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 [Quête héroïque Sivir] - Rêve de gloire? [Terminée]

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Sivir
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MessageSujet: [Quête héroïque Sivir] - Rêve de gloire? [Terminée]   Lun 24 Oct - 14:17

Chapitre 1: le temps d'un songe
=============================
Depuis le jour où Loki m'a guidée à travers mes rêves et mes cauchemars pour me sortir d'une situation épineuse, je n'avais plus passé une seule nuit paisible. Je m'étais habituée à parcourir des mondes étranges à travers le temps et l'espace, parcourir l'arbre d'Yggdrasill comme si c'était un terrain de jeu et me retrouver dans chaque moment important ou non de ma vie.

Oh, je savais bien que sans le pouvoir de Loki, il était peu probable que je parcours réellement les branches de l'arbre divin, mais dans mes songes, il demeurait là, inébranlable et puissant. Chaque feuille représentait un passage de la vie d'un être vivant sur ce monde, en m'approchant, je pouvais les voir, mais évidemment, seules les feuilles dont je pouvais avoir un quelconque souvenir m'apparaissaient. Des morceaux de vie de ma famille, des hommes de mon équipage ou d'autres connaissances, toujours est-il que chaque fois que je posais les yeux sur l'une de ces feuilles majestueuses, je n'étais pas loin.

Pourtant aujourd'hui, ça me semblait différent. L'arbre était... bizarre. Je marchais doucement sur l'une de ses branches, et contrairement à mon habitude, je portais ma robe de gardienne de Tyl. En général, j'étais toujours en tenue classique quand je me retrouvais ici, mais pas aujourd'hui. En m'approchant de l'une des feuilles, je pouvais voir un endroit où j'étais presque sure de n'être jamais allée, plissant les yeux, cela me semblait impossible puisque cet endroit devait être issu de mon imagination... C'est alors qu'une main griffue jaillit de la feuille, créant un portail dans l'espace temps qui me happa sans ménagement, et me jeta ensuite dans une herbe fraîche et humide. Je roulais pendant plusieurs mètres avant de me relever d'un bond, essuyant la rosée sur ma peau, je me retrouvais auprès d'un étang où la lune aurait du se refléter... en position de combat, je percevais une aura près de moi, plissant les yeux, j'intensifiais mon cosmos en signe d'avertissement


«Baisse ta garde, Sivir de Tyl. Je ne suis pas ton ennemi.»
«Facile à dire... montre toi!»
un homme s'avança, sur le coup, j'eus un hoquet de surprise, j'avais cru voir... Hermès. Le dieu des messagers. Mais l'homme s'avança davantage, certes, il lui ressemblait, mais ce n'était pas lui. Il me tendit cependant un étrange parchemin, il avait l'air serein, mais inquiet... contradictoire. Je regardais autour de moi, l'air était... pesant. Je levais les yeux au ciel, celui-ci était obscur, les nuages dégageaient une sorte de lueur pourpre rappelant les ténèbres nauséabondes des némésis, et en déroulant mon parchemin, je pus y lire une sorte d'ordre de mission... je ne reconnaissais pas la signature, comme si celui qui m'avait envoyé ce message ne souhaitait pas se faire connaître, mais au moment où j'allais poser la question, je me rendis compte que le messager avait disparu
«C'est quoi ce bordel?» je regardais autour de moi, il n'y avait rien. Rien qu'un silence macabre et une aura presque puante et une pression à donner la nausée. Pas un chant d'oiseau, pas un bruit dans les buissons.

Il faisait nuit, je commençais à contourner le lac jusqu'à entendre du bruit. Je me dirigeais vers les maisons, il y avait de la lumière, une sorte de petit village assez festif malgré le côté sinistre de la situation. En mettant ma main à une fenêtre, je voyais des gens boire et chanter, faire la fête comme si de rien n'était, mais autour de moi, je ressentais encore cette horrible pression comme s'il se tramait quelque chose... je regardais alors de nouveau le parchemin que l'on m'avait confié, pour lire la dernière phrase


«La nuit pleine de vie laisse place au jour des morts»


Battant des cils, j'entendis un craquement derrière moi, mais au moment de me retourner, je visu ne bête gigantesque me sauter dessus, toutes griffes dehors! J'avais à peine le temps de mettre mes mains devant moi qu'il me projeta contre le mur, le choc me fit perdre connaissance, la bête me traîna alors loin de là, sans que je ne comprenne ce qu'il m'arrivait.

Les premiers rayons du soleil me firent ouvrir les yeux, un mal de crâne de tous les diables, je ramenais ma main sur mon front

«Aïe...»
«Enfin debout...»
j'ouvrais les yeux avant de sursauter... cette armure d'un noir de jais, cette aura noire, oh bordel de merde!
«Putain de spectre!!»
«Du calme ma belle... j'suis pas là pour te chercher des noises. J'suis pas assez fou pour attaquer la seule âme capable de réparer ce merdier dans le coin...»
«Ce merdier?»
«Il fait jour, maintenant. Tu vas comprendre.»


Il me tendit un verre, à l'intérieur, ça semblait être du café, mais dès qu'il eut le dos tourné, je le jetais, pas envie de prendre de risque, je préférais ne rien avaler qui vienne de ce type. Pourtant, il avait eu largement l'occasion de me tuer, et je pouvais percevoir à son aura qu'il ne me voulait vraiment pas de mal... je m'avançais à côté avant de froncer du nez
«T'es au courant que tu pues le chien mouillé?»
«Pas étonnant, j'suis le spectre du loup garou, et cette nuit, j'ai du te porter sur mon dos quand tu pionçais... tu m'as fait suer!»
«Me port... sérieux, la bête?»
«Ouaip... désolé mais la nuit, j'suis pas aussi délicat que la journée!»
la bonne blague... en tout cas, le jour était levé et on s'approchait du village où j'avais été la veille. C'était pas plus mal que je n'ai rien dans l'estomac.


Dernière édition par Sivir le Mar 25 Oct - 14:27, édité 1 fois
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Sivir
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MessageSujet: Re: [Quête héroïque Sivir] - Rêve de gloire? [Terminée]   Lun 24 Oct - 15:49

Chapitre 2: Halloween?
==============================
Le jour des morts... sur l'instant, je n'avais pas compris le message qui m'avait été transmis. Je levais les yeux au ciel, le soleil ne semblait pas réussir à traverser l'épaisseur des nuages pourpres qui continuaient de surplomber l'endroit. D'ailleurs, un détail m'échappait... si j'étais en train de rêver, comment pouvais-je ainsi voir les jours et les nuits défiler? Depuis que Loki m'avait entraîné dans les méandres du monde de l'esprit, ça ne m'était jamais arrivé. En temps normal, je ne vois que des souvenirs rapides, des instants fugaces, hors là, j'avais l'impression d'être pleine et entière et de vivre quelque chose de concret.

