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 [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne

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Sigmund
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MessageSujet: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /! Le roi de la montagne   Lun 11 Avr - 18:37

Le village des mineurs était perdu au milieu de la chaîne de montagne qui s'étendait au nord de la cité d'Asgard. Niché dans un cirque glaciaire, l'un de ces rares emplacements dans les environs qui n'était pas d'une pente vertigineuse, il consistait en une vingtaine de cabanes montées sommairement mais habilement en bois de sapin. L'ensemble était rude, on sentait que ceux qui avaient construit ce village avaient autre chose en tête que de profiter d'une vie paisible à l'écart du monde et loin du peuple asgardien et de la guerre civile. Bien qu'au sortir de la nuit il n'y ait encore que peu de mouvements perceptibles dans le hameau, il ne régnait pas le calme et la sérénité en ces lieux. Il couvait comme une sorte de chaleur maladive  : la fièvre de l'or.

C'était le point du jour et Sigmund se réveilla avec l'impression, malgré ses heures de sommeil, de n'avoir fermé les yeux que quelques minutes. Un ronflement voisin un peu plus fort l'avait réveillé. En d'autres circonstances le Gardien d'Aldhibain se serait rendormi, mais au lieu de cela il se mit à soupeser le pour et le contre d'un réveil un peu plus matinal. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait pas d'aller vérifier que la robe divine de Grani qu'il avait laissée dans une caverne un peu plus loin était toujours là et si elle avait encore été un peu plus réparée pendant la nuit.

Deux semaines plus tôt, lors d'affrontements plus virulents que de coutume avec les guerriers divins d'Odin, elle avait été sévèrement endommagée. Le seul moyen qu'on lui avait proposé était de laisser le temps refermer les blessures de son armure. Impossible de s'y résoudre : la guerre n'attendait pas. C'est alors que quelqu'un évoqua cette légende des esprits forgerons qui hantaient la montagne. C'est ainsi que Sigmund avait résolu de faire ce voyage. Andreas l'avait approuvé et lui avait confié une escarcelle avec la recommandation de cacher son armure dans une grotte et d'y laisser tour à tour une offrande en pierre précieuse, puis en or, et si tout cela ne marchait pas, en argent avant d'aller rejoindre les mineurs pour les observer et les questionner.

* Pourvu que cette tâche soit bientôt finie. Je n'en peux plus de mentir sur mes motivations et de côtoyer ces fous qui n'ont rien en tête que cette obsession : trouver le filon. Le filon. Pfff ... *

Le guerrier de Grani se redressa sur sa couchette et recompta le nombre de traits qu'il avait tracés avec un morceau de charbon sur le montant de bois. Cela faisait maintenant dix jours qu'il était là. Il commençait à connaître quelques têtes, avait eu le temps d'entendre quelques confidences, de visiter les principales galeries de la mine et d'entendre certaines superstitions sur des boyaux en apparence abandonnés. On les disait peu sûrs. Certains prétendaient qu'ils ne contenaient que de la pierre bleue dont on ne tirait qu'une mauvaise couleur qui virait au verdâtre avec le temps et ne valait pas la peine vu sa valeur qu'on l'achemine vers la vallée.

Au quatrième matin, Sigmund avait constaté que la piécette d'argent qu'il avait laissée près de sa robe divine brisée avait disparu et que les pattes du totem avaient été ressoudées. Il avait continué chaque soir à placer une pièce d'argent auprès de l'armure avant d'aller se coucher et régulièrement, il pouvait constater qu'elle se réparait. Le jour précédent, son aspect était presque neuf. Loki lui était apparu en rêve avant, et lui avait révélé que c'était les kobolts des montagnes qui oeuvraient en échange de l'argent. Le dieu lui avait donné l'ordre d'attendre un renfort avant d'aller s'emparer de la couronne du roi kobolt qui se terrait très certainement dans les profondeurs de la mine.

* Je me demande qui il va bien pouvoir m'envoyer et de quoi je peux bien avoir besoin de plus pour aller chercher ce démon dans sa tanière pour lui prendre son couvre-chef. Il me suffit de revêtir ma robe divine et d'aller fouiller les tunnels abandonnés. J'ai tellement hâte de retourner avec les partisans. Ils ont besoin de moi. *

Tandis que les autres occupants du baraquement dormaient encore, il se leva pour aller se débarbouiller le visage et le buste au-dessus d'une baquet. L'eau était assez froide, et il se sentit un peu plus réveillé sous l'effet de cette toilette rapide. Puis il entreprit de refaire le bandage autour de son bras. Ironiquement, son armure guérissait plus vite que lui. Tout à son occupation, le Gardien ne releva que brièvement les yeux pour constater que quelqu'un venait d'entrer dans le bâtiment.


Dernière édition par Sigmund le Lun 30 Mai - 21:29, édité 1 fois
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mar 12 Avr - 9:31

Quelle idée de m'envoyer dans un tel trou paumé? Après avoir perdu mon temps à courir après un guerrier d'Odin qui s'était allié à un gars du Sanctuaire, et une petite balade en mer, je me retrouvais dans une contrée totalement paumée où je devais inspecter des grottes mystérieuses pour nous trouver de nouveaux alliés. Je savais au fond de moi que je n'étais pas assez intelligente pour comprendre les intentions de Loki, mais il m'avait sauvé la vie, j'avais une dette envers lui et il avait désormais droit à mon respect et mon dévouement total.

Je portais mon armure de Tyl, elle me garantissait une meilleure protection au froid, car dans ces hauteurs, la température avait chuté de bien des degrés, et si j'étais d'ordinaire habituée à ce genre de froid, il demeurait tout de même bien plus mordant que sur mon île d'entraînement. Un manteau par-dessus la dissimulait aux gens du village où je venais d'arriver, il ne m'était pas difficile de repérer un cosmos à proximité et de le suivre. Loki m'avait signifié que je ne serais pas seule sur cette mission, cette fois. Pourquoi avions-nous besoin d'être deux? Avait-il jugé que mes précédentes missions avaient été des échecs pour qu'il me colle un chaperon? Je ne savais pas trop, mais une part de moi se trouvait vexée d'avoir besoin d'un associé par ici.

Les gens me regardaient bizarrement, de toute évidence, ils n'étaient pas habitués à recevoir de la visite en temps normal, alors deux personnes en si peu de temps, ça relevait surement du miracle. Ayant passé une grande partir de mon entraînement à l'exploration de grottes minières et d'un gouffre sans fond, je comprenais pourquoi Loki m'avait attribué cette mission, aussi je comptais bien lui prouver qu'il avait eu raison de me faire confiance en me sauvant la vie.
Plus j'avançais vers la petite bicoque où j'avais senti une présence, plus le cosmos devenait familier et je sentais les battements de mon cœur s'accélérer... c'était une blague?

Je me retrouvais devant la porte, et j'étais sure et certaine de savoir qui se trouvait là. Un léger sourire se dressait sur mes lèvres avant que je ne mette la main à la poignée et que j'entre. Je le trouvais dans une pièce non loin de là, torse nu en train de s'occuper d'un bandage à son bras.

«Comme on se retrouve...» il était de ceux qui m'avaient connue à l'époque où j'étais plus faible, fragile, vulnérable. Pour sûr que je ne suis plus celle qu'il a connue autrefois et pourtant, il serait probablement celui pour lequel je pouvais baisser ma garde, d'autant plus que nous luttions dans le même camps. Je fermais la porte derrière moi et je retirais mon manteau, il vit brièvement mon armure avant que je ne la retire pour qu'elle réintègre mon saphir qui pendait sur un collier à mon cou. J'étais dans une tenue assez similaire à celle que je portais à l'époque de notre rencontre, une robe simple avec de la fourrure par endroit. Je m'approchais de lui pour voir son état, un sourire doux mais inquiet sur le visage

«Je vois que ta dernière mission n'a pas été de tout repos...» j'ai cru comprendre qu'il avait participé à la lutte contre les chevaliers d'or. Qu'il s'en soit sorti en un seul morceau alors qu'ils étaient bien plus nombreux prouvait sa force et prouvait donc le respect que je lui devais «laisse-moi faire... après tout, je te dois bien ça.» je lui montrais mes doigts, à l'époque de notre rencontre, je me les étais démis et il les avait remis en place.. j'attrapais le bandage et je commençais doucement à le défaire avant de le remettre proprement

«Je n'aurais jamais cru que tu serais celui que Loki m'aurait assignée pour m'accompagner dans cette mission. Aurais-tu des talents miniers cachés?» je lui faisais un sourire un poil charmeur, avant de murmure doucement «ce n'est pas pour me déplaire...» au final, c'était presque dommage que l'on soit désormais tous deux au service de Loki. J'ai cru comprendre qu'il était assez mal vu que des gardiens de la constellation du dragon fricotent entre eux! Mais bon, j'avais un certain plaisir à défier les règles parfois, il n'y avait pas de mal à se faire plaisir de temps en temps!
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mar 12 Avr - 19:00

Ce ne fut que lorsqu'elle lui adressa la parole que Sigmund se rendit compte qu'il connaissait la visiteuse. Ses gestes s'interrompirent et il se retourna complètement cette fois-ci. Sivir. Le Gardien avait de la peine à le croire, et il articulait ce nom sous un souffle comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Il était persuadé que Loki avait tout fait pour éviter qu'ils ne se côtoient. Lorsque deux ans plus tôt il avait fait le récit des évènements sur l'île de la mort au dieu, celui-ci avait décidé que quelqu'un d'autre négocierait désormais avec Fritz. Puis par la suite Sigmund avait vaguement entendu parler de l'histoire de cette apprentie qui avait survécu à son mentor. Mais comme par un curieux concours de circonstances, il ne l'avait pas croisée entre-temps, au point qu'il s'était demandé si on n'avait pas aidé le hasard.

Sivir avait changé. Certes très peu physiquement, ainsi que Sigmund put le constater lorsqu'elle déposa son armure. Dépouillée de la robe de Ran désormais dans sa forme monstrueuse et figée, la Gardienne de Tyl fraîchement promue était aussi jolie que le jour de leur première rencontre. Mais en toute franchise, il fallait admettre qu'elle était devenue belle. Elle arborait une assurance nouvelle, et cela faisait toute la différence. D'autres regards émergeant du sommeil s'étaient tournés vers Sivir, certains charmés par l'apparition, d'autres méfiants, car ils réalisaient que des chevaliers du cosmos étaient venus dans ce lieu encore épargné par la guerre civile. Pourtant, personne ne se manifesta : aucun ne chercherait de problème.

" Si j'avais pû m'attendre à te rencontrer ici ... "

La phrase resta en suspens. A quoi se serait-il préparé ? A s'excuser d'avoir voulu la détourner de sa voie d'une manière peu élégante, maintenant que le fin mot de l'histoire donnait raison à Sivir ? A l'examiner pour voir si l'esprit du gouffre ne l'avait pas corrompue ? Toutes ces choses lui semblaient dérisoires devant le sourire si réconfortant de la Gardienne. Sans se souvenir précisément de quoi elle lui était redevable, Sigmund la laissa s'occuper de terminer de renouveler le bandage, un peu gêné néanmoins qu'elle examine ce détail rebutant de son état.

Tandis qu'elle serrait les lanières de tissus, il en profitait pour la contempler. Depuis la défaite de Loki contre les grecs qui s'étaient alliés pour le réduire au silence, après avoir une fois de plus frôlé la mort à cause de leurs manigances et alliances contre nature, il avait moins de scrupules à suivre les anciennes prescriptions qu'on lui avait inculquées dans son apprentissage. Quoique l'on fasse, c'était toujours les Kanon, Sorrento et autres gredins qui s'en sortaient. Cela faisait près de deux semaines qu'il n'était entouré que d'hommes débraillés et mal nourris, et il ne se sentait de toutes façons pas la force de se priver de cette goutte de miel pour adoucir la coupe amère que le destin lui tendait en ces temps-ci. Il sortit enfin de son mutisme.

" Toutes mes félicitations, tu es une élue maintenant. Je savais qu'on se retrouverait. "

D'un regard qui en disait long sur ce qu'il ressentait, il la remercia non seulement pour son assistance mais aussi tout simplement d'être là. Puis il alla chercher sa tunique pour se couvrir. La guerre ne prenait pas la tournures que les Gardiens avaient espérée, et plus la situation était difficile à vivre, plus il rêvait à l'avenir pour supporter le présent. Loki avait promis aux Gardiens le pouvoir sur Asgard après la guerre, et Sigmund se plaisait à imaginer depuis peu un futur où il règnerait avec une femme telle que Sivir sur une région de la terre de ses ancêtres. Ce n'était pas encore tant le goût du pouvoir que le souhait de ne plus être dans le rang de ceux qui subissent l'oppression. Il ne savait quels étaient les espoirs de la belle, mais en tout cas il n'avait pas envie de lui présenter l'image misérable du vaincu trop longtemps. Sa présence lui rappelait son vœu d'aller de l'avant.

" Des talents miniers ? J'ai appris à manier la pioche de telle manière à éviter le tour de rein, mais je ne me suis pas découvert la vocation d'une taupe. J'espère que cela ne te déçoit pas trop. Et toi, tu as eu de la distraction dernièrement ? "

Si l'on se demandait encore si Sigmund avait pris goût à la vie en compagnie des gratteurs de roche, voilà qui ne laissait plus planer aucun doute. Comme pour appuyer ses paroles, il suspendit la pioche qu'il avait empruntée au ratelier de la chambrée : il la rendait sans regret dans l'intention la remplacer dans sa main par Gram, et ce n'était pas trop tôt à son goût. Le Gardien se servit un bol de bouillie, en proposa à son acolyte et s'assit près du feu pour avaler stoïquement ce qui ne recevait que de justesse le nom de nourriture. Il contempla pendant quelques instants le visage de sa partenaire en songeant à la chance qu'il avait de ne pas être tombé sur l'un des vieux partisans rébarbatifs qui aurait pu faire équipe avec lui. Puis il entreprit de d'expliquer à mi-voix ce qui les amenait ici : l'armure de Grani brisée, l'impossibilité de la régénérer rapidement dans la situation actuelle des partisans, ces esprits étranges qui réparaient les armures en échange de pièces d'argent, et enfin l'ordre de Loki.

