriers et leur a attribué ces fameuses armures sacrées. Porter les armures ne les a pas empêché de mourir en croyant servir leur cause alors que c'était tout le contraire. "

"Nous avons frôlé la catastrophe car les prières s'étant arrêtées, le niveau des océans a failli engloutir la terre. Notre royaume était sur le point de s'effondrer. "


L'expression de Sigmund s'était durcie. C'était une chose qu'il ne pardonnerait jamais. Cette apocalypse évitée de peu était marquée dans sa mémoire comme au fer rouge. Il murmura alors :

" Est-ce que tu comprends où je veux en venir ? Bénéficier de la protection d'une armure si on ne se bat pas aux côtés d'un dieu puissant ne mène pas bien loin. Utiliser l'armure pour tromper les dieux, il paraît que ça s'est vu, mais cela ne s'est jamais bien terminé pour l'arrogant qui croit berner des êtres divins. En revanche, on raconte que se battre aux côtés d'un dieu pour changer le cours du destin, cela permet parfois de faire des miracles et de rentrer dans l'Histoire. "

" Lorsque Loki sera au pouvoir, les vieilles traditions instaurées par Odin seront remises à plat. On fera à nouveau respecter la puissance des guerriers du cosmos et ceux qui sont éveillés. Le royaume d'Asgard sera considéré comme il est justice qu'il le soit ... "

Ces dernières paroles lui rappelèrent à quel point il voulait se montrer digne de cette ambition de renouveau. N'avait-il pas été lâche de vouloir rester tranquillement au bord du gouffre pour sceller ce lieu des interventions d'autres dieux que Loki ? Sivir prétendait qu'elle était à la fois attirée et repoussée par le gouffre, mais ce n'était qu'une apprentie. Elle pouvait se tromper. Il s'assit à son tour au bord du gouffre et mémorisa la place des encoches, sceau divin en main, résolu à affronter la puissance qui habitait ce puits.

" Parfois la seule manière de savoir est d'essayer. Tu es pour le moment la seule à avoir tenté de descendre ? Est-ce qu'on sait ce qu'il y a au fond ? "
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Dim 6 Mar - 9:16

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point je pouvais être ignorante du monde qui m'entourait. Les légendes nordiques semblaient de plus en plus réelles à mes yeux, je buvais littéralement les paroles de Sigmund, tout en gardant à l'esprit qu'il pouvait peut être se jouer de moi et essayer simplement de se foutre de ma gueule en profitant justement que je ne savais rien de tout ça. Faire confiance à Fritz ou à un inconnu, ce n'était pas difficile comme choix, même si bon, avec son mode de vie, pouvait-on vraiment dire que Fritz était le genre de gars à qui il fallait faire confiance?

Je me grattais un peu la tête, perdue dans tout ça, les armures, les représentants... mais lorsqu'il parla de l'épisode de la montée des eaux, je me souvenais parfaitement de cette période

«Je me souviens de ça.. c'est justement pendant la tempête générée par la montée des eaux que Fritz a attaqué mon bateau et m'a kidnappée...» demandant une rançon à mon père qu'il n'a jamais payée. Je ne pouvais oublier cet épisode de ma vie, mais je n'aimais pas pour autant m'en souvenir. Mon visage se refermait et je détournais le regard pour fixer la roche plus loin comme si elle était devenue plus intéressante que le reste, mais j'écoutais encore Sigmund qui m'expliquait donc que tous ceux qui avaient lutté pour Odin à l'époque étaient morts... je tournais un œil vers lui, surprise d'imaginer qu'ils se soient fait décimer aussi facilement!

«Tous sans exception? Je suppose qu'ils ne devaient pas être bien forts alors? Ou leurs ennemis étaient si puissants?» mais visiblement, c'était surtout parce qu'ils ne servaient pas la cause qu'ils croyaient servir, servir un dieu manipulé doit visiblement rendre les guerriers plus faibles, ou inversement, servir un dieu puissant rend les guerriers puissants! C'est ce que finissait par conclure Sigmund et je me tournais vers lui d'un air intéressé

«Tu dis qu'il faut lutter aux côtés d'un dieu puissant pour faire des miracles... Loki est-il si puissant?» puis je réalisais ce que je venais de dire et je me décomposais un peu, ramenant mes mains devant moi en fixant le gouffre d'un air éteint «Ne me réponds pas... de toute manière, je doute que ça me concerne...» certes, j'ai une petite maîtrise du cosmos, mais ça ne fait pas pour autant de moi quelqu'un apte à servir un dieu, surtout un dieu puissant. Je me perdais vaguement dans mes pensées, mais Sigmund continuait de montrer de l'intérêt pour le gouffre, c'est pour ça que j'étais là, pour lui dire tout ce que je savais de cet endroit et rien d'autre! Je ne devais pas m'emballer avec la perspective de pouvoir un jour rejoindre ces armées et servir un dieu. Pourtant... j'avais envie d'avoir un destin un peu plus intéressant qu'être un simple pirate, d'autant que je ne pars presque jamais en mer à cause des autres et de leur superstition!

Je le regardais s'asseoir au bord du gouffre et je venais donc près de lui.

«Depuis que j'ai commencé à descendre, plus personne n'a essayé. Mais avant, oui. Ils tombaient tous, on ne savait pas pourquoi. Je croyais qu'ils étaient juste pas doués, mais le dernier à avoir essayé à réussi à rester accroché quelques secondes à la paroi et a dit qu'une force le tirait en bas, l'équipage lui a lancé une corde pour qu'il s'accroche, mais la force était si grande que la corde s'est rompue et il est tombé... quand je suis descendue la première, j'étais attachée, mais je n'ai jamais ressenti cette force qui me tirait en bas, pour ça que j'ai fini par pouvoir descendre toute seule. Moi j'ai juste une force qui au bout d'un moment, m'empêche d'aller plus bas, mais j'ai jamais eu l'impression que ça voulait me faire tomber.»

Je me mettais à sourire doucement en posant ma main sur le bord du gouffre, comme si je caressais un chat
«J'ai davantage l'impression que ce gouffre veille sur moi, je sais pas pourquoi... une fois, j'ai dérapé, j'ai glissé sur plusieurs mètres mais une sorte de plate-forme de quelques centimètres a supporté mon poids un mètre plus bas pour que je puisse y poser mes pieds. Je suis presque sure que cette plate-forme n'y était pas avant. Mais Fritz pense que je me fais des idées, que je ne peux pas connaître ce gouffre par cœur et que j'ai juste eu de la chance.» mais j'avais eu l'impression qu'il se méfiait quand même à ce moment là. M'enfin oui, ça pouvait être mon imagination aussi. «m'enfin voilà, moi j'ai l'impression que ce gouffre est vivant. Mais tous les autres disent que c'est l'inverse, que c'est un gouffre de la mort... c'est con non?» je rougissais un peu, c'est vrai que je devais avoir l'air débile avec mes théories...
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Dim 6 Mar - 22:46

Au fur et à mesure qu'il parlait, Sigmund comprenait que toutes ces choses qu'il transmettait à Sivir étaient complètement nouvelles pour elle. Etrangement, Fritz n'avait donné que des bribes d'histoire à son apprentie, et l'asgardien commençait à se demander si le pirate ne les avait pas révélées par accident. Finalement, Sivir fit le lien de la catastrophe dûe à la bataille de l'anneau avec son parcours personnel. L'espace d'un battement de cil, Sigmund se demanda si c'est réellement un hasard de rencontrer ici par hasard une personne dont la vie a été bouleversée par cet évènement. Mais son haussement de sourcil s'estompa rapidement : de nombreuses personnes avaient dû être affectées dans le monde. Ce n'était qu'une coïncidence.

" Pas forts ? ! Mon frère Siegfried était sans doute parmi les meilleurs guerriers de cette époque ! Bud était capable d'invoquer la puissance de la mer de glace. Thor aurait certainement pû rivaliser avec le demi-dieu Hercule. Hagen savait maîtriser à la fois un froid à briser la roche et une chaleur aussi intense que celle de la lave en fusion ... "

L'orgueil de Sigmund avait été chatouillé à l'idée que l'on puisse penser que les guerriers divins soient de médiocres combattants. Alors qu'il énumérait les noms et les faits d'armes, sa gorge se serrait. Il décida de s'arrêter là, avant de tenir une triste conversation. Il savait à quel point les gens pouvaient se trouver dans l'inconfort lorsqu'il ruminait ainsi à voix haute. Il avait pris l'habitude de résumer son grief en parlant des guerriers divins de Hilda : évoquer chaque visage ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Un sourire ironique prit le dessus.

" Cependant, comment faire lorsque l'on ne peut compter que sur un dieu qui se cache derrière sa représentante comme derrière un bouclier ? Un chef qui reste sur la défensive et qui a peur de prendre des coups  ne permettra jamais aux siens de remporter la victoire. "

Mais Sivir n'avait d'yeux que pour la puissance. Elle demandait maintenant si Loki était plus fort que les autres dieux, avant de se raviser. Sigmund n'insista pas : cela lui évitait la difficulté d'expliquer à Sivir ce que l'on pouvait ressentir lorsque l'on était confronté à la puissance incommensurable d'un dieu. Est-ce que ça l'avancerait beaucoup de savoir que juger des pouvoirs d'un dieu était aussi impossible pour un mortel que de prendre la mesure de l'étendue d'un océan rien qu'en se tentant au bord de son rivage ?