Je m'arrêtais un instant de marcher, le spectre à côté de moi s'arrêta aussi, se tournant vers moi, son regard demeurait insondable

«Tu réfléchis trop.»
«La dernière fois que j'ai été prise au piège d'un rêve, je ne m'en suis sortie que grace à mon dieu.»
«Et bien... faut espérer que ton dieu te sauvera la mise cette fois encore. Tu en auras besoin.»
je regardais encore autour de moi, l'ambiance était lourde, j'avais mal à la poitrine, comme si le souffle me manquait. Pourtant, mon compagnon de route ne semblait pas en souffrir, je finissais par m'avancer, gardant toujours mes distances
«Je ne connais même pas ton nom.»
«Mortdetrouille»
«Je dis pas ça pour te faire flipper sale cabot!»
«Ah les femelles... Mortdetrouille! C'est mon nom!»
«Ben tiens...»
évidemment, je ne le croyais pas. C'était plutôt un surnom, du moins je supposais. Car même un loup garou ne pouvait pas avoir un nom aussi débile! J'essayais de lui tirer les vers du nez, j'essayais même de me concentrer pour fouiller dans son esprit à la recherche de son vrai nom, mais rien à faire. Soit je suis encore trop nulle à ce petit jeu, soit il sait bien fermer son esprit. Flute! C'est pas juste.

Bref, on était de retour au village où je m'étais trouvée la veille, sauf qu'on n'avait même pas encore approché l'une des mains que je fus obligée de mettre mon nez au creux de mon coude

«Bon sang! C'est quoi cette odeur??» Mortdetrouille avait également ramené un foulard sur son visage, en tant que loup-garou, il devait avoir l'odorat encore plus développé que le mien
«L'odeur de la mort, fillette...»
«Tu veux que la fillette te donne un coup de pied au cul? C'est Sivir!»
«M'en fous.»
connard! Je me tournais vers lui et je lui foutais vraiment un coup de pied au cul! Il sursauta sur le coup et se retourna, j'aurais juré avoir vu des crocs dans sa gueule au moment où il se jeta sur moi, il s'apprêtait à enserrer ma gorge pour m'étrangler, mais je le repoussais rapidement, j'étais plus petite, donc bien plus agile que lui qui n'était que force brute et je retournais sa force contre la sienne afin qu'il se retrouve par terre, le nez dans la boue! Il grogna, cracha, se retourna et me lança un regard plein de rage, j'étais en posture de combat et j'intensifiais mon cosmos, il écarquilla les yeux et avec une vitesse à laquelle je ne m'attendais pas, bondit sur moi et me plaqua au sol, une main sur ma bouche pour m'empêcher de l'insulter
«Chhhht! Fais taire ton cosmos bordel! T'as pas compris qu'on est en territoire ennemi?» je plissais les yeux, mais il devait y lire de l'incompréhension car il retira doucement sa main, comme pour s'assurer que je ne crierais pas, et comme par réflexe, je me mettais à chuchoter
«Mais de quoi tu parles bordel?»
«Sérieux, je croyais que Loki était un dieu malin... mais faut croire que ses sbires sont pas de son niveau...»
«Ouais ben moi on m'a toujours dit qu'Hadès était l'un des dieux les plus beaux qui soit, et on peut pas dire que..»
hmpf.. il colla de nouveau sa main sur ma bouche et mon regard lança des éclairs, mais il ne se laissait pas démonter. Il m’aplatissait de tout son poids, et bordel, il pesait bien son âne mort ce con!
«On est en territoire Némésis chérie... ça plaisante pas là!» mon cœur manqua un battement sur le coup, et il devait bien voir que cette fois, je ne plaisantais plus non plus. Les némésis.

Ces enfoirés qui ont tué Hermès et m'ont éloignée de mon dieu. Ces saloperies qui ont mis Asgard à feu et à sang... rien ni personne n'arrivait à leur cheville sur le plan de ma haine et de mon dégoût. Il retira une nouvelle fois sa main et se leva, me faisant signe de reprendre la marche. Étrangement cette fois, je me faisais silencieuse.

«Surtout, ne manifeste pas ton cosmos, quoi qu'il arrive.» j'approuvais d'un signe de tête. Je sais que les Némésis ressentent le cosmos et le traquent comme des chiens affamés, je m'en voulais de l'avoir utilisé contre le loup un peu plus tôt, mais visiblement pour l'heure, nous n'avions pas d'ennemis en vue. On arrivait au village, l'odeur putride de mort et de sang me vrillait les narines, un mélange de fer, de vomissures et autres saletés me donnait la nausée, le sol était couvert de poussière et par endroit, de sang.

Je poussais la porte de l'auberge que j'avais vue la veille, et je ramenais ma main sur ma bouche pour ne pas vomir mes tripes. Des cadavres jonchaient le sol, j'en reconnaissais certains, ils dansaient et chantaient cette nuit même...

«Cela fait plusieurs jours que c'est comme ça.» mon regard trahissait l'incompréhension, je me tournais vers lui, continuant de murmurer bien qu'il n'y ait guère âme qui vive par ici... un feu follet passa au loin, ce qui n'annonçait rien de bon
«C'est pas possible... cette nuit, ils chantaient et dansaient..»
«C'était la nuit. La nuit, la vie, le jour, la mort.»
le mots du parchemin me revenaient en mémoire, je regardais de nouveau l'horreur du spectacle devant moi, une main sur le cœur, l'autre sur ma bouche, j'avais toujours du mal à ne pas vomir
«Donc... si on revient ce soir, à la nuit tombée...»
«Ils seront de nouveau là à chanter et danser.»


Définitivement, je détestais les Némésis.

Mais Mortdetrouille voulait me conduire à un autre endroit. On quittait donc l'auberge de mort pour s'avancer plus en profondeur dans le village. L'odeur ne nous lâchait pas, brûlant nos poumons, donnant un goût acre et amer sur nos lèvres. Je contenais un hoquet de nausée, la main sur ma bouche, me fichant bien si l'autre se foutait de ma gueule. Mais non, même pour lui, le spectacle semblait dur à encaisser, il ne disait rien et essayait de fixer un point devant lui. C'était une bonne idée.
Sauf qu'on arrivait près d'une étrange maison, impossible de voir au travers des fenêtres, elles étaient d'un noir de charbon, mais on entendait un drôle de bruit à l'intérieur, comme un rouage

«C'est quoi ça? On dirait... un métier à tisser?»
«Finalement, t'es ptêt plus maligne que je le pensais...»
nouveau regard noir, mais il riait bien, au final, ça détendait un peu l'atmosphère. Il renifla alors puis se tourna vers moi, me désignant la cabane comme s'il voulait que j'analyse la situation.

Si l'on ne pouvait rien y voir, il fallait ressentir. L'odeur était moins putride ici, je pouvais presque respirer normalement... je me concentrais donc, cherchant à déceler les âmes présentes par ici... puis j'ouvrais les yeux pour me tourner vers le loup garou

«Trois âmes... mais je suis presque sure qu'il y en a une quatrième, mais elle est... cachée... comme enfouie sous terre.»
«Ah? J'avais pas senti la quatrième. Va falloir faire gaffe.»


