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 [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]

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Camus
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MessageSujet: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Sam 9 Juil - 10:16

Cela faisait maintenant 5 ans que Camus était devenu le Maître d'Isaak, Hyoga était arrivé peu après, et ces deux-là lui prenaient beaucoup de temps pour qu'il puisse en faire quelque chose. Autant, Isaak lui semblait prometteur, le chevalier d'or sentait en lui un potentiel énorme, et il savait qu'il serait un jour, apte à le dépasser. Hyoga par contre, avait beaucoup plus de faiblesses en lui, des faiblesses qu'il serait difficile à faire disparaître, et du point de vue de Camus à l'heure actuelle, l'avenir était incertain.

Mais il ne pouvait se contenter de n'être que le maître de ces deux là, il demeurait un chevalier d'or, gardien du temple du Verseau, et les temps s'annonçaient sombres dans les années à venir. Le Grand Maître des Cinq Pics ne quittait plus son repère, Mû passait beaucoup de temps à Jamir également, et de nombreux enfants avaient été envoyés aux quatre coins du monde pour devenir chevaliers. Preuve qu'une guerre était imminente à présent.

La Suède... la petite île de Gotland était réputée pour être un véritable paradis touristique. La température y était plus douce, surtout en cette période de l'année, les fleurs, en particulier les roses, créaient des paysages magnifiques autour des demeures luxueuses et des établissements de luxe. C'était aussi le paradis du jeu et de la débauche, bien que ce dernier point n'était connu que si l'on y fouillait d'assez près.
Pourquoi le Grand Pope l'avait-il envoyé ici? Pour plusieurs choses à vrai dire. Les étoiles lui auraient annoncé une aura noire qui planait sur cette île depuis quelques semaines. Dans la ville de Visby, le Casino "Le Feu Ardent", avait été construit il y a quelques mois à peine et était déjà devenu le plus grand et le plus imposant bâtiment de la ville! Les plus riches hommes d'affaire de Suède faisaient le déplacement pour venir dépenser leur argent ici, et l'on disait que certains ne revenaient pas. Comme si ce lieu les attirait au point qu'ils n'aient plus jamais envie de partir.

Celle qui tenait cette établissement se faisait appeler "Dame Irène", et était d'une grande beauté. De longs cheveux blancs, des yeux plus clairs que l'océan, elle dégageait une pureté et une grâce qui attirait tous les regards, bien qu'elle ne soit toujours pas mariée.
Camus avait été envoyé pour enquêter sur ce Casino, les disparitions commençaient à être plus fréquentes, et le Grand Pope semblait croire que les ténèbres étaient responsables de tout ça.

Vêtu d'un manteau élégant de couleur bleu foncé, un pantalon marron de velours, il venait de débarquer du bateau qui arrivait de Russie au port de Visby. Même s'il l'ignorait encore à ce moment là, il avait une autre raison pour venir dans cette ville. Un jeune homme portant un cosmos qui lui était familier vivait ici, et s'il n'était pas encore le sujet de sa visite, ce point allait surement se révéler décisif pour les années à venir.
À peine débarqué, une charmante jeune fille passa près de lui pour lui tendre un prospectus ventant les jeux et spectacles du Feu Ardent...


«J'espère que vous viendrez, Sire Camus. Dame Irène sera ravie de votre visite...» elle lui lança un regard mystérieux alors que le chevalier se demandait comment elle pouvait savoir qui il était. Un étrange ressenti l'envahit alors, ce n'était pas une bonne chose, pour sûr.
Il hocha juste de la tête et rangea le prospectus dans la poche intérieure de son manteau, puis il fut attiré par un restaurant plus loin.... en soit, le restaurant ne l'intéressait pas, c'était surtout les jardins qui se trouvaient tout autour. Ils étaient magnifiques, des roses de toutes les couleurs qui formaient des haies particulièrement hautes et fournies. Aphrodite aimerait surement beaucoup cet endroit... mais il y avait autre chose qui l'attira.

Le chevalier d'or commença à se diriger vers ce restaurant, sans trop savoir pourquoi pour le moment.
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Valérian
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Sam 9 Juil - 14:01

L'ambiance était toujours aussi sympathique ici. A chaque occasion trouvée par mes parents pour nous emmener ma sœur, mon frère et moi en dehors de la maison pour une sortie en famille nous revenions systématiquement ici. Il faut dire que pour mes parents ce petit restaurant sans prétentions étaient chargé de souvenirs, première rencontre de mon père avec cette jeune serveuse qu'il demanderait en mariage ici aussi quelques années plus tard. Et puis pour ne pas gâcher l'ensemble le cadre était juste magnifique. Bordé de rosiers massifs et aux couleurs allant d'un blanc immaculé au rose pâle en passant par du jaune, de l'orange et un traditionnel rouge carmin. Et ce parfum dans l'air qui venait ajouter une touche de vacances à l'ensemble.

En bref ce petit restaurant discret était notre havre de paix, un petit lieu de paradis rempli de moments merveilleux auxquels nous rajoutions aujourd'hui l'anniversaire de ma sœur.

Le serveur ouvrit la porte menant vers le jardin et laissa passer son collègue dont les bras étaient chargé d'un magnifique gâteau au nappage nacré et décoré d'incroyables roses en sucre rehaussées de touches de rose et de vert sur les feuilles. Je regardais cette pâtisserie avec admiration. J'avais toujours adoré la patience des artisans pour amener leur art à un niveau d'excellence pareil. Les fleurs étaient tellement réussies qu'on aurait presque pu les confondre avec des vraies. Le garçon déposa le gâteau devant Madeleine et tout le monde entama le traditionnel "Joyeux anniversaire". Le temps sembla soudain aller au ralenti. Autour de moi les autres chantaient toujours en tapant dans leurs mains en rythme tandis que moi je les voyais aller comme dans un film lors des scènes intenses où le James Bond voit sa mort arriver lorsque sa voiture lancée à toute allure arrive au bord de la falaise et qu'il commence à tomber. Puis il ouvre un parachute dissimulé et il descend doucement. Sauf que là cette sensation sembla durer une éternité. Je passais de l'un à l'autre du regard. Leurs mains se frappaient au ralenti mais sans produire de son et les paroles de la célèbre chanson étaient tout aussi inaudible.
J'étais perdu dans cet état presque second, hypnotisé par les flammes chancelantes des vingts bougies lorsque mes yeux firent une mise au point, ce qui était net devint flou et le flou se précisa. A travers la brume rouge-orangée des flammes il apparut. Il y avait d'autres personnes à coté de lui mais il était le seul à partager ce moment avec moi. Il me regardait fixement comme si il parlait directement à mon âme. Son regard était tout ce que je voyais. Des yeux bleus comme la plus pure des eaux et une chevelure à peine plus sombre qui semblait parcourue de reflets cristallins lui bordant le visage.
Cet instant sembla suspendu dans le temps. Autour de moi plus rien ne bougeait, juste lui et moi au travers des flammes.

La main de mon père se posa sur mon épaule et me sortit de ma torpeur.
- Allons Valérian, chantes donc ne reste pas ainsi à fixer ce gâteau, tu aura ta part comme tout le monde.
Son regard était rieur et chaud. Il était heureux et moi aussi. Je lui rendis son sourire et commençait à chanter tout en me retournant pour chercher cet étrange personne mais il n'était déjà plus là. Disparu comme un mirage. En y repensant c'était peut-être le cas tant il dégageait quelque chose d'irréel. J'aurais presque pu croire que je m'étais perdu entre la réalité et le monde des mirages l'espace d'un instant.

En mangeant mon gâteau et pendant le reste de la soirée je ne pu me défaire de cette étrange sensation. Il était là, bien réel et non issu de mon imagination fertile. Il était là et il m'avait réellement observé. Je me surpris régulièrement à le chercher du regard entre les massifs de fleurs.
Le reverrais-je?

-----------------------------------------

Le lendemain, comme tous les dimanches j'accompagnais Gert, notre domestique, sur le marché. Sa démarche était hésitante et sa posture fort penchée. Mon père me disait que Gert était une force de la nature qu'il avait toujours connu. De ces hommes qui résistent au temps comme les branches du vieil arbre, tordus, peut-être loin d'être aussi belles qu'avant mais défiant tous les pronostics pour se dresser malgré les épreuves. C'était ce genre d'homme que j'aimais accompagner. Il tirait derrière lui ce petit chariot que ma mère lui avait offert pour l'aider à transporter les achats de la semaine et ménager son vieux dos. Il était aussi bourru qu'il n'était fidèle. Armé de sa canne il balayait le couloir formé par les étals au travers des rues pour nous permettre d'avancer. Tout le monde savait qui il était et personne ne lui en tenait rigueur, cela faisait partie du folklore et du personnage. Les gosses de mon âge s'amusaient à éviter ses coups de canne comme si le vieillard était un chevalier qu'ils auraient à combattre. Gert gardait perpétuellement son visage renfrogné mais cette lueur de malice dans son regard e trahissait. Bizarrement jamais un gosse aussi jeune soit-il ne perdit sa bataille contre Maître Gert comme ils aimaient l'appeler et jamais le vieil homme ne s'en était offusqué. Je le soupçonne même d'avoir plusieurs fois dû ajuster la trajectoire de sa canne pour corriger un faux mauvais d'un gamin trop jeune ou téméraire.
Nous rendîmes donc visite au boulanger pour commander le pain de la semaine, commande qui n'évoluait jamais mais que Gert s'obstinait à vouloir faire. On ne sait jamais jeune homme, aimait-il me dire. L'habitude tue et je n'aime pas les phrases clichés comme "on a toujours fait ainsi" ou "D'habitude on fait comme ça". Il faut garder ses amis, garder le contact humain. Gardes bien ça à l'esprit jeune homme, ajouta-t-il en m’assénant un gentil coup de canne sur le haut du crâne, être humain c'est vivre en société, vivre par les autres et pas à leur dépend.
Suivirent ensuite le maraîcher puis le boucher et le poissonnier.
Nous terminions systématiquement notre tour du marché par la fleuriste afin de commander les bouquets que ma mère aimait disposer dans la maison, que nous ayons de la visite ou non. Peu lui importait. Si nous devions avoir un visiteur à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit il trouverait une maison ordonnée et odorante, parsemée de roses et de fleurs sauvages. C'était là la fierté de maman. Devenue dame de la bourgeoisie malgré qu'elle fut simple serveuse elle aimait faire les choses elle-même pour faire plaisir. Elle nous éduquait comme elle avait été éduquée, simplement et avec des principes.

Alors que je fixais les étals de fleurs. Gert fut bousculé et tomba lourdement au sol. Cette fois ce n'était pas un gosse qui voulait se mesurer à Mâitre Gert mais un homme malodorant et en guenilles qui l'avait bousculé au point de le jeter au sol. Les passants aidèrent le vieux domestique à se relever et alors qu'il tapait son pantalon pour faire tomber la poussière il se fixa, interdit.
- La bourse du Maître !!! On m'a volé la bourse du Maître.

Jamais il n'avait failli et je savais que le vol de l'argent que lui avait confié mon père était un drame pour lui aussi me mis-je à courir à la recherche de son voleur. Les chances de le retrouver en temps normal sont faibles mais j'ai un don. Je sens les gens, leurs émotions, comme si ils étaient des fleurs. La rage, la tristesse, la honte, la joie. Dans ce cas-ci c'était la peur que je pistais. Je m'attendais à capter de la satisfaction, une certaine fierté mêlée de stress mais notre voleur avait peur de se faire prendre, peur de devoir assumer. Il était d'autant plus facile à suivre dans ce dédale de rue.
Derrière moi les cri de Gert se perdaient et je ne l'entendis bientôt plus m'appeler par mon prénom.
Lentement je remontais sa piste jusqu'à arriver à la bordure du village. Il n'y avait plus que quelques maisons éparses et de moins en moins de gens. Cette odeur que je sentais, ce parfum si particulier avait changé imperceptiblement. La peur laissait la place au soulagement mais je n'avais pas perdu sa piste.

