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 [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne

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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 18 Mai - 15:38

Je n'en pouvais plus... comme totalement vidée de mes forces, et pourtant, il fallait que je me lève. Je forçais sur mes abdominaux pour me redresser sur les coudes, le vent me brûlait le visage alors que Sigmund se penchait vers moi pour m'encourager à me lever
«Oui, je sais...» il voulait s'occuper de moi? Je sursautais lorsqu'il me souleva et me ramena contre lui après m'avoir enveloppé dans mon manteau, mais honnêtement, j'étais trop faible pour laisser mon égo me révolter et je m'effondrais contre lui, écoutant les battements de son corps et usant de tout le cosmos qu'il me restait pour le lui transmettre afin qu'il avance.

Il finit par nous conduire dans une cabane abandonnée, il me déposa sur le tapis près de la cheminée alors qu'il s'apprêtait à allumer un feu, je retirais également mon armure, le pendentif revenant naturellement autour de mon cou pendant que je m'installais en tailleurs, le visage entre les mains pour essayer de reprendre mes esprits. Je me redressais lorsqu'il revint vers moi, me tendant un morceau de viande séchée mais je refusais sur le moment, mon estomac était incapable d'avaler quoi que ce soit... j'écoutais ses explications sur cet endroit, affichant un sourire fatigué


«Il me tarde de pouvoir connaître un peu mieux notre dieu pour en apprendre plus sur ce genre d'endroits. Savoir où trouver refuge est quand même bien pratique par les temps qui courent.» certes, moi j'ai toujours mon île qui est une sorte de sanctuaire où presque personne ne se risque à venir, mais pas évident de s'y rendre... quoi que maintenant, j'ai en mémoire le chemin pour rejoindre l'île via les galeries des kobolds, et comme ils n'ont plus de Roi - et que Loki aura bientôt ce titre - je devrais pouvoir les emprunter sans problème...

Je me levais, titubant un peu le temps d'attraper une vieille cruche poussiéreuse, puis j'allais dehors, la remplissant de neige à plusieurs reprises afin de la "laver" un peu, puis je la laissais pleine et je revenais à l'intérieur pour la mettre près du feu, histoire d'avoir un peu d'eau à boire...

Sigmund s'interrogeait surtout sur la couronne, je me tournais pour la regarder, un léger frisson me parcourait l'échine

«Je ne pense pas qu'elle ait encore de l'effet sur moi. On va dire que... c'est comme si elle décuplait tous les sens. Tu entends mieux, tu sens mieux, mais tes émotions aussi sont décuplées... l'envie, le pouvoir, c'est comme si elle cherchait à te pousser à l'extrême... comme un parasite qui te dévore petit à petit. J'ai remarqué que quand j'intensifiais mon cosmos, j'arrivais à lutter...» mon regard se posait à présent sur la cruche, j'attendais que la neige fonde, j'avais la gorge sèche «et puis.. il y a une sorte de connexion qui se fait avec les autres kobolds, comme si tu pouvais lire en eux et même t'insinuer dans leur esprit. Pas besoin de parler, ils savent ce que tu veux... et quand.. quand tu m'as retiré la couronne, c'est comme si tu m'avais aussi arraché tous ces esprits du corps, comme s'ils étaient restés quelques secondes et qu'il fallait que je les dégage!»

D'où les vomissements je suppose. La neige avait fondu, je prenais la cruche et je versais un peu d'eau au creux de ma main pour boire, je buvais doucement pour ne pas me rendre malade, une fois la cruche à moitié vide, je la tendais à Sigmund qui devait pas être beaucoup mieux que moi
«J'ignore l'effet qu'elle pourra avoir sur un cosmos divin, mais je pense que Loki devrait pouvoir lutter facilement avec ce pouvoir...» après tout, je ne suis que d'un rang argent, si déjà j'ai pu un tant soit peu lutter avec le pouvoir de la couronne, un dieu n'aurait aucun mal.

Mon regard se perdait dans les flammes qui dansaient devant moi, éclairant mon visage de lueurs rouges et oranges...

«Après... tout dépend des émotions qui l'habitent. Autant je n'ai pas eu trop de mal à lutter contre l'avarice, les pièces tout ça, on va dire qu'en tant que pirate, j'ai l'habitude... mais y'a des émotions qui sont plus dures à combattre que d'autres...» je ne me risquais même pas à le regarder, il comprendrait trop facilement desquelles je parlais. Mais je me demandais tout de même une chose... je baissais les yeux, lissant les fibres du tapis devant moi «je me demande si les dieux ont ce genre d'émotions aussi... s'ils ont des faiblesses de ce genre.» je ne disais pas ça parce que je voulais les exploiter - quoi que ça dépend contre qui en fait - mais surtout pour connaître un peu la différence réelle entre un homme et un dieu. Il y avait de quoi s'interroger après tout.
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Ven 20 Mai - 21:38

Les conditions de leur fuite n'incommodaient pas Sivir, au contraire, elle semblait apprécier le confort et la sécurité tous relatifs de l'endroit. Un faible sourire passa fugitivement sur les lèvres de Sigmund. Il se souvenait de sa résolution le matin même de fêter leurs retrouvailles de manière digne. Au vu des circonstances, il n'avait pas pû la tenir. Il se contenta de répondre sobrement à sa question.

" Tu apprendras un bon nombre de ces combines en côtoyant les partisans. Tu verras, certains ont vécu des choses assez dures, et il vaut mieux se tenir sur ses gardes lorsqu'on les fréquente, mais un bon nombre d'entre eux sont de braves guerriers. Et puis avec le succès de cette mission, je crois que tu te feras bonne impression dès le début. "

Ce fut elle qui se chargea de leur préparer de l'eau. Pendant ce temps, Sigmund avait pris place en s'asseyant lourdement à son tour auprès du feu. Il se serait occupé de ce détail sans problème, mais il commençait à comprendre que Sivir n'aimait pas se reposer passivement sur les autres, et encore moins se laisser servir comme une princesse. Le Gardien d'Eta ne fit pas de remarque et la suivit d'un regard placide. Même dans la descente, elle avait tenu à lui transmettre les maigres forces de souris qui lui restaient alors. Il ne pouvait guère se plaindre : c'était signe qu'elle n'allait pas si mal, et puis de son côté, il n'avait fait que marcher et courir depuis le point du jour et se retrouvait les jambes coupées de fatigue.

Sivir entreprit alors de lui raconter l'expérience qu'elle avait vécu en coiffant la couronne. Ses pouvoirs étaient en rapport avec l'esprit, sa perception du monde, le lien avec les kobolds. Ce qu'il en ressortait était plutôt dérangeant, comme beaucoup de ces manipulations psychiques dont Grani avait beaucoup de mal à saisir le fonctionnement. Il avait le souvenir confus mais plutôt déplaisant du contrôle que le chant des créatures avait eu sur lui. La Gardienne de Tyl en revanche disséquait ses impressions avec une précision passionnée. C'était bien parce que c'était elle que Sigmund faisait un effort de compréhension. Peut-être qu'un jour cela lui servirait tout de même. Mais pour le moment, ils étaient d'accord que le plus prudent était d'attendre l'intervention de Loki. Peut-être l'un d'entre eux aurait-il une vision dans les prochaines heures ...

Tout en mangeant des morceaux de viande séchée, Sigmund regardait la Gardienne de Tyl boire à la cruche même. Il accepta avec un signe de tête la moitié de la neige fondue en eau qu'elle lui avait réservée. Puis il ajouta une bûche dans le foyer, et en remua les braises avec un tisonnier, tandis qu'il laissait les tensions de la journée se dénouer dans son dos et ses jambes. C'est alors qu'elle revint à demi-mots sur ce qui s'était passé dans le souterrain. Est-ce qu'elle en concevait une gêne rétrospective ? Le Gardien d'Eta détourna le regard et se plongea dans la contemplation du feu.

" Je n'en sais rien. Il y a toutes ces histoires et ces légendes sur les dieux et leurs ... aventures. Mais qui sait démêler le vrai de l'invention ? En tout cas, je n'ai jamais vu le seigneur Loki montrer ouvertement de la convoitise pour quelqu'un. Bien sûr, il y a des bruits qui courent, assez ignobles sur des histoires de possession et de contrôle psychique. On est en guerre, il y en a qui n'ont pas assez de courage ou de force dans les bras pour envisager de se battre autrement qu'avec des calomnies.

" C'est quelqu'un d'assez calme et bienveillant. Sûrement, il doit avoir une conscience plus grande et plus constante que le commun des êtres. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'a pas de sentiments. Lorsqu'il côtoie des gens, cela se voit qu'il est content d'être parmis nous. Il n'a pas décidé de jouer avec nous comme avec des pions depuis l'au-delà, à l'abri des émotions ... "


Il tourna son visage, vers celui doucement orangé par la lueur du foyer, de Sivir.

" Je ne te parle que de ce que je connais, je ne sais ce qu'il en est des autres divinités. Mais tu sais, je ne suis pas de ceux qui pensent que les émotions nous poussent forcément à mal agir. En fait, je crois que sans elles, nous ne serions pas là, mais encore sous terre avec toutes ces créatures. "

Le coin de sa bouche s'incurva en un sourire réservé. Que se serait-il passé si Sivir avait plutôt laissé parler un sentiment de farouche avarice ? Est-ce qu'il aurait eu le courage de jouer le jeu des kobolds s'il n'avait eu ce souhait si impérieux de revenir à la surface avec elle ? Certes, il ne pouvait pas nier qu'il se souviendrait de la souveraine des mines, majestueuse, désirable, mais vouée à un sombre avenir de déchéance. Et pourtant, il savait que cette facette de sa compagne d'aventure, fugitivement éclairée par les circonstances, n'était pas restée derrière eux dans la montagne. Après un petit moment, il finit par lâcher :

" Tu sais ce qui me fait rire chez toi ? C'est que lorsque tu veux quelque chose, tu cherches avant tout à l'obtenir par tes propres moyens, même si tu sais que tu devras y laisser des plumes. Tu es un peu garçon manqué quand même. "

Une lueur taquine se mêla au reflets des flammes dansant dans son regard. La plupart des jeunes femmes qu'il connaissait n'osaient pas bouger un cil sans demander la permission ou de l'aide à leur frère ou à leur père, de peur de ne pas paraître convenables aux yeux des autres. Jusqu'alors, il trouvait que celles qui dérogeaient à la règle n'étaient que des bêcheuses. Mais là, les choses étaient un peu différentes. En y songeant à nouveau, même en tant que reine Sivir n'aurait voulu d'un serviteur de plus.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Sam 21 Mai - 7:52

Maintenant que nous étions au calme et en sécurité, ça faisait du bien de pouvoir se détendre un peu. Assise en tailleurs auprès du feu, à attendre que la neige fonde pour avoir de quoi boire, j'observais notre refuge... ainsi, il en existait plusieurs, et j'allais apprendre à les connaître avec le temps. J'approuvais d'un signe de tête, puis finalement, la conversation revint  sur cette fameuse couronne.

J'expliquais à Sigmund ce que j'avais ressenti en la portant, et mes espoirs sur le fait que Loki maîtriserait mieux toutes ces émotions que moi. J'écoutais attentivement ce qu'il avait à dire sur le sujet, et j'appréciais la façon dont il parlait de Loki. Un individu réellement soucieux d'agir et qui ne se cache pas derrière un soit disant rôle divin.


«L'as-tu déjà rencontré en personne?» j'avais eu des visions, des rêves où il me disait ce que je devais faire et où aller. Mais à ma connaissance, en dehors - peut être - du jour où il m'a sauvé la vie en m'envoyant son armure, je ne l'ai jamais rencontré. Difficile de savoir si c'était le fruit de mon imagination ou s'il avait été vraiment là alors que je tombais dans le vide!

Bref,je grimaçais légèrement lorsqu'il parla de mon comportement dans la grotte, puis finit même pas s'en moquer un peu! Plissant les yeux avant de détourner le regard pour fixer les flammes à nouveau, j'essayais de ne pas paraître trop contrariée

«Je te rappelle que j'ai été élevée avec des pirates ces dernières années. Si tu ne cherches pas à obtenir ce que tu veux par toi-même, tu n'as rien.» puis je me tournai vers lui avant de sourire d'un air amusé «je ne m'attendais pas à ce qu'un homme comme toi préfère ces femmes nobles et chics qui ont besoin qu'on leur tienne le bras pour faire un pas...» bon, il m'avait portée pour arriver jusqu'ici, mais les circonstances étaient différentes! Et puis, moi aussi j'ai guidé son bras lorsque nous étions sur l'île d'aigue-marine hein?

