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 L'exil de Scylla [One shoot]

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Scylla
Poupée Chucky de Poséidon
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MessageSujet: L'exil de Scylla [One shoot]   Mar 26 Juil - 10:51

Brisé.

C'est bien le seul mot qui peut décrire mon état actuel après trois années d'exil interminables. Trois années à ruminer mes échecs et à me demander à quel tour pendable du destin je devais d'avoir la vie sauve. J'aurais juré que les attaques du Saint d'Andromède n'avaient pas fais que contrer les bêtes de Scylla ou mon écaille. J'aurais pu jurer que j'étais mort lors du combat du Sanctuaire sous-marin, que mon corps avait disparu lorsque le domaine entier s'était effondré, mon dieu vaincu par Athéna et en exil, mes compagnons trahit par Dragon des mers...

Malgré tout ça j'étais vivant, brisé mais vivant. Sans nouvelles des miens suite à mon réveil sur cette plage d'une petite île à l'écart de la Nouvelle-Calédonie, ne possédant que les vestiges d'une Ecaille qui ne se régénérait pas ou alors trop lentement pour que cela soit perceptible je pris la seule décision qui s'imposait à moi. Si j'étais le dernier survivant de l'empire je devrais tout faire pour tenter de le reconstruire et cette reconstruction devait commencer par moi et l'Ecaille que Poséidon m'avait confié.

Ma nouvelle vie commença donc à l'écart de toute civilisation, à l'écart des hommes, si détestables, si méprisables que leur seule vue m'était douloureuse. Ce lopin de terre à quelques kilomètres au nord de l'île principale offrait le strict nécessaire pour me permettre de vivre sans devoir me rendre trop près des hommes. Une source d'eau fraiche, du poisson à profusion, du petit gibier pour agrémenter mes repas et surtout le calme nécessaire à la réflexion. Pendant ma première année d'exil volontaire je concentrais toute mon énergie à me reconstruire, panser mes blessures et aiguiser les techniques que je pensais imparables et qui avaient toutes été contrées par Andromède et sa maudite chaîne. J'en vins peu à peu à combiner les atouts de mes bêtes pour créer une force destructrice supérieure à chacune de mes six attaques de base. Même mon Big Tornado devint plus puissant, du moins sans l'aide de mon Ecaille. Une fois par semaine je restais assis près d'elle à l'abreuver de mon sang. L'opération me vidait de toute mon énergie et lorsque je ne m'acharnais pas à vouloir lui rendre vie je la laissais à l'abri dans une crique au centre de "mon" île, baignée par l'eau d'une cascade, lavée de mes pêchés en permanence.
L'effet, si il en avait un, était minime. L'Ecaille avait retrouvé sa forme d'origine mais gardait en permanence cet aspect terne et gris que je ne lui avais jamais connu. La vie ne semblait plus vouloir l'imprégner et elle restait là, inerte, inutile, trophée macabre de mon échecs à défendre mon pilier. J'en aurais pleuré de rage et de honte si je m'étais apitoyé sur mon sort mais avec ou sans elle je restais un Marina de Poséidon, un général de son Empire déchu, peut-être le dernier souvenir vivant de sa toute puissante volonté à guérir ce monde. Je m'interdis donc de baisser les bras et le temps passa.

L'année qui suivit fut à l'image de la précédente. Entrainement dans les récifs de l'Astrolabe, bain de sang pour mon armure, chasse et pêche pour reconstruire ce corps après chaque effort pour rendre la vie à ma protection. J'explorais les limites de mon corps, poussant mon cosmos à son paroxysme de multiples fois pour tenter en vain de provoquer un sursaut. Malheureusement Scylla ne répondit à aucunes de mes prières. J'en vins à me demander si ma survie était un bienfait ou une malédiction. Poséidon m'avait-il sauvé de la mort pour me punir de mon échec? Scylla se gardait-elle de répondre à mon appel pour me faire passer un message? Elle aurait peut-être pu se réveiller mais elle restait là à me narguer, à se moquer de mes tentatives de la ressusciter. Tel Atlas, père de l'Atlantide, qui porte la voute céleste sans espoir de rédemption, je suis là à tenter l'impossible. Peu à peu l'espoir et la volonté mes quittent. Mes entrainements restent ce qu'ils sont, un guerrier ne peut changer ce qu'il est mais mes prières se font plus rares et la solitude me pèse de plus en plus. A tel point que ces humains que je méprisais me rendent curieux.