Il était là, accroupi dans une ruelle, tentant de faire passer son butin entre les potelets de cette petite cabane de pêcheur. Ce genre de maison surélevées du sol et sous lesquelles les gosses du village aimaient se cacher ou se mettre à l'abri du soleil.

Il était là... avec deux gosses à peine plus jeune que moi.
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Camus
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Sam 9 Juil - 19:06

Difficile de comprendre ce qui l'attirait dans ce restaurant. Il était à la fois chic et simple, raffiné et délicat, des choses qui paraissent pourtant bien futiles à Camus - contrairement à son prédécesseur qui appartenait un peu plus à la noblesse, s'il se fiait aux écrits de Degel.

Mais il avança tout de même et passa la porte, une petite famille fêtait un anniversaire, la fille aînée visiblement. Les mains dans les poches, le père bougea d'à peine un centimètre sur la droite, lui permettant de croiser le regard du jeune garçon... un adolescent, l'âge de Hyoga et Isaak peut être? Non, il paraissait un peu plus âgé tout de même, mais probablement pas de beaucoup.

Sans savoir pourquoi, Camus intensifia un peu son cosmos, aucun mortel ici ne pouvait le sentir et pourtant, il était presque sûr que ce garçon le sentait... il se dégageait de lui quelque chose de familier et d'inconnu à la fois. Quand il était petit, Myrdhinn lui avait présenté bon nombre d'armures d'or, et il ne savait pas pourquoi, il était persuadé d'avoir ressenti le cosmos de ce garçon à cette époque là... il essaya alors de regarder son père, peut-être était-il un ancien chevalier? Mais celui-ci se tourna pour sortir son fils de sa torpeur et Camus disparut. Non, il ne le connaissait pas. Mais il y avait quelque chose d'étrange avec cet enfant, le chevalier d'or s'éloigna et se dirigea vers un hôtel. Il devait faire des repérages sur ce fameux casino, mais sans y entrer pour le moment. Visiblement, il y était attendu, et ce n'était pas forcément une bonne chose.

Le soir, à l'hôtel, il passa un coup de téléphone à son père, celui-ci connaissait du monde dans les royaumes du Nord, il se demandait si cette famille était connue. Malheureusement, il n'en apprit rien, mais son père lui promit de faire des recherches.

Le lendemain matin, il partit au marché, toujours histoire d'en apprendre plus sur cette ville, et notamment sur les casinos du coin. Il avait laissé son armure à l'hôtel, de toute manière, peu importe où elle se trouvait, s'il en avait besoin, elle le rejoindrait. Il s'intéressa à quelques fruits et légumes locaux, cette île disposait d'un climat peu commun, surtout pour la Suède, et il faisait presque trop chaud pour lui.

Il entendit alors un cri, un homme venait de se faire dépouillé de ses biens apparemment, mais Camus ne s'en intéressa pas. En revanche, ce qui l'intéressa, ce fut le cosmos qu'il sentit passer à toute vitesse derrière lui. Il se retourna et reconnu la chevelure vermillon du garçon de la veille. Fronçant les sourcils, il se faufila aisément dans la foule pour le suivre, et lorsqu'il le retrouva, il avait rejoint l'une de ces maisons de pêcheurs sur pilotis près du port, le chevalier d'or se dissimula dans l'ombre, le garçon se retrouvait à trois contre un pour le moment, mais quelque chose lui disait qu'il valait mieux qu'il observe. Il n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce cosmos familier, il faut dire qu'il ne l'avait ressenti qu'une seule et unique fois, ce jour où il a rencontré Myrdhinn et qu'elle lui a montré toutes les armures d'or...
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Sam 9 Juil - 21:01

L'homme me vit et s'interposa instinctivement entre moi et ses enfants. Je n'étais pas une brute mais la course poursuite avait mis le bazar dans mes cheveux et mes vêtements et je devais avoir l'air débraillé.
La situation était limpide, même pour un garçon de mon âge. Des problèmes d'argent lié à l'obligation de s'occuper de ses enfants de son mieux mènent le plus intègre des parents dans ses ultimes retranchements. Je suis intimement persuadé que dans des circonstances identiques mes parents se résoudraient aussi au larcin pour nous nourrir.
- Ne vous inquiétez pas, dis-je en levant les mains en signe d’apaisement.
- Je suis désolé mon garçon, répondit l'homme en serrant la bourse de Gert contre sa poitrine. Je suis infiniment désolé mais je n'ai pas le choix. Cet argent j'en ai besoin pour eux, dit-il en désignant de la tête les deux petits cachés sous la maisonnette.
- Je comprend, gardez cette bourse.

J'ai passé l'heure qui suivit à discuter avec mon voleur qui m'avoua s'appeler Ghunter. Lui et sa femme tenaient une petite taverne sans prétentions mais l'essort des casinos l'avait mis sur la paille en quelques mois à peine. Toutes ses économies ont été injectées dans l'affaire pour tenter de redresser la barre et en désespoir de cause il a voulu tenter sa chance avec le peu qu'il lui restait, à savoir les quatre murs de sa taverne.
Il fit donc le tour des casinos, commençant par les plus modestes et au début tout se passait bien, il augmenta sensiblement son pécule et prit confiance. Il augmenta ensuite les mises et fut invité au "Feu Ardent". Le début de soirée se passa sans soucis. Il gagnait toujours un peu d'argent. Pas des sommes lui permettant de se retirer gagnant mais assez pour qu'il continue à avoir l'espoir du gros lot. Il m'avoua qu'il avait aimé ça mais qu'il s'en mordait amèrement les doigts au vu de la situation de ses enfants. En fin de soirée le croupier lui dit même que la patronne, voulait l'inviter avec de bons joueurs à une table de poker dans une salle privée.
Son erreur fut d'accepter car il en ressorti ruiné et sans le titre de propriété de sa taverne.
Il avait tout perdu en quelques heures. Sa femme se pendit, de chagrin et de culpabilité d'avoir accepté son idée et lui, bien que voulant la rejoindre dans l'au-delà, fut sauvé par ses enfants.

Je n'avais que 14 ans et j'étais encore étonné qu'un adulte se confie ainsi à moi mais son histoire me révoltait.

Je laissais Ghunter et ses enfants avec notre argent et une adresse pour se loger et je rejoignis Gert qui s'impatientait. Je ne lui racontais pas tout et je dus le convaincre de ne rien dire de tout cela à mon père.
J'avais beau être éduqué et de bonne famille, à 14 ans on est quand même un peu con sur les bords. Ce soir je sortirai pour voir ce fameux "Feu Ardent" de plus près.

-------------------
Le même jour au soir (2ème jour depuis l'arrivée de Camus)

Les voitures menaient un bal incessant autour du batîment. Devant les clients allaient et venaient, les uns enjoués, les autres désabusés. Derrière c'était presque plus animé encore entre les livraisons d'alcool, le va et vient des employés et les traiteurs qui apportaient leurs plats pour le banquet. Dans mon idiotie j'ai eu de la chance de me décidé pour ce soir, c'était la grande soirée de Dame Irène avec champagne, festin et surtout le jeu mais aussi son flot de serveurs. Je pris mes cheveux et les liais en catogan, deux mèches encadrant mon visage et je rejoignis un groupe de gens à peine plus âgés que moi. Heureusement ma stature malgré mon jeune âge me permis de me fondre dans la masse, armé de mon plateau agrémenté de petits fours et déambulant parmi les clients de la grande salle.
J'allais pouvoir voir ce qu'était réellement ce casino.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Dim 10 Juil - 8:12

Dans l'ombre, baissant son cosmos à son maximum, Camus observait la scène. Récompenser un voleur n'était jamais une bonne chose, même si cet homme avait ses raisons. Cependant, la conversation était intéressante puisqu'il était question du Feu Ardent. Malgré tout, alors qu'il écoutait la version de cet homme, il ne voyait là rien d'extraordinaire. De nombreux casinos agissent ainsi pour pousser les gens à dépenser leur argent. Mais d'un autre côté, il était probable que cet individu ne soit pas le genre de cible privilégiée de cette Dame Irène.

Il quitta les lieux et retourna en ville où il croisa encore de ces jeunes filles distribuant les prospectus pour le Feu Ardent. Il remarquait qu'elles ne donnaient ces papiers qu'à des hommes, jamais des femmes, et elles semblaient aussi viser des hommes de bonne richesse. Étrange que le père de ce garçon n'ait pas été pris pour cible aussi, de ce qu'il avait vu au restaurant, il paraissait de bonne famille.

Il retourna à l'hôtel pour essayer de joindre son père, celui-ci n'avait pas davantage d'informations, ni sur le père du garçon, ni sur cette Dame Irène. C'était comme si elle avait surgi de nulle part avec son casino.
Le soir venu, il s'habilla d'un beau costume bleu foncé, une chemise blanche en dessous, ses cheveux détachés retombant en arrière. Contrairement à Degel, il n'était pas de ceux qui venaient à ce genre de réception avec une jolie demoiselle à son bras. Il était seul, et sentait que c'était justement ce qu'on attendait de lui.

Dès qu'il entra, une femme dans une tenue de soirée un peu trop légère pour l'occasion vint à lui, un large sourire aux lèvres et quelque chose de dérangeant dans le regard

«Sire Camus... quel honneur que vous ayez pu venir!»
«Je ne refuse pas une invitation.»
«Je vais prévenir Dame Irène... elle va faire une annonce toute à l'heure pour l'ouverture de notre nouvelle salle de spectacle.»
il hocha juste de la tête alors qu'elle s'éloignait en roulant des hanches. C'est alors qu'il aperçut une tache rouge au loin qui déambulait entre les premières tables de jeu, il soupira et s'avança. Se faufilant aussi telle une ombre jusqu'à être à la hauteur du garçon. Oui, il était grand et passait aisément pour un jeune adulte, surtout dans cette tenue.

Camus posa alors sa main sur l'épaule du jeune homme, mais sans pour autant le regarder. Il prit plutôt une flûte à champagne sur son plateau, comme pour faire semblant de l'avoir arrêté pour ça

«Tu es un peu jeune pour être dans ce genre d'endroit.» il lâcha son épaule et avança d'un pas, tout en restant malgré tout à côté de lui. Il porta la flûte à ses lèvres, mais sans boire le liquide pétillant, non seulement il préférait garder les idées claires, mais il préférait surtout éviter de boire ou manger quoi que ce soit dans cet endroit. «Tu ne devrais pas être ici.»

C'est alors qu'il y eut du mouvement au niveau de l'estrade plus loin, l'une de ces filles aguicheuses s'approcha, sa robe à paillettes brillait comme un phare au milieu de la nuit, et Camus remarqua que les hommes en particulier y étaient sensibles. D'ailleurs... il n'y avait presque aucune femme présente, seules quelques rares ayant accompagné leur mari, mais elles étaient vraiment peu nombreuses et paraissaient mal à l'aise ici.

«Messieurs... Mesdames» le ton était clairement différent selon si elle s'adressait aux hommes ou aux femmes «Dame Irène!»

Les hommes applaudirent avec force, Camus de son côté ne bougeait pas d'un cil
«Reste près de moi. Ne t'éloigne pas.» dit-il au jeune garçon alors qu'une femme magnifique entrait sur scène.

IrèneContrairement aux autres, sa robe n'était pas vulgaire. Longue, bien que près du corps, d'un blanc immaculé avec des paillettes comme les reflets d'un diamant, pas de décolleté ni devant ni derrière, la robe lui arrivait naturellement un peu en dessous du cou. Sa peau pâle et ses yeux bleus lui donnaient l'air d'un ange, mais Camus eut surtout une étrange pression dans la poitrine, quelque chose de dérangeant qu'il ne parvenait pas à expliquer.

Elle s'avança, comme timide et délicate, ouvrant doucement les mains alors qu'elle se tenait devant le micro

«Mes chers invités... bienvenue au Feu Ardent!» les hommes applaudirent comme jamais, Camus se tourna vers eux, ils avaient l'air comme hypnotisés, comme s'ils la vénéraient alors qu'elle souriait tendrement en baissant un peu les mains pour qu'ils se taisent «aujourd'hui, nous inaugurons une nouvelle salle de spectacle! Inspiré du célèbre Moulin Rouge de Paris, nous espérons que l'ambiance festive et riche en couleurs vous plaira! Messieurs, applaudissez bien fort nos danseuses qui vont vous faire une démonstration!»