Il me désigna la maison, il était temps d'entrer... je me demandais ce qu'il se trouvait derrière, mais ça ne semblait pas être des Némésis. L'aura était différente.
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MessageSujet: Re: [Quête héroïque Sivir] - Rêve de gloire? [Terminée]   Lun 24 Oct - 16:29

Chapitre 3: trois p'tits chats, trois p'tits chats... ou pas?
==================================
Depuis que j'avais rejoint les rangs de Loki, on pouvait dire que je m'étais toujours trouvée de drôles d'alliés. Les pirates pour commencer, banals humains sans cervelle, puis une marina cinglée moitié ourse, avant de me lier sincèrement d'amitié avec une sirène. J'avais vaguement croisé un ancien guerrier d'Odin même si on ne pouvait pas dire que le courant était passé entre nous, et j'avais également rencontré un chevalier d'or l'espace de quelques secondes, mais on ne pouvait pas vraiment dire que je m'en étais fait des alliés de ces deux là. À peine si je pourrais les reconnaître si je les croisais dans la rue.

Et maintenant, je me baladais sur l'avenue, le cœur ouvert, à l'inconnu.. ouais non je déraille! Bref, toujours est-il que j'avais carrément un putain de spectre comme garde du corps et que celui-ci puait le chien mouillé à trois kilomètres! Pitié que Loki me demande pas de m'en faire un vrai pote de celui la, je sentais qu'on allait s'écharper avant même de pouvoir retenir nos noms mutuels!
Mais là pour le moment, on peut dire au moins qu'on faisait une trêve, à défaut d'être copains comme cochons, on allait au moins se supporter sans s'entretuer. C'était mieux que rien.

Je détestais ses regards, l'air de celui qui sait tout et que moi je sais rien! Cette sensation qu'il me cache des choses sur la situation, l'endroit et les circonstances. Je devais taire mon cosmos, c'était la règle, mais la dernière fois que j'ai eu à lutter sans cosmos.. je préfère ne pas m'en souvenir. Serrant le poing, je finis par frapper à la porte de cette cabane au fond des bois, sinistre et sordide d'où se dégageait... absolument rien. C'était presque ça le plus flippant. Toutes les maisons autour puait la mort et la décomposition des cadavres, le sang séché et les rendus des estomacs des victimes agonisantes, mais cette maison ne sentait absolument rien. Pourtant, je décelais trois âmes à proximité, et une quatrième, plus sombre, plus enfouie, parfaitement dissimulée au point que seule une petite étincelle de son âme ne parvenait à me faire détecter sa présence.

Aucune réponse. Mortdetrouille leva les yeux au ciel, l'air de penser que j'étais trop conne de frapper à la porte. Je menaçais de lui en coller une, les dents serrées pour ne pas l'insulter de tous les noms, puis je finissais par mettre la main sur la poignée et j'ouvrais pour tomber nez à nez avec les femmes les plus laides que j'ai jamais eu l'occasion de voir.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La main toujours sur la poignée, je fixais le spectacle qui se déroulais sous mes yeux. Un étrange petit portail faisait sortir un fil que les trois femmes tissaient avec une minutie incroyable! L'une tissait, l'autre enroulait le fil et la dernière le coupait... elles ne s'étaient même pas tournées vers moi lorsque j'avais ouvert la porte, continuant inlassablement leur petit manège, sans se soucier de rien ni de personne...

Sur le coup, je ne comprenais absolument pas qui elles étaient, avant de remarquer quelque chose qui ne m'avait pas frappé au premier abord.

La maison n'était plus là.

Mortdetrouille et moi-même n'étions pas dans une cabane miteuse et sans odeur, mais dans une sorte de grotte gigantesque et tout autour des femmes, des milliers, voire des millions de fils s'accrochaient un peu partout! Comme des toiles d'araignées... impossible de savoir combien il y en avait, ils brillaient légèrement, parfois d'une couleur d'or, parfois d'argent, et parfois plus sombres que les ténèbres elles-mêmes.
Le spectre semblait angoissé, car derrière nous, la porte avait disparu. Difficile de savoir si nous pourrions ou non retourner dans cet étrange village, mais pour ma part, j'étais habituée au changement de plans lorsqu'on était dans un "rêve", aussi je savais que tôt ou tard, je trouverais mon chemin.


«Je crois que nous avons de la visite.»
- «Ces mortels, toujours aussi présomptueux»
- «Pourquoi viennent-ils nous déranger encore?»
- «Tant de vies à tisser, tant de fils à couper!»
mon cœur s'arrêta un instant, je regardais autour de moi, faisant enfin le lien entre l'endroit où nous nous trouvions et celles qui me faisaient face

«Vous êtes... les Parques, n'est-ce pas?»
«Évidemment jeune sotte, qui veux-tu que nous soyons?»
- «Quoi que moi je préfère les Moires... fichus romains et leur manie de changer les noms»
sur le coup, un frisson me parcourut l'échine, Mortdetrouille réalisa enfin où nous étions également, on n'osait pas bouger, il y avait des fils partout et nous pouvions en couper un sans le faire exprès, mettant ainsi fin à la vie d'un mortel... autant Mortdetrouille devait s'en foutre, en tant que spectre, ils ont pas la vie éternelle un truc comme ça? Mais moi? Si je coupe le propre fil de ma vie, sérieux quoi...

Aussi, je ne bougeais pas, mais les Parques semblaient agacées, en particulier celle qui coupait les fils... elles paraissaient nous ignorer, je me tournais vers Mortdetrouille qui ne semblait pas comprendre non plus ce qu'il se passait

«J'en ai assez, assez, assez! Pourquoi je dois couper encore ces mêmes fils tous les jours? Ce n'est pas normal! Quand je coupe, je coupe! Pourquoi le fil se reconstitue!»
- «Elle tisse, elle tisse trop, son pouvoir est grand, trop grand»
- «Aucun pouvoir n'est plus grand que moi! Zeus lui-même a peur de moi! Quand je coupe, je coupe! Et là j'ai trop coupé! J'en ai assez!»
- «Et bien coupe encore! Le fil finira bien par céder!»
- «Mais je coupe, je coupe encore! Oh que je coupe!»


Mais effectivement, elle venait de couper un fil, un flash m'apparut au moment où le ciseau trancha net le fil d'or, une jeune femme, un peu potelée, rousse, qui dansait hier soir au village... le fil était coupé et pourtant, il semblait se tordre sur lui-même et se reconstituait progressivement pour revenir vers le rouet afin que la première des sœurs recommence à tisser...