La troisième année de mon exil, année qui allait devenir la dernière de cet éloignement volontaire, j'avais pris l'habitude de me mêler à une petite communauté à l'est de mon îlot. L'île d'Ouvéa était très peu peuplée, à peine 3500 personnes et de ce que j'en appris elle n'était pas en très bon terme avec ses administrateurs. Peu de temps après le début de mon exil le petit peuple s'était rebellé contre la France qui avait refusé d'aider les habitants à reconstruire leurs demeures suite aux inondations de 1988. Exactement ce qu'il me fallait, un endroit calme, coupé du monde où ma présence ne risquait pas d'être rapportée à qui que ce soit à l'extérieur.
Malgré tout je préférais rester à l'écart, près d'une petite communauté à l'extrémité ouest de l'île.

C'est là que je la vis.

Méléa était la fille d'un chef de tribu et d'une européenne qui avait choisi, un peu comme moi, de vivre à l'écart du monde puant et grouillant. Elle avait hérité de sa mère les traits fins d'Europe de l'Ouest et la chevelure blonde commune à ce peuple. Le soleil et son héritage paternel lui offraient une peau magnifique au reflet doré qui faisaient ressortir d'autant plus le bleu limpide de ses yeux. Aux yeux de sa tribu elle dénotait, pour moi elle irradiait littéralement. Mon cœur que je pensais hermétique à toute forme de sentiments se fendait à chacune de ses apparitions et ce qui était de la curiosité à la base devint une nécessité. Je n'aurais pu faire autrement que de vivre près d'elle.

Ma propre apparence tranchait avec le corps massif des Kanaks. Ils étaient de ces hommes qui possèdent une musculature imposante posée sur une charpente solide. Leurs hommes sont dès le plus jeune âge mis à contribution pour aider la communauté. Les tire-au-flanc sont vite repérés et mis au pas. On me laissa le bénéfice du doute lorsque je fis ma première apparition. A priori je n'avais pas été suffisamment discret pour ces chasseurs aguerris mais ma présence n'étant pas dérangeante ils ne s'étaient pas tracassé de moi. Malgré tout lorsque je fis mine de vouloir me joindre à eux ils me mirent au travail. Ils voulurent sans nul doute me donner une leçon. Mon physique élancé tranchait avec leurs puissantes musculatures mais j'avais en moi ce pouvoir dont ils n'ont pas la moindre idée et je m'en servis à mon avantage pour réaliser toutes les tâches qui m'étaient assignées. Au début je pris un certain plaisir à les réaliser aussi rapidement que possible mais la facilité dont je faisais preuve était déconcertante pour eux et même dérangeante pour les plus forts. On ne bouleverse pas impunément leur équilibre. Je fis donc l'effort de canaliser mes forces, de contrôler les bêtes de Scylla pour ne plus me démarquer plus que nécessaire. Ils étaient au courant de ma force et je pense qu'ils apprécièrent sincèrement mes efforts à ne pas les ridiculiser. Je dois avouer que je prenais plaisir à travailler avec eux. Leur vie était simple, tournée exclusivement vers la communauté et pas vers le profit personnel, chacun amenant à sa manière sa pierre à l'édifice.
J'aurais pu oublier ma vie d'avant, entre le travail au champs, la chasse et la pêche. Le village me fit même la surprise de me construire une maison, trop grande pour moi, qui attestait qu'ils m'avaient adopté. Je faisais partie des leurs.
Méléa aussi m'avait adopté. Nous avions sensiblement le même âge, j'allais avoir 20 ans dans quelques mois et elle venait de fêter ses 18 ans, période cruciale pour les jeunes femmes qui doivent du coup envisager de quitter le noyau familial pour construire leur propre famille. Nous étions proches, différents tous les deux, dénotant parmi les villageois, et les anciens parlaient de nous comme d'un couple évident. Notre différence nous rapprochait.
Ce qui m'avait d'abord intrigué chez elle, à savoir son physique atypique, était devenu totalement secondaire. J'aimais son sourire, sa voix cristalline, la petite ride qui se formait de part et d'autre de son nez lorsqu'elle le plissait dans une petite moue boudeuse. J'aimais sa présence qui me calmait, sa sérénité en toutes circonstances, son esprit vif et taquin. Mon monde exclusivement tourné vers l'océan se focalisait sur elle. La manière dont le soleil avait éclairci ses cheveux blonds à l'extrême et donné à sa peau le reflet du miel.