Nouveau tonnerre d'applaudissements alors qu'elle s'inclinait et s'éloignait en applaudissant, mais Camus était persuadé qu'elle avait tourné son regard vers lui à un moment. Quel était cet éclair rouge qu'il y avait vu? Il se tourna vers le gosse pour voir s'il avait été corrompu, les autres s'étaient avancés et se battaient presque pour s'approcher de la scène et voir les nouvelles danseuses aux seins nus mais légèrement camouflés par des perles ou des plumes. Spectacle dansant aguicheur et sensuel, Camus ne s'y intéressait pas, il préférait suivre la jeune femme. Quelque chose n'allait pas.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Dim 10 Juil - 12:56

"Et merde". C'est l'homme que j'avais cru voir hier au restaurant. Il est donc bien réel. Il se tient là sans me regarder mais c'est bien lui. Je vois à nouveau son regard bleu et ses longs cheveux et je ressens quelque chose émanant de lui. Une force calme et pourtant mortelle, comme la vue des falaises glacées qui se brisent et s'abîment en mer, soulevant les bateaux et fracassant tout ce qui est trop proche.
Il me lâche l'épaule et s'avance légèrement.

"Tu ne devrais pas être ici."

Il avait probablement raison mais j'avais tellement envie de voir ce qui pouvait avoir causé la perte de cet homme. Était-ce de la compassion? Ou de la curiosité? Je pense honnêtement avec le recul que c'était un mélange des deux mais je me berce peut-être d'illusion. Ma jeunesse et mon aisance financière me poussaient à faire quelques bêtises comme poursuivre un voleur mais là je pense que j'avais battu des records. Allait-il me faire reconduire à la porte? Il n'avait pas l'air de travailler ici, tous les employés portaient une tenue simple, pantalon noir et chemise blanche alors que lui était clairement habillé comme un invité.

Je n'eu pas le temps de lui répondre. Sur scène une femme tel qu'on en voit nul part apparu et s'adressa à la foule rassemblée. Les applaudissements étaient digne d'un stade de foot et elle leur présenta Dame Irène. Elle était littéralement envoûtante, presque céleste avec ses cheveux fait de fils d'argent et sa peau de nacre. Elle était belle, tout simplement belle.

L'homme à coté de moi la fixait tandis qu'elle annonçait l'ouverture d'une salle de spectacle et que la foule devenait hystérique.
Soudain ma vision fut troublé et une aiguille me transperça le crâne. La douleur se marqua sur mon visage et mon cœur s'emballa d'un seul coup. Il se passait quelque chose, j'étais malade?
La douleur s'estompa aussi vite qu'elle n'était arrivée.

L'homme me regardait visiblement inquiet, enfin je crois... Son regard n'affichait pas la moindre émotion mais je "sentais" ce doux parfum. Il se tracassait pour moi.

Je lui rendis son regard. J'allais bien, la douleur était passée comme elle était arrivée et j'étais en pleine forme.
Autour de nous les gens se pressaient comme des supporters lobotomisés vers la scène où les danseuses entamaient leur spectacle mais l'homme suivait Dame Irène jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière un rideau. Lorsqu'il perdit le contact il avança vers le coté de la salle.

Il m'avait dit de rester près de lui, non? Je lui emboîtais le pas. En regardant autour de moi l'ambiance je me dis que je serais probablement mieux en restant effectivement avec lui.

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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Dim 10 Juil - 13:38

L'ambiance dans cet endroit n'était clairement pas normale. Camus avait beaucoup lu, et cette histoire lui rappelait un peu celle de Degel, quand il s'était rendu en France à la recherche de son ancien maître, pour une mission concernant une dame à la voix envoûtante. Certes, là, Dame Irène n'avait pas chanté, et sa voix en elle-même ne semblait pas être ce qui pouvait envoûter tous les hommes présents, mais elle dégageait clairement une aura qui ne lui disait rien qui vaille, il se devait d'en savoir plus.

Mais il devait également lutter contre les effets de ce cosmos. Ce n'est pas parce que l'on sait que le mal est présent qu'on peut lutter aisément contre lui. Et puis, il y avait le garçon. Celui-ci avait ressenti l'agression du cosmos de cette Dame Irène, une douleur fulgurante au niveau du crâne, dans une partie de son cerveau qui aurait du normalement le mettre sous son emprise, mais qui avait su lutter. Camus se tourna vers lui, à cet instant à nouveau, il était persuadé d'avoir encore ressenti ce cosmos familier, et il eut l'impression de savoir d'où ça venait...

Un parfum de rose.

Il le regardait de façon bien sérieux, le garçon y voyait là de l'inquiétude surement, mais c'était autre chose.

«Quel est ton nom?» il attendit sa réponse, la gravant dans sa mémoire. Il faudrait qu'il voit Myrdhinn de toute urgence à son retour au Sanctuaire, et qu'ensembles ils aillent voir Aphrodite. Elle allait devoir avoir une petite conversation avec Pisces, car normalement... ce ne devait pas être possible. Ou alors, ce qui était écrit dans les documents de la bibliothèque du Verseau était erroné, il ne pourrait le savoir qu'une fois de retour au Sanctuaire.

Pour l'heure, il s'avançait en se dirigeant vers une petite salle adjacente au spectacle, Camus avait fait poser le plateau au jeune homme pour qu'il ait les mains libres, une servante le vit, si dans un premier temps elle lui sourit, comme pour l'inviter à poursuivre, lorsqu'elle posa les yeux sur Valérian, elle se figea. Elle serpenta jusqu'à eux, regardant le jeune homme de haut en bas

«Qui es-tu? Je n'ai pas souvenir d'un serveur te ressemblant!» Camus se tourna vers lui, puis vers la demoiselle
«Vous osez insinuer que mon disciple est un serveur?»
«Oh je... Sire Camus, j'ignorais que vous étiez... votre disciple?»
«Oui.»
«Je suis désolée, Monsieur... mais Dame Irène préfère ne recevoir qu'un invité à la fois...»
«C'est bien regrettable.»
mais surtout embêtant. Il attendit un peu cependant, et fit mine de décliner l'invitation pour le moment, s'éloignant de la pièce pour réfléchir à tout ça. La servante semblait quand même le regarder du coin de l'œil, elle s'adressa à une autre, tout ça ne lui plaisait pas.

«Qu'es-tu venu faire ici? Cherches-tu des réponses au sujet de cet homme que tu as rencontré ce matin?» un serveur passa de nouveau à côté d'eux, et il prit une coupe de champagne, mais une fois encore, s'il faisait semblant de boire, il n'en avalait pas une goutte «surtout, ne mange rien, et ne bois rien de ce qui est servi ici. Tu as mis les pieds dans un lieu qui risque fort de te dépasser.» puis il tourna ses yeux d'azur vers le jeune garçon «mon nom est Camus. Je suis un chevalier en provenance du Sanctuaire. Si l'on te demande, tu es mon disciple.» pour le moment, sauf s'il souhaitait en apprendre plus, il n'avait pas à en savoir davantage. Il fallait surtout qu'il trouve un moyen d'aller voir cette Dame Irène sans pour autant laisser ce garçon seul. Il avait un mauvais pressentiment.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Lun 11 Juil - 13:15

Camus, car tel était son nom, resta un long moment à feindre de boire et de manger. Comme il l'avait recommandé Valérian pris le rôle de disciple tandis qu'ils déambulaient entre les tables. Il ne l'avait pas dit clairement mais le refus de voir Dame Irène avait dû le contrarié et étant donné qu'il ne l'avait pas fais sortir le jeune homme supposa qu'il ne voulait pas non plus qu'il soit hors de sa portée. Cela allait leur compliquer la tâche. Seul, il aurait pu être reçu directement et avec les honneurs. Valérian de son coté aurait pu jouer encore un peu les serveurs pour utiliser une porte de service et lui ouvrir discrètement mais là ils venaient de griller leurs cartes tous les deux. Il allait falloir ruser.

- Vous savez monsieur Camus, vous pouvez aller voir Dame Irène. Ils ne me mettront pas dehors si ils pensent que je suis votre disciple, dit fièrement le garçon.

Camus le regarda avec ce regard impassible qui en disait très long. Valérian sut instantanément que son idée ne plaisait pas à son "maître" et préféra détourner le regard. C'était bien la première fois qu'il était intimidé par quelqu'un, adulte ou pas, et ça le mettait particulièrement mal à l'aise. D'habitude il "sentait" les gens mais avec Camus il ne percevait rien et pourtant il avait envie de lui faire confiance. Autant rester avec un homme qui vous prévient de ne pas toucher la nourriture, surtout quand les gens autour de vous se conduisent bizarrement.

- Je vais voir si je ne trouve pas une porte de l'autre coté de la pièce.

Valérian ne laissa pas le temps à Camus de lui répondre et se faufila entre deux groupes de personnes. Il préféra ne pas se retourner pour ne pas croiser son regard réprobateur et continua d'avancer. Aussi discrètement qu'il le put Valérian rejoignit le mur opposé de la grande salle et inspecta les rideaux à la recherche d'un passage. Après quelques minutes il dut se rendre à l'évidence. Il n'y a que dans les films américains que les vilains sont suffisamment stupide pour laisser des accès à leurs repaires dans une salle bondée de monde.

Il allait rejoindre Camus quand une ombre se plaça entre lui. Il faillit tomber à la renverse. Une main énorme se tendit vers lui. Il crut d'abord qu'on allait l'attraper mais la poigne ne se referma jamais.

- Pardonnez-moi jeune homme. Votre maître vient d'être reçu par Dame Irène, il m'a demandé de bien vouloir vous escorter jusqu'à lui.

Ne voyant Camus nulle part à l'horizon Valérian suivit l'invitation du bras à se diriger vers le fond de la salle. L'homme écarta un lourd rideau et dévoila une porte que Valérian n'avait pas vu lors de ses recherches.
Confiant il passa la porte pour arriver dans un couloir faiblement éclairé. Les murs étaient recouvert d'un tapis plein rouge orné de roses dorées. De part et d'autres des portes semblaient donner sur de petites alcôves privées. Lorsqu'il voulut se retourner pour demander où il devait retrouver Camus, Valérian se retrouva projeté violemment au sol. Sa tête lancée à toute vitesse heurta le parquet et des étoiles volèrent devant ses yeux.

- Vous pouvez prévenir Dame Irène qu'on tient le gamin, elle peut s'occuper du Chevalier à sa guise, avec son disciple comme otage il devrait être plus docile.

"Et merde... j'ai bien foiré...

Avant de perdre contact avec la réalité il eut juste le temps de sentir le sang couler dans sa bouche et de penser une dernière fois qu'il aurait dû rester près de Camus.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Lun 11 Juil - 14:18

Recevoir ses invités un par un, quelle subtilité. Ainsi, aucune preuve de ce que cette Dame Irène pouvait faire à ces hommes d'affaire qui croyaient venir pour un bon moment ou un entretien professionnel. Il observait la porte par laquelle cette dame avait disparu, cherchant un moyen d'entrer dans mettre en danger le garçon. Il avait deux possibilités: le faire rentrer chez lui et prendre le risque qu'il soit suivi et que sa famille soit menacée, soit le garder avec lui et le protéger jusqu'à ce qu'il démêle cette histoire.