" Il a ordonné d'aller s'emparer de la couronne du roi des kobolds. Je ne sais pas ce qu'il a l'intention d'en faire, mais je suppose que c'est un atout important. Le problème c'est que je n'ai pas vu ces fameux kobolds, je n'ai que des soupçons sur l'entrée de leur territoire. Sinon je ne sais ni à quoi ils ressemblent, ni de quoi ils sont capables. Il n'y a que ces contes d'ivrognes que je connaisse, qui se contredisent tous entre eux. Est-ce que tu sais des choses à leur sujet ? "
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 13 Avr - 7:35

Difficile de savoir si c'était le hasard qui m'avait conduit ici ou si Loki savait pertinemment ce qu'il faisait, ou ce qu'il voulait. En voyant l'état de Sigmund, sa dernière mission n'avait pas du être de tout repos, pas plus que la mienne surement où j'étais perdue sur un bateau en pleine mer! Ce qui expliquait que je n'avais pu être là pour le combat contre les chevaliers d'or, mais je me demandais aussi si Loki n'avait pas fait exprès de m'envoyer au loin pour cette étape. J'étais encore trop jeune dans ses rangs pour une mission de cette importance, je devais encore faire mes preuves et j'en étais bien consciente.

Je ne m'occupais pas des personnes présentes, je terminais soigneusement le bandage de Sigmund en lui souriant alors qu'il semblait vraiment content de me revoir. Je n'étais plus la jeune fille fragile et presque innocente qu'il avait connue. Je plongeais mon regard dans le sien alors que je reculais pour lui signifier que le bandage était bien en place.

«Nous avions raison tous les deux il faut croire. Même si tu n'as pas eu besoin de tenir ta promesse..» normalement, c'est lui qui devait me conduire auprès de Loki pour voir si je pouvais rejoindre ses rangs. Au lieu de ça, son dieu est venu à moi pour me sauver la vie et m'offrir cette armure.

Je m'interrogeais alors sur sa présence ici, autant je pouvais comprendre que Loki m'ait demandé de venir ici, j'ai passé une grande partie de ma vie dans des grottes et un gouffre hostile, je savais ce que c'était, mais lui? Je souriais à sa comparaison de la taupe en prenant le bol de tambouille qu'il me passait - j'ai été habituée à pire aussi sur mon île.

«Je me suis retrouvée sur un bateau en pleine mer voué à couler à cause d'une bête colossale... il faut dire qu'une sirène était aux commandes et je peux te dire qu'elle n'était pas commode!» je souriais en disant cela, car mine de rien, cette Thetis s'était montrée intéressante, et j'osais espérer ne pas avoir tout fait foirer dans les relations entre Loki et Poséidon. Nous avions bien plus d'intérêts communs que l'on pouvait croire et ils pouvaient être des alliés intéressants à l'avenir.

Toujours est-il que notre conversation était passée privée à présent. Je m'étais rapprochée de lui, nos coudes se touchaient presque alors que j'avais fini mon bol et que je le délaissais pour écouter plus attentivement ce que Sigmund pouvait m'expliquer de la situation. Je haussais les sourcils en comprenant l'intérêt réel de cette quête

«Il veut soumettre les kobolds? J'avoue que ça pourrait effectivement être pratique... ce sont des forgerons hors pairs, il y en a un sur l'île de Dauða, c'est l'une des raisons pour lesquelles Fritz était persuadé qu'une armure reposait là...» et il se trompait finalement. Il n'y avait rien au fond de ce gouffre, ou alors, Loki l'avait déjà retirée des années avant? J'avoue que je ne lui ai jamais posé la question vu que je n'ai pas encore eu l'occasion de vraiment le rencontrer en personne. Il m'apparaît généralement en rêves pour me dire ce que je dois faire... «après, je ne l'ai jamais vu. Mais quand j'ai commencé à développer mon pouvoir sur les aigue-marines, j'avais tendance à abîmer les armures d'entraînement et quand on les laissait dans la grotte avec quelques pièces d'argent, elles étaient toujours réparées. Ce sont des êtres appâtés par le gain qui ne font rien gratuitement, mais d'après la légende, ils obéissent aveuglément à leur roi.»

Et donc, récupérer la couronne du roi permettrait surement une soumission totale de ce peuple... je réfléchissais tout en regardant les flammes dansantes qui se reflétaient dans mes prunelles
«On raconte que ces créatures peuvent manier le métal comme personne, ils vendaient leurs services aux dieux eux-mêmes pour forger les armes divines comme le marteau de Thor...» est-ce que Loki souhaitait se les rallier pour améliorer nos armures?  Ou pour obtenir des armes capables de vaincre nos ennemis? Peu importe ses desseins, s'allier à ces créatures était intelligent, mais serait surement très compliqué.

«Le problème, c'est qu'à ma connaissance, personne ne les a jamais vus. Ils sont d'une agilité hors normes, se dissimulent dans l'obscurité, chaque ombre. Je ne pense pas que quiconque connaisse vraiment leur taille, leur force, ou même leurs capacités offensives s'ils en ont.» sont-ils agressifs? si on en attrape un, on peut l'écraser comme une mouche ou bien ils peuvent devenir aussi imposants que des trolls et nous attaquer à coups de massue? Beaucoup de questions, mais en même temps, ça rendait tout ça diablement excitant!

En tout cas, s'il connaissait l'entrée de leur territoire, c'était déjà un bon début

«Il paraît que le meilleur moyen de se protéger des kobolds, c'est la lumière. Ils détestent ça... je le sais car chaque fois que j'ai laissé des armures d'entraînement à l'entrée de la grotte pendant la journée, même s'il n'y avait absolument personne pour venir le voir, il n'est jamais venu tant qu'elle était baignée par le soleil, alors que si je la mettais au fond de la grotte, dans l'obscurité, il pouvait venir à n'importe quelle heure.» et pourtant, je ne l'ai jamais vu, je sais... mais c'était probablement pour ça aussi que Loki m'avait envoyée ici, ces informations devaient surement être bien plus utiles pour Sigmund que les légendes bancales de ces paysans...

«Il fallait bien deux jours pour réparer une simple armure d'entraînement, depuis combien de temps as-tu laissé l'armure de Grani?» il fallait savoir aussi que ça dépendait du paiement. On dit que les kobolds aiment l'argent par-dessus tout, et pour une seule pièce d'argent, il doit faire exprès de ne pas aller trop vite pour en recevoir davantage! Sales bêtes, et on ne peut même pas marchander puisqu'on ne les voit pas... tsss
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 13 Avr - 19:11

L'humeur optimiste de Sivir ne se démentit pas tout au long de la conversation. Elle n'en voulait visiblement pas à Sigmund de ne pas avoir tenu sa promesse. Même s'il ne faisait rien pour revenir sur le sujet, cela restait pour lui un regret qui ne passait pas. Ne pas avoir pu tenir parole était un coup de canif dans l'amour-propre du Gardien, mais il savait que ce sujet pouvait causer des débats stériles et sans fin. Il était plus confortable de se réfugier dans le présent. La navigatrice lui parla d'ailleurs de sa dernière aventure qui semblait tout aussi invraisemblable que la bataille du quartier de Jörmungand.

" Tu as affronté un monstre marin aux côtés d'une sirène ? Il faudra que tu me racontes cela une fois que nous serons plus tranquilles. "

La présence de ces oreilles étrangères autour d'eux, la mauvaise nourriture, tout cela n'incitait ni à une grande conversation sur les affaires des Gardiens, ni à des discussions privées, même si Sigmund avait une foule de questions à poser à Sivir après ces deux ans. Il jeta un oeil à sa compagne de mission qui mangeait sans se plaindre et se dit que lorsqu'ils retourneraient dans la vallée, il tâcherait de lui trouver un meilleur repas pour fêter ces retrouvailles. Le ton de la conversation changea pour celui des confidences : autant se concentrer sur cette mission qui se révélait peu à peu plus compliquée qu'elle ne paraissait, mais aussi plus ambitieuse.

En effet, tandis que Sigmund s'était imaginé qu'en subtilisant un objet aussi important pour les kobolds, les Gardiens auraient un moyen de pression propre à forcer ces esprits à réparer les robes divines, Sivir déduisait et anticipait déjà tous les avantages que pourrait leur apporter cette fameuse couronne. A ce qu'elle savait, ces créatures savaient réparer, mais aussi forger de nouvelles armes, tout comme les nains dans les récits mythologiques. Mais contrairement aux nains, les kobolds avaient dû survivre aux guerres qui avaient ravagé la terre depuis l'antiquité. Ou alors ils en étaient les descendants, ou de lointains cousins.

" Je vois. Et la couronne serait un moyen de les assujettir à la volonté de Loki pour forger ce qu'il souhaite. "

Le Gardien d'Aldhibain hocha la tête avec sérieux avant de laisser son regard se perdre dans le rougeoiement des braises de l'âtre. Ironiquement, ils allaient tenter de faire pression sur les êtres qui avaient accepté librement de réparer son armure contre des pièces d'argent. Ce n'était peut-être pas très éthique, mais la situation n'était pas tenable : les Gardiens ne pouvaient pas tous monter jusqu'ici et dépenser toutes leurs réserves d'argent à la moindre fissure sur leurs robes divines. Non seulement trouver l'argent serait une tâche qui dévorerait leurs énergies, mais de trop nombreux voyages dans les montagnes coûteux en temps finiraient par alerter les Guerriers Divins.

Tout le problème résidait maintenant dans un défi qui n'avait été vraisemblablement remporté par personne avant eux : trouver les kobolds et leur dérober leur bien. Sivir n'avait pas réussi à les observer elle non plus malgré son expérience. Sigmund appuya ses coudes sur ses genoux, l'expression perplexe. Cette mission ressemblait à l'une de ces tâches en apparences impossibles dans les contes de fées, comme vider la mer avec un dé à coudre ou ouvrir un portail couvert de clochettes dans le plus parfait silence. Saisir des ombres qui vivaient et se fondaient dans l'obscurité : l'énigme avait de quoi laisser rêveur.

" Il est très probable que ces créatures soient lâches, ce qui ne veut pas dire qu'elles ne savent pas se défendre. Elles doivent être pourvues en ruse et en pouvoirs occultes à défaut de l'être en courage. En revanche, je ne crois pas que l'on puisse amener le soleil au coeur de la mine : il manque déjà au-dessus de nos têtes. Mais peut-être que les kobolds se reposent le jour : nous les prendrons alors par surprise pendant leur sommeil. "

Quoiqu'il en soit, Sivir semblait enthousiaste et Sigmund se laissa gagner par cette passion communicative. Finalement n'était-ce pas ce qui faisait le sel de l'existence d'un guerrier du cosmos : accomplir des exploits prétendument irréalisables et faire reculer les frontières de l'impossible ? Sigmund se munit de deux briquets et de torches, même s'il avait bien dans l'idée que quelques flammes seraient dérisoires en comparaison de la lumière de l'astre qui ne brillait jamais en Asgard. Cependant, il fallait au moins tenter cette solution.

" Cela fait une semaine que la robe est entre leurs mains, une pièce d'argent par jour. Et hier ils n'avaient toujours pas fini. Je n'ai pas tenté de les espionner de peur qu'ils m'évitent et n'y travaillent plus du tout. Allons-y, peut-être que des détails importants te reviendront au fur et à mesure de nos recherches. "

Sigmund sentit que s'il restait un peu plus longtemps auprès de la chaleur du feu et de la présence de Sivir, il finirait par s'engourdir. Aussi il débarrassa sa coéquipière de son bol de bouillie une fois qu'il se fut assuré qu'elle avait terminé et acheva de se préparer pour affronter le froid des altitudes. Quelques minutes plus tard, il l'avait guidée à la caverne où se trouvait la robe de Grani qui semblait réparée pour de bon. En un clin d’œil, l'armure répondit à l'appel de son guerrier et le recouvrit. Sigmund exécuta quelques passes d'armes avec Gram pour se dérouiller un peu, puis montra à Sivir un passage donnant sur une ancienne galerie désaffectée dans laquelle ils pouvaient commencer leur inspection.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Jeu 14 Avr - 16:26

Cette histoire avec la sirène serait pour une autre fois. Il faut dire que c'était assez long, d'autant qu'il s'en était passé des choses avant que l'on n'en arrive au monstre marin. Un meurtre, des bombes, moi qui me fais suspecter... bref effectivement, ce serait un peu long et je préférais éviter d'en parler ici, ce n'était pas le moment.

Sigmund semblait intéressé par ce que je savais des kobolds, même si je parlais surtout de déductions faites à partir de celui qui semblait vivre sur l'île de Dauða.. d'ailleurs, je me demandais comment il avait pu atterrir là, mais je n'avais jamais pu explorer entièrement les cavernes de l'île, trop sombres et trop grandes, il aurait fallu monter carrément une expédition avec des jours de vivres, et on va dire que j'avais d'autres préoccupations. Mais peut être que l'île est reliée à la terre ferme via ces cavernes, il fallait envisager cette possibilité.

Toujours est-il que cette histoire de couronne m'intriguait, Sigmund semblait être arrivé à la conclusion qu'en ayant la couronne, on pouvait soumettre ce peuple, mais ça par contre, je n'en savais rien

«Soit les soumettre, soit soumettre juste leur roi pour qu'il leur donne les ordres qu'on veut qu'il donne. Je n'ai jamais entendu dire que la couronne elle-même avait un quelconque pouvoir.» donc soit en ayant la couronne, on devient leur roi, soit on peut obliger ce roi à faire ce qu'on veut. Loki avait surement la réponse, nous non.