Quoiqu'il en soit, même s'il semblait irréaliste qu'une apprentie comme Sivir prenne part à une grande guerre comme celles qui étaient en train de se préparer, Sigmund savait combien les apparences de paix étaient trompeuses. Pendant leurs jeunes années, lui, son frère et les autres guerriers divins s'étaient entraînés sur le modèle de légendes transmises par leurs aînés, des légendes tellement éloignées qu'elles semblaient irréelles. L'Histoire avait eu l'air si paisible, et son tournant avait été très brutal.

" Qui sait ? Le destin nous prend par surprise. La seule chose que l'on puisse faire est de se tenir prêt à l'affronter. "

Ce qui était vraisemblablement arrivé aux marins de Fritz ne présageait rien de bon, mais Sigmund ne quitta pas le rebord du puits pour autant. Il écoutait Sivir en sondant du regard l'obscurité abyssale du gouffre. La jeune femme prétendait qu'elle était favorisée par ce puits mystérieux, et peut-être était-ce le cas. Elle regrettait visiblement d'être allée loin dans ses confessions et montra des signes de malaises. Sigmund la regarda un moment sans rien dire tout en se préparant à descendre, ôtant ses protections de poignets pour se donner plus de mobilité, et assurant l'un des sceaux dans sa main tandis qu'il cachait le reste dans une poche de sa tunique.

Finalement, il renonça à lui dire ce qu'il pensait. Ce qui se trouvait dans ce puits était certainement vivant, mais ce n'était ni un humain ni un animal. Parler d'amicalité ou de bienveillance n'avait sûrement pas de véritable sens. Avec des mouvements lestes, l'asgardien entreprit de descendre le long de la muraille de roche. Il faisait avancer ses mains dans les lézardes de la paroi, à la fois prudent et opiniâtre. Ces malheureux qui étaient tombés avaient certes été entraînés vers la mort par une puissance qui les dépassait, mais à ce que Sigmund avait pû juger, personne à part Sivir et Fritz ne maîtrisait le cosmos. Autrement dit, aucun des disparus n'avait eu les moyens de se défendre, contrairement à lui.

Lorsqu'il eut avancé d'environs deux mètres vers le bas, un poids écrasant se posa brutalement sur ses épaules. Il s'arrêta dans sa progression et retint un gémissement d'effort, les doigts crispés dans l'intertice de la roche. L'être qui habitait les lieux exprimait soudain une bouffée de haine envers lui par cette influence malveillante. Il ne lâcha pas prise, pas plus qu'il ne fit un geste pour remonter. Il rassemblait seulement son courage pour se préparer à endurer et descendre un peu plus bas. Plus il descendait, plus l'hostilité se faisait sentir par une aggravation de sa pesanteur. Son cosmos le protégeait, un non initié à sa place aurait sûrement eu les os disloqués par cette pression.

Il tenta de faire résonner son cosmos avec celui du sceau pour annoncer qui il était : un envoyé du dieu Loki. Mais l'habitant du gouffre ne voulait visiblement rien savoir. Sigmund pensait commencer à comprendre sa colère : ce n'était pas tant sa présence en elle-même qui soulevait cette hargne, mais le maître ou la maîtresse des lieux ne voulait pas être dérangé et réservait un accueil mécontent, déversant son aigreur sur le messager du dieu. La pression devenait tellement insupportable que Sigmund crut qu'il allait en perdre l'usage de la vue. Et c'est alors que son regard s'obscurcissait qu'il eut une vision : un spectre féminin se précipitait sur lui, ses mains rageuses en avant griffant l'air. Cette hallucination lui fit pousser un hurlement et il manqua de lâcher prise.
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Lun 7 Mar - 10:58

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Oups? Visiblement, j'avais mis le doigt sur un sujet sensible, mais ça me permettait d'en savoir plus sur ces fameux guerriers divins! J'écoutais attentivement les pouvoirs dont disposaient ceux dont il me parlait, Siegfried, Bud, Thor, Hagen... je frissonnais légèrement à l'idée de ce que j'aurais pu devenir en me retrouvant face à des guerriers de cette trempe, pour sûr que je n'aurais surement pas fait long feu et que je n'aurais pas fait ma maligne sur le coup. Je baissais honteusement la tête sur le coup, j'allais devoir apprendre à contrôler mes paroles, je venais de prendre une sacrée leçon.

«Je vois, désolée de leur avoir manqué de respect...» j'avais senti son cosmos s'enflammer sur le coup et honnêtement, j'avais cru qu'il allait m'en coller une. Mais non, il semblait se contrôler et je me détendais un peu tout en gardant mes distances. Toutes ces histoires me perturbaient, j'avais l'impression de perdre petit à petit le peu de confiance que j'avais en Fritz. Plus je l'écoutais et plus j'avais l'impression qu'il était préférable pour moi de ne faire confiance à personne, sauf peut être en un dieu qui en vaudrait la peine. Car de ce qu'il disait, Odin n'était guère enviable dans la mesure où il se planquait derrière sa représentante, là où Loki paraissait se manifester en personne. Pour sûr que d'après les dires de Sigmund, ce dieu là semblait mériter davantage d'intérêt et de respect que l'autre.

Enfin, de toute manière, je doutais que ça me concerne. Certes, je maîtrisais le cosmos, mais je doutais que ça implique que je puisse jouer un rôle un jour. Je me taisais alors que Sigmund reprenait son intérêt pour le gouffre, je lui expliquais brièvement ce qu'il s'était déjà passé par le passé, les hommes qui étaient morts ici et la façon dont le gouffre semblait m'accepter. J'ignorais ce qui lui passait par la tête, mais il se décida à descendre à son tour.


«Qu'est-ce que vous faites???» je me penchais au bord, mais il semblait plutôt confiant... je le regardais descendre, les yeux pleins d'inquiétude! Si jamais il lui arrive quelque chose, ça va me retomber sur la tronche! J'observais sa descente, jusqu'à ce qu'il semble ressentir ce cosmos oppressant... déjà? Moi je le ressens bien plus bas d'habitude! Je me précipitais alors, commençant à descendre prudemment, et effectivement, j'arrivais près de lui sans ressentir encore cette pression agressive

«Accrochez-vous!» je fermais les yeux, un tourbillon de vent commença à nous entourer, mais bien insuffisant pour nous soulever... je serrais les dents pour me concentrer davantage, au moins histoire d'alléger la pression autour de lui, j'espérais aussi que ma présence permettrait au gouffre de cesser de l'attaquer lui, qu'il comprendrait qu'il était mon allié, je savais pas, j'étais sure de rien, mais il fallait que j'arrive à le faire remonter! J'intensifiais le courant autour de nous pour qu'il le pousse vers le haut, puis j'ouvrais les yeux pour le regarder avec une grande inquiétude

«Je ne... vais pas... tenir... longtemps... remontez...» j'espérais que là, il y arriverait...
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Mer 9 Mar - 9:15

En voyant la réaction de Sivir, Sigmund se dit qu'il s'était peut-être un peu trop enflammé, comme d'habitude. Enfin, ce qu'il disait dans ces moments-là au moins était dit une bonne fois pour toutes. L'asgardien n'avait pas voulu faire peur à l'apprentie, à vrai dire il ressentait plus de colère à l'égard de ceux qu'il tenait pour responsables de la bataille de l'anneau. Sivir avait encore beaucoup de choses à découvrir et cette petite "faute" n'était pas vraiment de sa responsabilité. Somme toute, elle en apprenait beaucoup à la fois, peut-être trop.

* Elle va avoir besoin de temps pour cogiter tout cela ... *

Il savait que ses propres maîtres d'armes parlaient peu, mais si simples qu'aient été leurs enseignements, pour certaines leçons il lui avait fallut des jours, parfois des mois pour en comprendre la véritable teneur. La puissance, les dieux, le conflit entre Odin et Loki ... Il en avait peut-être trop dit à la fois, car Sivir semblait un peu perdue sur le coup. C'était tout de même assez amusant de voir cette petite terreur prendre des airs contrits et rougir quand elle était prise à défaut. Sigmund la trouvait même touchante dans ces moments de vulnérabilité. C'est peut-être ce qui le décida de descendre avant d'avoir la volonté transformée en caramel mou par cette fille et d'oublier ce pour quoi il était là. Elle lui demanda ce qu'il faisait.