«VOUS! Qu'est-ce que vous voulez à la fin?»
- «Euh je.. écoutez, nous ne sommes pas là pour vous importuner, nous sommes là justement pour vous aider à régler votre petit problème de fil!»
les trois sœurs s'arrêtèrent et me regardèrent d'un air mauvais. Pendant ce temps, le fil continuait de se reconstituer, mais elles ne semblaient pas s'en préoccuper
«Régler le problème?»
- «Comment une fillette pourrait régler le problème?»
- «Celle qui tire les ficelles n'est pas ici»
- «Et pourtant elle est bien là»
- «Elle va et vient au fil du temps et de l'espace»
- «Mais semble déterminée à nous embêter!»
- «Et profite qu'on ne puisse pas bouger»
- «Pour encore et encore s'acharner!»
- «Vous ne pouvez pas bouger, moi si. Dites moi qui tisse ces fils pour vous obliger à les filer...»
- «Sombre idiote»
sérieux, elle a du pot de me faire flipper celle la
- «C'est la tisseuse voyons!»
«Mais encore?»
- «On ne prononce pas son nom»
- «Sinon elle va nous donner encore plus de fil à retordre!»
- «Mais si vous voulez vraiment l'embêter»
- «On ne va pas vous en empêcher!»
- «Mais si vous voulez qu'on vous laisse passer»
- «L'un de ces fils il vous faudra trancher!»
elles se mirent alors à rire, et un arc aussi sombre que la nuit se dessina devant moi. Je le prenais alors, je ne suis pas la plus douée au tir à l'arc, mais cela n'avait pas d'importance... je regardais les environs, et je me rendais compte que l'épaisseur des fils trahissait l'âge, aussi je me concentrais sur les fils les plus fins, les plus usés que je pouvais trouver. Je ne connaissais presque personne ayant passé la quarantaine, en visant ce genre de fil, je ne risquais donc pas de tuer l'une de mes connaissances.

J'en repérais un, si fin qu'on se demandait pourquoi il n'était pas déjà coupé. Je brandissais l'arc, ajustant la flèche comme je le pouvais, et je lâchais prise.
La flèche partit plus vite que je ne l'aurais cru, mais manqua le fil que je visais et en coupa un autre, un peu plus épais. Mon cœur manqua un battement alors que les Parques se mirent à rire à gorge déployée

«Ah ah ah! Elle me plaît!»
- «Elle a du cran, elle est rusée!»
- «Elle saura peut être l'affronter qui sait?»
je pestais contre moi-même, espérant n'avoir pas causé la perte d'une personnalité importante dans mon entourage, mais je jetais l'arc à terre et les trois sorcières se tournèrent vers moi d'un air amusé
«Tu as rempli ton contrat, nous allons remplir le nôtre»
- «Et si tu reviens victorieuse, tu auras peut être même un petit cadeau!»
- «Mais pour l'heure, tu vas devoir aller chercher la tisseuse...»
- «Mais prends garde de ne pas te retrouver à son menu!»


Elles éclatèrent de rire et un passage s'ouvrit dans le sol, des escaliers semblaient s'enfoncer dans les enfers eux-mêmes. Mortdetrouille me regarda un moment, l'air grave. Je prenais une profonde inspiration et je descendais les marches, cette fois-ci, une odeur semblait flotter, pas vraiment une odeur de mort comme dans l'auberge... mais ça n'annonçait rien de bon pour autant.
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MessageSujet: Re: [Quête héroïque Sivir] - Rêve de gloire? [Terminée]   Mar 25 Oct - 9:41

Chapitre 4: Vaut mieux pas être une mouche...
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Vous savez ce sentiment d'avoir une aiguille plantée à quelques centimètres de votre cœur et qui s'enfonce à chacun de vos pas? C'était à peu près ce que je ressentais excepté qu'il fallait remplacer l'aiguille par une lance bien acérée! J'avais tué quelqu'un. En soit, c'était pas tant le fait de tuer qui me posait problème, mais surtout de ne pas savoir qui. Tuer pour se défendre, tuer un connard qui a violé ou assassiné quelqu'un, tuer un monstre, ça passe. Tuer sur demande de Loki, même un être qui a l'air tout mignon tout gentil, c'est mon devoir. Mais là... c'était pas pareil, et j'aimais pas ça.

Mortdetrouille ne semblait pas inquiet de son côté, il s'en foutait même, et je le comprenais. Un spectre, ça ne craint pas la mort après tout. Je supposais que je ne m'étais pas tuée moi-même, le fil paraissait être celui d'une personne plus âgée, pas aussi vieille que je l'aurais voulu puisque je m'étais vautrée de fil, mais quand même... je croisais les doigts pour que ce ne soit pas l'une de mes connaissances ou une personne qui méritait vraiment de vivre.

L'avantage, c'est que les Parques m'avaient à la bonne désormais. Et ça, c'était vraiment une bonne chose, car s'il y avait des gens qu'il ne fallait pas se mettre à dos, c'était bien elles. Elles nous avaient ouvert la voie vers celle qui semblait être à l'origine des bouleversements dans le village aux abords du lac, celle qui tisse encore et encore la vie de ces pauvres gens pour les faire vivre la nuit et mourir à nouveau le jour, car tel est leur destin aux yeux des Parques. Ces gens là doivent mourir, c'est pourquoi elles coupent encore et encore leurs fils au matin, mais la tisseuse les reforme et elles doivent toujours recommencer. Pour des êtres divins comme elles, ça a de quoi agacer, et comme elles ne peuvent quitter leur poste, forcément, elles sont coincées.

L'escalier semblait s'enfoncer dans les Enfers eux-mêmes, Mortdetrouille semblait être dans son élément, bien que je le voyais renifler comme un chien affamé. Il flottait dans l'air une odeur âcre et nauséabonde, pas de mort, mais plutôt de viande avariée et de fruits pourris. Le long escalier de pierre descendait encore et encore, les parois étaient poisseuses, je suspectais du sang mais aussi d'autres fluides corporels dont je ne voulais pas connaître la provenance. Il faisait sombre, mais en bas, une lueur verdâtre nous attirait jusqu'à ce qu'on arrive dans une immense clairière et que j'écarquille les yeux d'horreur. Des toiles d'araignée partout - bon ça encore ça va - mais surtout, d'immenses cocons blancs et laiteux, de taille humaine abritant surement des proies encore vivantes si je me fiais à leurs mouvements!


«Oh oh...»
«On est dans l'antre de la bête. Au moins, elle semble avoir déjà de quoi manger.»
«Mouais...»
évidemment, on murmurait, histoire de ne pas alerter trop vite notre hôte! Je pouvais sentir sa présence, elle était là, quelque part, mais je ne la voyais pas. L'ensemble de la grotte dégageait une lueur verte venant de torches étranges au mur. Je me tournais de nouveau vers le loup garou pour voir s'il sentait quelque chose
«Ton flair te dit quoi?»
«Que ça pue grave.»
«Mais encore?»
«C'est pas un Némésis.»
«C'est quoi alors?»

«Juste celle qui va mettre un terme à votre vie!»


Je levais les yeux au ciel alors qu'une masse gigantesque tombait du plafond! Je ramenais mes mains devant moi, projetant une vague d'énergie qui me propulsa en arrière à toute vitesse et évitant ainsi la griffe de la bête qui avait cherché à me couper la tête! Mortdetrouille avait également esquivé l'attaque, ses sens de loups garous lui avaient sauvé la vie.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Source: Toxic Caress Arachne by Andantonius
Je me redressais rapidement, j'avais usé de mon cosmos pour créer ce souffle de vent, mais le spectre m'avait confirmé qu'elle n'était pas une Némésis, je pouvais donc en faire usage, et nous nous trouvions dans une autre dimension, loin du village et de l'ennemi qu'il avait senti alors... on pouvait se battre librement.