Bref, je me renfrognais un peu, ignorant en fait s'il se moquait de moi ou s'il me faisait un compliment - la frontière est souvent mince - et je ramenais mes genoux contre ma poitrine pour les enlacer de mes bras.

«De toute manière, dans le monde dans lequel nous vivons, il vaut généralement mieux ne compter que sur soi-même. Si on attend trop après les autres, on finit par être déçus. » évidemment, je faisais indirectement référence à mon père ou même à Fritz. Mais je me demandais quand viendrait le jour où Sigmund aussi me trahirait. J'avais le sentiment que ça finirait par arriver aussi, tôt ou tard «la confiance... je crois que ce mot n'a plus d'intérêt par les temps qui courent.»

Je finissais par m'étirer, prenant le cruche pour boire encore un peu d'eau avant de me lever pour aller en refaire, puis je revenais et je m'allongeais plutôt sur le tapis, sur le côté en m'appuyant sur le coude, la tête dans la main pour continuer à regarder les flammes.
«Est-ce qu'on est vraiment en sécurité ou bien on doit faire des tours de garde? Je ne pense pas que les kobolds nous suivent jusqu'ici. Même à la nuit tombée, ils quittent rarement les alentours de leurs grottes.» histoire de savoir lequel dormirait en premier. Je n'étais pas si fatiguée que ça, mais l'expérience avec la couronne m'a carrément claquée! Si je peux dormir pendant le premier quart, ça m'arrange. Sauf si on peut dormir en même temps. Enfin pas ensembles du moins, car là, c'est le meilleur moyen pour que je n'arrive pas à fermer l'œil!
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Sam 21 Mai - 12:12

Elle avait l'air de le prendre plutôt mal. Sans faire attention à ce qu'il disait, il avait testé la solidité de la glace, et le pas qu'il avait fait avait provoqué un craquement peu engageant. Aussi, il préféra battre en retraite.

" Je sais, je sais. Oublie ce que j'ai dit. Je divague. "

Joignant le geste à la parole, il passa une main sur son visage, se massant les tempes dans un geste de fatigue. Ce manque avoué de confiance le blessait un peu. Mais au fond il pouvait comprendre qu'elle restait assez chatouilleuse sur certains sujets et que cela prendrait du temps pour qu'ils s'entendent réellement bien ensembles. Ce que la Gardienne avait raconté sur Fritz était encore présent à son esprit. Même si elle semblait avoir tourné la page, il devait y avoir encore une blessure qu'elle cachait derrière une impassibilité de façade. Non, la taquiner n'était pas une bonne idée, même si ce n'était pas le but premier de Sigmund lorsqu'il avait fait cette remarque.

Ces paroles qui lui avaient échappé partaient plutôt de ses propres contradictions. Il avait toujours admiré les princesses comme Hilda, si merveilleusement pures. Mais le monde changeait autour de lui. Ou plutôt était-ce lui qui changeait de vision des choses ? Et maintenant ce qu'il prenait autrefois pour une qualité lui paraissait moins important, tandis que ce qu'il tenait pour des défauts l'intriguait. Il devait s'avouer aussi que porter Sivir tout le long du retour n'avait pas été un geste complètement désintéressé et que cette proximité lui manquait à présent. Toute cette mixture de sentiments, cela finirait par passer.

Heureusement, Sivir changea de sujet. Elle avait envie de se reposer et amena le sujet des tours de garde. Le guerrier de Grani lui lança un coup d'oeil : la gardienne était déjà allongée, prête à fermer les yeux. De son côté Sigmund sentait qu'il ne pourrait de toutes façons pas trouver le sommeil tout de suite.

" Ne t'inquiète pas, tu peux dormir tranquille. Ici, on a plus à craindre des braconniers et des brigands qu'autre chose. Je te réveille dans quatre heures ? "

En réalité, lui aussi craignait une incursion des kobolds : certaines légendes affirmaient qu'il existait de ces créatures dans le domaine domestique, et que leur territoire ne s'arrêtait pas à la montagne. Mais c'était comme les Némésis : le Gardien ne savait pas si la menace était définitivement écartée ou si le monde d'apocalypse qu'il avait vu au Mur des Lamentations allait à nouveau tenter de déborder sur le leur. Il fallait vivre avec cette connaissance sans se laisser gagner par la paranoïa, sinon on ne dormait plus et on devenait fou. Il choisit d'opter pour la prudence sans révéler ses craintes : cela ne servait à rien de dire tout haut ce qu'ils pensaient sans doute chacun de leur côté. C'était même néfaste. De toutes façons, feraient-ils une nuit complète si l'un d'eux avait une vision ?

" Je pense qu'on aura de toutes façons rapidement des nouvelles de Loki. Les pouvoirs de cette couronne sont trop importants pour qu'il nous laisse sans indications. "

Leur dieu. C'était un bon sujet de conversation. Il était un cap sûr pour leurs destinées tourmentées, et il intriguait beaucoup Sivir. Est-ce que c'était pour cela qu'elle gardait sa pierre contre elle, même lorsqu'elle ne portait pas sa robe divine, montée en pendentif autour du cou comme l'objet d'une fierté ? Sigmund se décida : il allait parler de Loki à Sivir pour qu'elle ne pense plus aux kobolds, à son passé, aux maladresses de son compagnon d'armes. Il étendit complètement ses jambes en direction du feu, le buste relevé face à la source de chaleur, appuyé sur ses mains retournées à plat sur le sol, et il se mit à raconter d'une voix paisible.

" Tu verras par toi-même comment est le seigneur Loki. On peut avoir l'impression qu'il ne fait pas toujours attention à ses guerriers. Mais parfois, tout d'un coup, il te parle et tu comprends qu'il a toujours veillé sur toi. "

" C'est drôle. On voit à peine la différence de caractère avec son hôte humain, maître Andreas. Je le connaissais un peu avant qu'il ne se manifeste vraiment comme un dieu, et je ne saurais même pas te dire si ce sont deux personnes vraiment différentes. Comme médecin, il était déjà comme ça avec ses patients : apparemment détaché, mais en fait plutôt attentif et compatissant. Il a un humour parfois bizarre, un peu comme tous les sages. Et malgré tout ça, les détails ne lui font pas perdre de vue l'essentiel. C'est assez surprenant. En fait, il faut le rencontrer pour se faire une véritable idée. C'est sûrement pour bientôt pour toi ... "


Sa voix avait petit à petit décliné. Il lança un coup d'oeil à Sivir pour voir si elle voulait qu'il continue ou si elle était déjà partie pour un cycle de sommeil.
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Sam 21 Mai - 18:36

Mouarf, j'avais même pas réalisé que j'aurais pu le vexer à parler de confiance. Il faut dire que j'étais épuisée, surtout mentalement... mais d'un autre côté, pouvais-je vraiment dire lui faire confiance? Oui, un peu... il était surement l'individu qui avait le plus ma confiance en ce monde à l'heure actuelle, mais je savais au fond de moi que je n'arriverais plus à laisser ma vie entre les mains de qui que ce soit, à part peut être Loki, mais c'est un dieu, je suppose que c'est différent.

Je me redressais pour voir si la neige avait fondu, il fallait encore quelques minutes... je me renseignais donc pour les tours de garde, et de toute évidence, le guerrier de Grani n'était pas encore prêt à aller rejoindre Morphée, il me proposait donc de dormir la première. Il étendait ses jambes, aussi je m'avançais vers lui et je venais poser ma tête sur l'une de ses cuisses, étendue parfaitement sur le dos, les mains sur le ventre, je fermais les yeux pour me reposer. Je préférais sentir sa présence, au cas où. S'il y avait le moindre problème, par son cosmos et la contraction de ses muscles, je saurai qu'il faut me lever.


«Quatre heures, c'est très bien.. si tu es fatigué avant, n'hésite pas à me réveiller.» j'ai l'habitude de ne dormir que sur une oreille après tout. Il se mit à parler et j'ouvrais donc les yeux, levant le menton pour voir qu'il me donnait davantage de renseignements sur Loki. Je souriais d'un air reconnaissant, malgré la fatigue, j'avais envie d'en savoir plus! Ainsi donc, le dieu avait pris "possession" d'un corps humain?

«Sire Andreas? Je connais ce nom... je crois que mon père m'avait parlé de lui. J'ignorais que Loki et lui étaient la même personne...» enfin, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais bref, il avait du me comprendre. Mon cœur se mit à battre un peu plus vite alors qu'il mentionnait que j'allais peut être le rencontrer un jour, je me laissais bercer par sa voix, mais ma curiosité fut vaincue par la fatigue... ma tête avait fini par basculer légèrement sur le côté, vers lui, cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi fatiguée.

Cependant, mon sommeil n'allait pas être de tout repos. Des cauchemars vinrent habiter mes songes, des yeux brillants dans le noir, des doigts griffus... je portais encore la couronne, mais contrairement à ce qu'il s'est passé dans la grotte, ils ne me vénéraient pas comme une reine, mais me regardaient avec des yeux démoniaques, prêts à me sauter à la gorge pour me la reprendre!
Je devais surement m'agiter, mon cosmos variait aussi par moments alors que le rêve me paraissait de plus en plus réel... une vague noire sortit de nulle part, elle me rappelait la substance dégueulasse que j'avais régurgité après que Sigmund m'ait arraché la couronne, mais cette fois, elle formait un véritable lac autour de moi, m'empêchant de bouger! J'avais envie de me débattre alors que les kobolds se rapprochaient sans être dérangés par cette eau putride

*voleuse, voleuse! Rends la nous! Rends la nous!*

Ils me sautèrent tous dessus et pourtant, je n'arrivais pas à me réveiller! Je sentais que je me débattais, et pourtant, ce sommeil ne me paraissait pas naturel, comme si on me forçait à rester dans l'ombre pour souffrir encore et encore!


«Lâchez moi!! Je ne vous la rendrai jamais! Elle appartient désormais à mon dieu!»

J'avais du hurler pour de bon tout en continuant de me battre dans le vide, pourtant, rien à faire, je ne me réveillais toujours pas, et pire encore, j'avais l'impression de m'enfoncer de plus en plus dans les ténèbres, cette mare noire m'arrivait désormais à la taille, mais jambes étaient paralysées et pourtant, les kobolds continuaient de me sauter dessus, me griffant le visage et m'arrachant presque des lambeaux de peau!

Rêve ou réalité? Je n'avais pas la réponse à l'heure actuelle...

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Loki
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 22 Mai - 12:23

« Le véritable monde intérieur est le véritable monde extérieur. »
Fuite en avant

Il n'était pas encore bien tard dans la soirée. Assez loin de la scène du drame, le dieu des illusions était en train de se déplacer d'une cachette à une autre, accompagné de l'un de ses partisans. Ils allaient à cheval, empruntant les chemins de traverse dans la forêt, pour ne pas éveiller l'attention des guerriers divins. Loki ralentit le train de sa monture en tirant sur les rênes, avant de l'arrêter. Dans le champ de sa conscience, il venait de sentir une perturbation. Quelqu'un était en train d'implorer son aide.

Grani.

Assez rapidement, il perçut la détresse de sa guerrière d'Epsilon. Le lien qu'il avait tissé avec elle grâce à la pierre était encore ténu, mais il existait. Il savait un certain nombre de choses sur Sivir, cette Gardienne assez prometteuse dans les pouvoirs bien particuliers qu'elle développait, et une humaine assez captivante dans ce qu'elle était. Une fleur rare comme il n'en pousse que dans l'adversité.

Le dieu ne répondit pas aux questions que lui posait son protecteur, alarmé par la décision de cet arrêt inexpliquée. Un cosmos pourpre l'entoura, et il plongea dans une transe. Avec l'aisance que seul un dieu peut avoir dans le voyage psychique, il se retrouva bientôt flottant dans le ciel piqué d'étoiles rouges du monde où Sivir avait été emmenée de force. Il constata qu'elle était en train de se noyer dans une mare d'obscurité. L'Illusionniste leva simplement la main, et des lianes géantes émergèrent de ces marais d'ombre, levant la guerrière de Tyl au-dessus du bourbier. Lui-même se posa sur un noeud végétal juste à côté de la Gardienne.

" Svartalfheim. Drôle de choix pour passer des vacances. Les habitants y sont pittoresques et distrayants, mais il existe tout de même des compagnies plus agréables.