Pour le moment, il continuer d'observer les environs, un autre homme était entré dans la salle de Dame Irène, il n'en ressortait pas... cette sensation désagréable qui lui tiraillait l'estomac ne le quittait pas, il se tourna vers le garçon qui finit par partir de son côté à la recherche d'une issue.
Ce fut là que la demoiselle revint vers lui, elle avait surement guetté les deux hommes dans l'espoir qu'ils se séparent, elle se précipita vers Camus, lui souriant et jouant de ses charmes en dévoilant un décolleté trop vulgaire pour être attirant pour un homme tel que le chevalier d'or, lui agrippant le bras en battant des cils


«Dame Irène va vous recevoir.»
«Étrange. Je viens de voir un homme y entrer, et il n'en est pas ressorti. Je croyais qu'elle ne voulait voir qu'un homme à la fois.»
«Ne vous en faites pas, il y a une autre sortie qui mène aux salles de jeux!»
il approuva d'un signe de tête, puis regarda derrière lui, aucune trace du garçon. Il détourna le regard pour revenir vers l'entrée de la salle d'entretien, d'une certaine manière, il n'avait aucune responsabilité envers lui, mais il y avait quelque chose d'étrange chez ce jeune homme, mais probablement qu'il ne pourrait avoir de réponse avant d'avoir revu Myrdhinn.

Il entra donc dans la pièce, elle était à la fois simple mais richement décorée. Des rideaux de velours dissimulaient chaque porte, il y en avait bien plusieurs, et elles étaient gardées uniquement par des femmes sensuellement vêtues.
Dame Irène était là, assise sur... un grand lit? Était-ce une plaisanterie? Elle se leva malgré tout, le regardant avec une grande douceur. Il se dégageait d'elle une étrange pureté, c'était ce genre de femme qui sait qu'elle est belle sans en abuser - du moins en apparence - et qui ne cherche pas à plaire mais qui se trouve être encore plus désirable par ce fait. Cependant, Camus ne s'était jamais intéressé à la gente féminine, ou du moins, pas dans ce sens là. Il considère les femmes de la même manière que les hommes, des individus à part entière avec leurs pensées et leur volonté, sa condition de chevalier l'empêcher d'imaginer un autre aspect d'une relation, aussi il se comportait de la même manière envers les hommes que vers les femmes. Par conséquent, il n'était pas de ceux qui feraient le baise-main, et lorsque Dame Irène lui tendit la sienne, il se contenta de la serrer doucement sans aucune autre manière.


«Madame...»
«Messire Camus du Verseau... c'est un immense honneur que de vous rencontrer...»
«Je suis surtout étonné que vous en sachiez tant sur moi.»
elle eut un sourire très doux, puis se retourna, lui tournant le dos sans la moindre crainte. Une femme entra par l'une des portes, faisant un simple signe de tête à l'attention de la dame avant de ressortir. Camus y voyait là un mauvais présage, et il ne s'y trompait pas. Les servantes commencèrent à sortir les unes après les autres, jusqu'à laisser Camus seul avec elle.

Dame Irène se retourna, elle était encore plus belle que jamais et Camus ressentit comme un picotement au niveau de son front. Il ramena machinalement son index entre ses deux yeux, et elle sourit... il réalisa à cet instant le cosmos oppressant de la pièce toute entière! Il ferma les yeux quelques secondes, puis les rouvrit, elle ne l'avait pas quitté du regard


«Quelque chose ne va pas?»
«Pour quelle raison suis-je ici? De ce que j'ai vu des allées et venues, vous semblez vous intéresser surtout aux hommes d'affaires, je n'entre pas vraiment dans cette catégorie.»
«Je crains que vous ne vous trompiez sur moi, chevalier. Je ne suis pas ce genre de femme superficielle...»
elle se leva alors, il se mit à trembler un peu sans savoir pourquoi, comme de légers frissons... puis elle tourna les yeux vers lui, elle savait qu'elle pouvait prendre son temps, le garçon ne pouvait pas s'échapper pour le moment! Elle alla se rasseoir sur le lit, caressant doucement les draps qui semblaient avoir été juste changés...

«N'avez-vous pas chaud?» étrangement si, mais Camus comprit qu'il s'agissait là surtout d'une manœuvre visant à l'inciter à retirer sa veste, et pour le moment, il n'en avait pas l'intention
«Je ne peux rester, puis-je savoir ce que vous me voulez?» son ton restait très calme et poli, bien qu'il percevait une certaine dangerosité de la situation
«Rien ne presse...»
«Mon disciple m'attend.»
«Là où il est, il peut vous attendre très longtemps.»
son ton était doux et amusé, comme si elle insinuait qu'il était parti prendre du bon temps quelque part, mais Camus décelait encore la menace. Il s'avança alors vers elle, et lui prit doucement la main. Si sur le coup, elle en fut flattée et lui sourit, elle écarquilla vite les yeux et retira ses doigts qui avaient pris une teinte bleue... sa main était glacée
«Pardonnez ma rudesse, Madame. Mais vous comprendrez bien que je n'ai pas de temps à perdre.» il crut voir un voile rouge passer dans les pupilles de la belle, mais elle se ressaisit bien vite, tout en tenant sa main encore engourdie
«Je vous prenais pour un gentleman, ce n'est guère chevaleresque comme façon de traiter une dame»
«Je suis navré de vous décevoir.»
il détourna les yeux, il réalisa seulement maintenant que la salle toute entière était prisonnière d'un étrange cosmos. Il ne percevait pas ce qu'il se passait au dehors, il n'entendait plus le moindre bruit, la moindre vibration des jeux. Malgré tout, il en fallait plus pour lui faire perdre son sang froid, mais il se demandait quand même ce qu'il advenait du garçon. Si vraiment il était celui qu'il semblait être, il allait probablement devoir trouver un moyen de s'éveiller ne serait-ce qu'un peu pour se sortir de là tout seul... ou attendre que Camus connaisse enfin son ennemi.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Mer 13 Juil - 20:08

Valérian ouvrit les yeux difficilement. Sa vue était troublée et malgré qu'il cligne des yeux ils ne voyait pas d'amélioration, il y avait toujours ce voile laiteux qui l'empêchait de voir correctement.
Sa tête cognait dur, il avait été frappé par surprise et vu la pression qu'il ressentait sur ses poignets et ses chevilles il était attaché. Tournant la tête il discerna des ombres autour de lui et vit que ses membres et son corps étaient maintenus sur un lit d'un blanc immaculé parsemé de traces rougeâtres. Plissant les yeux afin de tenter de mieux voir il vit que ses mains et ses bras étaient bloqués par des ronces noires dont les épines étaient profondément plantées dans sa chaire et pourtant il ne sentait rien.
Paniqué le jeune homme hurla de toutes ses forces.

- Allons allons pauvre petite chose... il ne sert à rien de crier ainsi. Tu es à nous pour toujours.
- Qui est-là?

Valérian tenta de se tourner tout en criant qu'on le laisse partir mais il ne parvenait à rien si ce n'est à faire rire les gens autour de lui.

- Ne cries pas, tu ne souffres pas, nous y avons veillé. Tes sens vont s'endormir petit à petit et tu t'endormiras petit ange.

Les voix étaient posées, presque rassurante. Leur accent était savoureux, suave, maternel. Rien que d'entendre ces voix le calmait. Il avait peur mais plus il les écoutait et moins ça lui semblait important. Il allait mourir, on venait de le lui dire.
Un visage se posa devant lui. Le visage angélique d'une jeune fille aux cheveux argentés et à la peau pâle. Elle était si belle que Valérian en tomba immédiatement amoureux. Il en oublia sa peur, sa mort à venir, ses parents, ce qu'il était venu faire... De toute façon était-ce important? Et cet homme qui était avec lui? Comment s'appelait-il encore? Pourquoi s'en tracasser?
Elle posa une main qu'il devina fraiche sur sa joue. Il regretta de ne pas pouvoir sentir sa peau contre la sienne. Son cœur s'emballait tant il était amoureux.

- Je te plais? Tu aimes cette illusion de ce qu'aurait pu être ton futur?
- Pauvre petit homme... Si faible, si inutile et pourtant si remplie d'espoir... Dire que ta courte vie prendra fin ce soir.

Valérian paniqua malgré la torpeur qui s'emparait de son esprit. Il tenta de se débattre mais son corps ne réagissait pas. Il vit des ombres bouger devant ses yeux mais il ne sentait plus la pression du cordage qui le retenait et sa vue se détériorait de plus en plus. Les limites de son champ de vision s'assombrissaient lentement jusqu'à ne plus former qu'un tunnel qui rétrécissait de plus en plus vite.
Bien malgré lui il laissait couler des larmes de peur. Il avait perdu toutes sensations, la vue ainsi que la parole. Il ne lui restait que l'odorat pour sentir les effluves de ce parfum enivrant et l'ouïe pour leurs paroles réconfortantes.
A nouveau il se sentit couler dans cette douce torpeur. Ça lui faisait penser à ces marins tombés en mer et que le froid des flots engourdissaient et qui finissaient par se laisser couler sans résistance, attirés par les grands fonds. Lui aussi voulait lâcher prise, revoir le visage de cette fille juste une fois...tout oublier...

L'obscurité s'empare de tout ce qu'il reste à Valérian. Lorsqu'il perd le sens de la vue c'est le dernier lien avec la réalité qu'il perd, ou plutôt le dernier lien avec la réalité que les filles d'Irène lui ont fait voir.
Il se sent s'enfoncer, séparé du reste, séparé de son corps. Même son esprit se détache et semble flotter dans l'éther comme s'il se trouvait pris entre deux eaux. Dans cette pénombre étouffante il n'aperçoit rien...si ce n'est ce minuscule point doré. Pas plus grand qu'une bille, à peine visible si on y prête pas attention tant sa lumière est diffuse. La concentration nécessaire pour se focaliser sur ce petit point est tel que Valérian manque de perdre cette petite ancre plus d'une fois mais à chaque fois cette lumière se met à pulser, tel un phare dans la nuit. Plus il la regarde, plus il se concentre sur cette lumière et plus il lui est facile de se focaliser dessus. Ces signaux sont limpides, il sent clairement qu'on veut l'aider. Il croit même un instant être devenu fou lorsque cette voix si douce lui chuchotte directement dans sa tête.

"Relèves-toi Valérian! Ton heure est loin d'être venue. Ne perds pas pied car je serai toujours là pour toi, pour t'aider à surmonter les obstacles qui te semblerait infranchissables. Alors relèves-toi, que le sceau que j'ai posé sur ton âme se fissure pour te permettre de combattre. Debout Albafica!!! Debout chevalier des Poissons!!!"

Ces dernières paroles prirent tout leur sens dans l'esprit de Valérian. En un instant il sut très précisément qui il était et ce qu'il avait à faire. Concentrant cette énergie qui sommeillait en lui le jeune homme réveilla son cosmos latent. Dans l'inconscience il vit les charmes des filles d'Irène s'effriter comme une vieille peinture qui s'écaille et qu'on brosse du plat de la main.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, les sbires d'Irène ne purent y discerner dans les derniers instants de leur vie que deux billes jaunes, comme des boules de cosmos doré ayant remplacé ses globes oculaires.
Les mots vinrent d'eux-même à son esprit tandis que l'aura de son cosmos engloba la pièce et plus encore. Il n'avait pas conscience de laisser s'échapper tant de puissance sans le moindre contrôle.
De toutes les plaies faites à son corps par les ronces démoniaques des gouttelettes de sang semblèrent s'évaporer pour former en un instant un nuage rougeâtre en suspension.

- CRIMSON THORN !!!

A la vitesse de la lumière le nuage sembla se solidifier en des millions d'aiguilles qui furent propulsées dans toutes les directions, simplement guidées par l'instinct de survie. Malgré que son sang ne porte par la moindre once de poison la puissance brute de l'attaque anéanti sur place les deux filles qui s'amusaient un instant plus tôt à le faire mourir à petit feu.

Porté par la force de son cosmos Valérian s'était relevé comme par lévitation. Il se tenait debout, seul survivant d'un spectacle qu'il aurait dû mal à croire ou même à imaginer si il n'avait pas conscience de qui il était.
Maintenant qu'il y voyait un peu plus clair Valérian perçu un cosmos au loin.

- Degel?
Non... ce cosmos était similaire à celui de son ancien ami mais tellement différent à la fois. Ce cosmos... Camus...