" Il faut que j'aille à la rencontre du maître des lieux. "

Il avait été tellement absorbé dans sa quête qu'il n'avait pas vu les deux yeux inquiets qui l'avaient suivi dans sa descente dans l'obscurité, et il n'avait pas non plus vu Sivir le suivre alors que l'habitant du gouffre déchaînait sa colère sur lui. Seule la vision de ce cauchemar qui en voulait à sa vie  s'imposait à lui. Les griffes de la revenante se plantaient dans ses doigts pour l'obliger à lâcher. Son cri de haine résonnait comme un brandon incandescent dans l'esprit de l'asagardien, un cri qui disait : " Comment osez-vous douter de mon pouvoir  ? "

La voix de Sivir lui permit de se reprendre et de repousser cette vision d'horreur. Ou était-ce la présence démoniaque qui renonçait à sa proie devant le tour inattendu que prenaient les choses ? Sigmund était stupéfait de sentir la présence de la jeune femme sur la paroi du puits, à peine à une brassée de lui. Pour le coup, cela aurait été à lui de lui demander ce qu'elle faisait, à venir ainsi aider un inconnu sans savoir si ce soutient pouvait lui retirer la protection du gouffre. Pourtant, malgré ce sursaut de conscience, l'asgardien avait bel et bien perdu l'usage de la vue. Remonter dans ces conditions aurait été très difficile. Déjà il sentait le cosmos de l'apprentie les entourer de raffales de vent. Il s'accrocha comme elle le lui recommandait.

" Sivir ... "

Sa surprise laissa rapidement place à une expression de ténacité. Cet instant de répit dans l'effrayante illusion lui avait permi de comprendre ce qu'il avait ressenti dans cette attraction qui le tirait vers les profondeurs. C'était un cosmos terrifiant qui s'était insidieusement infiltré par les pores de son être comme l'eau s'infiltre dans une éponge, et qui en prenait le contrôle petit à petit. En poussant son propre cosmos, il pouvait repousser cette influence, mais aussi difficilement que l'on garde à flot une embarcation percée en écopant.

Quel phénomène effrayant ... Mais je ne dois pas me laisser impressionner.

" Je dois poser ce sceau. Il faut que j'y arrive. Remonte ! "

Ayant lancé cela à l'adresse de Sivir, il redoubla l'intensité de sa cosmo-énergie, prêt à achever son défi contre le démon du gouffre. Cet être se croyait tout-puissant parce qu'il n'était confronté qu'à des mortels éloignés des enjeux de la guerre sainte, mais cela allait changer. Sigmund ne pouvait pas permettre que cette armure puisse être invoquée  ou scellée par leurs ennemis. Lorsqu'il entendit le chant cosmique du sceau résonner avec le sien, il l'appliqua sur la paroi du gouffre.

Brusquement, une bourrasque violente l'emporta, sans dessus dessous. Son atterrissage fut assez brutal, et il le sentit passer jusque dans ses os. Où était-il ? Il semblait, aux bruits de la nuit, de la brise, du soupir de la mer, qu'il était revenu au bord du gouffre. Il tenta de se relever de sa cuisante chute en grimaçant. Ses yeux ... Il se demanda avec angoisse s'il allait rester comme ça. Est-ce qu'au moins ces efforts avaient servi à quelque chose ? Et Sivir ? Avait-elle aussi subit cette lame de vent elle aussi. Anxieux, il appela l'apprentie par son nom. Il n'était pas sûr d'avoir fait quelque chose d'héroïque ou de stupide en descendant dans ce puits, mais si Sivir était blessée, cela avait été définitivement de l'inconscience.
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Mer 9 Mar - 18:29

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un sceau? Non mais c'est quoi cette histoire de sceau? Je fronçais des sourcils en le regardant descendre, je n'aimais pas trop ça.. pour moi, ce gouffre avait toujours été calme, rassurant, si l'on enlève cette pression qui m'empêche d'aller au fond, mais elle n'a jamais été agressive pour moi non plus... je ne sais pas trop ce que je dois comprendre, mais je n'aime pas cette idée.

Alors que je me penche pour voir comment il descend, je me rends compte que rapidement, comme pour les autres, le gouffre s'en prend à lui et le rejette, l'aspirant vers le fond pour le faire tomber! Et merde! S'il crève, je vais avoir de sérieux problèmes! Je me dépêche de descendre, prouvant mon habitude en trouvant rapidement des marques faciles pour le rejoindre. Contrairement à lui, je ne suis pas agressée personnellement, mais en l'aidant à se maintenir sur la paroi, le gouffre ne semble pas apprécier ma manœuvre et me repousse... la sensation est horrible, comme s'il était attiré par le bas et moi vers le haut!

J'essayais de l'aider à remonter, mais il ne voulait pas, pas tant qu'il n'aurait pas fini ce qu'il était venu faire!

«Le gouffre vous prend pour une menace!! Arrêtez!!!» mais rien à faire, il voulait finir, aussi je continuais à user de mon cosmos, puisant dans mes maigres réserves pour contrer la force qui l'attirait en bas afin de le faire remonter... c'est alors que la force céda totalement, et résultat, à cause de l'air que je concentrais depuis le début, je parvins à nous propulser dans les airs et on retombait lourdement au bord du gouffre

«OUAAAAH!» je grimaçais sur le coup, j'avais roulé plusieurs mètres plus loin, m'écorchant à de nombreux endroits, j'avais la lèvre en sang et quelques doigts déboîtés... je me redressais péniblement, blessée par mon propre pouvoir, quelle conne vraiment! Je serrais les dents en regardant mes doigts, l'index, le majeur et l'annulaire de ma main droite étaient disloqués, ça faisait un mal de chien et je n'osais pas bouger bien que je savais qu'il fallait que je les remette en place.

Je levais les yeux vers Sigmund, il paraissait assez secoué aussi, mais il était bien moins blessé que moi, preuve de son contrôle sur son corps et son cosmos largement supérieur au mien. Moi, je ne savais même pas ce que j'avais fait, je ne savais pas si c'était mon pouvoir qui avait créé cette tornade ou la force du gouffre qui se serait retournée contre nous, je savais rien, j'étais perdue et j'avais mal partout sans compter que j'étais épuisée. La journée se termine moins bien qu'elle a commencé.

«J'espère que vous avez fini ce que vous deviez faire... et j'espère que vous n'avez pas fait de mal au gouffre!» euh... ok, sur le coup, je me rendais compte que c'était totalement con ce que je venais de dire.. je soupirais en tenant toujours mon poignet et détournant les yeux, il fallait que je remette mes doigts en place, je devais prendre mon courage à deux mains... bien qu'un petit coup de main ne serait pas de refus.
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Ven 11 Mar - 21:52

Les plaintes de Sivir inquiétèrent Sigmund et une fois assis sur le sol pierreux et envahi d'herbes rudes, il chercha à tâtons quelque chose qui pourrait l'aider. Il ne s'agissait pas de se relever et de retomber par accident dans le puits. Là rien ni personne ne pourrait le sauver. L'asgardien toucha enfin quelque chose de reconnaissable : c'était du bois poli par le vent et les intempéries comme un os et il se souvint qu'il avait vu le tronc d'un arbre mort en arrivant. Il se hissa pour s'asseoir dessus, tandis qu'il entendait Sivir maugréer qu'elle espérait qu'il n'avait pas fait de mal au puits.

Sa voix est tendue, mais si elle se donne le luxe de plaindre ce puits, c'est que cela ne doit pas aller si mal ...

" Que s'est-il passé ? Je ne peux pas voir pour me rendre compte. Le puits m'a aveuglé. Ce n'est pas une blessure directe, donc je devrais finir par récupérer ... "

Il hésita un instant, avant de renoncer à demander à Sivir de se rendre compte par elle-même si le sceau était bien en place.

" Je ne pense pas que ton puits soit blessé autrement que dans son orgueil. Ce sceau n'a d'autre raison d'être que pour protéger l'esprit qui habite ce gouffre des autres dieux qui pourraient vouloir se le soumettre. L'île est désormais indétectable pour les partisans d'Odin et leurs alliés, c'est aussi dans votre intérêt à toi et à Fritz. "

Le ton de Sigmund était sans appel, et en la situation, Sivir n'était pas tellement en position de discuter. Du moins pas tant que ses doigts la feraient souffrir. Sigmund demanda à Sivir si elle était blessée. Il s'avérait qu'elle avait les doigts déboîtés et qu'elle avait besoin d'aide.

" Les trois doigts de l'extérieur, pas le pouce ? Je devrais pouvoir faire ça. A moins que tu préfères que je t'aide autrement ? Donne-moi ta main, ça va être un peu froid ... "

Sigmund était un peu rassuré de se rendre compte que c'était l'un de ces déplacements comme on s'en fait parfois à l'entraînement. Il avait déjà aidé quelques camarades dans ce cas, et même son petit frère. Avec autant de précautions que possible, il prit la main de Sivir dans la sienne et éleva légèrement son cosmos, juste assez pour refroidir et anesthésier l'endroit où avait été provoqué le traumatisme. Puis il chercha au toucher l'axe des phalanges délicates de l'apprentie pour se rendre compte du déplacement. Une fois la manipulation achevée, il demanda à mi-voix :

" Est-ce que ça s'est bien passé ? Vous avez de quoi te soigner au campement de Fritz ? Nous ne devrions plus traîner ici. Si tu peux me trouver un bâton de marche, je t'en serais reconnaissant. "

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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Sam 12 Mar - 19:18

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce type était tout simplement cinglé, pourtant, c'était pas faute de l'avoir prévenu que le gouffre avait sa volonté propre et qu'il n'appréciait pas qu'on le menace! J'avais la chance "qu'il m'aimait bien", sans savoir pourquoi et à vrai dire, je m'en foutais! Surement qu'il réalisait que justement, si tant est que je cherchais ce qui était là dedans, ce n'était pas pour moi, probablement pour ça qu'il ne me voyait pas comme une menace. J'en sais rien.