" J'arrive au bon moment dirait-on, Sivir de Ràn, Gardienne de Tyl. "


Il avait prononcé ces commentaires d'une voix de velours, sans la moindre trace d'angoisse. Le dieu se moquait certes un peu de la belle qui peinait à développer ses pouvoirs, mais il posa un regard sur elle qui voulait dire : je suis confiant en tes capacités, montre-moi que tu peux traverser cette épreuve sans te reposer seulement sur moi. Pendant ce temps, les kobolds qui n'avaient pas trop compris qui il était et qui surtout obéissaient à leurs instincts, commençaient à s'agiter et à vouloir escalader les lianes. Loki pinça les lèvres pour ne pas rire devant leurs efforts ridicules. Ils auraient bien du mal à l'atteindre, quant à Sivir, maintenant qu'elle n'était plus prisonnière du marais, elle avait à nouveau les mains libres pour se défendre. Cependant, il continua :

" La révolte fait rage à ce qu'il semble. Enfin, les kobolds ne peuvent respecter quelqu'un dont ils peuvent traîner l'âme à leur guise dans leur monde. Il va falloir que tu apprennes à comprendre ce pouvoir pour le contrer. Cela n'est pas si compliqué de voyager entre les mondes, tu devrais pouvoir t'en sortir. Le plus dur pour un mortel est de quitter et réintégrer son propre corps. Et cela, tu ne pourras t'y préparer dans un tel vacarme. "

La marée noire recommençait à monter, mais Loki continuait de parler à Sivir d'un ton détaché, en faisant mine de vouloir la laisser se débrouiller. Le sentiment d'urgence pouvait parfois faire des miracles.

" Midgard, le monde des humains et de leurs rêves. C'est là que tu dois te rendre. Le plus simple : concentre-toi sur le lien que tu as avec un autre humain. Un lien très fort, le plus fort en émotions. Que ce soit de l'amour, de la haine, de la domination, un lien de sang, cela n'a pas d'importance ... Concentre-toi sur ce lien et attrape-le : c'est un fil qui va te permettre de rallier Midgard. "
Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 22 Mai - 13:55

Plus je me débattais et plus je m'enfonçais dans cette mare de goudron! Les kobolds en profitaient pour me lacérer la peau, je me protégeais comme je pouvais de mes bras, les repoussant à coups de poing et parfois même à coups de dents! Jusqu'à ce que des lianes sortent de nulle part et m'extirpent de là, me soulevant comme si je n'étais qu'une volée de plumes pour me retrouver face à un individu dont la simple aura me paralysait...

Chacun de mes sens semblait être décuplé d'un coup face à cet.. homme? Il se dégageait de lui quelque chose de trop puissant pour qu'il ne soit qu'un mortel, et sa description, la façon dont il parlait et surtout, la manière dont il m'avait sauvée de ce tourment ne pouvait signifier qu'une seule chose...

«Seigneur Loki...» ainsi donc, c'était bien lui, l'homme aux cheveux rouges qui m'avait extirpée de ce gouffre lorsque Fritz m'y avait jetée. Lui qui m'avait offert cette armure, et lui encore aujourd'hui qui me sauvait la vie.

Je m'étais redressée pour mettre un genou sur l'une des lianes, m'inclinant humblement avant de voir les kobolds tenter de grimper à leur tour pour me chercher. Je levais les yeux vers mon dieu qui m'expliquait alors la manière dont je pouvais me débarrasser d'eux...

«Il ne s'agit pas de force physique, mais de force psychique...» je me souvenais alors de la façon dont je devais lutter contre le gouffre lorsqu'il cherchait à m'agresser. Là aussi, la force ne servait à rien, il fallait au contraire laisser aller toute violence et toute force brute pour ne laisser libre que l'esprit. J'écoutais les conseils de Loki, bien qu'il était difficile pour moi de trouver quelqu'un pour qui je pouvais éprouver de tels sentiments. Même mon père n'avait pas le luxe de provoquer de la haine en moi, je refusais de lui accorder un tel honneur.

C'est alors que le visage de Sigmund m'apparut, je me souvenais de la fois où je lui ai rendu la vue, cette connexion qui semblait s'être établie entre lui et moi... il était surement celui dont je pouvais dire être la plus proche, il y avait aussi cette Thétis avec qui j'avais noué des liens étranges, mais c'était surement encore un peu trop "bizarre" pour que je puisse m'en servir. Aussi... même si mes joues se teintaient légèrement de rose, je venais choisir Sigmund pour me guider vers Midgard.

Je fermais donc les yeux, m'abandonnant totalement à ma situation... un courant d'air commença à se créer autour de moi, et pourtant, je ne ressentais pas le souffle du vent. L'air tourna de plus en plus vite avant de descendre telle une tornade vers les kobolds qui se retrouvèrent soufflés, projetés, éjectés de la zone où nous nous trouvions. Les yeux toujours clos, j'écartais les bras et je pensais au guerrier de Grani, je me souvenais de la façon dont il m'a sortie de la grotte des kobolds, cette façon que l'on a eu de se soutenir l'un et l'autre tout au long de notre aventure, et cette fois encore, j'avais besoin qu'il me guide.

J'ouvrais les yeux, je ne voyais plus Loki... j'étais de nouveau plongée dans les ténèbres, mais cette fois, je refusais d'en avoir peur. J'avançais d'un pas, puis d'un autre, et j'entendis un bruit... le hennissement d'un cheval? Je me tournais et effectivement, un destrier de lumière apparut et je me mis à sourire tout en m'approchant, posant la main sur la fière encolure avant de grimper souplement sur son dos dépourvu de selle


«Un fil, hein?» tout mon cosmos s'était apaisé, j'étais comme dans du coton, calme et sereine... des feux follets se dessinèrent alors devant moi, ce qui m'arracha un sourire alors que le cheval avançait pour suivre la voie... j'ignorais où ça allait me mener, mais je percevais que c'était la voie que je devais suivre à présent. Je ne suis peut être pas encore très douée pour les subtilités de l'esprit, mais j'ai une volonté à toute épreuve! Même s'il doit y avoir des obstacles pour rejoindre Midgar, je les surmonterai!
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 23 Mai - 11:25

« Le véritable monde intérieur est le véritable monde extérieur. »
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Loki devait admettre que la petite ne se débrouillait pas si mal. Il la voyait en train de se frayer un passage en dehors de la prison de Svartalfheim, envoyant tout en même temps dans le décor les kobolds qui cherchaient à l'atteindre de leurs mains griffues. Le dieu avait parié sur le fait qu'elle choisirait le souvenir de Fritz ou de son père et de la haine qu'elle leur portait, car c'était des sentiments assez simples, et ancrés depuis longtemps. Mais Sivir avait opté pour l'attachement qu'elle avait formé pour Sigmund. Une fois de plus, le dieu pouvait constater que s'il y avait une constante avec les humains, c'est que les plus intéressants d'entre eux étaient imprévisibles.

Tout de même, choisir Grani comme monture pour traverser les dimensions, il y en a qui ne s'embêtent pas. En même temps, elle a parfaitement raison. Haha. Un bel animal comme ça, c'est fait pour être chevauché. Sa présence est assez forte tout de même, est-ce que cela veut dire que le Gardien d'Eta est en train d'essayer de la soutenir de son côté ?

L'Illusionniste relâcha les liens qu'il avait tissés avec Sivir pour parcourir ceux qui l'attachaient à Sigmund. Ah, il était en train d'essayer de la réchauffer en la frictionnant. Lorsque l'âme voyageait hors du corps, celui-ci devenait froid et inerte. Il y avait de quoi impressionner et alarmer un humain. Un sourire sarcastique se dessina sur les traits de la divinité. Décidément, il ne regrettait pas de s'être réincarné, il s'amusait bien. Quoiqu'il en soit, il sentait que Tyl était désormais relativement hors de danger, et il décida de ne plus la suivre qu'en pensée. Il entendait les apostrophes de son garde du corps. Le dieu tourna le regard vers lui et lui fit signe que tout allait bien et qu'ils pouvaient continuer leur route. Lorsque le sentier se fit plus régulier et facile à suivre, il parla à nouveau à la Gardienne d'Epsilon, à travers les plans d'existance.

" Je voudrais que toi et Sigmund vous me rejoigniez avec la couronne. Je vais te dire comment vous devrez faire. Tu ne t'en souviendras pas immédiatement à ton réveil, mais le moment venu, tout te reviendra ... Car tu dois d'abord trouver le moyen de fermer complètement ton esprit aux kobolds.

Et la voix suave du dieu se mit à fredonner un air étrange, dont le rythme ressemblait à celui des anciennes chansons chantées par les bardes depuis le fond des âges. Cette ballade décrivait un voyage, des paysages, des chemins à prendre, d'autres à éviter. Il était question d'hommes et de femmes de confiance, d'êtres fabuleux capables de prêter leur assistance. Et tout au bout du chemin, un pays d'or inondé de soleil. A peine Sivir avait-elle entendu les paroles qu'immanquablement elle allait les oublier quelque part dans un endroit caché de son subconscient.

D'ailleurs, Sivir n'avait pû se résoudre à voir le cosmos comme une trame, faisant fi des métaphores tisserandes. C'était à elle de trouver sa manière de prendre prise sur son univers. Elle avait l'air bien partie pour une promenade à cheval sur le territoire de son âme. Loki eut un dernier geste pour montrer la voie à Sivir : il débusqua un fragment d'âme kobold qui parasitait encore son esprit.

Un lièvre de couleur noire et aux yeux rouges comme deux brandons dépassa la cavalière et sa monture en détalant comme l'éclair. Si Sivir levait les yeux elle pouvait voir une sorte de lune qui brillait d'une lumière crue et blanche. A vrai dire, cela ressemblait davantage au reflet d'un miroir rond posé sur un plafond dans lequel jouaient les ombres de lièvres noirs que pourchassait un lapin gris armé d'un pilon. Tant qu'il y aurait l'ombre des lièvres noirs dans la lune, elle saurait qu'elle n'était pas complètement purifiée. Peu importait la longueur de cette partie de chasse, avec un peu de chance ces lièvres pousseraient Sivir à explorer la géographie de ses pensées, de ses souvenirs et de ses émotions jusqu'à ce qu'elle connaisse le fonctionnement de sa structure mouvante, et qu'elle puisse se défendre à l'avenir des agression psychiques. Et ainsi devenir une arme plus affûtée au service du Chaos.

Le dieu s'imaginait qu'elle allait bien cavaler, peut-être même y prendrait-elle plaisir. Et puis à un moment le rêve cesserait. Elle tomberait sur un souvenir insoutenable, s'égarerait dans la mémoire d'un bonheur, épuiserait un fantasme, renoncerait à pousser jusqu'au bout un raisonnement. Ou alors c'était sa monture qui se fatiguerait avant elle, car mine de rien Grani avait déjà du chemin dans les pattes. Et puis elle finirait par se réveiller. Il était temps qu'elle reprenne les rênes en main : le dieu sentait à présent la présence des partisans d'Odin dans les sous-bois. Dès lors il allait devoir utiliser ses pouvoirs pour s'échapper en évitant la confrontation.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 23 Mai - 13:26

Spoiler:
 

Les ténèbres semblaient se dissiper peu à peu. Je devais me détendre, m'abandonner totalement afin de fermer mon esprit à ce qui tentait de l'agresser. S'il y avait une chose que le gouffre m'avait appris, c'est que lorsque le corps lutte, ça ouvre l'esprit aux agressions... à l'inverse, quand le corps rend les armes, l'esprit est alors totalement apte à se défendre contre ceux qui tentent de s'incruster. Ce n'était pas facile de trouver le juste équilibre, on ne pouvait pas non plus se laisser totalement abandonner, pour preuve, mon corps souffrait de ce laxisme en refroidissant dangereusement... mais Sigmund luttait aussi de son côté pour me réchauffer et il fallait donc que je trouve un moyen de lutter sur tous les fronts.

Une mélodie vint chanter à mes oreilles, la musique était douce et délicate, et semblait imprégner chaque parcelle de mon corps. Je frissonnais légèrement, écoutant les paroles avec attention, même si je n'en comprenais pas le sens. Pourtant, je visualisais un pays magnifique dont je n'avais vu les paysages que dans les livres, du sable blanc à perte de vue, des créatures étranges haut perché sur leurs pattes avec de drôles de bosses sur le dos, des monuments faits de sable et de pierres... mais plus je visualisais cet étrange pays, plus il m'échappait jusqu'à ce que la mélodie cesse et que j'ai l'impression d'avoir tout oublié... je ramenais une main sur mon visage, me sentant fiévreuse sur le coup, mes défenses baissaient...