Subitement l'être qu'il avait été fut à nouveau scellé par le pouvoir d'Athéna. Ce sursis qui lui avait été offert pour sauver cette incarnation n'était que temporaire.
Valérian sentit les souvenirs qui s'étaient subitement réveillés en lui s'estomper. Il perdit contact avec la réalité.
Vaincu par tant de pression, de blessures et l'éjection de puissance le corps de Valérian le lâcha. Il tomba d'abord à genoux. Sa vue se troubla et tandis qu'il tombait en avant pour s'effondrer le visage le premier sur le parquet défoncé de la pièce il ne put qu'expirer un seul mot.

"Camus"
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Jeu 14 Juil - 9:21

Difficile de savoir ce qu'il se passait ici, mais Camus commençait peu à peu à discerner un cosmos perdu, lointain, mais sournois et vil qui n'attendait que le bon moment pour surgir. L'ambiance autour de lui était lourde et brûlante mais il faisait comme s'il ne ressentait rien. Le parfum dégagé par la jeune femme devait normalement annihiler les sens, mais le cosmos doré du chevalier le protégeait et il n'en était donc pas affecté. Il s'approcha lorsqu'elle vint s'asseoir sur le lit, comme si une main invisible le poussait dans le dos et il s'installa à côté d'elle.

Son sourire était presque divin, elle posa sa tête sur l'épaule du jeune homme, soupirant d'aise. Camus était assez jeune tout de même, mais il avait désormais 18 ans et se trouvait être en pleine possession de ses moyens, on disait que c'était à cet âge que les chevaliers atteignaient le summum de leur puissance! Il n'avait jamais su si c'était vrai, mais en tout cas, il maîtrisait désormais parfaitement son cosmos et ne comptait donc pas laisser une jeune femme aussi innocente qu'elle puisse paraître, lui dicter sa conduite.

«Vous êtes si beau... j'ai toujours rêvé d'avoir un compagnon tel que vous.. grand, fort.. qui saurait me protéger de tous ces rustres qui viennent me voir...»
«Pourquoi viennent-ils vous voir?»
«Pour affaires évidemment... je ne les intéresse pas vraiment, ils n'en ont qu'après ma fortune, ou peut être... ma virginité.»
elle se redressa pour le regarder avec un air très doux. Autant en la voyant on pourrait y croire, mais elle semblait oublier que les sens de Camus étaient plus développés que chez les mortels. Elle puait le sexe à plein nez. La luxure semblait même être son pêché le plus représentatif et il n'allait pas croire à cette histoire... surtout lui.

C'est alors qu'il y eut comme une explosion et le chevalier se redressa d'un bond, renversant par la même occasion la jeune femme qui s'affala sur le lit sans comprendre, mais elle avait également ressenti ce cosmos.. puissant et doré!

«Albafica?» il l'avait ressenti, il se souvenait, comme une claque en pleine figure, une porte qui s'ouvre.. ce jour là avec Myrdhinn quand il était enfant, quand elle l'avait emmené dans le hall des armures... elle lui avait présenté plusieurs d'entre elles, notamment Aquarius, il avait ressenti le cosmos de Degel qui l'avait testé et avait manqué de lui geler la main ce jour là, mais elle lui avait également présenté Pisces, et Albafica... il avait cru que son âme était scellée dans l'armure, mais probablement que seul un fragment s'y trouvait, le reste avait donc trouvé refuge dans ce garçon?

«C'est impossible! Albafica est mort depuis...» Camus se tourna alors vers Dame Irène, et là, il n'eut plus le moindre doute
«Comment pouvez-vous connaître un chevalier de la précédente génération?» elle avait ramené sa main sur sa bouche, elle avait fait une bourde et s'en mordait les doigts. C'est alors que les murs changèrent, se couvrirent de ronces qui bouchèrent les portes alors qu'elle tournait la tête vers l'une d'entre elles
«Tuez le garçon! Ne le laissez pas faire usage de son cosmos!» il y eut des bruits de pas qui s'éloignaient, Camus plissa les yeux et se dirigea vers la porte à son tour «vous ne pourrez pas sortir...» qu'elle le croit. Il posa juste sa main sur les ronces et elles se mirent à geler au point qu'il lui fut aisé de les briser pour sortir, il suivit le cosmos à la trace et réalisa une chose...

Le Casino était vide.

Les invités avaient disparu comme s'ils n'avaient jamais été là... le sentiment de foule n'avait été qu'une illusion pour attirer les quelques rares idiots qui devaient être piégés, et ceux-là étaient déjà morts quelque part dans ce domaine qui ne ressemblait plus à un bâtiment de luxe, mais plutôt à un château des enfers...

Il retrouva Valerian et l'attrapa par le bras pour l'obliger à se relever, plongeant son regard dans le sien, il ne retrouva pas le cosmos qu'il avait ressenti plus tôt, Albafica n'était plus là

«Tu es décidément plein de ressources...» c'est alors qu'il y eut des bruits de pas, il vit les deux femmes allongées au sol, couvertes d'un sang noir, et d'autres arrivèrent, laissant la place à une nouvelle entité qui n'avait plus rien à voir avec la douce et pure dame Irène

Irène surplis«Vous montrez enfin votre vrai visage... Spectre.»
«C'est tellement regrettable... un bel homme tel que vous, je sens que nous aurions pu prendre un plaisir exquis!»
elle caressa doucement sa poitrine et son ventre, souriant d'un air particulièrement pervers qui mettait Camus mal à l'aise pendant qu'elle posait les yeux sur le garçon «et toi? Que dirais-tu de t'amuser un peu? Je suis sure que parmi ces jeunes filles, l'une d'entre elles est à ton goût? Pas de triche cette fois, pas de sens perdus.... je suis sure que tu n'as pas envie de mourir puceau?»
«Quel langage...»
elle se mit à rire, un rire qui lui vrillait le crâne sur le coup et trois de ses servantes commencèrent à avancer pour s'approcher de Valerian «Il suffit! Votre petit jeu ne fonctionne pas ici!»
«Peut être pas avec toi, chevalier d'Athéna! Mais lui? Ce petit mignon est ton point faible ici!»
«Vous ne devriez pas le considérer comme un point faible...»
«C'est vrai... on dirait qu'Albafica le protège... vous êtes comme les punaises vous autres chevaliers! Même quand on vous tue, votre cosmos continue d'empester autour de vous!»
son armure ne la couvrait pas beaucoup, excepté au niveau des jambes, ses bottes grimpaient jusqu'au-dessus des cuisses, ses bras aussi étaient protégés jusqu'au-dessus des coudes et elle avait de belles épaulettes. Mais sa gorge, sa poitrine, son ventre et ses fesses étaient bien découverts, de nombreux points faibles à exploiter mais en même temps, c'était comme si elle n'attendait que ça, qu'on l'attaque par ici...

«Qui es-tu?» changement de registre, si Camus la tutoyait, c'est qu'il n'éprouvait désormais plus la moindre retenue, son cosmos s'intensifiait, refroidissant la pièce, mais ça ne semblait pas plus la déranger que ça
«Aerinia de la Succube! Tu peux t'amuser à refroidir la pièce, ça ne me fait ni chaud ni froid!» et elle se mit à rire! Les succubes détestent le feu, quelle poisse!
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Ven 15 Juil - 11:51

Soutenu d'un bras par Camus, Valérian sentait autour de lui que l'atmosphère changeait. Des picotements remettaient le long de sa colonne vertébrale. Relevant légèrement la tête il put voir au travers des mèches de cheveux collées par la sueur et le sang coagulé que se tenait devant eux un dame engoncée dans une armure noire aux reflets argentés. Ses cheveux blancs retombaient en cascades sur ses épaules et contournaient sa poitrine, mise en valeur pas un corsage métallique qui la recouvrait à peine.

Le jeune homme à peine conscient ne put quitter la femme ses yeux. A nouveau il sentit son cœur flancher dans sa poitrine. Son rythme cardiaque s'accélérait inexorablement. Les battements devenaient si fort que sa poitrine commença à le faire souffrir. Il porta par réflexe sa main libre à sa poitrine dans un effort vain pour aider son cœur à se calmer et reprendre le contrôle de son corps. Malgré tout, la douleur ne parvenait pas à l'obliger de détourner son regard de cette étrange femme. Il se sentait inexorablement sombrer, amoureux...à en mourir. Elle pouvait tout lui demander, il le lui aurait offert avec joie. Elle voulait son cœur? Il ouvrirait la poitrine de ses propres mains pour le lui apporter. Les têtes des gens qu'il aimait? Qu'elle l'ordonne et il les trancherait sans hésiter.
Au lieu de ça elle le regarde avec cette étincelle de compassion qui finit de le mettre sous sa coupe, entièrement, éternellement. Il l'aime comme il n'a jamais aimé personne avant ce moment.

Parallèlement à ça il entend, comme si la discussion venait d'ailleurs, que Camus converse avec elle. Il se méfie d'elle... La tension entre eux est palpable. Il veut s'opposer à elle, s'interposer entre eux pour mettre fin à leur amour. C'est inacceptable. Jamais il ne laissera ce genre de chose arriver. Ils sont faits pour rester éternellement ensemble, le contraire lui serait impossible à accepter.

D'un geste vif, presque trop vif et trop puissant pour le jeune homme qu'il était, Valérian se dégagea du soutien que Camus lui fournissait et se planta en garde entre Camus et Irène. Non, il l'avait décidé, son cœur l'avait décidé, il allait se battre pour elle.

Derrière lui il ne vit pas les lèvres d'Irène s'étirer pour former un sourire satisfait, le véritable combat commençait et elle comptait bien le gagner sans trop se salir les mains.
Camus le regardait, surpris par la vigueur de Valérian qu'il soutenait un instant plus tôt alors qu'il était aux portes de l'inconscience. Là le jeune homme avait usé d'une force inhabituelle pour une personne chez qui il ne décelait plus le poindre cosmos.
Lorsqu'il porte son regard vers le Spectre elle vit dans son air étonné la question qu'il se posait, "comment?".

- L'amour mon cher. Ce sentiment est capable de tout. Rien n'est plus puissant que l'amour, c'Est-ce pas ce que vous autres, chevaliers, aimez dire? Et bien combat le donc cet amour que tu chéris tant ou tentes de le sauver avant que son pauvre petit cœur n'explose. Mourir d'amour quelle belle mort.

Face  à lui se tenait un innocent dont le cœur, poussé par un amour immodéré pour ce monstre battait si vite qu'il était à la limite de la rupture. Ses forces décuplées par l'aveuglement et ce rythme effréné n'était pas à prendre à la légère.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Sam 16 Juil - 8:11

Irène surplisLa belle Irène avait enfin montré qui elle était. Pas cette jeune fille pure et douce, mais un spectre sauvage et cruel. Les succubes sont des créatures viles et sournoises dans la mythologie, et Camus qui avait dévoré une grande partie de la bibliothèque des Verseau, connaissait bien des choses sur elles. Il regarda autour de lui, les servantes souriaient, usant de leur cosmos pour essayer de séduire le chevalier, mais il en fallait bien plus pour faire fondre son cœur de glace.

Il tenait toujours Valerian, mais Dame Irène se plut à user de son cosmos sur lui, jusqu'à ce que le jeune homme se dégage brusquement de la poigne de Camus. Le chevalier d'or se tourna vers le garçon qui semblait presque le détester d'un coup et s'interposa entre la succube et lui!

«Valerian...» il se tourna vers Dame Irène qui se mit à rire et parla d'amour?

«Inutile de me faire un speech. Je ne suis pas de ceux qui prônent l'amour. Si ce garçon n'est pas capable d'y résister, il ne vaut pas la peine que je le protège.» et comme pour joindre le geste à la parole, Camus concentra son cosmos dans son poing et fonça sur Valerian, lui décochant un coup de poing en plein dans le ventre, puis il l'attrapa par le col, sentant sa résistance, il était plus fort, oui, mais pas de taille malgré tout pour le moment, et il le jeta sur le lit d'Irène.