On avait été sacrément éjectés, soit par mon propre pouvoir, soit par le gouffre lui-même, j'en savais rien. Mais j'avais la main en vrac à cause de ça, et je ne comprenais pas pourquoi l'autre restait bêtement au bord du gouffre en me laissant comme ça! Je le regardais se traîner vers un tronc, à tâtons comme s'il n'avait plus de force, mais je m'inquiétais davantage pour le gouffre sur le coup, jusqu'à ce qu'il balance la bombe!

«Comment ça vous n'y voyez plus rien?» je me relevais rapidement pour aller le voir, agitant ma main valide devant lui, ses yeux semblaient avoir un léger voile blanc sur eux. J'ignorais que le gouffre avait ce pouvoir, mais ça m'intriguait plus qu'autre chose! Il faudrait que j'étudie encore cet endroit, pouvoir priver mes adversaires d'un de leurs sens pourrait être super utile!

«Je suis désolée, j'ignorais que ce gouffre avait ce pouvoir. Il n'avait jamais fait ça à personne. C'est peut être le résultat de votre incantation? Votre sceau là?» je regardais de nouveau le gouffre, et il m'expliqua finalement ce qu'il avait fait. Rendre l'île invisible aux partisans d'Odin, et ainsi s'assurer qu'aucun d'entre eux ne cherchera à s'emparer de l'armure qui repose peut être ici. J'approuvais d'un signe de tête - débile dans la mesure où il ne me voyait pas mais passons - avant de regarder ma main

«Je me suis démis certains doigts... vous croyez que vous pourriez m'aider?» je prenais sa main pour qu'il regarde, honnêtement, je savais que je n'aurais pas la force de le faire moi-même, bien que si je devais me retrouver en situation, toute seule, je n'aurais pas le choix. Je fermais les yeux et serrais les dents alors qu'il usait de son cosmos pour rafraîchir un peu mes doigts avant de les remettre en place. Je contenais au mieux un gémissement, puis je poussais un soupir de soulagement lorsqu'il me demanda si ça allait mieux

«Oui, ça va aller... mais ça va être difficile de te ramener au campement sans tes yeux!» m'enfin, ce type est un super guerrier, donc je supposais qu'il s'en sortirait. Il y avait des chemins un peu plus praticables, mais ça serait plus long. Je l'aidais à se relever, un bâton de marche? Il a vu beaucoup d'arbres dans le coin?

«Je vais pas pouvoir te trouver ça ici... va falloir que tu t'appuies sur moi.» je lui faisais poser la main sur mon épaule alors que je me plaçais devant lui, puis je me mettais en marche, avançant à petits pas pour qu'il ne trébuche pas... «y'a un petit sentier, plus praticable que celui qu'on a pris pour venir et qui nous passera de l'escalade, mais ça va être plus long.» la nuit tombait déjà, mais les feux follets nous guideraient, je le savais. D'ailleurs, ça ne tarda pas, les premiers sortirent du gouffre et commencèrent à nous ouvrir la voie. Je les suivais prudemment, regardant Sigmund de temps en temps pour m'assurer qu'il me suivait bien malgré sa cécité

«Est-ce que... pourquoi avoir tenu à ce que cette île demeure invisible? Personne n'a jamais réussi à venir ici, seul Fritz sait comment passer entre les récifs...» oui bon ok, je montrais surement encore mon manque d'expérience en matière de cosmos et tout. Seuls les gens dépourvus de cosmos échouaient surement à venir sur cette île, et c'est surement pour ça que Fritz lui y parvenait. Mais d'un autre côté, avec la sale réputation que ce tapait cette île, j'imaginais mal qu'on ait envie d'y venir?

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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Mar 22 Mar - 23:08

Sivir avait du cran, et cela ne se démentait pas malgré tout ce qui leur était tombé dessus. Lorsqu'il l'avait aidée à lui remettre les doigts en place, Sigmund n'avait perçu aucune plainte de sa part, aucune réticence. Il était assez impressionné. Quoiqu'il en soit, elle était d'accord pour rentrer au camp. Cependant, l'apprentie de Fritz lui fit comprendre qu'elle n'allait pas pouvoir lui trouver ce qu'il lui avait demandé. En revanche, elle lui proposait son épaule.

" Cela pourrait fonctionner. Essayons. "

Sigmund était ennuyé de devoir solliciter une telle aide de la part de son hôte, d'autant que se laisser guider par quelqu'un quand on n'y voit rien est assez délicat. Mais il avait compris qu'il n'y avait pas vraiment d'alternative possible. Et puis, il pouvait compter sur Sivir, quand elle était venue le chercher dans le puits. Il garda sa main sur l'épaule secourable, en essayant de ne pas trop la faire peser. Il essayait de déchiffrer ses mouvements et de les reproduire, mais il manqua de trébucher pendant les premiers mètres.

Sivir fut obligée de ralentir. L'air fraîchissait autour d'eux, il se faisait tard, et ils n'étaient pas près de rentrer. Dans quel pétrin s'était-il fourré ? Mais à quoi cela aurait-il servi de se plaindre ?Il lui fit signe qu'ils pouvaient continuer : c'était un coup à prendre. Plus facile à dire qu'à faire. Sigmund commençait à se demander s'il ne ferait pas mieux de rester là quand il sentit la présence des feux follets. Il ne l'avait pas remarqué auparavant, mais ces petites lumières avaient une aura qui si elle était ténue, n'en était pas moins présente. A l'aide de Sivir et de ces lumières qui éclairaient son chemin, il commençait à retrouver un peu le moral et avança avec un peu plus d'assurance.

" Cette île est certes inaccessible pour le commun des mortels, mais pour des éveillés du cosmos, surtout lorsqu'ils sont guidés par les dieux, rien n'est impossible. La prochaine guerre sainte sera probablement l'une des plus acharnées, avec des complots plus traîtres que jamais au vu de ce qui s'est passé lors des dernières. Mais ce n'est pas moi qui ai pris la décision de poser ce sceau, je ne fais qu'exécuter. Il y a peut-être des raisons que j'ignore ... "

Pauvre Sivir, cela lui faisait sans doute une belle jambe d'entendre tout cela. Il murmura sur un ton d'excuse.

" Je suis désolé. A l'heure qu'il est tu devrais sans doute déjà être retournée au campement pour te reposer ... Je voudrais te poser une question. Si tu avais la possibilité de quitter cette île et de commencer une nouvelle vie, est-ce que tu partirais ? "

Sigmund avait hésité avant de formuler cette interrogation. Outre que l'asgardien commençait à se poser des questions sur ce partisan peu recommandable qu'était Fritz, cet instructeur aux méthodes douteuses, il avait aussi perçu chez Sivir un potentiel qui ne demandait qu'à s'épanouir, une grande curiosité pour le domaine du cosmos. Pourtant, il n'arrivait pas à comprendre la nature exact de son lien avec son maître : se méfiait-elle de lui au point qu'elle ne lui accordait aucune confiance ou était-ce plus compliqué que cela ...
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Mer 23 Mar - 19:23

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cherchant à passer par le chemin le plus praticable possible, je tenais parfois le poignet de Sigmund pour m'assurer qu'il s'accroche bien à moi et que je puisse le guider au mieux et qu'il ne tombe pas. Lorsqu'il trébuchait, il me faisait perdre l'équilibre à moi aussi, ce n'était donc pas dans mon intérêt que de le laisser se débrouiller.

Tout en marchant, j'essayais de comprendre la manière dont le gouffre avait réussi à le priver de la vue. Pour sûr que j'allais encore devoir l'étudier pour pouvoir éventuellement m'approprier un pouvoir similaire! Ça pourrait toujours être utile, et le gouffre avait toujours été un bon.. professeur à sa manière pour moi.
Malgré tout, je me demandais pourquoi Sigmund s'était embarrassé à poser ce sceau? J'avais toujours cru cette île inaccessible, mais il fallait croire que ceux capable de maîtriser le cosmos pourraient toujours venir ici... j'approuvais d'un signe de tête avant de me souvenir qu'il ne pouvait me voir, je me mordais la lèvre avant de l'entendre dire que de toute manière, ce n'était pas lui qui décidait... je souriais tristement sur le coup


«Au final, notre vie nous appartient jamais.» je pensais appartenir à mon père, comme tous les enfants, mais il m'avait laissée comme si je ne valais rien pour lui. Puis Fritz m'a recueillie et j'ai fini par lui appartenir d'une certaine manière. C'est surement mieux comme ça, car je doute fort que je serais capable de faire quelque chose si j'étais toute seule.
Les feux follets nous guidaient pour nous conduire vers le campement, Sigmund en était désolé et je me mettais à rire


«Je doute qu'il y ait grand monde en dehors de Fritz pour s'inquiéter de mon absence. Les gars ont du mal à me supporter dans la mesure où Fritz leur a interdit de me toucher... et ils savent que s'ils essaient, maintenant, je pourrais les tuer avec un seul doigt alors...» l'avantage du cosmos hein?