Je lui donnais toutes les informations que j'avais à ce sujet, j'en savais peut être plus, j'avais passé plusieurs années sur cette île, bien que l'étude du kobold était loin d'être dans mes priorités! C'est pourquoi certaines choses pouvaient être sorties de ma mémoire.
On quittait cette auberge miteuse pour se rendre vers cette fameuse grotte. L'armure de Grani était réparée, et je remarquais des similitudes avec les réparations des armures d'entraînement


«Hum.. ça me confirme qu'il y avait bien un kobold sur l'île. Regarde ces éclats sur les pierres de ton armure, ils les ont polies. Je crois qu'ils ont aussi un faible pour les pierres précieuses, mais pas pour leur propre intérêt, ils ne les prennent pas en général, mais je crois qu'ils aiment bien les faire briller. C'est pour ça que les aigue-marines de l'île de Dauða sont parmi les plus chères qui existent, je crois que le kobold les polit tous les jours, elles sont plus brillantes et en apparence plus pures que celles que l'on peut trouver en temps normal...» et l'île étant inaccessible pour pratiquement tout le monde, seul Fritz peut en profiter. Mais il a autre chose à faire que s'amuser à jouer les miniers, mais de temps en temps, hop, il en prend quelques unes pour les revendre à des bijoutiers.

Je laissais Sigmund faire mumuse avec son épée avant de regarder vers les profondeurs de la grotte. Ce n'était pas son briquet qui allait éclairer quoi que ce soit, pour sûr. Je déchirais un morceau du manteau que j'avais pris, avec un bout de bois. Je prenais une flasque dans laquelle j'avais mis un peu de vodka pour la verser sur le tissu et entourer le bout de bois...


«Voilà, on pourra s'en servir de torche lorsqu'on en aura besoin. Pour le moment, on ferait mieux d'avancer dans l'obscurité.» je venais plaquer ma main contre la paroi avant de m'avancer. Il devait voir la différence par rapport à l'époque où l'on s'est rencontrés, même avec mon armure, je ne faisais plus le moindre bruit avec mes pas. Chacun de mes muscles se tenait prêt à un éventuel obstacle ou un bruit, je souriais doucement avant de me tourner vers lui et murmurer

«Cela doit te rappeler le moment où tu avais perdu la vue sur l'île, non? Est-ce que tes yeux se sont totalement remis?» c'est vrai que j'avais réussi, à l'époque, à la lui rendre. C'est grace à lui que j'ai pu apprendre à contrôler ce cosmos pour parvenir à priver mes ennemis de leurs sens... oh, je n'y arrive pas à chaque fois, et je ne contrôle pas toujours le sens que je retire, et ce n'est pas définitif non plus, mais c'est assez drôle quand même!

Je ne savais pas où on allait, mais maintenant, la lumière du jour ne filtrait plus. Mes yeux s'habituaient à l'obscurité mais sans la moindre once de lumière, on restait dans le noir total. Je me demandais si je devais utiliser ma torche maintenant ou attendre, je me tournais vers Sigmund à la recherche de sa voix ou de son souffle... cette proximité me perturbait un peu, mais j'avais désormais un bien meilleur contrôle de moi qu'à l'époque.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Jeu 14 Avr - 21:23

Armés des informations que Sivir avait réussi à se remémorer, ils commencèrent l'exploration et cherchèrent à repérer les traces de présence des créatures. Le poli des pierres de la robe divine confirma à Sivir des impressions de déjà-vu, et Sigmund admira de plus près le soin méticuleux que ces kobolds mettaient à prendre soin des richesses de la terre. Il se demandait s'ils le faisaient par goût du travail bien fait ou s'ils étaient simplement poussés par la nature de leur espèce à faire reluire tout matériau qu'ils trouvaient sur leur chemin. D'ailleurs il se souvenait bien des splendides aigues marines que Fritz lui avait montrées sur l'île de Dauða.

" Les aigues-marines. Je me souviens que ton maître me disait que c'était une curiosité de l'île mais qu'il préférait en prélever à l'occasion pour éviter de faire baisser les prix d'un coup. J'ai entendu qu'il n'avait pas reparu depuis quelques temps et que tu avais pris la tête de son équipage. "

Ne sachant trop s'il avançait en terrain sensible, Sigmund avait une voix modérée. Il avait évité les questions trop directes pour donner une issue à Sivir si elle ne voulait pas s'étendre sur le sujet. Lorsque le Gardien de Tyl déchira son manteau, Sigmund tressaillit et pâlit comme elle confectionnait une torche de fortune. Il venait de réaliser qu'il avait oublié quelque chose au village. Il était pourtant persuadé qu'il avait pris deux flambeaux, mais sans doute sous le coup de la distraction les avait-il laissés sur place. Son instinct l'alerta qu'il venait de perdre quelques degrés sur le baromètre de l'amour et il accusa le coup de la déconvenue.

Forcé de faire disparaître rapidement cet air honteux et désolé de son visage, il se résolut à se concentrer désormais. Il était en mission et ce n'était pas parce qu'il faisait équipe avec Sivir qu'il pouvait se dispenser de se montrer attentif, bien au contraire ! Déterminé à montrer un peu plus de sérieux, il lui emboîta le pas , prêt à la protéger à la moindre menace. Cependant il se heutait à un problème car il ne savait pas s'il devait agir comme si Sivir était un équipier quelconque à couvrir, un ailier ou une personnalité à protéger, même s'il soupçonnait que dans le dernier cas il pouvait potentiellement impatienter une fière compagne de guerre qui était désormais son égale. A un moment, il crut qu'ils étaient séparés, car il faisait beaucoup plus sombre, et elle ne faisait pas plus de bruit qu'un chat en se déplaçant.

" Sivir ? "

Il s'arrêta net lorsqu'il se rendit compte qu'il avait faillit la bousculer et qu'elle était désormais tournée vers lui et lui parlait à mi-voix, son visage tout près. Il aurait dû trouver la caresse de son souffle agréable, mais au souvenir de la façon dont elle l'avait guéri de la malédiction que le gouffre avait jeté sur ses yeux, un frisson lui parcourut le dos.

" Je ... ça va bien, je crois. Ne t'inquiète pas, c'est de l'histoire ancienne."

La perspective de devoir en passer à nouveau par une séance de chirurgie spirituelle réjouissait autant le guerrier de Grani que d'aller voir l'arracheur de dents du camp. Et puis il était tellement habitué maintenant qu'il sentait que si on lui enlevait le dernier voile spectral des yeux, il ne se sentirait pas mieux. Il avait même l'impression qu'il lui manquerait alors quelque chose.

Ils avaient progressé de quelques dizaines de mètres encore, mais déjà la lumière du jour ne leur parvenait plus. Il fallait se rendre à l'évidence : ils n'étaient pas des kobolds et continuer ainsi dans le noir ne servait à rien. D'autant plus qu'ils avaient maintenant beaucoup avancé, et Sigmund était presque sûr que cette galerie continuait jusqu'à la mine en exploitation. Là-bas, il y avait beaucoup plus de chances de rencontrer des curieux qui n'avaient pas à se mêler de leurs affaires que de trouver une couronne de roi kobold. Sigmund posa sa main sur l'épaule de Sivir et lui murmura tout bas :

" Attends, plus loin c'est le terrain des humains. Il faut qu'on utilise un flambeau sinon on va manquer quelque chose. "

Il sortit un briquet et fit jaillir quelques étincelles pour que Sivir puisse tendre sa torche de fortune et l'enflammer. Le tissus imprégné d'alcool grésilla. Sigmund haussa un sourcil en se disant que c'était ce genre de boisson que la belle pirate aimait se jeter derrière la cravate. Ce n'était pas très féminin ça ... Puis il tenta de voir quelque chose à la lueur du feu qui faisait désormais danser sa lumière rougeoyante sur les parois rocheuses, y créant des monstres d'obscurité éphémères et volatils. Il n'y avait pas beaucoup d'indices à déceler pour lui malheureusement.

Sigmund commençait à se demander comment vivaient les kobolds, s'ils s'agglutinaient tous ensembles comme des lapins dans un terrier ou si chacun se choisissait un petite caverne individuelle. Peut-être même se camouflaient-ils directement contre les parois. Le Gardien poussa du pied un morceau de roche aux contours étranges, mais il ne rencontra que de la pierre. Désappointé, il décida de s'en remettre à l'expérience de Sivir et la laissa inspecter le lieu de son oeil expert. Il y avait certainement un passage quelque part. Cela dit, si les kobolds pouvaient se glisser le long des failles, ils auraient beaucoup de mal à les chercher dans leur tannière en god robe. Ils ne pouvaient pas non plus détruire la montagne : leur but n'était pas non plus d'accomplir un génocide. Ennuyé de n'avoir aucune solution dans cette impasse, Sigmund croisa les bras sur la garde de son épée pointée sur le sol.

" A ton avis, comment sentent-ils la présence des humains ? A l'odeur, au bruit, au mouvement ? Ils ne doivent pas nous aimer en tout cas. "

Soudain Sigmund se redressa. Il avait la sensation d'être observé. Les yeux pleins de soupçons, il scruta la pénombre dans toutes les directions avant de pointer un doigt accusateur dans une direction précise. Les yeux ne voyaient rien de particulier, mais à quelques pas de là, il en avait la certitude, quelqu'un les épiait. Plus précisément : cette créature ou cette chose en voulait à la bourse garnie d'or et d'argent que le seigneur Loki lui avait confiée. Le Gardien d'Aldibhain avait perçu une aura pleine de cupidité qui ne pouvait échapper à son instinct. Déjà il sentait une bouffée de rage à l'idée que l'on ose seulement convoiter le bien de son dieu.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Ven 15 Avr - 10:32

Spoiler:
 

Mon commentaire concernant les aigues marines de l'île semblait avoir mis la puce à l'oreille de Sigmund. Je me figeais lorsqu'il parla de Fritz, je lui tournais le dos à ce moment là, préparant une torche de fortune avec un morceau de bois et des lambeaux de mon manteau imbibé de vodka. J'avais arrêté mon geste, regardant devant moi avec un air sombre qu'il ne pouvait voir
«Il a fini par savoir ce qu'il y avait au fond du gouffre.» je me tournais vers lui, le regard grave. Je ne savais pas encore si j'avais envie d'en parler. Sa trahison demeurait encore bien ancrée en moi et me rongeait de l'intérieur comme un poison sournois. «On y va?»

Je lui tournais le dos, n'allumant pas tout de suite la torche avant de m'avancer dans l'obscurité, une main posée sur la pierre pour suivre mon chemin jusqu'à ce qu'on se retrouve dans le noir total. Cela me rappelait d'anciens souvenirs, lorsqu'il avait perdu la vue à cause du gouffre, je m'étais arrêté, mais je me rendais compte qu'il ne souhaitait pas davantage parler de ce souvenir. Il faisait désormais trop sombre, il valait mieux allumer la torche à présent, même si ça signifiait faire fuir les kobolds. L'odeur de vodka se répandit rapidement avant de se dissiper, cela aurait pu nous faire tourner la tête si l'on n'était pas de ceux aptes à tenir l'alcool.

On reprenait notre route, mais rapidement, la grotte commençait à se séparer en plusieurs galeries. Je m'approchais des murs pour rechercher des traces de passages... griffes, pas, poussière déplacée. Un genou à terre, j'observais minutieusement la paroi avant d'emprunter un passage où je repérais effectivement un léger passage. Sigmund s'interrogeait sur eux, c'était normal après tout.

«Je ne sais même pas quelle taille ils font. En voyant les rares traces qu'ils laissent, j'aurais tendance à croire qu'ils sont de la taille d'enfants... s'ils vivent dans l'obscurité totale, ils ne doivent pas avoir une bonne vue, et par rapport à leur travail sur les armures, ils doivent avoir un sens du toucher hors pair. Je penche plutôt pour les vibrations causées par nos mouvements.» mais l'odeur ou l'ouïe, c'était possible aussi.

Je me redressais pour avancer vers la galerie aux quelques traces, puis je m'arrêtais. Tout comme Sigmund, je ressentais qu'on m'observait, cette même sensation que j'avais eue lorsque j'étais sur le bateau de Thétis au moment du meurtre. Je ne me retournais pas pour autant, il fallait avancer et faire comme si on ne les ressentait pas, le temps de déboucher sur une large galerie qui offrait encore de nombreux chemins.

Je m'arrêtais en son centre avant de regarder autour de moi. Des traces de pierres précieuses qui avaient été extraites de la roche étaient visibles par endroit, soit cet endroit avait été une mine, soit les kobolds se sont servis. Je me tournais cependant vers Sigmund, le regard grave

«Tu avais raison à propos de Fritz... lorsqu'il a vu que je gagnais trop en puissance et que je le surpassais, il m'a poussée dans le gouffre.» mon regard était froid, glacial même, rien à voir avec la jeune fille que j'étais à l'époque. Il valait mieux qu'il voit tout de suite mon nouveau visage, il ne servait à rien de jouer à ce jeu plus longtemps «alors que je tombais, un homme m'est apparu, plutôt beau, de longs cheveux rouges... il a tendu la main vers moi et a lâché un saphir qui est venu se placer sur mon cœur. L'armure de Tyl m'a alors recouverte, je me suis sentie pousser des ailes et j'ai pu ralentir ma chute au fond du gouffre... il n'y avait absolument rien au fond, à part les squelettes de ceux qui étaient tombés avant moi.»

Je ne montrais pas le moindre signe de peur ou de déception, fixant toujours Sigmund bien dans les yeux pour montrer aussi que je n'éprouvais pas la moindre honte pour la suite.
«J'ai réussi à créer un courant d'air assez fort pour me faire remonter. En sortant du gouffre, Fritz n'a même pas eu le temps d'hurler que je l'ai attrapé pour le jeter dans le gouffre comme il l'avait fait juste avant avec moi. Avec l'armure et ma force, il n'a pas été difficile pour moi de soumettre son équipage. Même si mon rôle ne peut désormais plus se cantonner à être un simple capitaine de pirates.»

J'attendais de voir sa réaction, puis je lui tournais le dos pour reprendre la route
«Tu connais maintenant mon histoire. Je vais chercher des traces pour voir la prochaine route à suivre...» j'ai tué mon propre maître de sang froid et sans le moindre remords. À voir s'il allait se méfier à présent.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Sam 16 Avr - 21:11

Spoiler:
 

Sivir faisait son travail de pisteuse avec beaucoup de soin, sans que Sigmund sache si elle était poussée par son sens du devoir ou par l'envie de découvrir les kobolds. Il faut dire que la jeune femme était devenue étrangement difficile à saisir : elle avait parfois des gestes un peu frivoles, comme si flirter était une attitude qu'elle avait sans y penser, et d'autres fois, elle était d'une froide gravité.  Mais elle n'avait plus ces mouvements naïfs et spontanés de l'apprentie. Non, définitivement, Sigmund ne pouvait la considérer autrement que comme une alliée dont il allait certainement découvrir petit à petit les qualités.