J'étais amoureux, transit d'amour pour une femme de la terre, étrangère à l'Empire de Poséidon.

Je n'avais pas encore trouvé le courage de lui avouer ce que je ressentais pour elle lorsque l'Eclipse tomba sur le monde. L'incident fut imperceptible au début et je fus le premier à le ressentir grâce à mon cosmos. Les astres s'alignaient lentement. Le phénomène était exceptionnel en soi, évènement céleste défiant les probabilités et nous l'avons regardé se produire sans nous douter qu'il deviendrait permanent. Lorsque le soleil fut complètement caché et que nous nous rendîmes compte qu'il ne réapparaissait pas je compris que des forces énormes étaient à l'œuvre. Athéna ne s'abaisserait pas à ça, Arès privilégierait le combat en bonne et due forme et mon maître Poséidon avait prouvé que ses méthodes n'impliquaient en rien les astres.

- Pijopac !!! La mort...

Méléa venait de donner un nom à l'alignement, Pijopac, l'incarnation de la mort. Dans leur culture Pijopac n'est pas nécessairement mauvais, l'ancêtre qui vient accueillir le nouveau défunt est Pijopac mais la peur dans sa voix et les échanges de regards des villageois trahissaient leurs craintes. Ils étaient terrifiés.
De mon point de vue, je savais qu'il avait fallu un cosmos gigantesque pour réussir ce miracle céleste et parmi le Panthéon des dieux il n'y en avait qu'un capable de telles extrémités.

- Hadès...

Le village entier resta silencieux, attendant que le soleil fasse son retour. Les animaux restaient terrés ce qui rendait la chasse difficile. Les plantes, privées de soleil, dépérissaient et les champs prometteurs que nous allions pouvoir récolter mourraient sur pied. La maladie s'installa. Les plus affectés furent les anciens et les nourrissons. Nous ne dûmes déplorer qu'un seul décès mais il fut de taille pour la petite communauté. Inoha, la grand-mère de Méléa, la matriarche, rendit l'âme.

Les flambeaux que nous fessions brûler depuis le début de l'éclipse avait perdu de leur magie. Eux qui d'habitude n'étaient allumés que pour les rares festivités brûlaient depuis des jours, systématiquement remplacés par des nouveaux lorsqu'ils s'éteignaient.

Ce fut le soir de sa crémation, lorsque son âme terrestre quitta définitivement son corps que l'Ecaille de Scylla se réveilla. Les longues années de pénitence touchaient à leur fin. Méléa et le reste du village vit une colonne de lumière rougeâtre bordée de bleu s'élever dans le ciel. Si ils ne savaient pas quelle en était l'origine ils comprirent à mon attitude que moi je le savais.

- Tu dois y aller?

Lorsque je me tournais vers elle, détournant mon regard un instant de la source de lumière, je vis toute la crainte dans son regard. Sa peur était la même que celle qui avait envahit son regard lors du début de l'éclipse.

Je posais une main sur sa joue, tendrement, presque naturellement. Cette dernière année avait changé bien des choses. Je me sentais bien plus proche de l'océan que jamais auparavant. Je comprenais enfin l'idéal de Poséidon qui voulait sauver le monde en créant un nouvel Eden pour ses élus. Ce peuple était le mien, un peuple bon, charitable et accueillant. Un village perdu dans l'océan où j'avais trouvé bien plus que la paix.

Fermant les yeux je laissais ma main glisser sur sa joue puis entre ses doigts fins lorsqu'elle voulu la retenir et me tournais vers l'océan.

Ma voix fut calme, douce, presque inaudible sauf pour les quelques personnes plus proches de moi.

- Scylla...

A mon appel la colonne explosa, projetant sur l'océan un flot de lumière avant de remonter vers le ciel et de s'éteindre. Ensuite, brisant les nuages qui couvraient partiellement la grande éclipse, mon Ecaille fendit l'air pour se présenter à moi. Lorsqu'elle fut à quelques pas elle se suspendit en l'air et le temps aussi stoppa sa course. Des dizaines de regards étaient tournés vers elle, suspendus à cet instant de grâce où tout semble irréel et possible à la fois.