On n'était quand même plus très loin, et Sigmund en profita pour me poser une question assez.. bizarre? Je me tournais vers lui, en m'arrêtant, il m'était rentré dedans et j'avais basculé en passant mes bras autour de son cou, tombant sur le dos alors qu'il me tombait dessus!

«Ouille!! Désolée!!» je roulais rapidement pour inverser les rôles, me retrouvant au-dessus de lui dans une position assez embarrassante, mais je me relevais trop vite pour que ce soit gênant! Je me mettais accroupie à côté de lui pour attraper son bras et l'aider à se relever

«Je... je n'y ai jamais réfléchi... je ne sais même pas où je pourrais aller. Quand j'étais petite, je n'ai presque jamais quitté ma maison à part pour aller à l'école, c'est à peine si je connais la ville où je vivais, Akureyri... alors aller ailleurs. Je ne crois pas que je sois capable de m'en sortir toute seule...» mais avec quelqu'un pour me guider, peut être? Heureusement, il ne voyait pas mes joues rouges, je devais reconnaître que notre rencontre avait changé pas mal de choses, je me demandais si j'avais peut être un avenir un peu plus intéressant que de rester sur cette île à simplement taper dans la roche et étudier un gouffre... mais je suis jeune encore et j'ai un peu de mal à imaginer que je puisse vraiment faire quelque chose ou être intéressante pour quelqu'un.

«De toute manière, je doute que Fritz me laisse partir avant que je n'arrive à trouver ce qu'il y a dans ce gouffre.» et c'était pas pour tout de suite que je réussisse à en toucher le fond! Aujourd'hui en a été la preuve!

«Dites.. à quelle occasion est-ce que Loki vous a choisi? Vous avez fait quelque chose de spécial? Vous l'avez rencontré?» rencontrer un dieu.. est-ce seulement possible?
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Jeu 24 Mar - 13:13

Au final, la vie ne nous appartenait pas, avait laissé échapper Sivir. Sur le coup, Sigmund ne comprit pas où elle voulait en venir et haussa imperceptiblement le sourcil. Même s'il obéissait à une décision de son camp, il pouvait toujours écouter son instinct de conservation en privilégieant sa survie au lieu de décider d'exposer sa vie au péril. Un guerrier se levait chaque matin avec l'idée qu'il allait peut-être trouver enfin une mort glorieuse et passer à la postérité. Sigmund avait la conviction que consacrer ainsi sa vie à un grand projet divin, c'était une liberté dont peu de mortels avaient le privilège, même si elle semblait au final assez infime et menacée par l'aveuglement ou la manipulation.

Mais Sivir pensait probablement à autre chose. Il y avait tant de tristesse dans sa voix que Sigmund ne trouva pas la moindre réponse à donner sur le moment. Ces feux follets tombaient à point pour les sortir du silence. L'asgardien aurait dû se défier de ces lumières liées au puits, après l'expérience qu'il avait faite lors de sa rencontre avec le gardien du gouffre, mais l'élan de Sivir avait dissipé ses réticences presque avant même qu'elles ne surgissent. Le pas et les paroles de l'apprentie avaient un nouvel entrain. Sa vivacité ressemblait à un feu qui pétille dans un foyer malgré les mauvais vents.

En tenant cette main qui le guidait tant bien que mal sur le chemin tortueux, Sigmund se souvenait avec nostalgie d'un temps où il tenait la main d'un enfant aussi enjoué et confiant, il y avait des années de cela. Quelqu'un sur lequel il veillait et qui veillait sur lui sans le savoir, avec qui il échangeait sans crainte ces pensées que l'on tait devant de simples connaissances, et qui vivait à ses côtés les difficultés comme les moments de réjouissance. Mais tout ces souvenirs n'étaient plus que des chimères inaccessibles. Sivir était l'apprentie de Fritz. Et c'était une jeune femme, très attirante, pas une enfant. D'ailleurs, elle mentionna elle-même l'interdit que Fritz avait opposé aux hommes de son équipage vis-à-vis d'elle.

" Enfin une décision de lui que je peux comprendre et approuver. "

S'était contenté de répondre Sigmund, sans pouvoir cacher dans le ton de sa voix qu'il n'aimait pas trop les façons d'instructeur du pirate. Pourquoi avait-il décidé de poser cette question étrange à Sivir ? Il ne le savait même pas vraiment lui-même, prononçant cette phrase sur un coup de tête. " Est-ce que tu partirais ? " Sans qu'il s'en rende compte, Sivir s'était troublée, il l'avait bousculée et ils avaient chuté au sol enmêlés, elle en-dessous de lui, lui au-dessus d'un corps à la fois ferme et doux, le nez dans une chevelure moite d'un léger voile de sueur.

Cette brusque vague de chaleur qui le prenait, était-elle dûe aux écorchures ou à cette proximité inattendue avec Sivir ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir, leur premier réflexe fut de se dégager. Sivir fut la plus rapide, elle proposa sa main pour aider l'asgardien à se relever. Celui-ci était sur le point d'accepter, quand il se ravisa.

" Prenons quelques instants de répit. Nous ne sommes plus si loin, si ? "

Après cet incident, Sigmund ne se sentait pas de continuer comme si de rien n'était : il avait besoin de reprendre ses esprits pour pouvoir se concentrer davantage sur le chemin. Il se hissa sur le bord du sentier et s'assit sur une pierre plate. Vaguement, il se demanda si sa guide s'était sentie aussi troublée, avant de s'enquérir de son état :

" Tu n'es pas à nouveau tombée sur les doigts, j'espère ... "

Cela ne semblait heureusement pas le cas. Sivir lui avoua alors qu'elle ne savait pas réellement si elle voulait quitter cette île, et qu'elle craignait de devoir se débrouiller seule. Elle n'avait pas dit non, mais l'argument couperet finit par tomber : Fritz.

" Je vais sans doute rester encore quelques jours : j'essayerai de lui parler. "

L'Asgardien ne précisa pas son intention. Pour le moment elle était encore floue, mais peut-être pourrait-il convaincre Fritz que le meilleur moyen d'obtenir cette armure qu'il convoitait tant n'était pas d'envoyer quelqu'un la chercher à sa place. Comme il y réfléchissait, Sivir posa à son tour une question, comme si elle voulait changer de sujet pour s'empêcher de rêver. Sigmund raconta alors son histoire, comment la bataille de l'anneau avait retourné sa suzeraine contre lui, comment il en était arrivé à se faire emprisonner, à perdre sa liberté, puis son frère et finalement sa foi en Odin.

"A la fin de la guerre, je ne pouvais moralement pas retourner aux côtés de celle qui a failli comme représentante, sous le commandement de ce dieu qui nous a trahis. Lorsqu'il a jugé que j'étais digne de sa confiance, Loki s'est manifesté à moi. En réalité il m'avait déjà aidé auparavant, en envoyant quelqu'un me soigner en prison. Mais ce jour-là, il m'a montré la nouvelle place que je pouvais trouver, dans son projet pour Asgard. "

Il se rendit compte au fur et à mesure qu'il parlait qu'Asgard était un endroit sans doute bien différent de l'environnement de Sivir. Est-ce qu'elle pouvait aimer un tel lieu, elle qui avait vécu dans l'aisance, avait été à l'école ... Même si à côté de l'île de Dauða, en comparaison, Asgard était sans doute un paradis.

" Depuis combien de temps vis-tu sur cette île ? "
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Jeu 24 Mar - 20:45

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Situation un poil embarrassante, surtout pour moi dans la mesure où bon, on ne pouvait pas dire que j'avais souvent eu l'occasion de me retrouver aussi proche d'un homme ces derniers temps! Certes, ça craint surement un peu, à 17 ans, d'être encore aussi novice en mode limite vierge effarouchée, mais comme dit plus tôt, Fritz ne laissant aucun homme m'approcher, je ne risque pas trop de me dévergonder...

Soupirant doucement, j'essaie d'aider Sigmund à se lever, je n'ai pas eu le temps de voir si la situation l'avait embarrassé ou non, mais il finit par refuser mon aide en voulant que l'on se pose un peu... en effet, le campement n'était plus très loin.

«On est à une quinzaine de minutes au maximum je pense...» donc non, limite Fritz pouvait sentir nos cosmos s'il le voulait, bien que là, le mien était au minimum donc  je ne devais pas être détectable, mais Sigmund, même sans vouloir le manifester devait en avoir un plus remarquable je suppose...

Je venais m'asseoir pas trop loin de lui, de façon à ce qu'il sente ma présence et sache où je me trouve, il ne semblait pas avoir retrouvé l'usage de ses yeux, il s'inquiéta pour mes doigts et je les regardais avec un air surpris, les ayant presque oubliés

«Je.. non, ça va. Depuis que je maîtrise un peu le cosmos, je guéris plus vite..» ayant pigé le principe des particules, tout ça, j'ai commencé à apprendre à user de mon cosmos aussi pour refermer certaines blessures et soigner mes plaies. Bon, j'ai pas encore eu l'occasion de tester sur des os brisés et tout, et je peux le faire que sur mon propre corps mais voilà, c'est déjà pas mal!