Des traces qu'elle releva, Sivir conclut que les créatures qu'ils cherchaient avaient la taille d'enfants. Alliant certainement petitesse et agilité, ces kobolds ne devaient pas être sous-estimés, d'autant que leurs griffes étaient assez tranchantes et dures pour tailler la pierre. La taille et la puissance ne font pas tout et Albérich avait prouvé par ses exploits tristement célèbre qu'on peut  être un avorton et capable de beaucoup de mal. En revanche si les kobolds étaient sensibles aux vibrations, Sigmund était confiant dans le fait que ses techniques basées sur les ondes de choc seraient efficaces en cas de confrontation.

" Attends-moi ! "

Comme la navigatrice continuait sa route en ignorant le geste de son compagnon d'aventure, celui-ci força le pas pour la rattraper. Elle tenait la torche et en quelque sorte, Sigmund se retrouvait dans la même situation que deux ans plus tôt, où ayant perdu l'usage de la vue à cause du gouffre de l'île de Dauða, il ne pouvait faire autrement que de se fier à sa guide. Mais Sivir avait changé. Pouvait-il lui faire confiance comme autrefois ? Brusquement la jeune femme arrêta la marche devant un tas de bris de roches : la paroi avait comme été écorchée pour être pillée. Croyant qu'elle s'apprêtait à fournir de nouvelles conclusion, le guerrier de Grani n'était nullement préparé à entendre les révélations qui allaient lui être faites.

Comme Sivir lui racontait comment elle avait été trahi par Fritz, rappelée du fond du gouffre par Loki et comment elle s'était débarrassée ensuite de son ancien maître, il lut une telle froideur dans ses yeux qu'il en resta d'abord muet. Derrière le ravissant visage de la guerrière de Tyl n'y avait-il plus qu'un gouffre glacé ? Avait-elle à ce point changé que la mort et la trahison d'un homme qu'elle connaissait depuis si longtemps ne suscite en elle pas même de la colère ?  Non, peut-être était-ce excessif. Quoiqu'il en soit, l'injustice avait encore frappé, et Loki avait offert une fois de plus le salut à l'un de ses élus en détresse. Mais aussi à quelqu'un qui était changé à jamais. Aldhibain eut du mal à trouver une réplique devant l'attente de son interlocutrice.

" Ainsi donc, il n'y avait rien en bas ... Quelle drôle d'histoire. "

Rien, ni personne. Aucun être mythologique, aucune femme spectrale aux griffes acérées, tout cela n'avait été que des inventions de l'imaginaire pour supporter l'absurdité brutale d'un phénomène naturel. Le sourire ironique qui accompagna ce commentaire exprimait une certaine tension. Sivir se contenta de continuer sa route. Partagé entre différents sentiments, Sigmund suivait le pas, un peu inquiet. Sivir avait été trahie et s'était vengée sans montrer état d'âme. Elle était déjà passée à autre chose et la mort n'était plus pour elle qu'un accident du quotidien comme un autre. La pitié avait apparemment déserté son cœur.

* Et moi qui n'ai pas sû tenir ma promesse, quelle sentence me réservera t-elle ? *

" Tu as eu raison de le punir. Fritz. C'est le seigneur Loki qui t'est apparu dans le gouffre. Le courage que tu as montré pendant des années l'a impressionné, et il a fait de toi son élue. Je suis sûr que cela s'est passé ainsi. Fritz l'a défié en essayant de contourner sa volonté, il a reçu son châtiment par ta main. C'est dans l'ordre des choses. C'était un faible. "

Sigmund avait fini par dire ce qu'il en pensait. En réalité, c'était moins pour exprimer son opinion à propos de cette histoire puisque de toutes façons Sivir semblait avoir déjà tourné la page, que pour montrer qu'il la soutenait dans cette attitude. Et si elle avait quelque chose à lui reprocher, il était prêt à en subir les conséquences. N'était-il pas celui qui voulait la mort du Sanctuaire et de tous les être divins ou mortels qui avaient conspiré contre Asgard quatre ans plus tôt ? Les sacrilèges ne méritaient aucune considération et méritaient d'être châtiés dès que l'occasion se présentait.

* Que je sois maudit, moi qui n'ai pas pû m'en prendre à ce blasphémateur de Kanon. J'aurais dû au moins tenter de l'assassiner quand j'en avais l'occasion. *

Petit à petit, les galeries qu'ils parcouraient changeaient dans leur aspect. Plus souvent elles se coudaient en étranges dévoiements biscornus, et certains tronçons paraissaient des cavités entièrement naturelles. Des stalactites blanchâtres descendaient le long des parois. Dans le même temps, la température grimpait d'un degré, la flamme de la torche rétrécit légèrement. A un endroit, ils furent contraints d'enjamber un tas de gravats qui semblaient avoir résulté d'une explosion. Le Gardien murmura à mi-voix :

" Un ancien mineur m'a raconté que cette partie de la mine était maudite. On y trouvait beaucoup de pierres, mais au fur et à mesure de l'exploitation, il y a eu des accidents, des blessés, des morts, des gens frappés de folie. Lui-même n'a pas l'air d'avoir toute sa tête ... En tout cas, cette partie est désaffectée et entièrement livrée aux créatures qui souhaiteraient y vivre paisiblement. "
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 17 Avr - 9:39

Oui, j'avais bien changé. Mais il était dommage que je ne puisse entendre ses pensées, il saurait que je ne lui en voulais nullement de ne pas avoir tenu sa promesse. Ce n'était pas parce qu'il n'avait pas voulu la tenir, juste que je l'avais coiffé au poteau avant. Je me tournais vers lui alors qu'il m'expliquait que l'être qui m'avait sauvée n'était autre que Loki lui-même. Je n'avais pas eu l'occasion de le rencontrer, mais j'en avais eu le sentiment au plus profond de mon être. Je me tournais vers Sigmund, l'air grave alors qu'il paraissait tout de même songeur vis à vis de mes révélations

«J'ai fait ce que j'avais à faire. Je devais vaincre ce gouffre pour me libérer... peut être qu'au final, je devais être trahie une dernière fois pour voir que Loki était le seul en qui je pouvais avoir confiance...» je levais les yeux vers lui avant de pencher la tête sur le côté et lui faire un clin d'œil «et à ceux en qui Loki a confiance aussi, surement...» je souriais un peu plus sincèrement. Il est vrai qu'il risque fort d'être un privilégié me concernant pour m'avoir connue avant.

On s'enfonçait dans les galeries, chaque fois, je devais chercher des traces de leur passage. L'air se raréfiait, la chaleur augmentait comme si on se rapprochait du centre de la terre - peu probable, mais c'était la sensation ressentie ici. Sigmund se rappela alors des histoires racontées par les anciens mineurs, je me tournais vers lui, l'air sérieux

«C'est bizarre... les kobolds devraient plutôt avoir envie de laisser les hommes extraire les minerais, et surtout les pierres précieuses s'ils veulent les leur chiper après. Quoi que, ils n'ont pas l'air d'être du genre fainéant à laisser les autres faire le boulot à leur place, ils voient peut être ça davantage comme du vol.»

Avec le manque d'air, j'avais besoin d'une pause, et il ne servait à rien de continuer à avancer sans se préparer au mieux. Je m'asseyais sur une pierre pour regarder autour de moi, jugeant que c'était en observant notre environnement qu'on pourrait se préparer au mieux
«S'ils ont la faculté d'altérer l'esprit, il va falloir qu'on fasse attention. Je ne voudrais pas avoir à t'attaquer ni même à subir l'une de tes attaques!»

Ça me rappelait un peu l'effet que Thétis avait eu sur moi sur le bateau. Cette envie folle de lui sauter dessus, et pas pour la tuer hein? Je regardais mes mains quelques secondes en calmant les battements de mon cœur, je devais être parfaitement calme et concentrée avant de poursuivre
«Je tire le plus gros de mon pouvoir des aigues marines. Elles peuvent fragiliser une armure ou priver mon adversaire de l'un de ses sens.» je me tournais vers Sigmund, l'air inquiète quand même. Autant partir dans une mission où l'on savait le danger qui nous guettait, c'était une chose, mais affronter l'inconnu était toujours plus difficile «histoire que tu sois préparé si je viens à être folle et à t'attaquer, tout comme si jamais tu viens à perdre la tête, je n'hésiterai pas à te priver d'un ou deux sens pour te calmer.» si j'y arrive, mais passons.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 18 Avr - 23:09

Sivir avait décidé qu'il était temps de faire une pause. Son acolyte n'y trouva rien à redire, il trouvait qu'elle se montrait méthodique dans son investigation, plus qu'il ne saurait l'être, et de plus, elle faisait montre d'un solide bon sens dans son jugement. Il prit la torche à son tour pour lui laisser tout loisir de se délasser et contempla à son tour ces stigmates dans la roche qui marquaient le passage des kobolts et superposa sa main à l'une des griffures. Ou leurs mains étaient plus grandes que la sienne, ou leurs griffes étaient vraiment longues.

Le Gardien ne savait pas ce que voulait dire le comportement des kobolts, quelle était la part de plaisanterie dans les propos de Sivir lorsqu'elle parlait de confiance à accorder qu'à quelques privilégiés, ni si ce qu'elle craignait, que les kobolds puissent les retourner l'un contre l'autre, était fondé. En revanche, il avait bien l'impression qu'ils n'étaient plus trop loin de leur but. Sigmund n'avait franchement pas envie d'envisager le pire, qu'ils soient contraints de s'entretuer par une manipulation, mais il écouta cependant attentivement les anticipations la Gardienne de Ran.

" Je sais aussi que tu sais commander aux vents. Il m'arrive de parvenir à maîtriser ces forces aussi. S'il fallait gagner du temps en cas de problème, ce serait une solution. Et j'utilise mon épée pour produire des ondes de choc. Elle est articulée et peut se déployer comme un fouet. "

Est-ce que ces précisions pouvaient vraiment rendre nul le danger d'une confrontation entre eux ? Ils faisaient de la théorie, mais les choses étaient tout de même assez différentes lorsque l'on était confronté à un ennemi en chair et en os, avec sa manière de bouger bien particulière, sa vitesse, sa puissances et ses réactions qui étaient indescriptibles par la parole, qu'on ne pouvait que constater. Sigmund savait pourtant qu'en réussissant à le priver de ses sens, Sivir pouvait se sortir d'affaire, à condition qu'elle en ait l'occasion.

Le Gardien d'Aldhibain hésita un instant, puis finalement il s'assit à côté d'elle et lui chuchotta quelque chose à l'oreille à propos d'une faiblesse à l'épaule droite qui, si elle était exploitée au bon moment, pourrait lui poser beaucoup de problèmes pour continuer le combat. Un tel secret, il ne l'aurait peut-être jamais révélé qu'à un ami proche. Seul son frère, qui était celui qui avait découvert cette au cours de leurs années d'entraînement, avait su et emporté ce secret dans sa tombe.

Peut-être Sigmund faisait-il une erreur en cet instant, mais l'éventualité qu'il puisse se réveiller d'un maléfice et voir Sivir victime d'une furie meurtrière lui était insoutenable. Et puis, sur l'île de la mort, n'avait-elle pas pris le risque de venir l'aider alors qu'il affrontait le gouffre ? Il lui devait bien cela en quelque sorte. Le Gardien se redressa et regarda un instant le visage de la belle, et il sut que c'était là la véritable raison de cette confidence.

" Tu n'as pas tellement changé en fait. "

Il voyait toujours cette passion chez elle, cette flamme ambitieuse qui voulait conquérir le ciel, un talisman contre l'angoisse et le découragement, et si elle avait perdu sa confiance en les hommes, ce n'était pas la faiblesse qui l'habitait. Le guerrier de Grani détourna le regard, il devenait trop sentimental, et cela n'était pas une bonne chose pour la mission. Il la pria silencieusement de trouver une réplique sensée car en l'état il n'était pas capable de dénicher une réplique plus raisonnable.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mar 19 Avr - 8:29

La situation était assez délicate. Cette histoire comme quoi des hommes pouvaient devenir fous en affrontant des kobolds ne me plaisait pas du tout. Il fallait qu'on se tienne prêts à l'éventualité où l'on perdrait temporairement l'esprit et où on devrait peut être s'affronter mutuellement. Je n'aimais pas ça, et lui non plus. Malgré tout, il fallait envisager toutes les possibilités.

Je lui disais donc mes aptitudes, bien que je ne mentionnais pas mes points faibles. Pour le moment. Il m'expliqua la manière dont il pouvait combattre, et je serrais les dents lorsqu'il mentionna le pouvoir de son épée. Non pas le fait qu'elle soit apte à se défaire en fouet, mais plutôt cette histoire d'ondes de choc

«Ça, ça craint. Nous sommes dans des cavernes fragiles, si tu te mets à créer des ondes de choc dans un endroit pareil, tu es bon pour nous ensevelir...» et honnêtement, même en le privant d'un de ses sens, je n'étais pas sure de pouvoir l'empêcher de faire usage de ce pouvoir s'il venait à perdre la raison. Oui, ça, ça craint.

Mais il s'approcha de moi et commença à me murmurer quelque chose à l'oreille. Notre proximité me fit perdre le fil l'espace d'un instant, à croire qu'il avait toujours ce pouvoir sur moi qu'il avait lors de notre première rencontre. Mais ce n'était pas le moment de laisser ses hormones prendre le dessus et je haussais les sourcils lorsqu'il me mentionna son point faible... attaquer son épaule. Mon regard se fit sérieux et je me tournais vers lui en prenant une profonde inspiration, nos visages étaient proches, mais vu ce qu'il venait de me dire, je ne pouvais m'attarder sur ses traits attirants

«Je suis désolée, mais si tu viens à te servir de ton épée dans cet endroit, je n'aurai d'autre choix que de me servir de ce que tu viens de me dire...» d'un autre côté, je n'étais pas mieux. Si j'utilisais le vent dans ces galeries, je pouvais tout aussi bien créer un éboulement. Je baissais les yeux et je lui désignais mon poignet gauche

«Au cours de la mission sur le bateau de Thétis, j'ai été blessée au bras...» je murmurais tout autant que lui. Si je devais retirer mon armure, il verrait une cicatrice qui partirait du poignet jusqu'au coude «j'ai besoin de mes mains pour créer des rafales de vent. Si tu me frappes au niveau du coude ou du poignet, la douleur devrait m'empêcher d'user de ce pouvoir...»