Une drôle de bestiole passa près de moi... un lapin? Un lapin noir aux yeux rouges.. je plissais des yeux, par réflexe, je ressentais le besoin de m'en défendre alors que d'autres approchaient. Grani dégageait davantage de chaleur à présent, signe de son soutien inconditionnel qui m'emplissait d'une émotion que je croyais avoir perdue depuis le temps... la confiance. J'ouvrais les yeux, regardant ce paysage obscur et ces créatures qui cherchaient à m'atteindre de nouveau. Je mettais pied à terre, posant ma main sur l'encolure délicate en souriant tendrement


«Je me dois de lutter seule pour le moment... prends soin de toi.»

Je m'avançais d'un pas, suivant cette drôle de bestiole qui semblait vouloir me conduire quelque part. Il y en avait d'autres, leurs ombres voilaient la lune, mais pour l'heure, c'était celle-ci qui me guidait. Elle plongea dans ce qui devait être un terrier, je mettais un genou à terre, et au moment de regarder à l'intérieur, je me sentis aspirée sans pouvoir y faire quoi que ce soit.

Attention, scènes pouvant heurter la sensibilité - sexe et violence:
 

J'avais assisté à toute la scène avec un air impassible. Ce jour là, j'ai découvert le pouvoir que je pouvais vraiment avoir sur mon esprit. C'est à partir de là que j'ai décrété que plus aucun homme n'aurait le droit de me toucher sans mon consentement... mine de rien, cette épreuve a considérablement renforcé mon esprit, et je suppose que c'est pour ça que ce lièvre a voulu me remontrer cette scène. Je repensais alors à Grani, lorsqu'il était venu pour la première fois sur l'île de Dauða... il avait failli être le premier, ce jour là, mais il s'était défilé. Une légère rancune me donna un goût amer en bouche, mais d'un autre côté, je ne serais peut être pas aussi forte aujourd'hui si ça s'était passé autrement. Je me retournais pour voir la sortie du tunnel, et je me retrouvais de nouveau dans la vallée.

Parmi les lapins gris qui me suivaient, l'un d'entre eux devint noir... je comprenais que je devais le suivre, lui aussi, mais je me tournais vers Grani qui m'attendait. Je m'approchais de lui, caressant doucement son encolure qui dégageait encore une douce chaleur

«Je vais bien... mais je crois que j'aurais aimé savoir... ce que je serais devenue si... peu importe.» mon esprit se fragilisait sur le coup et je devais me ressaisir. Dans la réalité, mon corps avait versé une larme, mais je me reprenais et je me mettais à suivre le lièvre suivant. Combien y en avait-il?
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 25 Mai - 13:55

Spoiler:
 

Cela faisait plus d'une heure que Sigmund ne savait plus où donner de la tête. Devant le feu qu'il alimentait régulièrement, il passait son temps à tenter de réchauffer Sivir contre ce froid étrange qui s'était emparé d'elle. Il n'avait d'abord rien remarqué d'anormal. Elle s'était servi de sa cuisse comme d'un oreiller, et il l'avait laissée faire, peut-être avec le regret de constater qu'elle ne voyait dans ce geste qu'une convenance pratique. Et il n'avait pas bougé, jusqu'à ce que la respiration de la jeune femme ralentisse.

Puis elle s'était agitée, débattue comme pour échapper à un mauvais rêve. Sigmund lui avait secoué l'épaule pour la réveiller, et c'était là qu'elle avait paru s'évanouir. Elle ne répondait plus, ses lèvres s'étaient teintées de violet, et petit à petit son corps avait perdu sa chaleur. Pourtant, elle était encore vivante. Alarmé, le Gardien avait fait de son mieux pour frotter son dos et ses bras, pour lui conserver un peu de chaleur dans les mains et les pieds.

" Ce n'est pas vrai, tu ne peux pas me faire ça ! Tiens le coup, s'il te plaît ... "

Ces gestes étaient-ils futiles ? Le guerrier de Grani refusait d'admettre que dans cette situation il était impuissant et continuait alors même qu'il semblait que Sivir ne répondrait plus. Il avait complètement oublié sa tâche première qui aurait été de surveiller les environs et de guetter les dangers de l'extérieur. Puis quelque chose changea. La guerrière de Ràn redonnait des signes de vie, même si elle restait plongée dans un sommeil lourd. Las, le gardien l'assit en travers de ses genoux face au foyer et se contenta de la garder tout contre lui. Il commençait à s'engourdir dans une anxiété somnolente. Il était presque endormi lorsqu'une larme coula le long de la joue de la jeune femme pour venir s'égarer le long de sa gorge.

Au même moment, un grand cheval argenté au pelage pommelé répondait aux caresses qu'une main posait sur son encollure d'un petit coup de tête affectueux.  L'animal n'avait qu'une conscience confuse de ce que cette présence qu'il appréciait vivait, et lorsqu'il entendait des paroles, il n'en comprenait que le ton ou la vague signification. Il n'avait pas compris ce qui s'était joué, mais il ressentait la souffrance de sa cavalière, et son amertume. Pourquoi lui en voulait-elle ? Avait-il fait quelque chose comme il ne fallait pas, avait-il omis d'être là alors qu'on aurait eu besoin de lui ? Quelque chose l'avait empêché de venir au secours de sa cavalière : cette membrane qui faisait comme une bulle gigantesque autour de la scène de la tragédie, de la taille d'une maison.

Lui le cheval, l'existence de cette bulle ne le choquait pas. Il y avait beaucoup d'autres tout autour d'eux, elles avaient toujours existé. En réalité, ces immenses gouttes, il y en avait sur toutes les feuilles, sur toutes les écailles de l'écorce de l'arbre monde sur lequel ils se tenaient. Les irisations qui jouaient à la surface de ces perles de rosée figuraient des scènes d'une infinie variété, des fragments de vie quotidienne, des champs de bataille aussi, des paysages ... En tout cas Grani avait bien compris que les images de vertes campagnes n'étaient pas réelles et qu'il valait mieux aller brouter la mousse qui poussait dans le creux des fourches des branches.

Sivir sembla lui pardonner, du moins ne plus vouloir penser à cela. L'un des deux lièvres gris devint noir attira l'attention de l'étoile de Tyl, et elle se mit à suivre le rongeur au pelage ébène. Est-ce que ses yeux ne s'étaient pas encore habitués à l'obscurité, ou n'était-elle pas habituée à marcher sur l'écorce glissante de l'arbre ? Elle dérapa dans sa course et fit une chute de quelques mètres dans une tourbière, dans une cicatrice creuse de la branche en contrebas. Le lièvre quant à lui s'était caché dans une bulle sur laquelle passait l'image d'une femme qui était en train de travailler à une broderie d'une grande finesse, et qui avait l'air de chanter quelque chose à quelqu'un. Au ton qu'elle prenait, c'était une mère qui s'adressait à son enfant.

Grani descendit jusqu'au bord de la tourbière pour regarder sa cavalière se débattre. Il se mit à piétiner, son sabot nerveux frappant le sol. Son aura lumineuse se précisa et il apparut tel qu'il était : non un poney docile sur lequel on emmenait de sages petites princesses en promenade, mais un robuste destrier avec son petit caractère.

J'en ai assez de trotter derrière toi. Ma raison d'être et ma fierté est de protéger et servir les héros en quête. N'ignore pas ce que je suis, Tyl.

Finalement, il se décida et entra dans la tourbière. L'eau éclaboussa son poitrail puissant, et en quelques mouvements, il se trouvait près de Sivir, la crinière à portée de main pour qu'elle puisse se hisser sur lui et sortir de là. En entrant dans la tourbière, on entendait des voix à profusion, incompréhensibles et étourdissantes. Elles ne concernait pas Sivir cette fois-ci, c'était les rêves d'une autre personne, c'était pour cela qu'ils étaient pratiquement impossibles à comprendre. Mais cela, Grani ne pouvait le comprendre. Ce n'était qu'un cheval après tout.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 25 Mai - 17:56

Le comportement du cheval changea étrangement. Une aura plus lumineuse l'entourait, et en regardant autour de moi, je réalisais que la plaine d'obscurité avait disparu et que je me retrouvais désormais sur les branches gigantesques d'un arbre!

«C'est... l’Yggdrasil?» mais mon regard fut attiré par un autre lièvre, je supposais qu'il voulait me montrer un autre souvenir, une autre bulle qui me permettrait d'augmenter la résistance de mon esprit aux agressions extérieures, c'est pour cela que Loki m'a conduite ici après tout, non? Éviter qu'à l'avenir, les kobolds viennent m'agresser dans mon sommeil. Je me mettais donc à courir, suivant les branches avec agilité jusqu'à marcher sur une partie humide qui me fit glisser.

«Oups?» je lâchais prise et je me retrouvais au creux d'une racine alors que le lièvre était passé dans une bulle à côté de moi. Mon cœur manqua un battement sur le coup, je voyais une femme en train de chanter, berçant un enfant avec un sourire doux sur le visage. Je me relevais et je m'approchais de la bulle lorsque Grani sortit de nulle part, son apparence avait changé, il était bien plus grand, plus imposant, et semblait vouloir m'empêcher d'accéder à cette bulle? Je me tournais vers lui, le regard un peu inquiet, voire triste

«Je n'ignore pas qui tu es... je ne serais surement jamais arrivée là sans toi. J'ignore si j'oserai te le dire en face, mais tu es le seul en qui je sens pouvoir avoir confiance...» et je me tournais vers la femme, elle parlait mais je ne comprenais pas ce qu'elle disait «c'est ma mère... vu son âge, c'est un souvenir récent, ce n'est pas moi qu'elle tient dans ses bras... surement mon petit frère.» ce garçon que mon père a tant désiré... je m'approchais pour voir de plus près, mais n'ayant jamais vu cette scène, je ne parvenais pas à comprendre ce qu'il se disait...

«Je dois lui dire adieu...» je traversais rapidement la bulle, m'approchant de la seule femme qui avait essayé de me prodiguer un peu d'affection dans mon enfance, mais honteuse de sa trahison envers son époux, elle n'avait jamais osé m'aimer comme elle aimait désormais le bébé dans ses bras. Je mettais ma main sur sa joue, évidemment, c'était comme si je ne faisais rien puisqu'il s'agissait d'un souvenir où je n'étais pas.

«Un jour, je viendrai chercher cet enfant... il est mon frère, il aura un destin bien plus grand que celui qu'IL a décidé...» je lui tournais alors le dos et je revenais vers Grani alors que ma mère continuait de bercer le bébé, on se retrouvait de nouveau sur les racines et branches de l'Yggdrasil et je flattais l'encolure de ce fier destrier, honnêtement, je n'osais même pas grimper sur son dos tant il paraissait fier et droit, mais il baissait l'encolure, l'invitant à monter, aussi je me hissais doucement avant d'enrouler mes doigts dans son encolure et sourire

«Je suis prête... quittons cet endroit.» il n'y avait plus aucune trace de kobolds, et l'arbre était désormais parfaitement visible et lumineux... mon esprit avait trouvé sa façon de se protéger, ça n'avait pas été simple, mais au final, tout est une question de force et de volonté dans ce monde...
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Jeu 26 Mai - 20:01

Le cheval écoutait la jeune femme avec attention, il semblait comprendre qu'elle n'était pas si réticente à se reposer sur lui en cas de besoin. Mais pour le moment, elle regardait ce qui se passait dans la bulle. Elle eut un mouvement, comme si elle voulait rejoindre quelque chose, quelqu'un ... Les siens. Sa famille. Mais c'était comme les ruisseaux qui coulaient si joliment dans certaines bulles : on ne pouvait y boire. Elle en ressortit avec des mots résolus. Elle avait pris une décision. Elle semblait prête à partir, peut-être effrayée à l'idée de monter.

Tu as peur de tomber ? Accroche-toi. C'est ce que je fais quand j'ai peur de tes feux follets.

Le destrier argenté contenait son impatience pour encourager la jeune femme à grimper sur son dos. Il hennit cependant et aida Sivir à finalement prendre place. Satisfait, Grani fit demi-tour et choisit lui-même le chemin : il savait où il devait aller. L'animal n'était pas mécontent d'avoir de la compagnie, d'autant plus que sa voix était douce à ses oreilles.