«Miam miam miam! Un peu de fraîcheur! Je vois que ces chères sorcières m'ont envoyé à manger? Espèrent-elles que je cesse de les embêter en échange d'un bon repas?» sur le coup, je me figeais... était-ce vraiment pour ça que les Parques nous ont envoyés là? Pour qu'on serve de repas? Au final, elles avaient tout à gagner en ouvrant le passage, soit on se faisait bouffer et l'araignée cessait de tisser, soit on la tue et le résultat est le même
«Qui sait?» je la regardais de haut en bas, elle portait une sorte d'armure noire, mais si elle n'était pas une Némésis, qu'était-elle? Je me tournais vers Mortdetrouille «Une copine à toi?»
«Non. Ce n'est pas une spectre.»
«Et puis quoi encore? Je ne sers aucun dieu ma chère! Je suis mon propre maître!»


Elle éclata d'un rire sinistre avant d'écarter les bras, un fil jaillit de son torse et se déploya pour former une immense toile, j'usais une nouvelle fois d'une lame de vent pour dévier la toile, Mortdetrouille par contre fut agrippé au niveau du bras
«Oh... j'aurais préféré commencer par toi, tu es plus petite, tu aurais fait un agréable amuse-gueule avant le gros pour plat principal... tant pis!»
«Tu sais ce qu'il te dit le gros, connasse?»
usant de son surplis qui était pourvu d'épaisses griffes, le loup trancha net les fils qui le retenaient, ce qui fit perdre l'équilibre à la femme qui se mit à rire de plus belle
«Ouh! Un peu de résistance!» plissant les yeux, je la regardais avec une certaine animosité alors qu'elle bondissait pour disparaître et se planquer quelque part au plafond. En me tournant vers le spectre, je pouvais voir des marques sur son surplis...
«Les fils qu'elle créé ne sont pas ordinaires»
«Nan, je crois qu'ils brûlent un peu!»
cracha t'il de manière ironique. Je levais les yeux au ciel, avant de prendre une profonde inspiration. Je marchais doucement, mes pas résonnaient malgré tout dans la caverne, mais je m'en fichais, j'étais sure qu'elle me voyait de toute manière. Je fixais le plafond, essayant de pister son aura. Elle était particulièrement facile à détecter en fait, dans cet endroit, je la ressentais clairement. Elle dégageait tant d'émotion, d'appétit, d'impatience aussi, que je voyais presque une alarme incendie clignoter au plafond.

«Bon, si tu ne veux pas descendre...» je me concentrais un peu, et traversant le temps et l'espace, les sandales d'Hermès vinrent se placer à mes chevilles, s'adaptant parfaitement à ma robe divine «c'est moi qui monte!» j'aurais pu voler aussi par moi-même, mais ça m'aurait demandé trop de cosmos, et je n'aurais pas pu attaquer en même temps, alors que là, une simple impulsion et je me projetais vers le plafond, pistant son aura carnassière en dressant mon poing pour la frapper de plein fouet, je l'encastrais carrément dans le plafond d'un coup de poing dans l'estomac, son regard exprimant la surprise avait de quoi me délecter au plus haut point!

«Que...» je souriais en l'attrapant par le cou, puis je la jetais au sol en pâture au loup qui profita de l'occasion pour se jeter sur elle. Si elle se retrouvait sur le dos, elle n'était pas pour autant vulnérable car au moment où le spectre bondissait sur elle, l'araignée recroquevilla ses pattes en protection devant elle et repoussa la bête alors que je redescendais en douceur pour poser pied à terre... Elle se redressa, son visage déformé par la rage et la surprise en me fixant avec une haine que j'avais rarement vue

«Espèce de misérable insecte volant! Tu sais ce que je fais des moustiques?»
Elle écarta de nouveau les bras et ses fils jaillirent de son torse, bien plus concentrés, bien plus nombreux que la première fois! Elle passait aux choses sérieuses cette fois et heureusement que j'avais les sandales d'Hermès, elles me déplacèrent rapidement sur le côté, mais l'un des fils m'effleura quand même et je ressentis une cuisante brûlure qui m'arracha une plainte de douleur, ce qui me valut par la déconcentration de me vautrer contre un mur plus loin.

Aïe... ça ne faisait pas du bien, mon épaule avait amorti le choc, mais je regardais mon bras où un épais sillon sanglant et rougeoyant était tracé là où le fil m'avait à peine effleuré. Elle profitait de mon choc pour se diriger ventre à terre vers moi, ce regard annonçant clairement qu'elle allait me bouffer sans prendre des pincettes!

«Manger manger manger!!!!»
«J'aime pas qu'on m'ignore»
il y eut un gros crac! Au moment où elle allait me sauter dessus, le loup avait bondi pour passer au-dessus de la bête et planta ses griffes dans son dos, tel Wolverine dans X-Men, j'avais presque mal pour elle sur le coup! Elle poussa un tel hurlement que j'en avais mal aux oreilles, mais il valait mieux que je profite de l'occasion pour l'achever.

Une épaule démise d'un côté, un bras lacéré mais en état de marche de l'autre, je n'avais pas beaucoup de possibilités. Malgré la brûlure, je tendais donc le bras et je concentrais mon cosmos afin de créer des fragments d'aigue-marine que je projetais sur l'araignée, celle-ci étant encore figée par la douleur provoquée par l'attaque du loup ne put l'éviter et les fragments se posèrent sur elle, rongeant progressivement son armure et détruisant peu à peu ses défenses

«Mon... mon armure saleté!!»
- «Désolée mais je ne suis pas comestible...»
Mortdetrouille retira ses griffes de son dos et vit le devant de l'armure de la bête se désagréger, de mon côté, je fonçais vers elle, puis je glissais pour passer en-dessous de son corps, elle tenta de me planter de ses pattes meurtrières, mais j'usais encore de fragments d'aigue-marine pour finir de fragiliser chaque partie de son armure... Le spectre de son côté profitait de l'occasion pour la marteler de coups, particulièrement puissants et destructeurs, achevant d'anéantir toute protection...

Il avait d'ailleurs frapper en priorité le buste, là où elle projetait ses fils, son surplis était sérieusement brûlé au niveau de ses poings, preuve que même sans qu'elle ne puisse les projeter, ils étaient tout aussi corrosifs, mais il semblait s'en moquer éperdument!
On pouvait dire que c'était un vrai carnage. Je m'étais pris bon nombre de coups de griffes malgré ma vitesse et les sandales d'Hermès, Mortdetrouille était brûlé en de nombreux endroits par les jets de fils que l'araignée s'était acharnée à cracher encore et encore, mais elle se retrouvait peu à peu pratiquement nue, sa peau blanche était couverte de profonds sillons causés par les coups de griffes du loup-garou, elle perdait beaucoup de sang, bien que je n'osais m'en approcher de peur qu'il soit empoisonné. Vu l'odeur qu'il s'en dégageait, ça ne m'étonnerait pas.