C'était étrange d'échanger ainsi ses faiblesses. Mais il m'avait fait confiance, et vu la situation, il fallait que je fasse de même. Il se leva en disant que je n'avais pas changé, ce qui me fit légèrement rougir sur le coup. Je me levais à mon tour en souriant d'un air amusé

«Je ne sais pas si c'est un compliment. Vu la manière dont nous nous sommes séparés à l'époque... toi par contre, tu as changé, mais ça te va bien.» il avait déjà les traces de celui qui a souffert de perte et de trahison, mais là, il porte aussi les traces de la défaite et de celui qui se relève pour ne plus avoir à le subir. Ça lui donne une sorte de charisme qui lui va bien, mais ce n'est pas le moment d'en parler «allez, on y va. Préviens moi si tu entends des bourdonnements, ce sont souvent les premiers signes des attaques mentales.»

Souvenir de cette Thétis et de sa manière de me faire tourner en bourrique! Je récupérais la torche et on avançait. Cette sensation d'être observés ne faisait que grandir, l'air se raréfiait un peu, une légère pression au niveau de ma poitrine m'empêchait de respirer correctement, mais nous avancions lentement ce qui nous empêchait d'être essoufflés.
C'est alors que je tendais la main derrière moi, je le sentais, quelque chose caressait ma peau, comme un courant d'air, sauf que ce n'était pas de l'air

«Attention...» j'avais l'impression d'entendre une chanson, je me mettais à trembler et je réalisais alors que ma vue commençait à se brouiller. Je me tournais rapidement vers Sigmund et je lui faisais rapidement face, lui donnant la torche pour plaquer mes mains sur ses oreilles

«Ils chantent... c'est leur voix qui va nous faire perdre la tête! Pardon!» je me concentrais alors, j'allais le priver de l'ouïe pour qu'il garde les idées claires... le chant s'intensifiait de plus en plus, je sentais que je perdais pied mais je me concentrais de toutes mes forces, mes mains tremblaient mais je tenais bon, il fallait juste que je le prive temporairement de l'ouïe, il saurait se débrouiller pour la suite, je le savais...

=======================

Titre de l'attaque : Aspiration des sens
Technique : Psychique
Niveau de l'attaque : (forte)
Effet : Sivir est capable d’extraire peu à peu les cinq sens de ses adversaires, sans avoir de contrôle sur le sens qu'elle va détruire en premier (uniquement la vue, le toucher, l'ouïe, le goût ou l'odorat). L'effet est cependant temporaire, et elle ne peut détruire qu'un sens à la fois.
Effet sur l'adversaire : l'ennemi perd l'un de ses sens, déterminé au hasard. L'effet ne dure pas plus de trois tours, mais peut être dissipé avant selon la puissance de l'adversaire.

Sivir se concentre pour faire perdre l'ouïe à Sigmund

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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 24 Avr - 22:57

De fil en aiguille, la situation se montrait sous un jour de plus en plus déplaisant. Si les kobolds pouvaient rendre les intrus pénétrant sur leur territoire en fous furieux, ils pouvaient facilement pousser les Gardiens à détruire les galeries à et à s'enterrer vivants. Sur le visage de Sigmund passa un nuage de maussaderie. Comme il haïssait ce genre de stratagèmes qui passaient par la tromperie et la manipulation des nerfs et du cerveau. Aldhibain acquiesça gravement lorsqu'elle lui dit qu'elle avait besoin d'avoir les mains mobiles pour lancer ses attaques tempêtes, même s'il savait qu'il lui en coûterait d'avoir à les blesser.

Sivir ajouta qu'il avait changé, en bien. Un étonnement fugitif agrandit les yeux de Sigmund. Il y eut un bref moment de gêne. Le Gardien se souvenait de leur séparation comme si elle avait eu lieu la veille, partagé entre embarras et nostalgie. Il ne savait en quoi consistait le changement dont sa compagne de route parlait, mais cela n'avait pas l'air négatif à son regard. Il n'y avait pour le moment plus rien à dire, que des paroles de trop. Aussi, ils continuèrent d'avancer, avec difficulté, le long des galeries dont le sol devenait plus chaotique. Soudain, Sivir tendit le bras en travers de son chemin et lui plaça d'autorité la torche dans les mains.

" Mais, que se passe t-il ? ! "

Il ne l'avait pas remarqué, mais comme Sivir était en train de lui hurler un avertissement, il comprit que l'attaque des kobolds avait déjà commencé. Cette chanson qu'il entendait maintenant lui aussi, ce n'était pas une belle musique, c'était une vibration étrange et malsaine, un aiguillon qui faisait naître irrésistiblement une angoisse profonde. Tournant son regard dans tous les côtés, vers les anfractuosités ténébreuses de la galerie, fouillant l'ombre des colonnes des stalactites, Sigmund chercha en vain l'origine de ce son malfaisant avant de renoncer rapidement : tous ses efforts de concentration étaient réunis dans un seul but : lutter contre la céphalée et surtout cette peur primordiale qui lui dictait de sortir de là en détruisant tout sur son passage comme un enragé.

Un cri s'échappa de la gorge du guerrier de Grani qui plaqua instinctivement sa main libre sur son oreille en un geste dérisoire. Un sifflement lui vrilla les tympans et puis ... plus rien. Reprenant ses esprits, Sigmund se tourna sans comprendre vers Sivir, avant de réaliser qu'elle lui avait ôté l'usage de l'ouïe. C'était bien joué, mais elle ? Avait-elle sû échapper aux chants infernaux des kobolds ? Elle se bouchait toujours les oreilles. Il lui attrapa les bras et la secoua un peu pour voir ce qu'il en était.

" Sivir, ça a marché ! Est-ce que ça va ? "

Mais quelque chose lui disait que les kobolds ne lâcheraient pas l'affaire aussi facilement : Sigmund estimait qu'ils insisteraient jusqu'à ce que ce plan qui leur faisait courir si peu de risques porte des fruits ou se révèle définitivement inutile. Le guerrier lança un regard noir en direction de la partie qu'ils n'avaient pas encore explorée. Il avait bien envie de s'y élancer pour aller corriger les créatures, mais il ne pouvait pas laisser Sivir ici, seule dans le noir, et sans être certain qu'elle avait réussi à résister à l'arcane des hôtes de la montagne.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 25 Avr - 9:54

Spoiler:
 

En temps normal, je n'ai absolument aucun contrôle sur le sens que je peux retirer à ma victime, mais c'est parce qu'en situation de combat, d'une part, mon adversaire peut se défendre et je ne peux donc pas prendre mon temps pour me focaliser sur un sens précis, et d'autre part, j'ai beaucoup moins de temps pour agir! Bon là, je n'avais pas beaucoup de temps non plus dans la mesure où les chants des kobolds me faisaient perdre peu à peu ma concentration, mais Sigmund se laissait faire et c'était toute la différence. Il avait compris l'urgence de la situation et me laissait agir et je parvenais à cerner parfaitement son ouïe pour la bloquer à l'aide de mon cosmos...

Je reculais en titubant, ramenant mes mains sur ma tête. Je ne pouvais pas me bloquer moi-même l'ouïe, j'essayais de me boucher les oreilles, mais c'était comme si le chant continuait de s'insinuer dans mon esprit, à travers les pores de ma peau... je sentais qu'on m'agrippait par les épaules et je levais les yeux pour voir que Sigmund semblait maître de lui, bien qu'inquiet pour moi. Mon regard se voilait, son apparence semblait changer et j'avais l'impression qu'il voulait m'attaquer! J'avais encore un semblant de raison, et je serrais les dents pour m'accrocher à l'idée que je commençais à avoir des hallucinations


«Tu changes... monstre...» il ne pouvait pas m'entendre, je venais m'agripper à lui, posant ma tête contre son torse. Je tremblais, je sentais une rage sourde qui commençait à bourdonner dans mes oreilles et l'envie d'écharper le premier qui me tomberait sous la main... je me retournais alors, fixant un point sur la roche, puis je me tournais vers lui en affichant un air implorant et je me jetais tête la première contre la roche de la caverne, le choc fut suffisamment violent pour que du sang gicle sur la paroi et que je tombe inconsciente au sol...

Autour de nous, les chants avaient cessé, les kobolds avaient visiblement compris que pour le moment, entre Sigmund qui était sourd, et moi inconsciente, ça ne servait à rien.. au lieu de ça, des murmures se faisaient entendre

«Tricheuse, tricheuse, tricheuse...» le gardien ne pouvait pas les entendre, et moi non plus. Mais au moins, quand je me réveillerai, j'aurai surement quelques minutes de répit...
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mar 26 Avr - 21:17

Sigmund ne comprenait pas pourquoi Sivir semblait si affolée alors qu'il la tenait entre ses mains. Il avait beau protester qu'il ne lui voulait pas de mal, qu'elle avait réussi, elle était en plein état de panique. Il s'écria d'un ton suppliant :

" Reprends-toi, Sivir ! S'il te plaît ! "

Des mots se formèrent sur les lèvres de la jeune femme, mais il ne les comprenait pas. Quelle terreur sur son visage ... Elle ... Elle ne parvenait pas à ériger une barrière mentale contre le chant des kobolds, elle qui possédait de ces pouvoirs psychiques comme il avait pû rarement en observer ? Le Gardien de Grani était tellement stupéfait par la puissance de ces créatures qu'il n'eut pas le réflexe de rattraper la guerrière de Ran lorsqu'elle échappa à son emprise.

" Non. Ne fais pas ça ! "

Mais c'était trop tard : les yeux remplis de terreur, Sivir s'était jetée la tête la première sur un rocher. Son corps retomba, inerte sur le sol. Sigmund accourut auprès d'elle et tomba à genoux. Il lâcha son épée et souleva tant bien que mal le buste de la jeune femme tout en tenant la torche. Elle était évanouie. Déstabilisé par ce revirement de situation, Sigmund se demanda ce qu'il devait faire. Ne devait-il pas la remonter à la surface pour la mettre en sécurité ?

Il secoua la tête. Non, il ne pouvait pas renoncer : ils étaient près du but, pourquoi reculer pour tout devoir recommencer sans l'effet de surprise ? Pire, en tournant le dos aux kobolds, il s'exposait lui et Sivir à un coup en traître. Il ne savait pas combien de temps son ouïe serait endormie, et le chemin durait plus d'une heure déjà, si du moins il parvenait à le retrouver facilement. Sa mâchoire se serra. Ces créatures ... Il allait les trouver dans quelque trou de souris qu'elles se cachent, et leur ferait passer l'envie de chanter, définitivement !

Dans un sursaut d'opiniâtreté, il rangea son épée dans son dos et porta Sivir inconsciente sur sa hanche gauche. Il ne pouvait pas la laisser ici, et heureusement elle était plutôt légère. Il continua sa route, seulement armé de sa torche. Plusieurs fois, il sentit des mouvements autour de lui tandis qu'il progressait. Ces frôlements dans l'ombre étaient à glacer le sang. Plusieurs fois, il donna des coups de coude de son bras droit avec l'impression de ne rencontrer que du vide. Ce ne fut que plus tard qu'il remarqua les traces de griffures sur sa robe divine.

" Bon sang ... Mais comment vais-je faire ? Ces galeries sont interminables, et je ne sais ce que je vais trouver au bout. Nous avons été des fous de nous préparer si peu pour cette mission. "

L'estomac noué de regrets, le Gardien continua néanmoins jusqu'à ce qu'il aboutisse dans le nid des kobolds. L'endroit défiait l'imagination dans sa disposition. C'était une halle gigantesque qui ressemblait à un temple aux colonnes massives qui étaient en réalités des concrétions rocheuses naturelles. Le sol était d'une couleur vert phosphorescent à vous mettre l'estomac en vrac. Même sans la torche, on pouvait y voir comme dans une étrange pénombre. Pris d'un étrange pressentiment, Sigmund leva les yeux juste à temps pour voir deux ombres fondre sur lui comme des prédateurs sauvages.

Pour se défendre, le Gardien fut obligé de lâcher la torche qui roula sur le sol et s'éteignit. Il écrasa son poing sur un thorax qui rebondit en arrière avant d'arrêter de l'avant bras des griffes longues et tranchantes comme des faucilles qui s'apprêtaient à le décapiter. D'un coup de pied, il envoya son second assaillant faire un vol plané en arrière. Avant de se rendre compte que l'obscurité avait encouragé une meute de ces créatures à les encercles. Il poussa un juron, recula de quelques pas et prit le soin de déposer Sivir contre une colonne pour sortir Gram.

" Hé bien. Je crois qu'il ne reste plus qu'à vendre chèrement notre peau. Et je compte vous faire un prix élevé, créatures de malheur ! "

Il s'était écrié d'une voix rauque de rage, et ses premiers assaillants furent cueillis par une lame impitoyable. Celle-ci ne laisserait aucun de ces monstres toucher à un cheveu de Sivir, pas avant d'être définitivement vaincue. Comme il venait un nombre toujours plus grand, Sigmund décida qu'il ne fallait pas en rester là.

PAARDO ORKAN !

Une lumière bleutée inonda un bref instant l'assemblée des kobolds sous la forme d'un immense cheval bleu. Les créatures se recroquevillèrent sur elles-mêmes, comme transies de douleur. L'onde de choc les avait assommé, mais il n'y avait pas que cela. Mais bien sûr ! La lumière de son protecteur, Grani, le cheval argenté. Les kobolds la détestaient. Sigmund respirait de nouveau : il entrevoyait enfin un espoir de s'en sortir. Avant de se rendre compte qu'il entendait confusément des sons. Il était en train de retrouver l'usage de ses oreilles. Pour ne rien arranger, il voyait de nouveaux kobolds arriver, armés de boucliers ronds et réfléchissants. Un murmure passa ses dents.