Comme il sentait que sa cavalière n'avait pas trop d'assurance, il ne tenta pas la course qu'il aurait volontiers engagé et se contenta de suivre les ramifications des branches. Au fur et à mesure qu'ils approchaient du bout de la branche, il entraient dans un nuage de brume, peu à peu baigné de lumières colorées. L'aura de Grani chatoyait dans cet arc-en-ciel. Bientôt, il ne marchait plus sur le sol de bois d'Yggdrasil, il galopait au milieu des volutes cotonneuses, léger comme une plume en apesanteur. La lumière du Bifröst devenait si vive qu'elle était aveuglante.

Puis il n'y eut plus qu'une petite lumière rouge. Le feu d'un foyer en train de s'éteindre. Sigmund cligna des yeux. Il était dans la même position que quelques heures plus tôt, tenant Sivir dans ses bras. Il avait dû s'endormir assis. Donc ces images qu'il avait vues, Sivir attaquée par des brutes, cette femme en train de bercer un enfant, c'était le fruit de son imagination ? Il l'espérait. En fait, il était encore trop ensommeillé pour penser, et son premier mouvement c'était de voir si quelque chose avait changé dans l'état de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Ven 27 Mai - 9:47

Plus sereine que quand je suis rentrée dans ce rêve, je grimpais sur le dos de Grani pour qu'il me conduise loin de cet endroit. Il était temps de partir à présent, je sentais que j'avais évolué, je maîtrisais davantage les subtilités de l'esprit et la manière dont il était construit, je pouvais remercier Loki pour m'avoir ainsi guidée, et Sigmund évidemment... bien que je doutais fort de le remercier une fois que je serais sortie de là. Difficile de savoir si j'allais me souvenir de tout.

On quittait l'arbre pour se retrouver peu à peu dans une plaine où la lumière grandissait au fur et à mesure de nos pas, puis l'obscurité revint d'un coup, en dehors d'un trait de lumière orangée à l'horizon. Ce trait grandissait progressivement alors que j'ouvrais les yeux, pour voir qu'il s'agissait d'un feu de cheminée à mes pieds. Je sentais des bras autour de moi, un battement de cœur dans mon dos, et je levais doucement la tête pour voir Sigmund qui me regardait avec une pointe d'inquiétude...


«Est-ce que c'est mon tour?» je me tournais vers la petite fenêtre, sauf que le jour pointait le bout de son nez. Je me redressais alors vivement avant de ramener une main au niveau de mon front «Ouh ma tête... j'ai l'impression d'être passée sous un troupeau de buffles enragés...» c'est alors que des bribes de souvenirs me revinrent en mémoire, des kobolds qui me sautaient dessus, un bel homme à la chevelure rouge, un cheval, un arbre aussi... parmi les flashs divers et variés, je voyais aussi une étendue de sable doré qui n'avait rien à voir avec le reste, mais disparut aussi vite que le reste, comme lorsqu'on dresse un voile blanc sur un livre, on voit encore les images mais c'est flou..

Je me redressais totalement pour me tourner vers Sigmund, puis vers la fenêtre

«Tu m'as laissée dormir toute la nuit?» je me sentais bizarre, un peu faible encore, pourtant mon corps paraissait reposé, mais pas mon esprit... «j'ai l'impression d'avoir fait des rêves... assez violents. Je me suis battue, j'ai des images de souvenirs pas forcément agréables en tête... et je crois que j'ai rêvé de toi aussi, même si j'ai pas souvenir d'avoir vu ton visage...» je croisais les jambes pour me mettre en tailleur et ainsi poser mes coudes sur mes genoux, enfonçant mes paumes sur mes yeux comme pour les rentrer dans leurs orbites, j'essayais de me souvenir de ce dont j'avais rêvé... mon cœur manqua un battement en me rappelant cette fois sur le bateau, un goût de bile en bouche avant de revoir une image de ma mère berçant un bébé...

Puis je me redressais et je regardais Sigmund avant de m'approcher de lui et mettre mes mains sur ses joues, afin de plonger mon regard dans le sien

«Je sais que ça va te paraître dingue.. mais je sens que.. que je dois te remercier. Je sais pas pourquoi mais... y'a un truc qui me bouffe les entrailles, là... et je sens juste que je dois le faire...» je tremblais légèrement, on ne vit pas ce genre d'expérience tous les jours, hein? Je finissais par poser mon front contre le sien, essayant de me calmer un peu... je me sentais un peu fiévreuse, mais plus je m'éveillais totalement et mieux je me sentais... ça serait fini d'ici quelques minutes je suppose.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Ven 27 Mai - 17:47

La question de Sivir prit le Gardien au dépourvu. Mine de rien, les heures avaient filé et cette nuit cauchemardesque était finie. La surveillance du pavillon de chasse avait échappé à Sigmund. Ils n'avaient pas été attaqués : c'était l'essentiel, mais cela n'en restait pas moins un manquement à un devoir guerrier. Aldhibain répondit à sa soeur d'armes d'une voix pâteuse :

" Je ... Je me suis endormi. Cela ne m'était jamais arrivé avant. Tu as eu une sorte de crise. J'ai bien cru que je me retrouverais seul ce matin. "

" Moi aussi j'ai fait des rêves bizarres. Sûrement à cause de ce qu'on a fait là-haut. "


Cette nuit était liée à la profanation du royaume kobold dans la montagne, sans aucun doute. Dans les instants de désespoirs, Sigmund avait songé que peut-être, pour obtenir un tel trésor, la fatalité demandait un sacrifice en vie humaine. Mais pour le moment ils avaient tenu bon. Ils restaient cependant sans secours de la part de Loki, et cela l'angoissait beaucoup.

Sigmund évita de croiser le regard de Sivir, incertain du bien qu'il y aurait à retirer à parler de tout cela. Il n'était même pas sûr d'avoir réussi à encaisser tout ce qu'il avait vu ou cru voir, ce qu'il préférait tenir pour des cauchemars. Les expériences spirites de Sivir le mettaient mal à l'aise en temps normal, mais cette nuit, il avait l'impression que les bornes de l'humainement acceptable avaient été dépassées.

La Gardienne de Tyl de son côté continuait de reprendre ses esprits, s'agitait, comme lorsqu'elle avait fait une découverte. Elle avait l'air assez mal. Le mieux était de lui laisser le temps de se remettre. Il se leva pour s'étirer et voir s'il restait de l'eau de la veille. Mais il n'était pas à ce qu'il faisait, son esprit continuait à fonctionner malgré lui. Sivir. Il y avait un air de ressemblance avec cette femme qui berçait un enfant dans son rêve. Cette personne, il ne l'avait jamais vue auparavant. Il y avait toujours du déjà-vu dans un rêve normal, mais cela, il ne pouvait l'avoir inventé.

Lorsqu'elle s'approcha près de lui, Sigmund ne sentit sa présence qu'au dernier moment. Il eut du mal à comprendre ses intentions. Il sentait ses mains caressantes autour de son visage, voyait sa bouche hésitante exhalant un souffle tremblant, tout près de la sienne, comme offerte. Elle posait son front contre le sien, sa voix était fébrile. Désormais, elle pouvait tout aussi bien l'embrasser que le torturer à nouveau en testant ses pouvoirs. Leur proximité le tourmentait. Il aurait eu envie de la renverser là sur le tapis et de lui faire l'amour pour couper court à cette attente. Un océan de désir grondait derrière les digues de la tendresse.

Il tint bon. Cet instant fragile était trop précieux pour qu'il ose seulement prendre le risque de le froisser. Sivir voulait partager quelque chose avec lui, et cela valait pour lui bien plus que toutes les nuits de plaisir. Ce qu'elle voulait lui transmettre avait l'air important. Ses mains soutinrent la naufrageuse par la taille et il murmura simplement :

" Fais-le. "
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Ven 27 Mai - 19:13

Il s'était endormi? J'avoue que je ne m'y attendais pas à celle la! Je haussais doucement les sourcils, le regardant d'un air surpris avant de sentir le mal de tête pointer le bout de son nez... ce que j'avais vécu, je sentais que j'avais vécu quelque chose... des images défilaient dans ma tête sans qu'elles n'aient de sens réel, et pourtant, il y avait un sentiment au creux de ma poitrine que je ne pouvais ignorer...

Je m'étais rapprochée de lui, il avait été là, dans ce rêve, il m'avait soutenue. Nous avions une relation étrange lui et moi, un peu comme un chat et une souris, bien qu'il est difficile de savoir qui est qui dans l'histoire. Une barrière invisible entre nous qui semble nous contenir, nous empêcher d'avancer, un sentiment que cela pourrait nous nuire, ou pire, nuire à Loki. Pourtant, ne m'a t'il pas envoyé Grani pour m'aider? Dans un battement de cils, je me souvenais de cette scène où le cheval argenté a surgi de nulle part pour me guider vers la paix... bon, sur le coup, je ne me souvenais pas que c'était moi qui l'avais appelé, le problème de ce brouillard épais encore dans ma mémoire!

Enfin, je venais caler mon front contre le sien, ignorant ses propres émotions et n'écoutant que les miennes à cet instant. Je sentais qu'il y avait quelque chose que je devais confier, quelque chose enfoui en moi et que je refusais d'admettre. Quelque chose que je m'étais jurée de ne plus ressentir à vrai dire... mais lorsqu'il me mit presque au défi de le remercier, je me redressais en souriant d'un air amusé

«Tu ne devrais pas me tenter ainsi, Grani... je ne suis pas aussi sage que toi.» je posais donc un doigt sur ses lèvres avant d'y déposer les miennes, comme si mon doigt formait une sorte de rempart à ce baiser qui était peut être défendu... puis je reculais doucement, serrant légèrement les dents sous le coup de la frustration et je me redressais en prenant une profonde inspiration

«J'ignore pourquoi ou comment, mais tu m'as soutenue cette nuit dans ce rêve... ou plutôt ce cauchemar. Je me sens plus forte aujourd'hui, mon esprit semble s'être renforcé et j'ai l'impression de mieux maîtriser les méandres de l'esprit des autres..» d'ailleurs, en me concentrant un tout petit peu sur son regard, je percevais la pulsion qui l'avait assaillie à peine quelques secondes plus tôt, ce qui me fit sourire. J'avais cependant d'autre chose à dire. «ce que je vais te dire, je m'étais jurée que je le penserais même plus à l'avenir, du moins pour un homme...» je venais alors prendre sa main et j'enlaçais ses doigts dans les miens, mon regard était sincère et franc, chose assez rare quand on me connaît - «tu as ma totale confiance.»

Je lui souriais alors, avant d'avoir à nouveau cette étrange vision d'une vaste étendue de sable doré... des monuments en forme de triangles trônaient au loin, et même pour quelqu'un comme moi qui ne connais pas trop le vaste monde, c'était familier... mais ce n'était pas l'heure de penser à cela. Je chassais cette idée de mon esprit, bien que je la gardais dans un coin avant de plonger à nouveau mon regard dans le sien

«Tu crois que Loki me châtiera si j'exprime ma gratitude autrement?» je brisais alors l'espace entre nous, le prenant totalement au dépourvu pour passer mes bras autour de son cou et scellant nos lèvres par un baiser. Tant pis si je dois être punie, autant que ça en vaille la peine!
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Sam 28 Mai - 17:14

Sigmund écarquilla ses yeux bleus avec surprise lorsque Sivir simula un baiser sur ses lèvres. Maintenant elle jouait gentiment avec les émotions du Gardien, émotions qu'elle parvenait à lire facilement. Le trac et la gaité se lisaient dans ses yeux. Qu'est-ce qu'elle lui réservait ? Un peu désorienté au début, il finit par se laisser contaminer par l'entrain de sa compagne d'aventures et sourit à ses plaisanteries, avant d'écouter ce qu'elle souhaitait tant lui révéler.

" Je t'ai aidé dans tes rêves ? Je ne le savais pas, mais si c'est quelque chose que je peux faire, alors j'en suis content. "

Ses paroles étaient sincères, même si elles étaient influencées par le joli visage de la gardienne. Elle était tellement adorable en cet instant qu'il n'avait pas le coeur à s'inquiéter de la nouvelle montée de ses pouvoirs. Amie des feux follets et lectrice d'âmes. Il n'est pas forcément évident d'avoir un sentiment de crainte pour l'être aimé. Il choisit de prendre la nouvelle avec légèreté.