D'ailleurs, j'avais l'impression que j'avais la tête qui tournait, je ramenais une main sur mon front, les vapeurs de son sang étaient en train de me monter à la tête, et elle s'en rendait compte, car même si elle paraissait au bord de la mort, elle souriait

«Vous... ne pouvez pas... me tuer...» je me tournais vers Mortdetrouille, il semblait avoir le même problème que moi, c'est alors que je venais de penser à un truc, et je souriais d'un air amusé, moqueur même
«Que tu crois!»

Je prenais mon élan, mais au lieu de foncer sur elle, je retournais vers l'escalier, usant du pouvoir des sandales d'Hermès pour retourner auprès des Parques, puis je regardais l'ensemble des fils à la recherche d'un en particulier
«Son fil... où est le fil de la tisseuse? VITE!!» j'avais laissé le loup garou seul avec elle, malgré son état, le poison qui se dégageait de la grotte était suffisamment intense pour finir de le tuer. Hors, Aracnée ne pouvait être la seule responsable de ce qu'il se passait ici, le loup avait parlé d'un Némésis, et elle n'en était pas un...

Les Parques me regardaient d'un air sournois

«Désolées ma jolie»
- «Mais on n'a pas le droit de donner cette information aux mortels»
«Vous me faites chier!»
-«Oh oh oh!»
bon, si elles ne voulaient pas me dire ce que je cherchais, j'allais le chercher par moi-même! Je me concentrais encore, puisant dans le pouvoir que Loki m'avait prêté lors de la bataille d'Asgard et espérant qu'il m'en reste un peu... l'araignée était affaiblie, son fil était donc fin et vulnérable, elle dégageait du poison, et elle n'était pas vraiment humaine non plus... les yeux clos, je voyais les fils autour de moi, comme des traits de lumière de différentes couleurs. Plus je me concentrais et plus je percevais qui ils étaient.. mortels, guerriers, marinas, gardiens... certes, je ne pouvais différencier les êtres de ce monde des Némésis, mon pouvoir n'était pas suffisamment développé pour ça, les secondes s'écoulaient, j'observais encore et encore ces milliards de fils éparpillés partout, et puis l'odeur...

Cette odeur âcre de poison et de cadavre en décomposition. Je me tournais et je le voyais là, fin, prêt à être brisé... je m'en approchais rapidement et d'un geste vif, je le tranchais alors que la Parque aux ciseaux hurlait

«NAAAAN! On ne coupe pas mes fils!!»
«Vous m'aviez demandé d'en couper un toute à l'heure, maintenant c'est moi qui choisis!»
en bas, il y eut un cri étouffé, et puis un silence pesant. Les Parques regardaient leurs bobines, les fils cessaient de se reconstituer.
«Oh oh oh! Elle a réussi, elle a trouvé!»
- «Pas de doute, elle est très douée!»
- «Malheureusement, ce n'est pas encore terminé»
- «Mais qu'elle ne s'en fasse pas, on suivra sa destinée»
«La ferme, arrêtez de parler comme si j'étais pas là!»


Je grimaçais tout en retournant vers l'escalier, redescendant prudemment pour me retrouver à nouveau dans la grotte d'Aracnée. Les vapeurs de poison se dispersaient, mais Mortdetrouille était bien amoché. Il avait continué de la frapper encore et encore pour la réduire en bouillie, se retrouvant en contact permanent avec le poison. Je soupirais en m'avançant vers lui, attrapant son bras pour le passer par-dessus mes épaules, puis j'usais du pouvoir des sandales d'Hermès pour retourner à la surface. Les Parques nous regardaient passer, elles paraissaient toutes guillerettes à présent, mais comme elles l'avaient signalé, ce n'était pas terminé.

Une fois hors de leur maison, le temps semblait avoir repris son cours. Nous étions de retour dans le village des morts, il faisait encore jour, mais cette fois, ils ne se relèveraient pas la nuit. Nous devions malgré tout trouver la personne responsable de tout ce bordel, celle qui les avait tous tués, et qui maintenait ce cosmos puissant et néfaste en ces lieux. Le Némésis.
Je m'approchais du lac, plongeant mes mains dedans pour me les laver un peu et essayer de soigner certaines blessures, notamment les brûlures causées par les fils de l'araignée. J'étais dans un sale état, mais ça commençait à aller mieux. Je revenais vers le loup, encore inconscient et je pansais aussi ses blessures comme je le pouvais avec l'eau du lac.

Au moment où il ouvrait les yeux, j'étais en train de fixer un point au centre de l'étendue d'eau. Il y avait quelque chose là bas, je n'y avais pas fait attention jusqu'à présent, mais là, c'était clair et précis. Je me tournais vers mon allié de fortune, celui-ci semblait avoir senti également la présence...


«Le lac...»

Il se relevait péniblement, mais petit à petit, il retrouvait l'usage de ses forces. Le poison dissipé, il pouvait de nouveau lutter. Mais je craignais qu'Aracnée ne soit qu'une fillette à côté de l'ennemi qui nous attendait.  
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Sivir
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MessageSujet: Re: [Quête héroïque Sivir] - Rêve de gloire? [Terminée]   Mar 25 Oct - 14:26

Chapitre 5: la fin justifie les moyens
==================================
Le regard vers le lac, Mortdetrouille me rejoignait, l'air tout aussi songeur que moi. On avait une sale tronche, fallait le reconnaître, entre les brûlures des fils de l'araignée et son poison, on ressemblait davantage à des zombies qu'à des combattants.

«J'aime pas ça...»
«Moi non plus. On devrait peut être chercher un endroit où se reposer... au moins jusqu'à la nuit tombée»
«J'te rappelle que je suis pas à mon avantage quand il fait nuit.»
«Oui mais... rappelle toi. La nuit, la vie. Même si on a brisé le cycle de l'araignée en l'empêchant de ressusciter les gens, je pense que notre ennemi doit être plus puissant le jour lorsque la mort règne partout.»
«Pas con... d'ordinaire, les Némésis préfèrent les ténèbres pourtant»
«Ils aiment plonger la lumière dans les ténèbres, mais la nuit? Leur pouvoir sert à rien.»
«Ok. Ça vaut le coup d'essayer. On va aller pioncer en attendant la nuit alors»
j'approuvais d'un signe de tête, on tournait le dos au lac et on se dirigeait vers l'auberge. L'odeur de mort était toujours présente, les cadavres en décomposition jonchaient le sol, trempant dans le sang, le vomis et autres fluides. On grimpait à l'étage, l'odeur semblait s'atténuer et pour cause, ces gens étaient morts en journée, ils étaient hors de leur chambre.