«Va donc aimer quelqu'un d'autre, faible.» il n'y avait nul mépris dans sa voix, juste de la constatation, il se tourna vers Aerinia qui ne s'attendait surement pas à ça, le gardien de la onzième maison savait que le garçon pourrait se relever facilement d'un tel coup et essaierait de l'empêcher, mais pour l'heure, il devait lutter contre cette femme et l'obliger à rompre le charme... il leva les bras, l'air se fit de plus en plus froid, les murs se couvraient de givre, et si Aerinia était protégée par son surplis, ses servantes se mirent à reculer, mettant les mains sur leurs épaules alors que de la buée s'échappait de leurs lèvres tremblantes

«M... Madame...» Camus leva juste son index au-dessus de lui
«Koltso» des cercles de glace s'échappèrent de son doigt et s'enroulèrent autour des servantes et de Valerian, les cercles se multiplièrent pour bloquer les bras le long du corps et serrer de plus en plus, laissant ainsi le chevalier du Verseau se trouver seul face à Aerinia

«Quel rustre... on ne traite pas les femmes de cette manière!»
«Je viens d'un monde où les femmes sont toutes aussi puissantes que les hommes. Pourquoi auraient-elles droit à un traitement différent?»
Myrdhinn était son exemple le plus flagrant. Certes, elle n'était que chevalier de bronze encore, mais elle était très forte. Il y avait aussi quelques chevaliers d'argent au Sanctuaire, deux jeunes recrues qu'il avait vues s'entraîner, l'Aigle et le Serpentaire... elles non plus n'avaient rien à envier aux hommes... il prit un air sérieux, si Valerian souhaitait se défaire des cercles de glace, il devrait puiser dans le cosmos d'Albafica et peut être que ça l'aiderait aussi à rompre le charme d'Aerinia.

Mais là, il était temps que le vrai combat commence, et même si elle ne craignait pas la glace, le fait que la température ait tellement chuté commençait à l'agacer, si Camus ne pouvait succomber à ses charmes, il succomberait à ses coups!
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Valérian
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Sam 16 Juil - 13:08

Camus était là à défier cette femme. Le coup du Saint du Verseau, bien que calculé, l'avait plongé dans un état de semi-conscience. Il l'avait envoyé balader d'un seul coup de poing, puissant et précis, ruinant sa tentative futile de s'interposer entre elle et son agresseur mais il l'avait aussi amené à un état où ses idées étaient plus floues. Il n'était plus certain de l'aimer ou de vouloir mourir pour elle. Couché sur le flan Valérian voyait la scène se passer entre ses paupières mis closes. Il ne parvenait pas à reprendre son souffle. Le rythme des battements de son cœur cognait à ses oreilles et il n'entendait plus que ça, le cosmos d'Irène faisait toujours effet.
Un regard de biais lancé par Camus lui annonça clairement la couleur. Le Chevalier ne comptait pas l'aider. Il allait le laisser se sortir de la merde dans laquelle il s'était mis tout seul. Dans l'esprit de Valérian le sentiment de solitude fit pour la première fois son apparition. Depuis sa plus tendre enfance il avait toujours pu compter sur son frère ou sa sœur, son père ou sa mère, voir même certains de ses camarades d'école. Il n'avait jamais été absolument seul. Camus était là mais il n'était pas son souci. Tout dans l'attitude du Verseau annonçait qu'il allait passer à l'action mais en face de lui il se buttait à un mur. Irène ne semblait pas le moins du monde tracassé et puis Camus était désarmé et sans protection.
Reprenant un peu de poil de la bête Valérian tenta de se relever. Aussitôt ses pensées se firent plus troubles. Sa passion dévorante pour Irène s'enflamma et son cœur qui se calmait doucement se remis à galoper dans sa poitrine.
Le jeune homme lutta autant qu'il put, cette sensation lui rappelait les deux filles qui l'avaient attachés à ce lit avant qu'il ne... qu'il ne quoi d'ailleurs. Le jeune homme eut beau réfléchir il ne savait plus trop. Tout au plus se souvint-il que Camus le soutenait...mais quand était-ce? Qui?...

Valérian se stoppa net. Figé dans l'espace et dans le temps. Autour de lui tout avait disparut. Ne subsistait que le lit sur lequel le Saint du Verseau l'avait envoyé valser.
Regardant autour de lui et tentant de comprendre ce qu'il lui arrivait le jeune homme se sentait de plus en plus perdu. Un halo doré l'éblouit subitement et de cette source lumineuse sortit un homme aux cheveux bleus engoncé dans une armure faite d'Or pur. L'homme portant dans sa main gauche un casque et le regardant de haut. Sa cape blanche voletait, poussée par un vent qu'il ne ressentait pas.

- Qui êtes-vous? osa Valérian.

- Tu me demandes ça à moi? Tu es moi, je suis toi, du moins en partie. Je suis ton passé et tu es mon futur.

- Mais de quoi parlez-vous? On est où là? Où est Camus? Et cette femme?

- Ils sont là mais tu ne les vois pas. Nous pouvons bien prendre le temps de nous parler non? Pour une fois depuis la dernière guerre sainte que mon âme est presque complète.

- Je suis dingue.

- Si tu l'es alors nous le sommes aussi.

- Qui êtes-vous? Je ne vous connais pas.

- En effet tu ne me connais pas mais tu sais qui je suis n'est-ce pas?

Valérian scruta l'homme, si il lui parlait ainsi il devait y avoir un détail qui lui permettrait de l'identifier. Lorsque son regard rencontra le sien le gamin se perdit dans celle de l'homme en armure dorée.

- Albafica

L'ancien Saint des Poissons s'inclina légèrement, offrant une petite courbette à Valérian.

- Et je suis honoré de faire ta connaissance, dommage pour toi que cela se passe dans des circonstances pareilles.

- Comment ça? Quelles circonstances?

Albafica fit le tour du lit, suivi du regard par Valérian et vint s'asseoir sur un des coins.

- Tu meurs. C'est aussi simple que ça. Ton cœur vit ses derniers battements et ta conscience s'efface tout doucement. Heureusement pour nous ce sursis nous permet de discuter à notre aise.

Le regard de Valérian trahissait toutes ses pensées et cela amusa Albafica qui le regardait avec cet air doux et rassurant.

- Comptes-tu mourir ici?

Hochant de la tête il lui répondit par la négative.

- Alors il va falloir que tu acceptes ton destin en tant qu'incarnation des Poissons lorsque le moment sera venu.

- Mais c'est maintenant que je meurs !!!

- Et je ne comptes pas t'abandonner à ce triste sort.
Albafica se releva lentement et regarda au loin un point qu'il était probablement le seul à voir.

- Sais-tu ce qu'est la trinité jeune homme?

Les dimanches à l'église avec ses parents lui avaient appris tout ça, le Père, le Fils et le Saint Esprit, la trinité du monde catholique. C'est la réponse qu'il fit à Albafica.

- En effet, c'est le sens qu'on lui donne dans le monde commun mais pour nous autres les Saints d'Athéna, c'est tout à fait autre chose. Dans certaines circonstances notre déesse peut nous accorder ses grâces. Pour certains une vie prolongée, pour d'autres un regain de puissance et enfin pour certains elle offre la trinité.

Valérian se retourna et attendit qu'Albafica reprenne son récit.

- La trinité de l'âme. Pour nous c'est une sorte de repos du guerrier. Un cadeau qu'elle fait à un chevalier pour lui permettre de "vivre" une vie paisible, loin de la guerre. Grace à son pouvoir Athéna sauve l'âme du défunt dont une parcelle repose systématiquement dans son armure pour guider les générations suivantes. Le reste de l'âme part en général pour le monde des morts...

Valérian était sidéré par ce qu'il entendait. Son jeune esprit était vif et il comprenait à demi-mots où le Saint voulait en venir.

- Quand vous dites que vous êtes moi et que je suis vous...

- Je dis que nous sommes ce qu'il reste de cette âme, ton la conscience, moi l'inconscience si tu veux. Moi avec les souvenirs de nos vies et toi avec une vie paisible. Un tout incomplet.

Valérian était abasourdi par ce qu'il entendait. Il était en somme la réincarnation d'un guerrier du passé et il allait mourir. Qu'y avait-il à retenir d'autre finalement? De rage il frappa le lit.

- Allons allons, t'ai-je dis que ta mort était inéluctable? Je comptes bien t'aider si tu m'en donnes l'opportunité.

- Que dois-je faire?

- Accepter que nous ne fassions plus qu'un, comme nous l'étions avant.Si tu l'acceptes je prendrai le contrôle de ton corps pendant un moment puis nous nous fondrons l'un dans l'autre. Tu sera le seul maître à bord et tu finira même par m'oublier.

Comment pourrais-je m'oublier moi-même?

Albafica eut un petit sourire.

- Cela sera pourtant le cas mais si un jour notre âme devait être complète à nouveau... alors tout tes souvenirs te reviendraient petit à petit. Nous serions à nouveau complet.

Le Saint d'Or laissa la discussion en suspens. Dans son dos Valérian avait inconsciemment pris la même pose que lui, une jambe replié sur le lit, l'autre touchant le sol, les mains posées l'une sur l'autre sur le genoux relevé.

- Qu'est-ce qu'on attend?

Valérian et Albafica eurent ce petit sourire malicieux, ils étaient fait pour être réunis. Une aura dorée les engloba tous les deux et leurs lumières se fondirent en un foyer commun plus puissant que leur simple somme.

Valérian ouvrit les yeux. Son cœur ne battait plus, il le sentait. Son corps était mort à l'instant mais sa conscience était là. Son cosmos l’enveloppa, d'abord discrètement, comme un voile qui couvre la peau, presque invisible. Il sent dans sa poitrine que son coeur veut se battre et tant bien que mal il y parvient. Un premier battement bondit dans sa poitrine, bientôt suivi par un concerto de battements tous plus réguliers les uns que les autres.
Son cosmos continua de s'étendre, doré, chaud, odorant... Un parfum de rose emplit la pièce dans laquelle il se trouvait et sans qu'il le remarque, de la racine de ses cheveux jusqu'à leur pointe sa chevelure passa du rouge à un bleu azuré. Il était enfin complet.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Sam 16 Juil - 20:10

Seul, sans armure, Camus n'était pourtant pas vraiment inquiet. Aerinia semblait plutôt du genre à se battre en usant de ses charmes, mais n'étant pas de ceux qui se laissent séduire facilement, son pouvoir n'avait pas d'effet sur lui. Il avait concentré son cosmos, même s'il n'avait pas d'effet sur le spectre, ses servantes perdaient de leur influence sur Valerian, mais celui-ci était aussi affecté sans que Camus ne s'en rende compte... il gelait aussi petit à petit et sombrait totalement dans l'inconscience.

«Ton froid n'a pas d'effet sur moi...»
«Mais il en a sur moi.»
il créa alors des cercles de glace qui entourèrent autant les servantes que Valerian - quoi que celui-ci étant inconscient, ça ne servait pas à grand chose pour le moment - alors qu'Aerinia se dégagea des cercles de glace avec aisance et planta son regard de sang dans le sien

«Ça suffit maintenant!» elle déploya ses ailes noires et s'éleva de quelques centimètres au-dessus du sol, ses servantes devenaient blanches, le froid était en train de les consumer et elles paraissaient.. vieillir? Le cosmos protecteur d'Aerinia disparaissait et montrait leur vrai visage, alors que le spectre ne se souciait plus d'elle! Camus eut juste le temps de ramener ses bras devant lui lorsqu'elle se jeta sur lui! Toutes griffes dehors, elle lui lacéra la veste et une giclée de sang éclaboussa le sol pendant que le chevalier reculait de plusieurs pas!