" Il va falloir que je fasse attention à ce que je pense. "

La suite devait le laisser plus ému encore. Elle lui offrait sa confiance. L'expression de l'asgardien changea. C'était inespéré. Après toute cette défiance dûe à des malheurs qu'il devinait entre les lignes, elle lui offrait quelque chose d'infiniment précieux. C'était beau, neuf, encore bien fragile. Et c'était à lui qu'un tel cadeau était offert. Il s'agissait de tout faire désormais pour ne pas qu'il se casse. Il ne dit rien, mais son regard était intense, et si la Gardienne pouvait désormais lire l'âme dans ses miroirs, dans les yeux de Sigmund, alors les mots étaient inutiles pour dire à quel point il était touché.

Un peu gênée sans doute, dans tous ses états à cause de ces confessions, la jeune femme laissait son esprit s'égarer allègrement. Et soudain dans un élan et elle vint l'embrasser. Est-ce que la souris avait fini par attraper le chat ? Ou quelque chose comme ça ? Sigmund ferma les yeux. Il lui semblait qu'un rayon de soleil perçait fugitivement le couvercle de nuages pour caresser d'une chaleur fugitive les murs de la pièce et ses occupants. Il s'installa dans cette illusion le temps de l'étreinte.

" Loki ... Si cela doit lui nuire, je ferais tout pour réparer. Et recommencer. "

Et il reprit ses lèvres dans un délicieux affolement des émotions. Entre deux caresses, il lui demanda en un chuchotement.

" Alors c'est ainsi que tu exprimes ta gratitude ? Quelle tâche dois-je accomplir pour gagner une nuit avec toi ? Et si je tue un dragon pour tes beaux yeux, qu'est-ce que tu me laisseras te faire ? "

Sa bouche se fendit d'un sourire ironique qui vint effleurer le menton et l'oreille de Tyl. Le Gardien savait que Sivir n'aimait pas l'idée qu'on puisse la servir comme une princesse, mais c'était une revanche contre ces merci dont il ne savait plus que faire. Il ne voulait pas être remercié et partir quitte de son côté, il voulait être aimé. Avec de la chance, du temps, de la patience, cela ne lui paraissait pas si impossible. Ses mains s'emparèrent de la taille de la naufrageuse et l'attirèrent contre lui, et, leurs bouches séparées par l'espace d'un doigt, il lui demanda comme un homme qui a soif.

" Encore. "
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 29 Mai - 16:40

Spoiler:
 

Maintenant que j'avais un meilleur contrôle de l'esprit, Sigmund se sentait visiblement un peu nerveux à l'idée que ses pensées puissent m'atteindre, je souriais en ramenant une mèche de ses cheveux en arrière dégageant ainsi son front d'un air amusé
«Je ne me permettrai plus de lire tes pensées à présent... vu que je te fais confiance, je n'ai pas à chercher ce que tu me caches... mais si tu te montres trop démonstratif, qui sait?» je souriais assez tendrement. Le souvenir de cette nuit était flou, mais je savais qu'il avait été là.

Je lui accordais ma confiance, chose que je n'aurais jamais cru possible encore, mais il a clairement prouver la mériter, tout comme je sais tout ce que je dois à Loki et combien cette voie m'était bien destinée. Il est un dieu qui mérite qu'on le serve, qu'on le suive et qu'on lui soit fidèle. Il m'a sauvée la vie une première fois, moi pauvre mortelle, et surement d'autres fois encore, y compris cette nuit quand il m'a guidée dans les méandres de mon esprit.

Malgré tout, je n'ai jamais été de celles qui aiment suivre les règles jusqu'au bout, j'estime que parfois, y déroger donne du piquant à la vie et qu'il faut savoir prendre les devants pour vivre réellement sa vie. J'ai été enfermée dans une prison dorée toute mon enfance à suivre à la lettre les règles que mon père m'avait dictées, tout ça pour quoi? Pour qu'il me laisse aux prises de pirates? J'ai vu par moi-même que parfois, il est bon de franchir certaines limites.. mais là, nous parlions de limites divines, et je me demandais quel en serait le prix.

Et de toute évidence, Sigmund était tout aussi prêt à les franchir que moi, prêt à en subir les conséquences auprès de Loki s'il le fallait. Je venais l'embrasser, décidant de vivre pleinement, après la nuit que je venais de passer où j'ai bien cru mourir à plusieurs reprises, c'était si agréable de se sentir vivante! Et l'autre qui en redemande! Je souriais en posant mon front contre le sien

«Crois-tu vraiment que tu aies besoin de m'acheter? Quand je veux quelque chose, je le prends, et vu la confiance que j'ai mise en toi, si tu veux prendre quelque chose, ne demande pas et prends le...» aussi je venais l'embrasser à nouveau, l'enlaçant tout en laissant mes doigts glisser dans ses cheveux, puisque nous avions tous deux dans l'idée de racheter nos fautes auprès de Loki s'il venait à désapprouver cette union, et bien nous lutterions ensembles! Cela n'allait pas à l'encontre de notre mission divine, au contraire même, cette liaison pouvait bien nous être profitables puisque nous pourrions nous soutenir mieux que quiconque à l'avenir!

Je laissais mes mains descendre doucement le long de sa nuque, son torse pour passer sous sa tunique et effleurer ses flancs, caressant sa peau, sentant les cicatrices sur son corps sans que ça ne me rebutte. Dans un sourire j'allais mordiller légèrement sa lèvre inférieure avant de l'aider à retirer le haut de son vêtement... puis je l'attirais vers moi, basculant en arrière, sur le dos pour qu'il vienne s'allonger contre moi, puis je plongeais mon regard dans le sien


«Par contre, pour la nuit, il faudra repasser... le soleil est sur le point de se lever, donc il faudra peut être te contenter des maigres heures avant qu'il ne fasse pleinement jour!» je me mettais à rire doucement, pas beaucoup de temps devant nous, alors il fallait en profiter!
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 30 Mai - 21:54

/!\ Passage à caractère sexuel

Spoiler:
 

" Qu'est-ce que tu veux que je t'oppose quand tu me souris comme ça ? "

Le visage rieur de Sivir lui évoquait un joli fruit dans ces moments-là. En deux phrases, elle avait balayé leurs derniers scrupules. Pourquoi pas ? Qu'est-ce qu'on gagnait à respecter les règles ?  Prendre ce que l'on voulait, telle était la philosophie de Sivir, et elle ne se priva pas de la mettre en application immédiatement en tirant Sigmund à elle. Il n'opposa aucune résistance, électrisé par cet étrange sentiment d'urgence, et se laissa entraîner par les bras de la naufrageuse, trop occupé à la dévorer du regard pour penser. Ses baisers attisèrent sa faim.

Sa tunique était déjà oubliée au sol, et avec hâte il guidait les mains de la belle sur son torse blond. Il reprit une gorgée de baisers, les doigts plongés dans l'obscurité de la crinière brune. Et maintenant ils étaient au sol, de manière aussi déconcertante que s'ils avaient chuté dans une lutte. Pas le temps de chercher à comprendre le pourquoi du comment. Il était déjà tout contre elle, proéminent, cherchant par-delà de leurs vêtements un chemin encore entravé. Les kobolds, la couronne qui trônait toujours sur la table, tout cela était loin désormais. Il se ressaisit, ses mouvements étaient plus maîtrisés. Elle s'amusa du temps qu'il leur restait, beaucoup et peu à la fois.

" Si on peut le faire encore une fois juste avant le jour complet, j'aurais un peu plus de lumière pour te regarder. "

Après une journée de lutte et quelques maigres heures de repos, sans compter les cicatrices qu'ils parvenaient à oublier dans le feu de l'action, ils n'étaient pas ni l'un ni l'autre ce qu'il y avait de plus dispos. Cela ne l'empêchait pas de la désirer, mais peut-être présumait-il de sa propre vaillance ? Il s'était redressé pour contempler le spectacle de la Gardienne allongée sur le tapis et laissa échapper un petit rire. Peut-être pas. On se découvrait toujours des réserves insoupçonnées dans un combat qui en valait la peine. Cela faisait combien ... deux ans qu'il en rêvait ? Il revint à la charge.

" Alors. Je peux prendre ce que je veux ? "

Est-ce qu'il réussit à ouvrir de lui-même la damnée robe, ou des mains complices l'avaient aidé ? La chair si douce jaillit enfin du vêtement de cuir et de fourrure. Mais l'asgardien ne laissa pas Sivir se recoucher tout de suite : il l'assit sur ses genoux et l'enlaça avec force pour plaquer leurs bustes nus l'un contre l'autre. C'était ainsi qu'avaient dû faire les amants légendaires. Ils s'étaient mutuellement pratiqué une petite entaille au-dessus du coeur et avaient pressé leurs plaies l'une contre l'autre pour mêler leurs sangs. Pas de plaie, pas de serment présentement, mais l'imaginaire du Gardien s'enflammait dans ce fantasme suranné. Il cachait son visage extatique dans la chevelure noire de Tyl. Sûrement avait-il une vague conscience de sa propre extravagance.

L'étreinte ne dura que quelques secondes. Puis les gestes de l'asgardien redevinrent plus convenus : de légers et faussement hésitants baisers sur les lèvres faits pour rallumer une flamme, de voluptueuses caresses le long des  courbes féminines du buste, des hanches, avant de s'aventurer vers des replis plus secrets. Quelques mouvements des hanches pour signaler qu'il ne s'était pas endormi de ce côté-là. Et il recula son visage pour contempler celui de Sivir, qu'il cajolait du bout des doigts. Et maintenant ? Comment ?
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 30 Mai - 22:21

Ce sentiment de liberté et de jeu, tout en sachant qu'il n'y aurait ni abus ni manipulation... au final, pouvais-je vraiment dire l'avoir déjà vécu? Prendre ce que je veux prendre, c'est une chose, mais il y avait là tout de même quelque chose de plus, une chaleur, des sourires, des émotions brûlantes qui me dévoraient de l'intérieur... fermant les yeux pour caresser son torse, cherchant à mémoriser la moindre parcelle de sa peau, je souriais face à ses avances dévorantes

«Ce que tu veux...» je relevais même le menton pour lui offrir ma gorge et ma poitrine, il se jetait sur moi avec l'avidité d'un loup féroce, je gémissais en sentant ses lèvres sur ma peau, appréciant le contact de son corps contre le mien, bien que je portais encore mes propres vêtements... plus pour longtemps. Je le sentais glisser ses doigts à travers le tissus, à la recherche de l'ouverture et je guidais moi-même sa main au creux de ma poitrine où il pouvait libérer le lacet qui entravait mon buste... il me redressait alors et je souriais en enlaçant son cou, plongeant mon regard dans le sien, joueur et probablement heureux en fait, une expression que je n'avais guère souvent..

Je me penchais pour attraper ses lèvres, gémissant lorsque ses mains commencèrent à se faire bien joueuses. Je mordillais sa lèvre inférieure tout en bougeant légèrement le bassin, me plaçant contre lui afin de l'attiser dans ces premières caresses encore timides, et pourtant, je sentais que lui, comme moi, n'étions pas de ceux qui se plaisaient à attendre des heures et des heures... mais je n'avais pas non plus envie d'y aller trop vite. Aussi, je faisais juste en sorte de le coincer contre moi en ondulant légèrement, sentant l'envie qui luttait contre le tissu de son pantalon avec ce besoin d'être libéré... je souriais encore, puis je prenais un peu d'élan pour le forcer à se mettre sur le dos, me retrouvant au-dessus de lui pour le contempler de haut tout en lui offrant surement un spectacle ravissant, mes cheveux tombant en cascade de part et d'autre de mon cou alors que je le dévorais du regard


«Et moi? Puis-je prendre ce que je veux?» je me penchais doucement pour déposer quelques baisers sur sa peau, son torse, sa clavicule, épousant parfois une cicatrice du bout de la langue, pendant que ma main cherchait à le libérer totalement.. les lacets de son pantalon n'eurent guère de mal à se défaire lorsque je parvins enfin à me saisir délicatement de l'objet convoité... appréciant son frémissement pendant que je me redressais pour l'inviter à nouveau à venir contre moi... nous étions désormais libres tous les deux, je n'avais qu'à me redresser légèrement sur mes genoux pour que nous ne fassions plus qu'un, mais je me saisissais d'abord de ses lèvres, comme si je me retrouvais en état de manque, laissant mes doigts glisser dans ses cheveux pour le maintenir contre moi. Je tremblais un peu, avais-je peur qu'il s'arrête maintenant? Un peu comme la fois où il était venue sur mon île et qu'il était parti? Oui, une part de moi devait ressentir cette crainte à présent, et surement pour cette raison que je n'arrivais pas à me détacher de lui. Je finissais par poser de nouveau mon front contre le sien, cherchant à reprendre mon souffle et calmer les battements de mon cœur...