Non ... Pas maintenant ! Sivir, je t'en prie, ne reste pas inconsciente encore trop longtemps ...

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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 27 Avr - 14:35

La bonne nouvelle, c'est que je n'entendais plus ces chansons qui me vrillaient le cerveau. La mauvaise, c'est que j'étais carrément dans les vapes. Je ne sentais même pas que Sigmund me transportait en version sac à patates, on était arrivés trop loin pour s'arrêter maintenant, et si j'avais été ne serait-ce qu'un chouilla consciente, je lui aurais surement ordonné - oui oui, ordonné - de continuer.

J'ignorais ce qu'il se passait autour de moi, c'était le noir total. Mais au bout d'un moment, je ressentais une drôle de chaleur, cette chaleur qui rappelle la lumière du soleil sur la peau, mais aussi la chaleur de l'adrénaline du combat. Un mal de crâne pointe le bout de son nez, je grimace en ouvrant les yeux alors que des bruits désagréables se font entendre autour de moi. Battant des cils, je réalise que la torche est par terre, éteinte, mais qu'on y voit comme en plein jour! Le sol est illuminé d'une drôle de lueur verte et en suivant le mouvement du sol, je vois Sigmund qui se tenait entre elle et une horde de créatures étranges tenant des boucliers rappelant des miroirs... plissant les yeux, je me redresse un peu trop vite, manquant de perdre l'équilibre avant de me tenir la tête, ouille! J'ai un peu morflé non?

Petit à petit, les souvenirs me reviennent en mémoire, mais je n'ai pas trop le temps de réfléchir, je m'approche de Sigmund tout en intensifiant mon cosmos à chacun de mes pas

«Ces saloperies vont me le payer!»j'intensifiais de plus en plus mon cosmos, me vidant surement de mes forces par la même occasion, mais l'idée d'avoir été un poids mort pendant je sais pas combien de temps me fout dans une rogne pas possible! Je tends alors ma main et des fragments bleus s'échappent de ma paume pour aller se jeter sur les boucliers de ces saletés! Rapidement, les morceaux d'aigue-marine pénètrent dans les armures et des fissures se dessinent, les craquelant petit à petit au point qu'elles s'effritent!

«Vous allez moins faire les malins maintenant!» les bestioles commençaient à s'énerver et je commençais peu à peu à discerner leur chant! Certains recommençaient à vouloir me faire perdre la boule? Je ne savais même pas que Sigmund pouvait de nouveau m'entendre... «ah non! Autant quand vous vous planquez, je veux bien, mais là, vous allez voler!»

Je ne savais même pas que Sigmund avait la possibilité d'utiliser la lumière à notre avantage, j'étais encore inconsciente à ce moment là! Mais il allait pouvoir les affaiblir davantage maintenant, nous n'étions plus en position de faiblesse à présent et ensembles, on avait surement moyen de les éjecter pour atteindre leur roi... Je concentrais encore mon cosmos, mes jambes tremblaient un peu à cause de l'effort déployé, mais peu importe. L'air se met à tourbillonner autour de mes mains et je créais une tempête plus ou moins contrôlée pour frapper les gobelins à la manière d'une boule dans un jeu de quilles! Ils volèrent contre les parois, heureusement qu'ils sont assez petits et légers pour ne pas tout faire s'effondrer! Mais les chants cessent, remplacés par des grognements et des bruits rappelant les railleries des enfants! Je me tournais alors vers Sigmund, l'air déterminé

«Désolée de t'avoir fait perdre du temps...» j'articulais soigneusement chaque mot pour qu'il puisse lire sur mes lèvres, ne sachant pas qu'il m'entendait «on avance! Leur Roi ne doit plus être très loin!» certains étaient inconscients, d'autres paraissaient apeurés et fuyaient. Entre l'un qui utilise la lumière, l'autre qui peut fragiliser leurs armures et les envoyer valser, on formait clairement une bonne équipe pour cette mission. Je comprenais mieux pourquoi Loki avait fait appel à nous...

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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 8 Mai - 22:54

Comme si les dieux avaient entendu les prières de Sigmund, c'est le moment que choisit Sivir pour se réveiller. Elle était en état de combattre, et elle n'était pas contente. Les premiers kobolds qui goûtèrent à la colère revancharde de la Gardienne de Tyl durent le sentir passer. Car si certains s'étaient protégés derrière des boucliers qui se fissuraient, certains n'avaient pas été assez rapides à parer la rafale de cristaux bleus. Sigmund fut obligé de revenir de la surprise de ce spectacle assez peu commun pour réagir à son tour.

" Allez ! on va les avoir ces crapules ! "

Oui, ils avaient sans doute le temps de les massacrer avant que le chant ne fasse effet. Sigmund se raccrochait à cet espoir, ils ne pouvaient pas continuer à avancer de la façon dont ils l'avaient fait jusqu'à présent, ce n'était pas tenable. Maintenant, il fallait foncer. L'asgardien fit brûler son cosmos et laissa parler son épée Gram. Les boucliers fêlés par les pierres de Sivir étaient brisés sur son passage, et celles parmi les créatures qui étaient encore parvenues à se relever malgré le souffle de la tempête allaient embrasser une deuxième fois les piliers.

Pourtant, certains réussirent à s'enfuir en ricanant. Sigmund poussa un soupir de frustration : pris séparément ces kobolds n'étaient que des avortons assez faibles, mais ils étaient agiles et assez rapides. Ils avaient quelques instants de répit pour discuter. Sivir s'excusa de la tournure qu'avait pris son plan. Sigmund secoua la tête pour lui signifier que si cela avait été un pis aller, il n'aurait de toutes façons pas trouvé meilleure idée pour avancer.

" C'était serré. On n'en avait pas d'autre, mais on ne pourra pas tenir éternellement avec cette solution ... "

Ce n'était pas comme le sortilège de l'esprit du gouffre qui était persistant : sans pouvoir s'en empêcher, Sigmund repoussait le cosmos de Sivir qui avait jusque-là tétanisé son sens de l'ouïe. Cela allait plus loin qu'un réflexe : c'était comme celui de guérir d'une maladie avec des anticorps, on ne pouvait rien faire contre cela. Avait-elle compris que la prochaine fois qu'elle ferait une tentative, il ne pourrait s'empêcher de lutter et que cette astuce ne marcherait peut-être pas deux fois ?

Sigmund ne voulait pas faire cette révélation à voix haute : pour le moment les kobolds  avaient renoncé à chanter, peut-être convaincus qu'ils ne pouvaient atteindre que l'un de leurs ennemis sur deux, mais s'ils apprenaient que les deux étaient vulnérables, peut-être changeraient-ils d'avis. Il espérait que son air préoccupé en dirait assez long à Sivir. quoiqu'il en soit, lorsqu'elle montra sa résolution à forcer le pas, il l'approuva d'un hochement de tête décidé. Autant en finir le plus vite possible.

Soudain, il se détourna en direction d'une colonnade plus large et monumentale que les autres. Il avait senti une présence. L'être était puissant, ne se donnait même pas la peine d'aller à leur rencontre. Il les défiait de la simple manifestation de son aura. Sigmund lança un regard à Sivir avant d'accepter cette invitation et de se mettre en marche, sur ses gardes. Une cinquantaine de pas plus loin, sous une voûte creusée dans la roche de la montagne et marquetée de magnifiques ornements de marbres se trouvait un trône finement ouvragé et étincelant de joyaux. Debout et enveloppée dans une cape sombre, une silhouette semblait les attendre.

" C'est vous le roi des kobolds ? "

Le personnage ne répondit pas à la question de Sigmund. Étrangement, malgré la clarté verte de la salle, on ne voyait pas son visage, peut-être protégé par un voile.

" Au nom du Seigneur Loki, nous venons chercher la couronne du roi kobold. Soumettez-vous et nous vous laisserons la vie sauve. "

Pas de réponse.

" Es-tu sourd ou te moques-tu de moi ? "

Perdant patience, le guerrier de Grani passa à l'assaut, le visage rougi de colère. Il éleva son cosmos et s'apprêta à lancer le Paardo Orkan. Mais à peine l'attaque avait-elle été exécutée que l'être qu'il assaillait leva un bras devant lui. Il y eut un flash noir et l'arcane de Sigmund disparut entièrement dans un néant obscur. Figé de stupeur devant ce prodige, le Gardien sentit un frisson glacial lui parcourir l'échine. Non, ce personnage n'était pas un kobold ordinaire. Etait-ce seulement un kobold ? Il était plus grand et avait la taille d'un adolescent. Si c'était un adversaire, alors peut-être allaient-ils échouer :  cette technique dépassait en diablerie tout ce que le gardien avait pû observer jusque-là.

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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 11 Mai - 7:20

Spoiler:
 

À la manière dont il m'avait répondu sans se concentrer sur mes lèvres, je compris que mon cosmos ne faisait plus d'effet. Je claquais des doigts tout de même près d'une de ses oreilles, et son léger réflexe suffit à me le confirmer... je ne savais pas encore que je ne pourrais plus m'en servir sur lui, mais ça n'avait pas d'importance, je n'en avais pas l'intention.

«Allons y...» on avançait prudemment, se faufilant dans des couloirs de mieux en mieux dessinés, rappelant moins une mine que de vrais tunnels fabriqués avec soin. Les parois étaient bien lisses, parfois même gravées de runes et autres ornements qui devaient surement signifier quelque chose. Je plissais les yeux en passant ma main dans l'une des gravures, c'était fin et délicat... difficile à croire quand on voit la tronche de ces bestioles!

Puis on débouchait sur une large salle, la voûte était décorée comme le reste, des colonnes finement sculptées, des pierres incrustées par endroit, et au fond, un trône. Un homme, une créature portant un épais manteau dissimulant son apparence se tenait là, Sigmund fut le premier à parler.
Mais l'individu se taisait, je fronçais du nez avec un air d'agacement

«Vu le mal qu'on s'est donné à venir ici, un peu de respect serait le bienvenu!» mais rien, malgré les avertissements et le nom de celui qui nous envoyait, il ne disait rien et Sigmund s'emporta! Il fut le premier à attaquer, mais je levais mon bras à la suite pour déclencher une bourrasque... si le coup du guerrier de Grani fut stoppé, il était plus difficile d'arrêter le vent, et même si la créature ne semblait pas touchée par mon attaque, sa capuche vola en arrière, dévoilant enfin ses traits...

Il n'avait clairement pas l'allure d'un kobold... rien à voir avec les autres. Il était plus grand, plus gros, plus vieux aussi... il me faisait penser à ce type dans le film dans l'espace... le maître jedi là. J'ai vu ce film quand j'étais petite donc je ne m'en souviens pas très bien, mais c'est la première chose qui m'ait venue à l'esprit en le voyant. Et tout comme ce personnage de fiction, il paraissait bien plus fort que son apparence grotesque le laissait croire. Et sur sa tête, un cercle d'or et d'argent serti de pierres précieuses... pas de pointes ou autres fantaisies, on aurait dit une sorte de gros bracelet qu'il s'était posé sur la tête.


«Nous ne sommes pas obligés d'utiliser la force ici! Laissez-nous la couronne et nous pourrons peut être collaborer...» histoire de voir sa réaction, je sortais ma bourse dans laquelle j'avais mis quelques pièces d'argent, butin de précédentes attaques en mer. J'ouvrais ma main pour bien mettre en évidence les pièces et une lueur malsaine passa sur les yeux du roi et je m'avançais avec un léger sourire en coin. Ces saletés pourraient être un peu plus faciles à corrompre qu'on ne le pensait, leur faiblesse pour l'argent sera surement notre force!

«Si vous nous remettez la couronne... imaginez tous les guerriers de Loki venant ici pour faire réparer leurs armures? Laissant tout leur argent pour vous?» ma voix était douce, sensuelle, évidemment, si nous voulions la couronne, c'était justement pour ne pas avoir à payer en argent! Mais ça, le Roi ne pouvait pas le deviner... autant ils semblaient intelligents sur certaines choses, notamment sur la manière de réparer les armures et récolter des pierres précieuses, mais dès qu'on parlait d'argent, leur cerveau semblait se vider comme une baignoire pleine d'eau à laquelle on a retiré la bonde!

Le cosmos du Roi s'atténuait aussi au fur et à mesure que je m'avançais et qu'il pouvait voir les pièces, mais il ne semblait quand même pas prêt à céder sa couronne. On allait surement devoir lui donner encore un petit coup de pouce, mais pour le moment, son regard restait surtout fixé sur ma main et sur les pièces d'argent.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Jeu 12 Mai - 19:08

Le message était passé, mais Sivir avait tout de même tenu à vérifier où en était son coéquipier dans sa récupération du sens de l'ouïe. Sigmund eut un petit mouvement de recul face au mouvement un peu familier, avant d'acquiescer avec un bref soupir : mieux valait ne pas laisser le temps aux kobolds de réessayer leur petit numéro d'hypnose. Elle ne se fit pas prier pour avancer, même si ce qu'elle pouvait contempler de l'art des habitants des souterrains éveillait visiblement son intérêt. Et il était vrai que le lieu était conçu de manière assez impressionnante.

Au moins autant que le sens de l'hospitalité de l'encapé qui les reçut - dans un sens beaucoup moins positif. Sigmund entendait Sivir vociférer à ses côtés, elle non plus n'aimait pas cet accueil. Il avait eu tort de penser qu'elle attendrait sans agir, presque aussitôt après que son attaque eût été absorbée par la contre-attaque de l'individu, elle faufila son propre assaut qui fit voler l'habit qui cachait l'identité du contrariant personnage.

Un frisson désagréable parcourut le dos du Gardien d'Eta. Ce que cet être était laid ! Il paraissait tellement vieux et rabougri par le temps, que l'on pouvait estimer son âge à deux cent ans par extrapolation. Peut-être même plus de deux siècles ? Finalement, quand on voyait ce spectacle, l'existence des combattants qui se résumait à vivre vite et mourir jeune, paraissait tout ce qu'il y avait de plus censé. Grani esquissa une grimace en voyant qu'en plus d'être affligé de toutes ces disgrâces physiques, cette créature qui ressemblait de manière assez dérangeante à un humain était gâteuse. Avec une aisance surprenante, Sivir était en train de l'amadouer au moyen de quelques piécettes d'argent.