Grimaçant un peu, il ne se laissa pas décontenancer pour autant, il retira sa veste, se retrouvant en simple chemise alors qu'elle ricanait

«Tu ne revêts même pas ton armure?»
«Il va lui falloir un peu de temps pour traverser les dimensions...»
car il n'était pas dupe, ce château n'avait plus rien à voir avec le casino où il était entré, ils étaient passés dans une autre dimension, une dimension spectrale, ce qui devait surement faciliter l'échange entre Albafica et Valerian... Aerinia grimaça avant de se projeter à nouveau sur lui, mais Camus l'ayant déjà vue faire, il l'attrapa par le cou au moment où elle se jetait sur lui, toutes griffes dehors, puis il plia les genoux pour l'écraser au sol, son regard était devenu blanc de glace alors qu'il créait un cercueil tout autour d'elle pour l'y enfermer

«Ton cosmos faiblit...»
«Ce ne serait pas plutôt le tien?»
elle se mit à rire alors que le cercueil cessait de se former, au contraire même, il commençait déjà à fondre et la vue du chevalier commençait à se troubler. Il la lâcha et recula avant de regarder ses bras, là où elle l'avait griffé...
«Du poison...» il recula d'un pas encore, titubant légèrement avant de secouer la tête, c'est alors qu'un étrange parfum de rose commença à envahir la pièce, même Aerinia semblait l'avoir senti alors qu'elle se relevait pour regarder autour d'elle
«C'est quoi cette odeur?» Camus s'appuya sur le mur derrière lui avant de poser sa main sur la plaie pour la geler, puis il regarda vers le lit, Valerian s'était réveillé, et ses cheveux étaient en train de changer de couleur. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du chevalier du Verseau
«Je crois que tu vas devoir affronter deux chevaliers d'or à présent...»
«Quoi??»
il prit une profonde inspiration, c'est alors qu'il y eut un éclair doré et l'armure du Verseau jaillit de nulle part pour venir couvrir son corps, son cosmos s'intensifia alors comme jamais, sa blessure s'évanouissait et Aerinia fut projetée contre le mur plus loin, crachant un jet de sang au passage
«Je te donne une chance de vivre. Retourne en enfer et ne reviens jamais sur terre.»
«Chevaliers au cœur tendre...»
qu'elle cracha dans un élan de rage, elle n'avait jamais été aussi hideuse «tu ne m'obligeras jamais à fuir!»
«Dommage...»
il se tourna vers Valerian, c'était peut être déloyal désormais de l'affronter à deux contre un, mais il n'allait surement pas dire à son nouvel allié de fuir.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Dim 17 Juil - 10:29

Le jeune homme n'était plus lui-même ou plutôt il n'avait jamais été aussi complet qu'en ce moment au contraire. Ses idées étaient claires comme de l'eau de roche. Il se sentait investi d'une toute autre force. Il était Valérian, mais aussi Albafica, Dion et bien d'autres avant lui. Il était le chevalier d'Or des Poissons, mis en sommeil par Athéna pour lui offrir une vie normale. Mais qu'est-ce donc une vie normale pour un chevalier qui se réincarne de génération en génération pour braver le mal?

Ses yeux se posèrent sur Aerinia puis sur Degel...non Camus, le Verseau de cette génération. Ils se ressemblaient tant ainsi vêtu de son armure d'Or. Il tenta d'appeler la sienne mais il n'obtint pas de réponse. Se souvenant qu'il était censé être en sommeil il supposa qu'elle était aux mains du porteur actuel. Celui qui détenait aussi une portion de son âme.

Tant pis, cela attendrait. Pour l'heure il avait un combat à mener contre cette femme, cette succube qui l'avait forcé à se réveiller - même temporairement - de sa vie paisible pour le forcer à combattre.

Valérian dégagea une mèche bleue de son visage - Albafica était bel et bien le dominant dans ce corps - et vint se poster derrière le Verseau. Sans armure il pouvait uniquement attaquer, sa capacité de protection étant limitée.

Quel est ton plan?

Valérian/Albafica sentait que le saint était dubitatif. Celui-ci lui exposa alors les faiblesses de la Succube. Ils allaient se retrouver face à un réel problème si ils ne parvenaient pas à s'en défaire. Elle regorgeait d'énergie, probablement volée à ses victimes, et ne comptait pas se laisser faire sans résister. Il allait falloir trouver une astuce pour créer le feu à partir de roses et de glace.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Dim 17 Juil - 17:48

La situation échappait totalement à la succube. Ses servantes étaient à terre, gelées et perdant peu à peu de la vie que le spectre avait bien voulu leur accorder. Maintenant qu'ils étaient à deux contre un - quoi qu'un et demi puisque Valerian ne pouvait chiper l'armure d'Aphoridte - elle avait besoin de toute son énergie. L'ancien chevalier des poissons s'était posté en arrière, réfléchissant à un plan alors que la succube faisait de même de son côté!

«Les succubes craignent le feu... en théorie» Camus leva sa main et commença à agiter doucement ses doigts, créant au fur et à mesure un petit cristal de glace au creux de sa paume «la glace est créée en ralentissant les atomes jusqu'à les arrêter totalement... par conséquent... si l'on veut créer de la chaleur et du feu, il suffit, à l'inverse, d'accélérer les atomes...» il se mit donc à agiter les doigts doucement, le glaçon au creux de sa main commençait peu à peu à fondre jusqu'à disparaître, mais il ne fit que créer un peu de fumée.

«Malgré tout, ça reste de la théorie...» en pratique, ce n'était pas aussi facile! Mais Aerinia écarquilla les yeux, comprenant qu'effectivement, ces deux hommes comptaient utiliser son point faible pour la mettre hors d'état de nuire! Elle déploya ses ailes et fonça sur eux, si Camus avait déjà vu cette attaque, Valerian non! Elle passa sous le bras du Verseau qui avait tenté de l'arrêter pour percuter le chevalier dormant des poissons, puis elle planta son regard dans le sien avant d'ouvrir la bouche, dévoilant de belles canines et venir mordre sa proie à la gorge!

«Il suffit!» Camus s'approcha et attrapa la femme par les cheveux, ceux-ci commencèrent à blanchir et il recouvrit sa mâchoire de glace au point qu'elle n'eut d'autre choix que de lâcher sa proie, mais elle se retourna, folle de rage et vint griffer sauvagement le chevalier du Verseau à la gorge, un peu plus et elle lui tranchait net la jugulaire, mais un filet de sang commença à couler le long de son armure, et de nouveau, Camus commença à voir flou

«Ce petit garçon n'est pas Albafica malgré leur ressemblance! Il ne résistera pas longtemps à mon poison! Et toi... ça fait déjà deux fois que je te contamine, tu ne tiendras pas longtemps! Ton sang va commencer à bouillir, tu vas te consumer de l'intérieur...» titubant, Camus sentait les effets du poison s'insinuer dans son corps, il porta machinalement la main à sa gorge, cautérisant encore la plaie avec la glace, mais ce n'était pas suffisant! Aerinia se tourna vers Valerian pour voir s'il suffoquait aussi à son poison... il fallait voir si Albafica pourrait le protéger encore tiens!
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Dim 17 Juil - 20:11

Sauvé de la prise de fer de la Succube par l'intervention du Verseau Albafica retomba sur ses pieds. Ce corps était plus jeune que le sien et moins entraîné aussi. Il allait avoir du mal à apporter une aide efficace au gold saint de cette génération. Sans compter que ce jeune homme ne dispose pas non plus du sang des Poissons. De rage Albafica frappa le mur du poing, il se sentait comme une rose sans épines. Il ne pourrait pas recourir une nouvelle fois au Crimson Thorn sous peine que le cœur de son hôte ne lâche et ses roses sans poisons ne seraient que des confettis jeté à des enfants. Il ne lui restait donc que les Pirhanan Roses.

L'héritier de Degel venait de prendre un nouveau coup qui allait diminuer d'autant ses capacités. Si ils ne trouvaient pas rapidement une solution à ce problème ils allaient y passer tous les deux. Albafica porta la rose qu'il aimait faire apparaître dans sa main vers sa bouche, un peu comme un signe de défi vers la Succube mais surtout pour se donner une contenance et s'aider à se concentrer.
Alors que la Succube semblait jubiler d'avoir pu blesser à nouveau le jeune Camus et se tournait vers elle, menaçante et décidée à en fini, Albafica remarqua une trace de givre sur un pétale de sa rose... L'idée germa, peut-être stupide, probablement suicidaire mais vu sa situation et l'état de ce compagnon d'infortune il n'avait pas vraiment le loisir de trouver une autre solution.

- Pirhanan Roses !!!

Une nuée de roses noires fusèrent de la main ouverte d'Albafica en direction de son ennemie. La Succube riait en évitant les roses les unes après les autres tant leur vitesse peinait à atteindre celle de la lumière. Se contorsionnant  telle une danseuse dans des poses lascives et osées qui auraient fais rougir le plus prude des saints elle émettait des petits cris et des gémissements.
Heureusement pour lui son but premier n'était pas de la toucher directement, quoi que la blesser aurait pu augmenter sensiblement leurs chances à tous les deux de se sortir de cette aventure en vie. Au lieu de ça il profita que l'attention de la Succube était tournée vers son attaque pour se placer au coté du Verseau.

- Il est dommage que nous ne soyons pas trois chevaliers d'or et je doute que le corps actuel de mon hôte puisse me permettre d'exploiter tout mon potentiel mais je pense avoir une idée.

Camus comme à son habitude resta totalement impassible, attendant probablement la suite de l'exposé.

- Deux cosmos issus de la course du soleil, des roses aux milles facettes et de la glace... Te faut-il plus de détails?

Albafica attendait que Camus lui réponde avant de passer à l'offensive mais le challenge allait être de taille. Aeriana n'allait probablement pas les laisser mettre ce plan en oeuvre sans réagir. Préférant prendre les devants Albafica lança son assaut sur la Succube. Des roses blanches apparurent entre les doigts de ses deux mains comme un prestidigitateur fait apparaître les cartes. Il croisa alors les bras devant son visage pour prendre de l'élan et les écarta avec force pour projeter chaque rose, la tige vers l'avant aux quatre coins de la pièce.

Aeriana se fendit d'un rire mauvais, portant la main à sa bouche pour se moquer de son piètre adversaire.

- Voilà donc tout ce que peut nous offrir comme divertissement un fantôme dans le corps d'un enfant? Je ferais peut-être mieux d'abréger tes souffrances et celle de ton hôte. Et après on dira que les Succubes ne savent pas faire preuve de mansuétude.

Joignant le geste à la parole le Spectre avança tel un top modèle en direction de sa proie.
Albafica se prépara à contrer l'attaque qu'elle n'allait probablement pas tarder à porter. Une mèche de cheveux collé par le sang sur le coté de son visage l’empêchait de voir le gold du Verseau mais il espérait que celui-ci soit aussi vif d'esprit que ne l'était Degel et que son propre plan serait un succès. Dans le cas contraire ils auraient au moins livré un combat digne de leur rang étant donné les circonstances.

Le Spectre était maintenant parfaitement au centre de la pièce. Albafica intensifia autant que possible son cosmos, focalisant sur lui l'attention de son assaillante et priant Athéna que Camus passe à l'action.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Lun 18 Juil - 10:00

Petit à petit, Camus avait l'impression de perdre l'usage de ses sens. Le poison de la succube était redoutable, il avait là un avant goût de ce que les spectres allaient leur offrir dans quelques années, bien que d'ici là, il allait acquérir davantage d'expérience et de force... et il allait un peu mourir aussi entre temps mais passons!

Reculant d'un pas, s'appuyant sur le mur derrière lui pour essayer de repousser le poison qui était en train d'envahir ses veines, puis il vit Valerian se placer devant lui, il avait du mal à se faire à ce changement de couleur de cheveux, il faut dire aussi qu'il n'avait jamais su à quoi ressemblait Albafica, il savait juste qu'il ne ressemblait pas du tout à Aphrodite - ce qui en soit était surement un compliment pour l'ancien chevalier des Poissons!
Ne pouvant user du poison de son rang, n'ayant pas encore passé les nombreuses épreuves qui lui permettraient, plus tard peut être, pour une future guerre, d'obtenir ce don ou cette malédiction, il allait devoir employer d'autres méthodes, c'est pourquoi il fit apparaître une rose noire.