«Encore...» je souriais, j'avais volontairement repris ses mots en plongeant un regard doux et amusé dans le sien... voir s'il comprendrait le message!
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mar 7 Juin - 21:23

Ces attitudes d'abandon, ces élans instinctifs, cette expression gaie et épanouie enfin, Sigmund devinait ces nouveaux visages de Sivir l'un après l'autre dans la pénombre. Il était bien conscient qu'il ne les aurait jamais vu derrière le masque d'arrogance ou de dureté des combats de tous les jours. Tandis que les questions s'évanouissaient, que les tourments capitulaient devant des émotions plus fortes qu'eux, le pourquoi de son attachement à la Gardienne se trouvait maintenant sous les yeux de l'asgardien, nu, tellement évident et mystérieux à la fois.

Quelle expression à la fois tendre et brûlante dans ce regard. Et comme cette bouche rosée était ardente sur sa peau, sur ses blessures qu'elle semblait vouloir effacer sur son passage. Ce corps était si suave au toucher. Sans y penser, ses mains revenaient d'elles-mêmes suivre le galbe de ces hanches et se poser possessivement sur les rondeurs de son buste. La fièvre monta au visage de l'asgardien lorsque Sivir le prit dans sa main. Lorsque leurs bouches se rejoignirent, ses dents glissèrent sur la pulpe des lèvres de la jeune femme avec le son d'une plainte coincée dans la gorge. Il ne le ferait jamais, mais il aurait eu envie de les mordre.

Aux élans trop fervents se succédaient des échanges de regards incertains. Ils ne se connaissaient pas encore. Leurs gestes se contrariaient parfois les uns les autres. Sivir s'était interrompue avant de se blottir contre lui. Il ne comprit pas cette hésitation, un moment de fatigue, un doute ?

Pourtant elle avait l'air si contente ...

Ce bref instant ne dura pas, elle en redemanda. Encore. Ce simple mot, ou plutôt la façon dont il était prononcé fit naître un petit sourire dans l'obscurité. Sigmund captura le visage troublé entre ses mains et l'embrassa une fois de plus, avec toute la douceur dont il était capable. Comme pour lui rappeler à elle en même temps qu'à lui-même combien c'était simple. Et il chuchotta à son oreille.

" J'aime quand tu prends cette voix. Viens ... "

Puis, il l'attira un peu plus contre son coeur et tira sur ses hanches pour l'encourager à les soulever. Il lui fallut quelques instants pour trouver la voie, joua un peu aux égarés, fit une entrée faussement timide. Mais il finit quand même par s'enfouir d'un lent et long trait comme le commande l'instinct. Sans doute pour chasser cette mauvaise conscience de prendre une personne qui était considérée comme son égale. Il savoura la sensation d'être en elle avant de commencer à bouger, les oreilles aux aguets du moindre de ses souffles.
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Mer 8 Juin - 11:05

Un peu de chaleur dans ces contrées enneigées, c'était doux et agréable, mais c'était aussi différent de ce à quoi j'étais habituée. Je n'avais jamais vraiment eu droit à ce que l'on pourrait appeler de l'affection, mes rapports avec les autres étaient toujours basés sur la force, la possession, la supériorité ou la soumission. Il s'agissait de plaisir, de prendre ce que l'on voulait et de jeter ensuite sans jamais souhaiter de suite. Mais là, la situation était différente. D'une part, Sigmund et moi étions condamnés à nous revoir qu'on le veuille ou non, nous étions frère et sœur d'armes après tout et nous servions le même dieu, mais de toute manière, pour ce qui devait être la première fois de ma vie, j'espérais bien qu'il y en aurait d'autre!

Partagée entre l'envie de jouer et de savourer chaque instant, je me faisais câline et complice, glissant mes doigts dans ses cheveux pour les agripper et le maintenir près de moi, agrippant ses lèvres dans des baisers tantôt doux, tantôt plus intenses... s'il se retenait de me mordre, je ne me privais pas, jouant à glisser ma langue contre la sienne avec une pointe d'avidité tout en me laissant soulever délicatement par ses mains expertes...

Cette sensation grisante lorsque nos corps s'unissent, cette pression dans la poitrine, le manque d'oxygène l'espace d'une seconde, je ne peux contenir un gémissement doux, posant mon front contre le sien et l'enlaçant davantage de mes bras pour me serrer encore plus contre lui, la sensation de sa peau contre la mienne, les premiers mouvements de son bassin, chaque sensation m'électrise au point que j'en tremble légèrement. Je commence à l'accompagner en ondulant délicatement sans me soucier de la douleur dans certains de mes muscles, soupirant d'aise chaque fois que je le sentais s'insérer davantage dans mes chairs et appréciant ses propres soupirs lorsque je me plaisais à donner un coup de rein plus intense! Je souriais à la fois de plaisir et d'amusement face à la situation, voyant bien que nous cherchions tous deux à mener la danse afin de procurer le plus de sensations possibles à l'autre.

C'était.. étrange de me retrouver dans ce genre de situation, où l'on cherche à donner plutôt que prendre. Il aurait pu partir sur les chapeaux de roue, s'agiter et même retourner la situation pour aller au plus vite et expédier l'affaire comme j'avais si souvent vu le cas, mais non... il y allait doucement, prenait son temps et semblait attentif à mes réactions. Je venais faire passer mes jambes autour de sa taille, gémissant de plaisir à ce simple changement de position, et je m'agrippais davantage à lui, me redressant, me cambrant, accélérant un peu la cadence aussi alors que cette douce chaleur commençait à me brûler peu à peu le bas ventre. Mes muscles se contractaient chaque fois que je sentais ces décharges électriques m'envahir peu à peu... à tout moment il pouvait changer de position, me faire basculer en arrière, peu m'importait... je profitais de l'instant présent, sentant avec délice ces sensations exploser peu à peu. Mon rythme cardiaque s'emballait, l'air me manquait, et pourtant, je n'avais envie que d'une chose, que ça ne s'arrête jamais...
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 13 Juin - 9:34

Décrocher, divaguer gentiment, vagabonder aux frontières de l'autre. Il n'y avait sans doute rien de plus doux et d'enivrant. Mais dans l'étreinte de la belle Sivir, Sigmund avait l'impression d'être parti dans un autre univers. L'asgardien avait réalisé que les baisers et les gestes de la jeune femme avaient perdu leur goût d'innocence. Mais aussi amère cette réalité fut-elle,  cela faisait désormais partie de la personnalité de Sivir. Ses gestes étaient à la fois lestes et spontanés, assurés, libres de toute crainte, de tout jugement. Diaboliquement envoûtants. Et comme elle luttait pour prendre le contrôle, il la délivra bientôt de ses bras pour la laisser prendre son envol.

Simplement allongé, les mains effleurant avec douceur les genoux de la maîtresse de sa flamme, il se contentait de la caresser de regards langoureux, de gestes furtifs. De ses yeux bleus étincelants de convoitise, il suivait les étirements élastiques et les oscillations hypnotiques de la chair. Les soupirs de la naufrageuse les accompagnaient comme un chant sensuel, et ses balancements enveloppaient l'asgardien d'une chaleur suave dans laquelle il ne finissait pas de sombrer. Pourtant, il ne voulait pas s'abandonner au naufrage. Pas tout de suite. Alors il se concentrait du mieux qu'il le pouvait sur les émotions de sa compagne, ou plutôt sur ce qu'il pouvait en percevoir en surface. Et tandis qu'il continuait à brûler en elle, entre deux égarements, il cueillait sur le visage si délicatement modelé les traces de ce qu'il interprêtait comme de la volupté.

" Tu es si belle ... "

Le mot doux échappé dans un souffle manquait cruellement d'originalité. Mais ce n'était pas dans un moment pareil que le guerrier allait devenir poète. Il manquait d'objectivité peut-être aussi. Il existait des femmes plus belles que Sivir, altières, blondes comme l'or et l'argent, aux mains blanches et parfumées avec de l'ambre. Mais c'était le seul mot qui lui était venu spontanément à l'esprit alors que les expressions du visage de la jeune femme faisaient naître des émotions si intenses en lui. La cavalière s'était laissée choir et il l'accompagna, une paire de jambes passée autour de ses hanches minces et refermée sur la cambrure de ses reins, tendre prison.  Elle l'attirait, l'encourageait à venir se perdre avec elle. Et comment pouvait-il faire autrement que d'obéir à ce commandement au point où il en était arrivé ?

" Attends. "

L'asgardien avait envie de reprendre à son tour le contrôle de la situation. Il profita de l'avantage qu'il avait pour faire glisser la naufrageuse sur le dos, posa avec un entêtement farouche un baiser sur le bout rose d'un sein tout en se reculant, embrassa l'intérieur de la cuisse, si satiné, poursuivit son chemin de baisers le long de la jambe de la jeune femme qu'il lui fit lever vers le ciel, jusqu'à atteindre l'articulation de la cheville. Il s'était redressé. Sur son buste vigoureux et ses flancs, des griffures et des morsures d'un autre genre que ce qui le constellait habituellement ne semblaient pas le préoccuper.

Alors, les joues empourprées par ce désir qui l'animait encore, ce mollet si joliment galbé serré contre son torse, il entra à nouveau entre les jambes de Sivir, un murmure confus sur les lèvres. Il se plongea au plus profond de la chaleur, se mouvant avec plus de fièvre. Le souffle court il avait les yeux rivés sur le visage flottant au milieu d'un océan de jais. Ses assauts se firent plus ardents, plus intenses, jusqu'à ce qu'enfin il avoue d'une voix étranglée qu'il allait bientôt rendre les armes. Il s'apprêta alors à s'extraire pour s'abandonner sur le ventre de son amante. On disait que les disciples du cosmos avaient une existence trop rude pour que leur corps soit prêt à concevoir d'autres vies, mais dans le doute ... Il voulait bien transgresser les règles, mais non pas briser les rêves de la guerrière de Ràn.
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Sivir
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Lun 13 Juin - 10:01

On dit que chaque expérience est différente, malgré tout, j'avais toujours trouvé que mes actes de chair étaient similaires par le passé. Prendre ce que l'on veut sans vergogne, ne penser qu'à soi et son propre plaisir dans la mesure où l'autre en face fait pareil. J'avais toujours mis les hommes dans le même panier, le genre à vouloir seulement s'amuser, aller rapidement au bout du tunnel et s'en aller sans demander son reste. Il m'était arrivé quand même parfois de tomber sur quelque poète qui voulait jouer les romantiques et prendre leur temps, mais ça ne durait jamais... dès lors où ils entraient dans la place, il n'y en avait jamais eu que pour eux, aussi j'avais très vite appris à faire de même. Mener la danse pour atteindre le plus vite possible l'orgasme, sinon, si je ne devais compter que sur eux, je n'en avais jamais le temps.

Pourtant là, on pouvait dire que c'était différent. Sigmund prenait clairement son temps et je le sentais à l'écoute de mes propres émotions. Dès que mon souffle venait à manquer, je sentais qu'il ajustait ses mouvements pour perdurer dans cette voie dans l'espoir surement que la chaleur grimpe telle que je le voulais, ce qui me faisait sourire alors que je m'agrippais à lui comme à une bouée de sauvetage, suivant ses mouvements en plantant mes ongles dans sa peau alors que des fourmillements grimpaient peu à peu en moi.

Il me suivait parfaitement, nos corps semblaient en harmonie et je venais me plaquer totalement contre lui, enfouissant mon nez dans son cou, allant même mordre son épaule pendant que je sentais cette chaleur grimper, sans pour autant exploser, mais suffisamment malgré tout pour que mon corps se retrouve un temps paralysé. J'en profitais alors pour me relâcher, tombant presque en arrière alors qu'il m'accompagnait et pouvait ainsi voir mon corps exalté... cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant mise à nu dans tous les sens du terme.