Je me rendais compte qu'il était vraiment gentil et j'avais pas l'habitude. Je ramenais mes mains entre mes genoux, cela faisait longtemps aussi que je n'avais pas discuté autant avec quelqu'un. À part Fritz, mais c'est pas pareil... d'ailleurs, il en vient à me poser une drôle de question, et je ne sais pas pourquoi, il me fait penser à l'un de ces chevaliers sur leur cheval blanc - bien que là en l'occurrence c'est plutôt lui le cheval, mais ça je peux pas savoir - qui voudrait me sauver de ma prison... ça ressemblerait presque à un conte de fée! Malheureusement, j'ai rapidement appris que la vie, c'était pas un conte de fée hein...

Il semblait vouloir essayer de parler à Fritz, même si je ne savais pas de quoi. De toute manière, j'avais encore besoin de son apprentissage, je ne me voyais pas encore partir alors que j'étais encore en train de découvrir mon potentiel.. mais dans quelques mois peut être, qui sait? J'avais encore un peu de temps pour y réfléchir, et d'ailleurs, je me demandais comment lui avait été enrôlé par Loki. Il me racontait son histoire, son frère, Odin, ce sentiment de trahison... et puis Loki qui semblait lui avoir offert une chance nouvelle de redorer le blason d'Asgard qu'Odin semble entacher.

«Je comprends... je suppose que c'est une chance d'être ainsi aidé par un Dieu...» je ressentais une pointe de jalousie, je ne pouvais le nier, heureusement, il ne le voyait pas trop - pas du tout même, mais il pouvait peut être l'entendre par ma voix - et finalement, je détournais le regard pour fixer un point à l'horizon, d'ici on voyait la mer.

«Ça doit faire deux ans maintenant, que Fritz m'a enlevée et demandé une rançon à mon père. Rançon que mon père n'a jamais voulu payer.» une pointe d'amertume dans ma voix cette fois, puis je me tournais vers lui, c'est vrai qu'il est plutôt bel homme, et je rougis en y pensant pour détourner à nouveau le regard... «il faut croire que l'on ne peut pas faire confiance à grand monde, pas même à sa famille.» ça valait peut être pour lui vis à vis de son frère, même si je n'ai pas forcément ressenti qu'il s'était senti trahi, c'était plutôt une déception générale à l'idée qu'il ait été manipulé par Hilda de la mauvaise manière... je venais risquer à poser ma main sur la sienne, je suis maladroite et intimidée mais bon... «je suis désolée.. pour ton frère.» je me rendais alors compte que parfois, je le tutoyais et parfois je le vouvoyais. Je ne savais pas trop pourquoi? Je retirais vite ma main... «euh je.. j'ai pas demandé en fait, mais je peux vous tutoyer? En fait, j'ai l'habitude de tutoyer tout le monde depuis que je suis sur cette île, mais.. vous êtes quand même quelqu'un d'important. Je ne sais même pas si je devrais avoir une certaine façon de me comporter vis à vis de vous ou votre rang?»

J'avais peut être même pas le droit de le toucher en fait, quelle poisse!
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Ven 25 Mar - 22:48

Ce n'était pas la première fois que Sigmund faisait le récit de son histoire : il l'avait raconté à d'autres, pour faire sortir cette colère inextinguible, ou pour convaincre un ancien compagnon de délaisser ses anciens serments pour rejoindre les partisans de ce qu'ils appelaient parmis les conjurés la "révolution". Cette fois-ci cependant, il parlait à quelqu'un qui n'avait pas vraiment souffert des inconséquences d'Odin. Ses paroles étaient plus teintées de reconnaissance pour Loki.

Sivir parvint à la conclusion qu'il avait de la chance. Il y avait quelque chose de fermé dans sa voix, et Sigmund en resta interdit, le visage tourné vers elle, immobile. Il y eut un blanc dans la conversation. A quoi pensait l'apprentie ? Sigmund de son côté ne disait mot, cherchant à cacher cette curieuse préoccupation qu'il commençait à avoir pour le sort de sa guide. Sans faire attention, il s'était déjà engagé à discuter avec Fritz pour tenter d'arranger les choses. Il ne savait pas encore comment, mais il y réfléchirait certainement le lendemain matin quand il aurait l'esprit plus clair.

Confusément, l'asgardien sentait qu'il lui serait difficile de se désintéresser du sort de l'apprentie. Certes, elle l'avait aidé jusque-là dans cette épreuve et il se sentait redevable. Mais il y avait quelque chose de plus, dont l'origine se trouvait sans doute dans ce regard dont il avait en vain tenté de se préserver, regard où il avait vu jouer une électrisante audace, une mystérieuse tristesse, et -il était presque sûr d'en avoir vu la lueur - une touchante candeur. La discussion lui rappela que le père de cette jeune femme avait refusé de payer sa rançon, et il se rendit compte qu'il trouvait tout cela absurde.

" Comment est-ce possible ... A t-il donné une raison ? "

Aucune insistance dans ces mots, inutile de remuer le couteau dans la plaie si en parler devait être désagréable pour Sivir. Elle termina sur une remarque désabusée sur la famille. Ce chagrin et cette amertume étaient difficiles à entendre pour Sigmund. Il aurait voulu pouvoir les faire disparaître, mais comment ? De simples mots ne pouvaient pas faire résoudre tous les problèmes, simplement les occulter quelques moments. Une main compatissante se posa sur la sienne, et il ne réagit pas, ne la repoussant ni ne l'encourageant à rester. Même s'il savait que c'était une façon pour les gens en général d'exprimer un soutient, il commençait à être fatigué des condoléances. Sivir retira sa main comme si elle avait touché un objet brûlant. Il esquissa un sourire pour montrer qu'il ne lui en voulait pas.

" Les "vous", les courbettes, le protocole, c'est important en public, mais j'ai toujours préféré la franchise et le respect sincère. De plus, ma position auprès du dieu Loki n'est pas encore officielle. Fais comme tu le souhaites. "

Il s'amusa de cette soudaine crainte de Sivir. Ainsi, même diminué par cette cécité dont il ne savait comment il pourrait se débarasser, il arrivait encore à en imposer un peu. Mais en réalité, il venait de comprendre que la jeune femme était inquiète pour son avenir et avait surtout comme soucis de se montrer aussi irréprochable que possible auprès d'un envoyé des conjurés. Ainsi, ses agissements étaient teintés d'intérêt. Sigmund ne pouvait pas le lui reprocher et au fond, il se disait que ce n'était peut-être pas plus mal comme ça.

" Tu devrais avoir plus d'assurance. D'après ce que tu me dis, et même si tu as l'impression que c'était difficile, tu en as appris beaucoup et en très peu de temps sur le cosmos. Deux ans, c'est cela ? Je trouve que c'est impressionnant."

" Ecoute : l'armure du gouffre est sans doute attribuée à Fritz, mais pour les gens capables, il y a toujours une place dans notre faction. Peut-être même pourrais-tu obtenir une armure ? J'ai cru comprendre qu'il y en avait d'autres sur cette île. Je devais le vérifier, mais cela dépendra bien sûr de l'état de mes yeux. "


Sigmund inclina la tête en avant, plus trop sûr de ce qu'il voulait dire. Ils feraient mieux maintenant de reprendre la route, afin qu'il puisse se soigner au plus vite, et pourtant il n'arrivait pas à se résoudre à clore la discussion. Une fois au campement de Fritz, ils ne pourraient plus parler aussi librement.

" Tu sais, à propos de ton père. Je pense qu'il y a une raison très importante pour laquelle il n'a pas payé. Les choses sont parfois très compliquées dans les familles, et j'ai peut-être eu la chance d'avoir un frère extraordinaire, mais je peux te dire une chose : les liens du sang sont plus fort que ce que les gens ont tendance à penser. "
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Sam 26 Mar - 18:39

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]«Je ne sais pas. Fritz pense juste qu'il était trop radin pour payer... il aurait dit "gardez-la", c'est tout.» mon père a juste répondu ça et il a raccroché. Au début, Fritz voulait me jeter par-dessus bord après avoir profité de moi, mais à ce moment là, je me suis débattue, j'ai mordu ses hommes et j'ai ressenti une sorte de rage du désespoir et j'ai réussi à me libérer de leur emprise.. j'ai voulu sauter à l'eau de moi-même pour m'enfuir et Fritz m'a rattrapée de justesse... c'est là je crois qu'il a compris que je pouvais maîtriser le cosmos.

Bref, je ne voulais pas trop en parler. Je préférais changer de sujet.

Le protocole, le respect, la politesse... difficile à imaginer quand on me voit comme ça, mais j'ai été élevée avec ce genre d'image. Savoir montrer du respect envers les gens importants et surtout riches, même s'ils ne donnent pas l'impression de le mériter... mais Sigmund semble estimer que le protocole, c'est bien en public, mais en privé, on s'en fout un peu...