" Je n'arrive pas à y croire ... "

Le Gardien d'Eta avait à peine murmuré dans un souffle, médusé par la scène qui s'offrait à lui. Ce petit bonhomme qui avait arrêté son attaque d'une main, était vaincu par sa propre cupidité. Non, Grani ne rêvait pas, et il pouvait sentir son avidité qui transpirait par tous les pores de sa peau. Tel était le roi des kobolds ... L'être regardait toujours les pièces, Sigmund osait à peine respirer, se tenant prêt à toute éventualité. Soudain, le roi rafla les pièces de la main de Sivir. Son geste avait presque été invisible tant il avait été rapide ! Il s'esquiva avec une agilité hors d'atteinte de Sivir.

A mon tour !

Dans l'explosion de l'onde de choc d'un départ foudroyant, Sigmund tenta d'attraper leur cible par les épaules. Mais sa main ne rencontra que du vide ! Il eut à peine le temps de lever le nez pour voir que le petit voleur avait changé de place. Puis encore une fois, encore, encore ... Il était difficile de suivre et de distinguer les déplacements de la créature. Elle dépassait largement la vitesse hypersonique dans ses déplacements. Mais Sigmund refusait de lâcher l'affaire, même s'il commençait à sentir le contre-coup de l'effort. Ses yeux allaient finir par s'accommoder. Lui et Sivir allaient percer à jour la logique de ce jeu, et l'arrêter.

Brusquement le roi s'arrêta, juste en face de lui. Sigmund s'arrêta et écarquilla les yeux, tentant de comprendre ses intentions. Le souverain décrépi leva une main et un craquement sourd se fit entendre sous les voûtes. Sigmund leva les yeux et vit un bloc entier de roche flotter dans les airs. Avec un cri étranglé, il se projeta en arrière, mais sans réussir à éviter l'énorme projectile que leur adversaire précipitait vers lui. La collision l'assomma à moitié et sous la violence de l'impact, il rebondit sur le sol avant de s'échouer dans un tas de gravats.

Sigmund était à terre lorsqu'il sentit la présence du l'ennemi tout près. Il vit s'approcher le visage poilu et ridé du personnage, sa main qui se tendait vers lui tandis qu'il serrait compulsivement son butin dans l'autre. Apparemment, il rechignait à lâcher les pièces d'argent, même pour combattre tout à son aise.

En même temps, il domine la situation. De la télékinésie ...

Respirant avec difficulté, le guerrier de Grani le regardait avec des yeux défiants : le roi allait-il profiter de la situation pour s'acharner ? Non, il s'était baissé avant. Que voulait-il ? Sigmund comprit soudain :

L’aumônière du Seigneur Loki ! C'est cela qu'il cherchait à atteindre en m'essoufflant de la sorte !
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Jeu 12 Mai - 19:48

Spoiler:
 

La situation était presque irréelle... cette créature qui avait réussi à stopper net l'attaque de Sigmund semblait désormais à ma merci. Je me tenais sur mes gardes, contrairement au guerrier de Grani, je n'avais pas d'arme aussi ma seconde main était libre pour m'assurer un certain équilibre sans paraître agressive.

Mais je ne vis pas le coup venir... un souffle doux, furtif, presque invisible et ma main était vide! J'écarquillais les yeux avant de voir le Roi tenant les pièces dans sa main griffue avec un sourire presque malsain, ce sourire plein de victoire et de vice... pire que Fritz!

«Espèce de...» je préférais pester entre mes dents, d'autant qu'il nous faisait une petite démonstration de ses pouvoirs, jouant à se déplacer partout dans la pièce, mais je ne le regardais pas. D'une part, il allait trop vite, plus vite que la lumière, ce n'était surement pas une vitesse ordinaire, plutôt de la téléportation, loin de ma portée.

Je préférais me déplacer dans la salle du trône, le roi semblait avoir décidé de s'intéresser à Sigmund, j'ignorais pourquoi - je ne connaissais pas le contenu de ses poches après tout - mais lorsqu'il arracha un morceau de roche de la voûte, je bondissais pour me retrouver derrière le trône afin de me protéger et là...

Sous le trône, un véritable trésor! Des pièces d'or, d'argent, des pierres précieuses, des bijoux aussi... je passais la tête pour voir que Sigmund s'en était sorti, il était désormais aux prises avec le Roi... je tendais la main pour ramasser des pièces, il y avait un sac en toile et je m'en servais pour en récupérer le plus possible en usant de mon cosmos pour éviter le bruit, enroulant chaque pièce d'un courant d'air pour les empêcher de s'entrechoquer...

Le Roi était toujours en train de s'occuper du guerrier de Grani, étant visiblement sur le point de lui dérober quelque chose lorsque j'entendis un bruit derrière moi... en tournant la tête, je vis des kobolds qui me fonçaient dessus, pas contents de me voir dérober ainsi une partie du trésor du Roi! Je me relevais vite, tenant le sac à la main et je tendais la main vers eux pour les envoyer valser en arrière d'une bonne tempête! Puis je me tournais vers le Roi en brandissant le sac avec un air mauvais


«HEY! Regardez votre majesté!!» le Roi était sur le point d'attraper Sigmund lorsqu'il se tourna vers moi, j'ouvrais légèrement le sac pour qu'il voit le contenu et je désignais son trône avec amusement

«C'est pas bien de laisser traîner ses affaires... je suis sure que je serais en mesure d'en prendre davantage?» je faisais mine de retourner vers le trône lorsqu'il se téléporta devant moi, j'empoignais mon sac avec force, sachant qu'il tenterait de l'attraper, et de ma main libre, j'attendais ce moment précis pour empoigner la couronne... attention... prêt...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Ven 13 Mai - 21:22

Alors que le roi des kobolds cherchait à s'emparer du bien que Loki avait confié à son Gardien, une voix s'élèva derrière eux. Sivir brandissait un sac, en montra le contenu précieux tout en nargant le roi. Encore sonné par l'attaque, Sigmund ne put qu'assister en simple spectateur à la suite des évènements. La créature se téléporta près de Sivir et tenta d'attraper le sac avec fureur. La Gardienne de Tyl résista à la force surprenante du souverain, agripée à son butin, tant et si bien que la toile se déchira et que le contenu se déversa sur le sol en tintant et trébuchant. Le roi avait levé les mains au ciel, complètement désarçonné. Et Sivir en avait profité pour attraper la couronne !

Un silence tomba sur l'assemblée. Quelque chose était en train de se passer. Le roi dépourvu de sa couronne était tout tremblant au milieu de son trésor épars. Il se mit à regarder ses propres mains, ces mains noueuses, blêmes et sèches comme de la cire figée. Il les contemplait avec horreur, comme si ce n'était pas les siennes. Brusquement, sa peau se mit à se déssècher et à tomber comme une vieille planche mangée par les insectes. La couronne n'était plus là pour emprisonner le souffle de vie qui l'animait et faire de lui le seigneur des bas-fonds de la montagne, l'esclave du démon de la cupidité. Son visage se tordit dans une expression torturée, et quelques secondes plus tard, il ne restait plus de lui qu'un petit tas de poussière comme si cela faisait des siècles qu'il attendait cette libération.

Il semblait que c'était bien fini, et Sigmund s'apprêtait à se relever pour rejoindre Sivir et la féliciter quand les murmures des kobolds commencèrent à s'élever. Ils ne semblaient pas être d'accord entre eux. Des phrases stridentes fusèrent dans l'esprit du Gardien d'Eta.

Elle doit la mettre sur sa tête ! Elle doit la mettre sur sa tête !
Non, c'est lui ! Il est plus fort !
Elle est plus maligne, c'est elle qui a trouvé le trésor !
Peut importe, il faut un humain pour porter la couronne !


La mort du roi avait déclenché une sorte de guerre civile, et Sigmund lança un regard déconcerté à sa compagne d'aventure. Malheureusement, la confusion fut de trop courte durée pour qu'ils puissent en profiter. Le chant amudit retentit à nouveau, scandé par un choeur grandissant, avant de gagner l'unanimité. Le chant était tellement fort, décuplé par l'écho, que Sigmund y succomba presque immédiatement. Sa conscience sombra.

Sa vision changeait en noir et blanc, les lumières étaient blanches, crues, exacerbées, tandis que les couleurs n'existaient plus, sombrant dans l'obscurité. Il n'y avait plus que ce qui était bon et qui reflétait la lumière, le groupe des frères kobolds auquel il appartenait comme une abeille fait partie d'une ruche, et une intruse, juste devant. Tant qu'elle ne faisait que tenir la couronne dans ses mains et pouvait partir avec elle, elle représentait un danger.

Sigmund lâcha un grognement et, empoignant son épée, il enflamma son cosmos pour partir à l'assaut de l'indésirable présence. Il commença par un redoutable revers du poing droit en direction du visage blanc. Puis, féroce comme un ours, il chercha à taillader sa cible avec son épée. Les techniques étaient inutiles, il était plus fort que jamais. D'ailleurs, il lui était impossible de se concentrer, avec ce bourdonnement dans sa tête. Il y eut un son d'explosion : il venait de faire éclater en morceaux le fût de la colonne qui se trouvait derrière la voleuse de couronne. Par réflexe, il se protégea du bras d'un morceau de roche qui volait en direction de son visage. Et dans sa tête, les mêmes phrases hurlées sans qu'il puisse se dispenser des les écouter.

La couronne ou la mort ! La couronne ou la mort !
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Sam 14 Mai - 9:40

Le temps semblait s'être arrêté.. le roi maîtrisait la téléportation et la télékinésie, mais il devrait se saisir du sac pour me l'arracher, quoi qu'il fasse, il aurait une seconde de faiblesse à un moment ou un autre, et ce fut l'instant où je sentis le sac se déchirer que je tendais la main devant moi, attrapant le cercle doré pour le soulever et l'arracher de ce crâne chauve et répugnant...

Je tenais le cercle et j'avais lâché le sac, les pièces tombèrent sur le sol en un son chantant et doux pendant que le roi reculait, regardant ses mains qui semblaient vieillir à vue d'œil encore et encore jusqu'à ce qu'il tombe en poussière.. je regardais alors la couronne, je comprenais mieux pourquoi Loki la voulait. Aucun mortel ne devait porter une telle chose sans en payer le prix... mais un dieu?

J'entendis alors des bruits, des murmures, un début de chant et je me remettais sur mes gardes, ils voulaient que je mette la couronne, d'autres voulaient que ce soit Sigmund car il était plus fort... un bourdonnement vint m'agacer les oreilles, je reconnaissais ce chant et je serrais davantage la couronne dans ma main avant de me tourner vers le guerrier de Grani, il était la cible principale!

«Merde, Sigmund, recul..» mais je fus celle qui reculait, son poing me frappa en pleine face et je basculais en arrière, me redressant souplement tout en restant malgré tout un genou à terre, prête à bondir sur le côté, et bien m'en fit car je pus esquiver l'attaque dévastatrice de son épée!

Je pestais tout en regardant les kobolds d'un air mauvais

«LA FERME!» mais ils ne m'écoutaient pas, aussi je plissais les yeux, esquivant une nouvelle attaque de Sigmund, il aurait été inutile que je tente de l'assommer, il était dans un tel état frénétique que je ne devrais pas pouvoir faire quoi que ce soit, aussi... advienne que pourra. Je prenais la couronne et je me la mettais sur la tête.

Une horrible sensation s'emparait de moi, toutes ces émotions négatives, la cupidité, l'envie, la colère, le mépris, grimpaient en moi comme un poison sournois. Mais j'avais déjà ces défauts en moi, ils étaient décuplés mais au fond, je sentais que je pouvais les contrôler... je levais les yeux vers les kobolds qui me regardaient en continuant leur mascarade

«LA FERME J'AI DIT!»

«La reine a parlé, la reine a parlé...»
je me tournais vers Sigmund, me redressant de toute ma hauteur cette fois et tendant la main devant lui en plongeant un regard sombre vers lui

«Il suffit! Reprends tes esprits!» les émotions négatives s'amplifiaient encore, l'envie de le dominer, de le rabaisser, de lui donner des ordres aussi. Ce sentiment comme lorsque j'étais capitaine du navire, mais en pire probablement... mais j'intensifiais mon cosmos pour lutter contre ces émotions trop puissantes, je m'avançais vers lui alors qu'il reprenait peu à peu conscience, d'autres sentiments prenaient le pas sur les autres.... la luxure, l'envie, le désir, je souriais en ramenant ma main sur son menton pour plonger mon regard dans le sien. Il n'est pas un kobold, si j'ai pu rompre le charme des chants, maintenant qu'il est redevenu lui-même, je n'ai plus d'influence sur lui à part moi-même..

«Il serait tellement dommage d'abîmer un si beau visage...» je pouvais parler, ma joue me faisait un mal de chien à cause du coup de poing qu'il m'a fichu toute à l'heure, mais tant pis. Sans même lui laisser le temps, je venais souder mes lèvres aux siennes, autant j'avais eu envie de lutter contre la cupidité et l'arrogance, autant je n'avais pas envie de lutter contre le désir en cet instant. Les kobold se mirent à sauter partout, visiblement ravis du spectacle!

«Un roi et une reine, un roi et une reine!» il fallait me faire sortir d'ici et vite, il fallait que je quitte cet endroit, et surtout qu'on m'enlève cette couronne car là.. qui sait jusqu'où j'étais prête à aller?
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 15 Mai - 12:35

Assuré d'avoir le dessus, le Gardien se dirigeait vers Sivir sans hésitation, le visage empreint d'une expression de violence sauvage. Elle avait beau feuler ou gronder, elle ne parvenait pas à le dissuader d'attaquer. Cela se sentait que quelque chose l'empêchait de lutter contre sa menace. Ce quelque chose, le guerrier possédé ne pouvait comprendre ce que c'était, mais il ne se priverait pas de profiter de cette réticense. Il leva son épée et rassembla ses forces pour porter un coup décisif : elle ne pouvait lui échapper.