Je souriais lorsqu'il mentionna me trouver belle, je ramenais ma main sur son ventre, seule partie de son corps vraiment à ma portée dans cette position

«Tu n'es pas mal non plus...» mais je ne pouvais m'amuser longtemps, un simple coup de rein me fit gémir, fermant les yeux en me contractant pour l'emprisonner à nouveau en moi... je me jouais ainsi à le prendre au piège à intervalles réguliers pour l'attiser un peu, mais il semblait vouloir calmer le jeu, ce qui me surprit... je n'étais pas habituée. Je le regardais alors se pencher sur moi, m'arrachant un hoquet de surprise lorsqu'il se délecta de mes chairs du bout des lèvres, serrant la pointe rosée entre ses dents avant de descendre et me libérer l'espace de quelques secondes pour couvrir ma peau de baisers...

Le temps semblait juste... calme, arrêté. Je savourais ces secondes de paix et de tranquillité, mêlées de douceur et de.. d'émotions dont je ne connaissais pas forcément le nom. Je souriais lorsqu'il remonta ma jambe pour y déposer des baisers, jusqu'à fermer les yeux et gémir de ravissement lorsqu'il repartit à l'assaut, d'abord avec douceur alors que je venais chercher l'une de ses mains pour la serrer dans la mienne, puis avec de plus en plus de violence. Je pouvais l'entendre râler et grogner entre ses dents, signe qu'il n'allait plus pouvoir tenir bien longtemps... pour ma part, je connaissais mes cycles à la perfection, et je savais qu'il n'y avait là aucun risque à ce qu'il se libère totalement. Je le maintenais donc avant d'ouvrir les yeux, lui lançant un regard qui signifiait clairement qu'il pouvait se lâcher en toute confiance


«Je... attends... juste...» en fait, je réalisais que je ne pouvais pas lui dire de se lâcher tranquillement car sans que je ne le vois venir, ses coups de reins violents et sourds eurent de quoi libérer en moi cette chaleur dévorante qui me paralysait, je basculais la tête en arrière, serrant les dents alors que ma main s'agrippait encore à la sienne, je priais pour qu'il ne se retire pas, jamais cela ne m'avait procuré un tel effet, comme si cette chaleur brûlante refusait de s'arrêter et de diminuer.. je sentais ma poitrine s'agiter sous ses assauts qu'il semblait faire volontairement plus violents en voyant l'effet que cela me faisait, j'aurais presque pu voir son visage se crisper lorsqu'il finit par ne plus pouvoir tenir, et moi-même je ne pus contenir un véritable cri d'extase lorsque l'explosion se déchaîna en moi, se libérant dans tout mon corps, cette sensation d'être à la fois brisée en mille morceaux et être enfin complète et entière... mes jambes étaient paralysées, j'avais surement enfoncé mes ongles dans sa main sans le vouloir alors qu'il reprenait son souffle, l'orage était passé et j'avais encore du mal à respirer.

Ma poitrine, couverte de sueur, se soulevait à intervalles irréguliers, j'avais mal partout et pourtant jamais je ne m'étais sentie aussi bien. Je finissais enfin par tourner la tête vers lui, plongeant un regard humide dans le sien, la bouche sèche, la gorge irritée par le dernier cri poussé, avant de lui sourire enfin. Je me redressais difficilement, refusant de le libérer encore un peu, de toute manière, il ne fallait plus qu'un simple mouvement de ses reins pour que nos corps se séparent, mais pas tout de suite. Je venais l'attraper par la nuque juste pour souder mes lèvres aux siennes, comme si une part de moi craignait que lui aussi, maintenant qu'il avait eu ce qu'il voulait, qu'il ne disparaisse à jamais... mais je sentais que je devais le rassurer quand même sur une chose, aussi, même s'il m'était difficile de parler dans mon état, je venais murmurer doucement


«Ne t'en fais pas, tu ne risques pas d'être père dans quelques mois...» ce fut nerveux, je n'arrivais pas à me contenir, je me mis à rire, puis je venais le regarder en reculant doucement, gémissant lorsqu'il se retira enfin... ma main sur sa joue, je ne pouvais détacher mon regard du sien «je... j'avoue que je ne sais pas trop quoi dire...» je grimaçais alors, sentant de nouvelles courbatures venir se mêler à celles que j'avais déjà, entre les cuisses, je refermais les jambes pour me mettre sur le côté, fixant ainsi le feu qui était presque éteint, et lui tendant la main avec un air un peu triste

«Viens?» en fait, j'avais envie qu'il vienne un peu contre moi, profiter une dernière fois de la chaleur de sa peau contre la mienne avant qu'on ne se rhabille et qu'on quitte les lieux. On devait aller remettre cette fichue couronne à Loki, et on avait surement perdu assez de temps... quoi que pour moi, je ne pourrais jamais qualifier ce temps là de perdu.
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Sigmund
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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Jeu 16 Juin - 12:21

Elle lui demanda d'attendre, s'abandonnant encore une fois. Cette vision du visage extatique de Sivir, les frissons qu'il pouvait sentir autour de la prison veinée de son désir, lui firent perdre la tête. Cette étreinte avait été presque surnaturel, entre ce courant quasi électrique qui se produisait lorsque leurs regards entraient en contact et ce lien presque palpable lorsqu'ils se serraient la main l'un de l'autre à s'en faire mal. Les dernières bribes de conscience s'évaporèrent dans l'esprit de Sigmund. Il déjà parti beaucoup trop loin pour décider de prendre un autre chemin, et il resta en elle jusqu'au bout.

Sa libération fut longue, brûlante, étourdissante. Ses muscles s'étaient contractés à l'extrême pour anéantir cette chaleur insoutenable qui avait envahi son bas-ventre, et le râle qui montait de sa gorge pour s'échapper de sa bouche devint rauque. Les yeux fermés, il s'abandonna aux sensations de jaillissement, et pourtant en même temps il parvenait à percevoir l'extase de son amante. Et puis il avait reprit ses esprits, senti cette désagréable sensation de froid et de lassitude. Ses oreilles s'ouvrirent à la complainte du vent qui enveloppait leur abri de fortune. Il s'était senti fragile et dépassé, incertain de ce qu'il avait fait.

Mais lorsque le visage de Sivir s'approcha du sien et que sa bouche vint se poser sur la sienne, Sigmund la suivit sans résister, ignorant ce besoin physique de s'éloigner et savourer solitairement le ressouvenir de cet instant d'euphorie avant qu'il ne s'estompe. Il chercha au contraire à en prolonger la fugace chaleur, pour chercher encore un peu d'oubli dans les vestiges de leurs embrasements, se glissant le long de son corps et l'entourant de ses bras. Elle lui murmura qu'il ne serait pas père et partit d'un rire nerveux. Sigmund glissa son pouce sur le contour de la joue de Tyl.

" Père. Ce n'est pas comme si c'était cette chose en soi que je craignais. "

Il se redressa et noua les cordelettes de son vêtement sur sa taille. Le Gardien avait conscience qu'ils jouaient avec le feu. Il ne valait mieux pas être parent en ces temps troublés, en situation de vulnérabilité, et cela d'autant plus lorsque l'on était censé être un élu se sacrifiant corps et âme à son idéal. Le destin guettait peut-être derrière ces murs. Il se montrait parfois comme un animal féroce qui s'acharnait sans raison sur ses proies, au simple prétexte qu'elles vivaient et respiraient. Mais le Gardien ne regrettait pourtant pas ce risque. C'était déjà cela de volé au nez et à la barbe de la fatalité.

Mais ce qui le tranquillisait avant tout c'était que Sivir avait l'air sûre de ce qu'elle affirmait. Pour le peu qu'il la connaissait, Sigmund savait qu'elle avait une intuition assez exceptionnelle. A ses yeux elle restait un peu comme une magicienne avec laquelle il avait un lien inexplicable qui allait sans doute au-delà de ce mélange troublant d'attendrissement et de respect poussant parfois jusqu'à la crainte qu'il ressentait pour elle. Quelque part, il avait l'impression qu'elle lui portait chance et qu'en suivant cette impulsion qui l'attirait vers elle, il faisait ce qu'il fallait.

Sivir avait visiblement du mal à se remettre. Elle s'était tournée vers le feu. Son expression était si mélancolique que Sigmund saisit le manteau de la Gardienne qui est tombé à l'autre bout du tapis et vint se faufiler derrière elle. Là, il l'attira à lui pour qu'elle blotisse sa tête contre son cou, et il recouvrit leurs épaules du vêtement de fourrure. Il faufila une main caressante sur le ventre meurtri. Lui non plus n'avait pas trop le coeur à la conversation : tout à l'heure, ils devraient repartir et faire comme si rien ne s'était passé. Pendant quelques instants, il n'y eut comme dialogue que les mugissements de la tempête avec le craquement des braises dans le foyer. Finalement, le Gardien de Grani puisa assez de courage pour demander avec un brin d'enjouement :

" Alors, ce monstre colossal que tu as affronté en mer, comment en êtes-vous arrivés à bout avec cette sirène ? "

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MessageSujet: Re: [FB 1990, Sivir, Sigmund] /!\ Le roi de la montagne   Dim 19 Juin - 12:54

J'avoue que je ne savais pas du tout comment prendre sa réponse, avait-il donc envie d'avoir des enfants dans le monde dans lequel nous vivions? Honnêtement, j'avoue que je n'en avais pas du tout envie, c'était aussi l'une des raisons pour lesquelles je faisais super gaffes dans mes rapports avec les hommes, calculant avec précision mes cycles et prenant même plusieurs jours de marge pour être sûre de ne pas tomber enceinte. Pas seulement parce que ma condition de guerrière risquait de poser problème, mais aussi parce que je ne me voyais pas être mère.

Je venais m'allonger tranquillement sur le côté, tournée vers le feu, profitant de ce calme et ce bien-être que je n'avais pas souvent ressenti. Il se rhabillait de son côté, je savais que j'allais devoir faire de même, et je sursautais en sentant un manteau se poser sur mes épaules. Je souriais en le sentant se placer dans mon dos, je baissais la tête pour qu'il puisse être mieux installé, tout en fixant les flammes.
Les secondes défilaient dans un silence reposant, mais peut être un peu angoissant aussi, jusqu'à ce qu'il vienne me parler de cette fameuse mission en Atlantide! Je souriais avec amusement

«En soit, le dragon des mers n'était pas le plus dangereux, il a juste percuté le bateau pour nous prévenir d'un danger plus grand encore! Un navire de pirate sous l'égide d'Hadès, le Black Pearl...» je lui racontais rapidement son histoire, un navire pirate qui a osé s'en prendre à un trésor d'Hadès et s'est retrouvé maudit sans plus pouvoir mourir, ni vivre complètement. Ils étaient seulement poussés par leur avidité et leur cupidité. Puis Thétis avait envoyé sur lui des dizaines et des dizaines de sirènes pour mettre le bateau en pièces, et même si un jour, il se reconstituerait, ça avait du lui donner une sacrée leçon!

«Note toi bien dans un coin de ta tête qu'il ne faut pas faire chier une sirène!» je pouffais de rire en me retournant, me mettant sur le dos pour pouvoir le regarder, un sourire doux sur les lèvres «mais l'Atlantide... je ne sais pas si tu as eu l'occasion d'y aller, mais c'est un endroit magnifique, bien que solidement gardé secret. Honnêtement, je ne serais pas capable d'y retourner par moi-même... il faut passer plusieurs barrières de corail, de l'orichalque, et surement des barrières de cosmos que je n'ai pas pu voir.»

C'est ainsi que cette "nuit" se terminait... on avait l'impression d'être devenus des individus normaux, qui se racontaient leurs aventures. J'en apprenais un peu aussi sur les Némésis, sur ce que Sigmund savait d'eux, bien que j'évitais de lui parler des Sandales d'Hermès. C'était un trésor de l'Atlantide et j'avais promis à Thétis de ne pas en parler. J'allais tout de même le mentionner à Loki, c'était normal, mais je préférais éviter de créer un conflit avec un peuple qui était fraîchement notre allié. C'était encore fragile, je ne voulais pas prendre de risque.

On finissait par se rhabiller, il était temps de repartir et de ramener la couronne à Loki. Je lui lançais un regard mauvais, je n'aimais pas cet artefact malgré tout ce qu'il pouvait nous apporter. La garantie et la protection de nos armures, et de celles de nos alliés, ce n'était pas rien et ça pouvait être un atout aussi pour se forger de nouvelles alliances dans cette guerre. Je laissais Grani l'enfermer dans son sac, je remettais mon manteau et je lui lançais un dernier regard, un regard doux avant de me retourner et avancer. Cette petite parenthèse dans cette vie sombre m'avait fait beaucoup de bien.
RP Clos!
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