«Je vois.. d'un autre côté, je suppose que si je t'avais vexé, tu m'aurais collé une beigne depuis longtemps.» c'est comme ça que font ceux qui veulent le respect. Si tu ne baisses pas les yeux devant eux, ils se mettent en colère et te forcent à mettre genou à terre. Fritz est un peu comme ça après tout.

C'est alors qu'il semblait croire, à mon histoire, que je pouvais être utile plus tard. Qui sait, même obtenir ma propre armure, et qu'il pouvait y en avoir d'autres cachées sur cette île. Je haussais d'un sourcil, même s'il ne pouvait me voir, et une sorte de chaleur vint grimper doucement dans mon abdomen à cette pensée. Devenir forte, assez forte pour affronter la sécurité de la demeure de mon père, le trouver, savoir pourquoi il m'avait ainsi abandonnée... et puis ensuite, une fois que j'aurais eu mes réponses, me battre encore pour prouver que je ne suis pas qu'une gamine qu'on a abandonnée, que je peux faire quelque chose... je ne savais pas pourquoi, mais ses paroles me laissaient voir quelque chose que je n'avais pas aperçu depuis longtemps... l'espoir. Je me mettais à sourire alors, et il allait surement l'entendre à ma voix.


«Merci de me donner une route à suivre... même si je suppose qu'elle ne va pas être simple, c'est... j'aime bien cette idée.» je me penchais alors et je déposais un baiser sur sa joue... puis je regardais ses yeux, ce voile opaque encore autour de lui et je réalisais quelque chose... on aurait dit qu'il avait une sorte de voile de cosmos en réalité... un feu follet passa alors près de nous, je le regardais quelques instants, et je me mordais légèrement la lèvre inférieure avant de mettre ma main juste devant ses yeux...

Je ne savais pas ce que je faisais, mais j'avais l'impression qu'il y avait quelque chose à faire, mais il en vint à reparler de mon père, ce qui me fit serrer les dents.

«Mon père ne s'intéressait déjà pas beaucoup à moi lorsque j'étais avec lui. Je suppose que comme beaucoup, il aurait préféré un garçon pour perpétuer le nom de famille.» quant à cette histoire de lien du sang, je ne savais pas encore à quel point Sigmund pouvait avoir raison. Et c'était justement ça le problème, mais passons. «tu peux arrêter de parler deux secondes?» je prenais une profonde inspiration, il devait sentir mon souffle sur son visage, se demander ce que je traficotais. Je me suis toujours sentie connectée au gouffre, même en étant loin de lui, et là, maintenant que j'étais proche de Sigmund, je ressentais cette sorte de fragment de cosmos qui émanait de ses yeux... je venais passer ma main devant, comme si je voulais lui cacher la vue, et je me concentrais... c'était comme si je ressentais des petits picotements au niveau de ma paume, comme de l'électricité statique, l'impression que j'aspirais quelque chose... je n'osais pas intensifier mon cosmos de peur de lui faire mal, je n'étais même pas sure si j'arrivais à faire quelque chose...

Il valait peut être mieux pas qu'il retrouve la vue tout de suite, je m'étais mise à genoux par terre devant lui, entre ses jambes pour être bien face à lui, il allait avoir une belle vue plongeante dans mon décolleté, encore fallait-il que ça marche!
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Lun 28 Mar - 15:49

La gêne passée après la réponse tranchante de Sivir sur la façon dont son père l'avait laissée aux mains des pirates, Sigmund ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire lorsque la disciple de Fritz conclut à sa manière sur le sujet du respect dû aux guerriers. La jeune fille avait vraisemblablement étendu son vocabulaire au contact de la piraterie, et assez traditionnel dans sa mentalité, l'asgardien avait du mal à se faire à entendre des mots vulgaires prononcés par une si jolie voix. L'honnêteté l'emporta et il admit :

" Cela m'arrive parfois de m'emporter sérieusement pour des injures, mais en général je râle et je fais ma tête de méchant avant pour éviter d'en arriver là. Et pour tout dire, je ne suis vraiment pas du style à aimer lever la main sur une fille. "

Le courant passait plutôt bien entre eux, et Sigmund commençait à avoir du mal à modérer son enthousiasme. Il allait sans doute avoir à ses côtés une soeur d'armes qui lui plaisait déjà bien. Peut-être même un peu trop, à sa réaction lorsqu'elle lui embrassa la joue sans prévenir, geste qui provoqua la coloration des pommettes claires de l'asgardien et le laissa muet d'attendrissement, comme s'il avait eu la joue caressée par une fleur. Pas assez longtemps malheureusement : il ne pouvait que ruiner ce moment en parlant trop et en faisant la morale à tout va, comme à son habitude.

Une fois de plus, il ne sut d'abord trop quoi répondre quand Sivir lui dit qu'il n'y avait pas à chercher bien loin et que son père aurait certainement préféré un héritier. Sigmund en resta désolé. Il ne s'était que peu posé la question de savoir ce que pouvaient vivre les enfants qui ne correspondaient pas aux besoins d'héritiers de leurs parents. Il savait l'injustice faite aux jumeaux issus de familles nobles. Parmi les conjurés, il y avait quelques femmes qu'il avait toujours considérées comme un peu bizarres à vouloir conquérir une place d'homme en dépit des vieilles traditions patriarcales que l'on contestait de toutes parts. Mais maintenant qu'il entendait la voix de sa guide, il commençait à se poser des questions. Incapable de faire autre chose que prendre le parti de Sivir, il murmura pensif :

" Quel aveuglement ... Je crois que je comprends sa position, et pourtant il a agi de manière tellement injuste ... "

Elle le coupa net et lui demanda de se taire. Il hocha lentement la tête en signe d'excuse, décidément c'était plus fort que lui cette manie de bavarder à tors et à travers. Il posa ses mains sur ses genoux et patienta le temps que Sivir décide qu'ils pouvaient reprendre leur route. C'est alors qu'il sentit comme une démangeaison au niveau des yeux. Un frisson le saisit et il décida de ne plus bouger pour laisser passer ce désagrément, en espérant que cela n'annonçait pas un empirement de son état.

Cela ne s'arrêtait pas, et les épaules de l'asgardien se voûtèrent alors qu'il avait l'impression qu'on lui arrachait des larmes contre son gré. Ses muscles se tendirent d'effroi : la malédiction du puits était-elle déjà en train de le rattraper ? Cela ressemblait à une présence tout près de lui qui tirait sur un fil plongé jusque derrière ses orbites, et c'était l'une des choses les plus flippantes dont il ait jamais fait l'expérience. Une goutte de sueur glissa le long de son front et il maugréa une plainte. Il apperçut alors une main fantômatique bleue comme les feux follets devant son oeil.

* La gardienne du puits ! ... *

Dans un réflexe de survie, il attrapa le poignet bleuté dans sa main et s'écria :

" Qu'est-ce que tu es en train de me faire ?! "

La présence semblait être faite de chair et de sang et cherchait à se défaire de son étreinte d'acier. Il entendit la voix de Sivir, mais ses yeux lui brûlaient tellement qu'il ne prit pas le temps de comprendre ce qu'elle lui disait. Sans lâcher prise, il plissa les yeux comme pour se délivrer de cette intrusion avant de renverser le visage en arrière pour respirer à grandes goulées. Il cligna plusieurs fois les paupières avant de voir soudain quelques points blancs tacheter l'obscurité dans laquelle il était plongé depuis tout à l'heure. Il comprit alors, et balbutia :

" Les étoiles. Je peux voir les étoiles. On a guéri mes yeux. "

Il se rendit compte alors que c'était le bras de Sivir qu'il serrait si fort qu'elle ne pouvait plus bouger. Confus d'avoir malmener cette jeune fille si charmante et il relâcha cet empoignement brutal pour la retenir dans une étreinte, de peur qu'elle ne s'échappe et refuse d'entendre ses excuses. Leurs visages étaient si près. Un flot de questions et d'émotions se déversa dans l'esprit de l'asgardien. Il plongea son regard dans les yeux de la protégée du gouffre.

" Pardon. Je ne t'avais pas reconnue. C'était bien toi ? "
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Lun 28 Mar - 19:21

Spoiler:
 

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J'ignorais ce que je faisais, mais quelque chose en moi semblait me guider. C'était comme si je ressentais le voile qui avait été placé sur les yeux de Sigmund et que j'étais en mesure de l'arracher. J'ignorais cependant si ce serait avec ou sans douleur, mais vu le gaillard, je supposais qu'il serait à même de le supporter...

Ma main au-dessus de ses yeux ne le touchait pas au début, des petits feux follets s'approchaient, comme pour observer, j'avais le sentiment d'être épiée, testée même, je plissais les yeux en chassant cette idée de mon esprit pour essayer de me concentrer plutôt sur ce que je voulais faire. Prenant une nouvelle inspiration, j'intensifiais mon cosmos pour essayer d'arracher ce voile, puis je sentais quelque chose m'envahir, comme une main géante qui m'enveloppait d'un châle doux et chaud, glissant le long de mon bras jusqu'à ma paume qui couvrait les yeux de Sigmund. À ce moment là, il se crispa, je pouvais voir ses muscles se contracter, sa mâchoire se crisper comme s'il était en proie à une violente douleur, bien qu'aucun cri ne sortait de sa bouche. La force autour de moi continuait de me guider, sauf que contrairement à lui, moi je me laissais totalement faire, ce qui m'empêchait de ressentir la moindre douleur.