On se séparait, chacun prenant une chambre, et je me tournais vers Mortdetrouille avec un regard méfiant

«Tu vas pas me bouffer en mode loup hein?»
«T'inquiètes, fillette! J't'ai pas bouffé hier, j'te boufferai pas cette nuit!»
«Appelle moi encore une fois fillette et t'auras plus assez de dents pour bouffer qui que ce soit!»
il éclata de rire et s'enferma dans une chambre, je faisais de même. Je déchirais un draps et je retirais ma robe divine pour finir de soigner mes blessures, créant un bandage de fortune pour mon bras, faisant rouler mon épaule pour la remettre correctement en place, puis une fois à peu près soignée, je m'allongeais, roulée en boule, les sens en alerte.

Ce furent les grognements et les grattements du loup qui me réveillèrent. En ouvrant les yeux, je le trouvais là, devant moi, limite à me mater de l'air de celui qui savoure son repas à l'avance! Je me redressais et le saphir à mon cou s'illumina pour laisser apparaître ma robe divine!

«Saleté de cabot! Tu m'as fichu la trouille!» il poussa un grognement qui ressemblait davantage à un rire débile qu'autre chose, je plissais des yeux d'un air mauvais avant de me lever. Une main sur le ventre, je réalisais que j'avais faim, mais il ne me serait pas possible de manger pour le moment.

On retournait vers le lac, sauf qu'un détail apparut sous notre nez, un détail qui n'était pas là cet après-midi... des traces de pas. Ou plutôt, des traces de sabot. Mortdetrouille commença à les renifler, puis gronda, se redressant sur ses pattes arrière, il regardait droit devant lui, les traces menaient bien au lac.

«Vu que tu peux pas causer, pour le moment, reste là.» je prenais une profonde inspiration, les sandales d'Hermès revinrent à mes chevilles, et je m'avançais vers le lac. Marchant sur l'eau, un pas après l'autre, les mains légèrement écartées et dirigées vers la surface comme si je cherchais un appui, je fixais un point au centre, suivant les empreintes de lumière éclairées par la lune. Puis je vis un truc étrange dans l'eau, on aurait dit un bout de verre, je me penchais doucement pour le prendre et le tirer de là, mais ce n'était pas du verre...

«Un éclat de miroir?» derrière moi, Mortdetrouille s'agitait, il hurlait, grognait, et en me retournant, je vis qu'à l'endroit où se trouvait le miroir juste avant, des ondes se dessinaient dans l'eau et la pointe d'une faux commençait à en sortir! J'eus à peine le temps de bondir en arrière, aidée des sandales d'Hermès pour aller plus loin et me mettre hors de portée... je rangeais rapidement l'éclat du miroir dans ma ceinture, revenant à toute vitesse au bord de l'eau pour ne pas être en terrain inconnu...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Source: Centaur by ArtistMEF
La bête qui sortit de là était tout simplement immonde! J'arrivais même pas à savoir à quoi c'était censé ressembler? Une sorte de cheval bizarre avec des cornes, mais sans véritable tête, et pourtant, il paraissait me fixer avec intensité. Ses sabots dégageaient une drôle de lumière, et il tenait une faux qui devait surement pouvoir couper en deux une forêt entière!

«C'est quoi cette horreur!» Mortdetrouille bondit devant moi et se plaça d'abord entre la chose et moi, puis il plongea son regard dans le mien, il semblait se concentrer et il me fallut quelques secondes pour comprendre qu'il cherchait à me parler... mais je ne pouvais pas encore lire dans les pensées, et ses émotions étaient trop tournées sur la rage et la colère pour que je comprenne... mais finalement, j'avais fini par comprendre...

«Le Némésis... c'est lui?» il hocha de la tête. Quelle poisse! On ne pouvait donc pas utiliser notre cosmos face à lui... je ne disposais donc que des sandales d'Hermès qui me permettaient de me déplacer librement, et d'un loup garou de compagnie qui semblait avoir grand faim. Au final, la bête allait surement être un bien meilleur allié que je ne le pensais, mais encore fallait-il attirer cette créature jusqu'à la berge! Car le loup, lui, il peut pas marcher sur l'eau!

C'te poisse... ah oui déjà dit. Bref. Je m'élevais donc à l'aide des sandales et je commençais à tourner autour du centaure, à la manière d'un insecte agaçant, je me mettais suffisamment hors de portée pour qu'il ne puisse m'atteindre avec sa faux - bien que je suspectais les ondes provoquées par ses mouvements, capables de me blesser tout autant que la lame elle-même - mais assez près pour l'agacer! De son côté, Mortdetrouille grognait, crachait, bondissait de gauche à droite sur la berge, la bave aux lèvres, transpirant la frustration de ne pas pouvoir prendre part au combat


«Bordel! Si tu veux vraiment te battre, viens là sale con!»
«Ne me sous-estime pas, femelle!!»
OH PUTAIN CE TRUC PARLE!!! Mais comment il fait? Il a pas de bouche! Sur le coup de la surprise, j'avais perdu l'équilibre et je me retrouvais à l'eau, suffisamment loin de lui pour ne pas qu'il puisse m'attaquer, mais trop proche pour lui échapper. Il se mit à galoper sur l'eau, laissant des traces de lumière à la surface, et je dus puiser dans mon cosmos pour sortir rapidement, les ailes me propulsaient en l'air, et si j'échappais de justesse à la faux, l'onde qu'elle projeta m'attrapa de plein fouet et me projeta plus loin sur la berge...

Le souffle coupé, une main sur le ventre, je n'avais pas la moindre blessure mais... j'étais vidée.

«Que... qu'est-ce qu'il s'est passé?» le centaure s'approchait, lentement mais surement, il n'avait pas d'yeux, pas de nez, pas de bouche, je ne parvenais pas à sentir son âme, comme s'il en était dépourvu, il ramena sa faux sur son épaule, et le ton de sa voix laissant entendre sa supériorité et son envie de rire de la situation

«Laisse moi me nourrir de ton cosmos...» mon cosmos? C'était ça que ça m'avait fait? Cette saleté avait absorbé mon cosmos? Il leva sa faux, prêt à l'abattre sur moi au moment où Mortdetrouille bondit, se jetant carrément au cou de mon ennemi, plantant ses crocs dans sa chair, provoquant un horrible hurlement gutturale de la part de la bête qui recula, prise au dépourvu mais sans pour autant lâcher sa faux. Le centaure fouetta l'air de son arme, cherchant à atteindre le spectre, mais il disposait d'une agilité impressionnante sous cette forme, mais j'étais obligée de reculer le plus possible pour ne pas me mettre à portée de son arme et perdre davantage encore de cosmos...