De base, Camus n'aimait guère cette façon de se battre... Aphrodite s'amusait toujours avec ses roses, mais il fallait dire qu'il n'appréciait pas beaucoup l'actuel chevalier des poissons, un poil trop narcissique à son goût et trop bavard aussi dès qu'il s'agissait de parler de sa personne. Mais Valerian / Albafica ne semblait pas de ce genre là, c'était un compagnon d'arme plus agréable en soit.
La rose noire se démultiplia et attaqua la succube, mais son manque de puissance évident et sa maîtrise du cosmos affaiblie par son hôte ne lui permit pas de l'atteindre, à peine peut être quelques griffures, mais cela permettait à Camus de se concentrer pour évacuer le poison. Valerian profita aussi que leur ennemi s'amuse à éviter les roses pour venir vers lui et expliquer sa stratégie, un léger sourire apparut sur les lèvres du Verseau, définitivement, il n'était pas de la même trempe qu'Aphrodite...

Le futur chevalier des Poissons avait donc lancé quatre roses blanches aux quatre coins de la pièce, le Spectre n'y avait vu que du feu, et pendant qu'Albafica concentrait son cosmos, prêt à reproduire à une petite échelle la lumière du soleil, Camus s'avança, même s'il voyait un peu flou, il était encore apte à se battre, ne s'intéressant pas aux moqueries de la succube

«Un spectre tel que vous devrait pourtant savoir que les fantômes peuvent être bien plus puissants qu'ils ne laissent y paraître...» après tout, eux-mêmes n'étaient-ils pas leurs propres fantômes? Leur âme erre éternellement, de génération en génération pour se battre aux côtés de leur dieu des enfers...

Une aura blanche commença à entourer le chevalier du Verseau qui ferma les yeux, les bras croisés devant lui pendant qu'il intensifiait son cosmos à son paroxysme. La salle se couvrait de givre, y compris les roses blanches qui se démarquaient clairement des murs sombres couverts du cosmos de la succube, la chambre semblait scintiller de milles feux alors que derrière lui, Valerian intensifiait aussi son cosmos... les deux chevaliers d'or, en osmose, continuait à produire une lumière de plus en plus éblouissante, celle-ci commença à se refléter sur les cristaux qui recouvraient les fleurs blanches qui devinrent éblouissantes, au point même que la succube dut se couvrir les yeux, en comprenant pas ce qu'il se passait


«Mais que.. vous faites quoi?» les nombreuses roses au sol offraient également un combustible parfait! Il y eut un crépitement, puis les rayons concentrés par les auras des deux chevaliers commencèrent enfin à s'enflammer! La succube recula d'un pas, marchant sur une ronce qui s'enflamma juste à ses pieds, mais ni Camus, ni Valerian n'arrêtait, ils poussaient leur cosmos au plus loin, s'illuminant à un tel point qu'on ne voyait presque plus leur corps, baigné d'une magnifique lumière dorée qui éclairait toute la pièce, dissolvant le cosmos de la succube et intensifiant les flammes au point qu'un véritable brasier prit naissance autour de leur ennemi!

Il y eut des cris déchirant, déjà qu'elle avait perdu de sa beauté lorsqu'elle avait revêtu son surplis, mais là, c'était comme si le temps l'avait rattrapée! Des rides sur sa peau blanche presque grise, ses cheveux perdant de leur soyeux, elle hurlait, se débattait sans parvenir à se débarrasser des flammes, jusqu'à ce qu'elle commence à disparaître dans une poussière sombre.

Le décor commençait à changer peu à peu, la chambre reprit une apparence normale, tapisserie délicate, lit d'époque. Autour d'eux, le bruit des gens semblait revenu, les machines à sous, les paris, les musiques et chants des spectacles dansants... Camus regarda autour de lui, les servantes n'étaient plus là, elles s'étaient aussi décomposées, et à l'extérieur, on entendait des exclamations de surprise... les hommes qui étaient en train de jouer à en perdre toute leur fortune devaient reprendre leurs esprits et les autres se demandaient où était passé le personnel.


«Sans directeur, cet établissement va faire faillite sous peu.» il se tourna vers Albafica, quittant son armure d'or au passage qui retourna dans son temple à la vitesse de la lumière, difficile d'imaginer que pour le commun des mortels, seules quelques minutes venaient de s'écouler «Si tu as choisi de briser le sceau d'Athéna, c'est que tu crains qu'Aphrodite ne soit pas un digne successeur?» car après tout, si son âme devait trouver le repos éternel, il n'était pas logique qu'il ait choisi de revenir sur le champs de bataille «ou bien t'es-tu senti nostalgique de ta puissance passée?»

Combien de temps Albafica allait-il rester dans le corps du garçon? Difficile à dire. Pour le moment, il y avait bien un chevalier des Poissons, il n'était donc pas nécessaire qu'il revienne sur le devant de la scène. Malgré tout, maintenant qu'il avait éveillé son cosmos, pourrait-il le rendormir aussi facilement? Avait-il un message à transmettre à Valerian ou bien pourrait-il le faire lui-même?
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Valérian
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Lun 18 Juil - 12:00

Albafica se tenait au centre de la pièce qui venait brutalement de changer d'apparence suite à la disparition du Spectre. La chance avait été de leur coté cette fois-ci et l'ancien Saint en était soulagé. Avec Valérian la "réunion" avait été compliquée. Le jeune hôte avait eut du mal à se laisser aller pour laisser le contrôle total à Albafica. Tant qu'il ne porterait pas l'armure d'Or contenant la dernière portion manquante de son âme ils ne pourraient être complet.

Albafica se tourna vers Camus. Le Gold Saint du Verseau lui rappelait Degel en bien des points. Il se demanda même si son amitié avec le Scorpion de cette génération avait subsister. Le regard du Verseau restait braqué sur lui, ses yeux trahissaient toutes les questions qu'il devait se poser en ce moment. Ce trait de caractère n'avait pas changé avec la nouvelle génération, la curiosité du Verseau semblait perdurer par delà la tombe.

L'ancien Gold Saint se dirigea vers Camus, dégageant une aura que le jeune homme qu'il habitait ne pouvait pas produire, pas encore du moins.

- Je ne souhaite pas remettre en cause le Saint actuel des Poissons, il possède probablement certaines qualités sinon l'armure ne l'aurait pas reconnu digne de la porter et la portion de mon âme contenue dedans saura le guider le moment venu dans le droit chemin.

Camus écoutait attentivement son aîné coincé dans un corps d'adolescent.

- Mais ce jeune homme est volontaire, il portera très probablement l'armure un jour si d'aventure Athéna était dans le besoin mais tant que maintenant il lui reste quelques années avant que ça ne soit nécessaire.

Déjà une mèche commença a changer de couleur dans la chevelure azurée d'Albafica.

- Son temps viendra et il sera un allié de valeur. Athéna a veillé à ce qu'il soit éduqué dans le respect.

Voyant le changement n'importe qui pouvait en déduire que le changement n'allait pas durer éternellement. A peine avait-il remarqué cette mèche rouge qu'une autre commençait déjà à changer de couleur.

- Mon temps est révolu, il est temps pour lui de récupérer son corps. Lorsque nous serons définitivement réunis je serai une partie de lui et pas l'inverse, tout comme je vois Degel en toi.

Albafica aurait voulu parler plus longuement avec Valérian mais la puissance du sceau qu'Athéna avait posé sur son âme malgré qu'il aie perdu de sa force était toujours plus puissant que sa volonté. Il n'avait pu y résister que grâce à l'aide de Valérian lui-même et l'accord tacite d'Athéna.

- Lorsqu'il reviendra à lui il aura oublié ce qui lui est arrivé ici.

Le Verseau hocha la tête, cela valait mieux pour le jeune homme qu'oublie ce qu'il avait vécu aujourd'hui.

- Je te demanderai un dernier service avant de quitter ce corps, trouves le remède de Luco. Le jour venu aides le pour qu'il puisse s'acquitter de la cérémonie du sang. Mon maître pensait que jamais les Poissons ne s'auraient vivre au contact des autres mais son propre frère bien qu'il fut Spectre d'Hadès avait trouvé une piste. Ces documents ont probablement été récupérés par le Sanctuaire. Si il y a un espoir qu'il vivent différemment il faut essayer.

Albafica chancela. Son cosmos affaiblit par l'effort ne lui permettait plus de converser plus longtemps.

- Merci Camus...

La dernière mèche retrouva sa couleur d'origine. l'âme du Saint des Poissons se retrouva à nouveau scellée au plus profond de Valérian tandis que le jeune homme chancela avant de tomber en avant, terrassé par la fatigue mentale et physique. Lorsqu'il touche le sol il fit s'envoler flocons et pétales dans un mouvement d'air.

Albafica n'était plus, laissant derrière lui un héritier potentiel, lui qui était mort trop tôt pour pouvoir faire perdurer la ligne des Poissons.
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Camus
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Lun 18 Juil - 13:21

Du point de vue cosmique, le calme revenait, mais dans le monde réel, ça commençait à s'agiter. Malgré tout, ce n'était plus du ressort du chevalier du Verseau, les autorités allaient mener leur propre enquête, des gens pourraient porter plainte d'avoir été abusés, peu importe par quel maléfice qui ne pourrait jamais être prouvé, et la police de la ville n'arriverait surement qu'à la triste conclusion que cette chère Dame Irène s'est enfuie avec l'argent dérobé aux "honnêtes" citoyens de cette ville.

Il valait donc mieux que Camus et "Albafica" quittent les lieux, mais d'abord, l'ancien chevalier des poissons livrait son dernier message.

«Souhaites-tu que j'arrange au moins un entretien entre ce garçon et Aphrodite? Ou bien préfères-tu lui laisser le temps de découvrir sa voie dans les années à venir?»

Visiblement, il valait mieux laisser à ce garçon encore un peu de temps pour savourer une vie normale. Camus le comprenait bien, il eut aussi un sourire à la comparaison avec Degel
«Elle me tuerait si je ne transmettais pas le message. Je pense que si Myrdhinn était là, elle te sauterait au cou. Tu lui manques beaucoup... elle aussi voit souvent Degel en moi.» c'était d'ailleurs problématique parfois, il fallait le reconnaître, mais Camus n'en était pas trop affecté.

Il était temps de se dire au revoir, le chevalier du Verseau prit la main de son ancien ami, d'une vie antérieure, celui-ci avait une dernière requête... trouver le remède de Luco? Il avait en effet entendu parler de cette histoire, lorsqu'Albafica s'était rendu sur une île où l'on disait se trouver un guérisseur miraculeux... un spectre se cachait là dessous, un peu comme aujourd'hui, et on n'avait plus entendu parler de lui après son passage. Cependant, un jeune garçon avait pris la relève, d'après les derniers écrits d'Albafica, le jeune Pefko. Au final, c'était plutôt ses recherches à lui qu'il devait trouver.


«Je ferai de mon mieux en partant des notes que tu as laissées derrière toi.» puis les cheveux d'Albafica reprirent leur couleur rouge, et il s'effondra. Camus le rattrapa de justesse, soulevant des flocons et des pétales sous la force de sa chute, il sourit en regardant le jeune garçon.

«Au revoir, ami du passé...» il le souleva délicatement puis se faufila pour quitter le casino. C'était un peu la cohue, les gens appelaient le personnel et voyant qu'il n'y avait plus que les croupiers, certains se rebellaient pour récupérer leur argent, attaquant les caisses, pillant les machines à sous, le chevalier d'or eut un regard presque blasé, l'appât du gain pouvait tellement changer la nature des hommes.

Une fois dehors, il alla se poser sur un banc au bord de la mer, il remarqua le vieil homme qui avait fait le marché avec Valerian un peu plus tôt dans la matinée, le chevalier du Verseau se leva et glissa juste un mot dans la poche du garçon avant de s'en aller, sa mission ici était terminée, celle de cet enfant n'avait pas encore commencé


Garde toujours ton cœur vaillant

À bientôt dans une prochaine vie

Camus du Verseau



Sur ce, il se dirigea vers le port, laissant le vieil homme trouver le garçon qui allait pouvoir reprendre une vie normale pour quelques années encore, mais le chevalier sentait qu'ils se reverraient. Lui avait des recherches à faire sur le fameux remède de Luco.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   Mer 20 Juil - 1:49

Que dire si ce n'est que j'ai dévoré votre Rp du début à la fin !

22 xp pour chacun.
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MessageSujet: Re: [FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]   

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[FB] Juillet 1984 - Une étrange dame [Valerian-Camus]

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