Il avait l'épée levée et prête à sévir lorsque la confusion fut semée dans les rangs du groupe kobold. Il tourna la tête de part et d'autre vers ceux qui le poussaient à servir leur cause. Un nouvel aboiement retentit, de la part de celle qu'il traquait, mais cette fois-ci le son résonnait différement à ses oreilles. En consultant les kobolds, il comprit qu'il ne fallait pas attaquer la reine. Alors il quitta toute posture agressif et baissa le front avec soumission devant la souveraine du peuple souterrain, prêt à recevoir ses ordres.

" Je reprends mes esprits ... "

Le son de sa voix était nébuleux, comme si l'effort de parler était particulièrement difficile à fournir dans cet état. Et puis petit à petit, les couleurs réapparurent dans sa perception des choses. Ce qu'il venait de vivre lui semblait à peine croyable, mais ce qu'il voyait désormais était à peine moins désarmant. Sivir. Elle avait posé la couronne du roi sur ses cheveux. Le visage impérieux malgré une récente échymose, le regard torve, c'était elle qui commandait aux créatures de la montagne. Un geste de sa part, et ils se rueraient sur lui, et cette nouvelle Sivir n'aurait plus qu'à l'achever pour asseoir son règne sur les souterrains.

" Sivir, tu ne veux tout de même pas rester là ? Et ... Et Loki ? Notre mission ? Notre combat ? "

Toutes ces paroles articulées d'une voix étranglée ne semblaient pas atteindre la reine. Non, vraiment Sigmund ne savait plus quoi faire. Il la laissa s'approcher de lui, sans bouger, en osant à peine respirer. Les kobolds ne voulaient pas d'intrus : ceux qui s'aventuraient trop loin dans la mine n'en ressortaient que fous à lier s'ils n'étaient pas portés disparus. Quels étaient les plans de la nouvelle couronnée ?

La reine le rejoignit. Cette présence semblable à une caresse avait quelque chose de glaçant et d'électrisant à la fois. Son baiser tyrannique suscitait chez lui un sentiment d'effroi derrière lequel se tapissait une obscure concupiscence. La reine ne voulait pas sa disparition : elle voulait l'entraîner dans ce délire éveillé, et les kobolds renchérissaient à cette décision dans leur liesse de démons. Alors Sigmund céda au seul choix qui s'offrait à lui : se plier à la volonté de la reine. Il la laissa étancher ses désirs sur ses lèvres autant qu'elle le souhaitait. Puis, il se pencha pour poser sa bouche sur le dos de sa main avant de déclarer :

" Reine de mon coeur, je vous jure aujourd'hui une fidélité indéfectible. Je suis votre serviteur, et ce jusqu'à ma mort. "

Les kobolds avaient l'air d'accepter cet arrangement, et Sigmund offrit son bras à la reine :

" Laissez-moi vous mener jusqu'au trône qui vous revient, et vous présenter les offrandes de vos sujets. "

Les kobolds présents commençaient à rassembler les pièces du trésor éparpillées au sol : pièces, pierres précieuses, objets ciselés. Ce n'était pas fini : d'autres sujets arrivaient et ramenaient d'autres richesses encore cachées de leur domaine. Leur nombre avait grossi, sans doute se rassemblaient-ils tous pour cette prise de fonction, pour tous se présenter et faire le compte de leur trésor. Comme il sentait une convoitise qui l'entourait, l'asgardien se défit de la bourse que lui avait confiée Loki et l'ajouta au butin. Il avait fait passer entre les mains de Sivir les objets pour qu'elle puisse s'assurer de leur qualité, et dès qu'un bijou lui plaisait, il l'aidait à le mettre. Désormais couverte d'ornements fragiles et précieux, la reine avait à peine la possibilité de bouger, et la grande halle verte était désormais comble. Sigmund se redressa alors et reprit la parole.

" Quant à moi, je ne peux vous offrir que ma vie et la force de mon bras. Je veux vous en faire la démonstration ici et maintenant. "

Il prit le temps de contempler l'image de la reine d'argent, jusqu'à ce qu'elle soit gravée dans son esprit. Il s'inclina, puis il s'arma. Les kobolds reculèrent et ouvrirent un passage dans leurs rangs tandis que le cosmos du Gardien s'élevait. Cherchant la plus profonde concentration, Sigmund ferma les yeux. Il avait réussi à le faire aux Enfers, face à la menace Nemesis, il devait le refaire maintenant. C'était cela, ou une vie de servitude pour eux deux dans l'obscurité la plus complète.

PAARDO BRIAE !

Grani, le destrier légendaire apparut avec sa robe blanche, et un flash de lumière bleue, radiante, omniprésente envahit la salle. Il y eut des centaines de cris, et lorsque tout fut fini, le peuple kobold gisait au sol, vaincu par sa faiblesse face à la lumière. Sigmund ne laissa pas à la reine le temps de reprendre ses esprits et d'un geste vif lui ôta la couronne qui soumettait sa volonté à l'amour de l'argent.

" Vite, nous devons partir d'ici ! "

Spoiler:
 

HRP : Concision ? Ce mot existe ? Qu'est-ce que ça signifie ? cat
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 15 Mai - 19:37

Difficile de combattre ce que l'on ne veut pas affronter. La cupidité, l'avarice, ce genre de choses, je m'en foutais, il m'était plus facile de lutter pour ne pas sombrer dans ce genre de démence, mais pour ce qui était de l'envie et du désir, c'était une autre histoire. Depuis notre première rencontre, avec Sigmund, il y a un petit truc. Oh, évidemment, je ne suis plus la petite vierge effarouchée qu'il a connue à l'époque, et les émotions en moi me brûlaient de lui montrer à quel point je pouvais avoir changé à ce niveau! Comme des fourmis qui s'insinuent petit à petit dans mon esprit et dans chaque parcelle de mon corps, tout me dictait de prendre le pouvoir, de mener la danse, de dominer tout ce qui m'entourait...

Il lutta un peu au début, mais il finit par lâcher prise à mon étreinte, se laissant aller bien que je pouvais ressentir encore ses réticences... lorsque je le libérais, je collais mon front au sien avec un sourire doux

«Abandonne toi...» et comme s'il devait m'obéir comme toutes ces répugnantes créatures qui m'entouraient désormais, fidèles et dévouées, il s'inclina, prenant même ma main pour se soumettre... sauf que ce n'était pas vraiment ce que je voulais.. je ne cherchais pas un chihuahua, mais plutôt un loup sanguinaire pour régner à mes côtés!

«Ne parle plus de serviteur, j'en ai bien assez!» pourquoi est-ce que je lui parlais ainsi? Je me mettais légèrement à trembler, je n'appréciais pas ses manières, je devais sentir inconsciemment qu'il me dupait. La part "Sivir" en moi le sentait, mais la part "Reine" était trop ravie de le voir ainsi à ma merci pour s'en soucier. C'était comme devoir lutter avec un être qui vous possède entièrement... il me guidait vers le trône alors que j'avais envie de fuir, mais je gardais pourtant se sourire fier et serein de celle qui sait où est sa place! Ma main trembla encore, et ce fut surement le signal pour lui, le signal qu'il devait agir, me sortir de là, m'arracher de mon propre corps... mais la couronne ne comptait pas se laisser faire, et alors qu'il intensifiait son cosmos à son paroxysme, un manteau noir apparut pour recouvrir mon corps, et lorsqu'il fit exploser son aura pour déclencher ce qui était probablement sa plus puissante attaque, j'avais levé mon bras pour me protéger de cette lumière dévastatrice...

Ce fut suffisant, cependant, pour que je le lâche des yeux pendant une fraction de seconde, laps de temps qu'il utilisa pour me foncer dessus et m'arracher la couronne de la tête.. la douleur fut atroce, comme si l'on m'avait planté des millions d'aiguilles à travers tout le corps et qu'on me les extirpait en même temps! Les yeux écarquillés, l'air avait totalement quitté mes poumons et je basculais vers l'avant, tentant de reprendre mon souffle alors qu'il m'attrapait le poignet pour me tirer vers la sortie


«S...Sigmund? Que... attends..» je tombais à genoux, prise d'une violente fièvre et d'une sacrée douleur dans tout le corps. Je serrais les dents, mon corps tout entier tremblait et j'avais besoin de quelques secondes pour me remettre, puis je ramenais une main sur mon front avant de finalement me pencher en avant et me mettre à vomir une étrange mixture noire, comme du goudron? D'où ça sortait ce truc? Je toussais, crachotais alors que des kobolds survivants commençaient à accourir dans les galeries... je relevais alors péniblement la tête, essuyant mes lèvres du dos de la main

«Je.. me souviens.. sortie...» les souvenirs de la reine étaient encore là, ils revenaient tels des flashs et je me redressais, tel un faon qui apprenait à marcher, j'avais du mal à tenir sur mes jambes, mais je m'accrochais au bras de Sigmund en lui montrant une petite galerie presque invisible de là où on était

«Par là...» je forçais sur mes jambes, grimaçant sous la douleur que chacun de mes muscles m'arrachait, mais il fallait qu'on avance et je poussais mon cosmos pour me soulever... les kobolds nous suivaient, mais par le chemin que j'avais désigné, on serait plus vite dehors...

«Un humain... ne doit pas... porter ça... seul un dieu peut le supporter...» preuve qu'il fallait absolument la donner à Loki, il était probablement le seul à pouvoir lutter aisément contre le pouvoir de la couronne. À droite, à gauche, encore à gauche, et enfin la lumière du soleil. On n'allait pas sortir par là où on était arrivés, mais le plus important était de retrouver la lumière du jour pour qu'ils nous lâchent! Le froid mordant me gifla le visage alors qu'on se retrouvait enfin à l'extérieur, je trébuchais pour m'écrouler dans la neige, roulant sur moi-même pour me retrouver sur le dos et fixer le ciel... j'étais trempée de sueur, j'avais mal partout, je savais que je ne devais pas rester dans la neige, j'allais me choper une sacrée crève, mais tant pis, là... c'était comme si l'ensemble de mes forces étaient restées dans la couronne, et c'était peut être le cas en fait? Il n'y avait qu'à voir la tronche du roi lorsqu'on la lui avait enlevée, cette couronne devait surement garder une partie de notre énergie en elle, c'est pas possible...
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 18 Mai - 6:06

Enfin, la lumière. Tout au long de cette course effreinée dans les galeries de la montagne, Sigmund s'était demandé s'ils allaient vraiment refaire surface à l'air libre. Sivir avait eu la vision d'un chemin et il avait choisi de s'en remettre à elle, la soutenant par le bras sur le trajet qu'elle avait tracé. Lorsqu'ils avaient réussi, elle s'était laissée tomber à terre, exténuée. Lui-même était encore à peine remis de ses émotions. Le gardien était très inquiet : lorsqu'il lui avait retiré la couronne, Sivir en avait été littéralement malade.

Pourtant, elle n'a porté ce maudit diadème que pendant quelques minutes.

Au côté du Gardien, dans la bourse en cuir de Loki, pesait la couronne. L'asgardien avait comme l'impression que cette histoire n'était pas terminée, et cela ne lui plaisait pas du tout. Prenant à peine le temps de vérifier que les créatures avaient bien renoncé à les suivre dans le jour, il s'accroupit près de Sivir qui ne s'était pas encore relevée. Elle ne s'était pas laissée tomber, mais avait trébuché. De toute cette histoire, elle n'était pas sortie indemne. Pendant un instant, le gardien considéra tout le chemin qu'ils avaient à parcourir dans le mauvais temps, à flanc de montagne. Il secoua la tête, et lança d'une voix plus forte à sa compagne d'aventure pour couvrir le hurlement du vent :

" Ecoute ! L'important est de mettre le plus de distance entre nous et les kobolds ! Nous allons descendre dans la vallée et attendre un signe de Loki. Il nous aidera ... Ne bouge pas, je vais m'occuper de toi. Je ne veux pas prendre de risque avec toi. Et après tout, je te dois bien ça. "

Il disait ces mots tout en caressant la joue de Sivir. Un jour une jeune apprentie avait aidé un guerrier devenu aveugle par sa propre imprudence à descendre des hauteurs d'une île maudite. Il se souvenait de la chaleur de la main qui l'avait guidé dans les ténèbres. C'était à ce souvenir qu'il avait juré fidélité jusqu'à la mort, et non à la souveraine kobold. Il n'aurait jamais accepté de sacrifier cela contre toutes les richesses de la montagne, ni contre toutes les caresses de cette séductrice. Sigmund enveloppa autant qu'il le put Sivir dans le manteau de fourrure qu'elle portait avant de la charger dans ses bras. Il blottit la tête de la Gardienne tout contre son coeur, et lorsqu'il se sentit prêt, il s'enfonça dans les tourbillons glacés de la tempête de neige.

Tout au long de la descente, Aldhibain ne pouvait s'empêcher de revenir à ces moments saisissants de ce voyage dans les souterrains du roi de la montagne. Pour se concentrer sur le moment présent, il veillait à rendre les vicissitudes de cette traversée moins rudes à la guerrière de Ràn. Par bonheur, ils ne rencontrèrent pas de partisan d'Odin sur leur chemin et en milieu d'après-midi, il parvirent enfin à destination : un vieux relais de chasse au fond d'une forêt dont le propriétaire était un partisan de Loki. C'était un abri provisoire assez sommaire, mais bienvenu néanmoins. Sigmund se défit de sa robe divine et alla grapiller un peu de bois dans la réserve pour faire un feu dans la cheminée et trouva dans un placard un reste de viande séchée, il fit un rapide résumé de la situation à Sivir.

" Nous ne sommes pas loin de la frontière, et aussi de la cote, au cas où nous devrions prendre la mer. Si comme tu le penses Loki est le seul à pouvoir maîtriser cet objet, il y a des chances pour qu'il nous demande de quitter Asgard pour le rejoindre. "

L'artefact en question trônait sur la table, comme si l'avoir sous les yeux devait leur permettre de mieux réfléchir.

" Alors ? Comment te sens-tu ? Tu crois que porter la couronne t'a ... fait quelque chose ? Enfin, quelque chose qui dure encore : rassure-toi, j'avais bien vu que tu n'étais pas tout à fait toi-même là-haut. Je voulais seulement donner le change à tes fidèles sujets. "
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[FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne

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