Depuis qu'il était ici, il n'avait toujours pas compris que le gouffre rejetait ceux qui cherchent à le combattre? Il agrippa mon poignet et là par contre, je devais lutter pour maintenir ma main au-dessus de ses yeux, sinon ça allait rompre le lien! Je ressentais le cosmos du gouffre m'envahir, je ressentais chaque parcelle de ce qu'il essayait de m'enseigner, l'art des sens et du corps humain. J'avais l'impression de pouvoir carrément pénétrer dans le corps de Sigmund, voir son système nerveux, chacun de ses muscles, chaque atome, j'essayais d'oublier la douleur qu'il provoquait à mon poignet pour me laisser totalement porter par mon cosmos à travers lui, guidée par le cosmos du gouffre...


«NE LUTTE PAS!!!» j'essayais de hurler pour qu'il m'entende, mais il n'y avait rien à faire, il cherchait à s'extirper de mon emprise, aussi je venais poser mon autre main sur la sienne, je ne luttais pas non plus contre lui, mon seul but était de faire en sorte qu'il ressente ma présence au lieu de celle du gouffre pour qu'il cède, et c'est alors que je le vis... là, dans son corps, comme un voile sombre posé au cœur de son esprit. Je refermais ma main dessus pour l'arracher au moment où il renversa la tête en arrière, il tenait toujours mon poignet et avec le geste de recul, il m'avait un peu tordu le bras mais peu importe... je venais de comprendre quelque chose, comment exploiter les sens du corps humain à travers mon cosmos...

Bon, j'allais devoir y travailler, mais j'avais aperçu le début de mon entraînement. Cependant, j'allais devoir y réfléchir plus tard, car là, Sigmund réalisait qu'il pouvait enfin y voir clair et semblait en être ravi! Il baissa les yeux vers moi, je grimaçais en sentant encore sa poigne sur mon poignet et il me lâcha vivement en réalisant la douleur qu'il me provoquait, avant de m'étreindre carrément. Je sursautais sur le coup, je n'étais plus du tout habituée à ce qu'on me prenne ainsi dans ses bras, même quand j'étais petite, mes parents ne le faisaient que trop rarement. Mon cœur loupa un battement sur le coup, et sans trop savoir pourquoi, je refermais aussi mes bras autour de lui pour enfouir mon nez dans son cou, relâchant la pression et laissant des larmes couler le long de mes joues... je réalisais seulement maintenant tout le cosmos que ça m'avait demandé et je me sentais vidée de mes forces


«Je n'étais pas seule... je crois que le gouffre m'a aidée.» je reniflais un peu, puis je reculais pour me libérer de cette étreinte qui me perturbait un peu. J'essuyais mes yeux à l'aide de la paume de mes mains tout en reprenant mon souffle... pour sûr que c'était une expérience assez spéciale, je ne m'attendais pas du tout à la vivre. Je venais m'asseoir sur mes talons, j'étais toujours en face de lui, mais par terre alors qu'il était sur son rocher, mais j'étais pas spécialement d'humeur à me soucier d'un éventuel complexe de soumission à l'heure actuelle, d'autant que mon poignet montrait à présent une belle marque violette! M'enfin pas comme si j'étais pas habituée à porter des traces de coups.

«Je crois que j'ai senti que j'y arrivais.. c'est comme si j'avais réussi à voir dans ton corps, voir tes sens et que je savais comment les masquer ou les libérer. J'ai vu comme un voile devant tes yeux et je l'ai arraché.. c'est dur à expliquer.» je rougissais un peu, on ne peut pas dire que ce soit très courant de dire qu'on voit à l'intérieur de quelqu'un. Je m'approchais de lui pour passer ma main devant ses yeux, surtout pour tester ses réflexes et savoir s'il avait totalement retrouvé l'usage de ses sens

«Est-ce que tu vois bien? Pas de flou ou autre?» bon, je m'étais redressée pour me retrouver à sa hauteur, c'était quand même plus pratique, même si ça pouvait rester encore un peu gênant puisque j'étais toujours entre ses jambes! M'enfin ce serait probablement plus tendancieux si nos positions étaient inversées!
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MessageSujet: Re: [FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða   Mar 29 Mar - 11:27

Sivir ne l'avait pas démenti : c'était bien elle qui était à l'origine de cette guérison. A la manière dont elle se laissait glisser au creux de ses bras, il était évident qu'elle était épuisée par l'expérience. Les progrès se payaient toujours d'un contre-coup tant ils ouvraient des perspectives inattendues et amenaient avec eux beaucoup de questions. Compréhensif, l'asgardien la laissa s'abandonner quelques instants. D'ailleurs, il était loin de trouver la situation désagréable et savourait le contact soyeux de l'opulente chevelure sombre de la belle. Jusqu'au moment où elle mentionna le gouffre.

Le gouffre. Encore le gouffre, cette amitié imaginaire ou tordue avec cette entité mortelle. L'émerveillement de Sigmund se mélangea d'inquiétude et de gravité, et lorsqu'elle lui expliqua ce qu'elle avait ressenti pendant son expérience, il acquiesça pour l'encourager à exprimer ses impressions, mais il ne pouvait pas non plus l'approuver avec chaleur. L'expression de l'asgardien était grave. Un doute s'insinuait. Ce qui s'était passé était tellement dérangeant, il avait l'impression d'avoir été utilisé par l'être qui habitait le gouffre, d'avoir été la souris que la louve apporte à achever à ses petits pour leur apprendre à chasser.

Ces manières d'utiliser le cosmos, c'est ... ce n'est pas éthique.

Comme elle agitait la main devant ses yeux pour s'assurer qu'il n'avait pas besoin d'un deuxième usage de ce traitement de choc, il attrapa sa main au vol en entrelaçant ses doigts avec les siens. Telle qu'il la voyait, accroupie entre ses jambes, elle lui faisait l'effet d'une ravissante créature sortie de quelque phantasme. En cet instant, Sigmund aurait été prêt à faire beaucoup pour se montrer agréable avec Sivir, mais il n'avait vraiment envie de servir à nouveau de cobaye à ces expériences. En réalité, il trouvait que c'était malsain et n'avait pas envie de l'encourager dans cette voie-là. Il murmura :

" Il fait trop sombre pour que j'arrive à me rendre compte si j'ai bien récupéré. Je pense que cela suffira. Ne reste pas accroupie par terre. "

Il se décalla de son rocher pour faire une place à Sivir. Ce qu'il devait faire lui semblait clair. Il fallait qu'il lui parle, et qu'il s'y prenne bien. Alors il laissa passer quelques instants avant de reprendre la parole :

" Je pense que tu es vraiment douée. Tu arrives à sentir le cosmos comme personne d'autre que j'ai connu avant. Ce don, c'est le tien, tu ne le dois à personne. "

Sigmund commençait à mentir. Ou plutôt à nier la réalité, car il était très mauvais quand il s'agissait de dire le contraire de ce qu'il pensait. Il essayait plutôt de se convaincre lui-même : Sivir ne devait son talent à personne. Ni à Fritz, ni au gouffre. Tout les guerriers du cosmos étaient redevables à leurs maîtres, aux dieux ou aux forces de la nature de leur pouvoir, mais c'était la malchance qui avait poussé Sivir entre les mains de ce pirate, qui l'avait amenée sur cette île.

Fritz. Que ferait-il de sa disciple lorsqu'elle aurait trouvé le trésor ? La laisserait-il trouver une autre armure, en ferait-il son bras droit ? Sigmund n'était plus assez naïf pour le croire. L'injustice avait frappé la famille d'Albérich, et ils la perpétueraient dans l'égoïsme et la rancoeur. Il se convainquait que cette île avait une mauvaise influence sur le destin de cette jeune fille, et qu'il devait la persuader de partir loin de l'être du gouffre. Comment faire ? Elle croyait qu'elle n'avait que cet être au monde pour la protéger.

" Je ne te cacherai pas que j'ai des doutes sur les intentions de Fritz à ton sujet. Tu sais, il existe d'autres armures sacrées. Tu n'as qu'à venir avec moi sur le continent ! Je te présenterai à Loki, je suis sûr qu'il te prendra sous sa protection. Je serais avec toi, tu pourras compter sur moi. "

L'asgardien commençait à s'emballer : il saisit la main de Sivir comme s'il était prêt à mettre ce projet à exécution. S'il avait fallut trouver un plan pour berner Fritz et lui ravir sa disciple, il l'aurait certainement mis au point, même s'il détestait la duperie avant toute chose. Il y avait un absent dans l'équation qu'il cherchait à éviter tant bien que mal, craignant de ne pouvoir lutter à armes égales contre lui : le gouffre.
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[FB 1988, Sivir, Sigmund] L'île de Dauða

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