Malgré son halo lumineux je pouvais clairement voir que mon Ecaille n'avait pas encore retrouvé sa pleine capacité. Elle était toujours couverte de ce voile gris qui ternissait son éclat d'orichalque. Elle avait besoin de moi.
J'approchais, portant le poignet à hauteur de mon torse et prêt à le trancher comme je l'avais fais de si nombreuses fois lorsque deux ombres se postèrent devant moi, s'interposant entre elle et moi.
Il y a quelques temps j'aurais bondi à la gorge de ceux qui osaient contrecarrer mes projets mais j'avais changé en ça aussi. Deux frères de la tribu se tenaient devant moi pour m'empêcher d'avancer. Méléa se porta à mon niveau, posa sa main sur mon bras et l'arrêta au niveau de mon poignet pour dénouer le pansement que je faisais chaque fois que je rentrais de l'île. Moi qui pensais avoir été discret sur mes escapades hebdomadaires. Mon geste vers mon poignet et la présence de l'armure furent suffisant pour que tous comprennent le lien. Du sang pour l'armure. La vie pour l'armure.

Méléa fut la première. Tenant un couteau elle trancha net la veine de son poignet et le tint au-dessus de Scylla. Puis un à un ils suivirent son exemple, offrant leur sang pour elle. Chacun leur tour ils tombèrent d'épuisement. Les plus faibles furent portés par ceux encore en état et leurs plaies bandées. La cérémonie d'adieu à l'âme d'Inoha dura des heures et devint celle de la résurrection de Scylla.

Les larmes coulèrent sur mes joues sans que je puisse faire quoi que ce soit pour les arrêter et devant mes yeux Scylla revenait à la vie, plus belle, plus puissante, plus féroces mais aussi plus aimante.
Lorsque le dernier villageois fut passé et qu'il ne resta plus personne pour me bloquer le passage j'avançais vers l'Ecaille. Il n'y avait pas la moindre trace de sang au sol ou sur l'armure. Toute l'offrande avait été acceptée, la moindre goutte était venue soigner l'armure et faire d'elle une protection au-delà de ce qu'elle était autrefois.

Je tendis la main pour toucher le masque de Scylla et mon corps fut pris dans la lumière. Porté par une force invisible je flottais face à l'armure. Scylla explosa en une multitude de traits de lumière qui tournèrent autour de moi à la vitesse de la lumière, m'enrobant dans une chrysalide lumineuse puis chaque morceau vint prendre place sur mon corps.

J'étais à nouveau le Général Io de Scylla, vivant de corps et renaissant d'esprit grâce aux hommes qui avaient su faire de moi l'un des leurs et surtout grâce à cette jeune femme qui, soutenue par ses pairs, me regardait d'un regard mêlé d'amour ou de crainte. Elle n'avait pas peur de moi, elle avait peur pour moi je le savais.

Posant le pied au sol la lumière s'estompa et il ne subsista rien de ce moment miraculeux. Les reflets des torches se reflétaient sur les multiples surfaces de mon Ecaille. Je sentais la vie parcourir l'orichalque, la vie d'un village entier.
Repoussant délicatement les gens qui la soutenait Méléa se jeta dans mes bras. Son corps, si menu entre mes bras, sa peau légèrement moins lumineuse par la perte de sang. Je posais une main dans ses cheveux et laissait les fins brins blonds filer entre mes doigts. Ma volonté toute entière tenait dans ce petit bout de femme qui prit mon visage entre ses mains et me tira vers elle pour m'embrasser.

- Va, protecteur. Va et revient nous.

Elle essuya les larmes qui perlaient sur mon menton et recula de quelques pas. J'en fis autant puis me laissant guider par mon cosmos, débordant d'énergie, je filais comme un trait de lumière dans le ciel pour rejoindre mon dieu, mes frères Marinas et reprendre le combat là où je l'avais abandonné.

La honte avait quitté mon cœur définitivement. Ce peuple, mon peuple, serait mis à l'abri dès que je serai à même de leur trouver un havre de paix.
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Hilda
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MessageSujet: Re: L'exil de Scylla [One shoot]   Ven 5 Aoû - 16:43

Il va quand même falloir que l'on remette de l'orichalque pour améliorer ton armure, le sang ne suffit pas mon poussin Razz nos armures ne sont pas des armures ordinaires! xD
5 xp pour ce rp solo

_________________
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Cédez à l'appelle de la Sirène...
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L'avantage d'être marinas xD =>
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