Je roulais sur le côté, me relevant péniblement, je grimaçais en me sentant aussi faible. Je ne savais pas trop la quantité de cosmos qu'il avait osé me prendre, mais c'était suffisant pour me foutre dans une colère noire, et si j'aurais du taire mon cosmos, la rage et la frustration me forçaient à l'intensifier.
Mortdetrouille était en train de lutter comme un diable avec la bête, leurs corps s'enchevêtraient et je ne parvenais presque pas à distinguer l'un de l'autre, il fallait que je détourne leur attention... fermant les yeux, je continuais d'intensifier mon cosmos, au point que la faux du centaure se mettait à briller, captivée, affamée, assoiffée, impatiente et troublée de ce festin qui lui échappait, on aurait dit que l'arme elle-même avait une conscience propre et qu'elle luttait contre son maître pour venir m'attaquer, son maître qui était aux prises avec le loup et ne parvenait pas à s'en dépêtrer... puis il y eut un coup de sabot et je vis Mortdetrouille voler dans l'eau, j'en profitais donc et je fonçais sur la bête, ma main bloqua juste à temps la faux qui s'abattait sur moi, l'autre se porta sur sa gorge


«Privation des sens...» une aura noire m'entourait avant d'entourer la bête, celle-ci chercha à se débattre, sa faux brillait et je la sentais qui parvenait à absorber mon cosmos malgré la distance, je grimaçais mais continuais quoi qu'il arrive, je pouvais sentir les forces de la créature qui l'abandonnaient, la vue... l'ouïe.. le toucher.. elle lâcha sa faux qui tomba à terre, ne pouvant plus rien ressentir, elle ne réussissait pas à la tenir... puis elle me donna à moi aussi un coup de sabot et je volais au loin.

Plus de force.. la faux avait absorbé pratiquement toute mon énergie. Je devais avoir plusieurs côtes cassées, et sans mon cosmos pour accélérer la régénération, je ne donnais pas cher de ma peau. Couchée dans l'herbe, je fixais le ciel, ce ciel encore si sombre, noir, violet, gris, difficile à dire, mais pas une once de bleu. Les nuages blancs et cotonneux d'Asgard me manquaient d'un coup.
J'entendais du bruit, je tournais la tête pour voir que Mortdetrouille était sorti de l'eau et profitait de la faiblesse du Némésis pour le massacrer. La faux était toujours à terre, ce qui rendait la créature d'autant plus vulnérable, mais pas pour autant inoffensive. Certes, privée de la vue et du toucher, elle était maladroite, ses coups manquaient de précision, mais le loup était blessé aussi par les récents coups de sabot et ne semblait pas de taille.

Je posais mes yeux sur la faux, puis je forçais sur mes bras pour me relever, usant encore des sandales d'Hermès pour me déplacer. Décidément, je n'aurais jamais réussi cette aventure sans elles. Le combat faisait rage, du sang et de la bave giclaient de partout, les cris étaient insupportables, douleur, colère, frustration, rage, tout y passait et pourtant, je n'entendais presque plus rien. Sans mon cosmos, je me sentais plus fragile qu'une enfant et j'avais horreur de ça. Dans un ultime effort, je me saisissais de la faux, celle-ci semblait essayer encore d'absorber mon cosmos, mais je n'en avais plus assez pour l'intéresser, et c'est alors qu'elle trouva une nouvelle source...

Le Némésis.


«MORTDETROUILLE!! DÉGAGE!» les deux se tournèrent vers moi au même moment, le loup comprit alors et prit une impulsion sur le corps du centaure et bondit en arrière pour plonger dans l'eau, moi, je tournais sur moi-même pour prendre mon élan et ainsi élancer la faux pour trancher la bête en deux dans le sens de la hauteur... il n'y eut même pas un cri, tout s'était passé trop vite.

Un silence pesant s'installait, le corps du Némésis semblait se décomposer et tomber en poussière, sa faux suivait le même chemin, mais étrangement, des éclats de lumière en sortaient et venaient vers moi, me rendant progressivement l'énergie volée. Le ciel se dégageait, laissant apparaître la lune et les étoiles dans leur grande pureté. À genoux, malgré le retour de mon cosmos, je me sentais de nouveau épuisée. Je fixais ce ciel comme si c'était la dernière fois que je pouvais le voir, puis je regardais le lac devant moi, il brillait d'une douce lueur délicate, comme s'il était en paix... mais vide.


«Mortdetrouille?» je regardais à gauche, à droite, mais aucune trace du spectre. Je me relevais difficilement, le corps du Némésis avait totalement disparu, et je me mettais à marcher vers le village où il y avait de la lumière.

C'est pas vrai!! Je croyais que j'avais achevé cette foutue tisseuse!

Sauf que cette fois, l'ambiance était différente. Il n'y avait pas de fête particulière, pas d'effluves de lumière et de musique, cela ressemblait beaucoup plus à une soirée normale dans un village. Les gens semblaient simplement rentrer chez eux pour aller dormir. Dans les chaumières, des familles au coin du feu, et d'autres étaient déjà endormis. Puis je voyais la maison des Parques.

Je m'y avançais doucement, prudemment, cette fois, j'étais seule, et je ne comprenais pas pourquoi. En poussant la porte, je trouvais les trois sorcières, particulièrement guillerettes qui me regardèrent avec enthousiasme

«Oh mais qui voilà!»
- «C'est qu'elle s'en est sortie!»
- «Mais elle ne comprend pas»
- «Ce qu'il se passe ici!»
elles se mirent à rire, je baissais les yeux sur leur travail, les fils ne se reconstituaient pas. Les sorcières se mirent à rire, puis un petit coffre apparut devant moi
- «Non non, la tisseuse n'est plus»
- «Mais les habitants de ces lieux sont bien là!»
- «Couper ces fils n'a jamais été prévu»
- «C'est Nyx qui avait fait ce coup bas!»
«Nyx? C'est le nom de la tisseuse?»
«Gnihihihih! Pauvre sotte!»
- «Nyx vient de l'autre monde!»
- «Nous qui pensions que tu n'étais pas idiote»
«Le Némésis...»


Elles se mirent à rire de nouveau. Je regardais alors le coffre, d'un air un poil méfiant
«Qu'est-ce que c'est?»
- «Un petit cadeau»
- «Tu nous as aidées à retrouver notre sérénité»
- «Alors nous t'aidons aussi»


C'était chelou comment des fois elles parlaient par rimes et d'autres pas... je prenais alors le coffret, puis je l'ouvrais. À l'intérieur, un drôle de collier en forme d'œil, celui-ci s'ouvrit, il y eut une lumière éblouissante, et puis...

Je me réveillais.

Une main sur le crâne, je grimaçais en me redressant, j'avais mal partout, comme si je venais de combattre pendant des heures et des heures. À coté de moi, un message. J'ignorais si le collier se trouvait bel et bien dans ma chambre et si je ne l'avais pas rêvé, tout comme le fragment de miroir qui devait être encore à ma ceinture, je ne m'intéressais qu'à ce papier. Je le prenais et je l'ouvrais doucement, un message qui avait été déposé pendant la nuit.



Dame Sivir de Freiga

Je suis au regret de vous annoncer que votre père nous a quitté. Nous ignorons encore les circonstances de sa mort, il s'est endormi et ne s'est pas réveillé.

Toutes mes condoléances



Je fixais un point dans le vide. Je n'arrivais pas à savoir si j'étais affectée ou non par la nouvelle, je laissais tomber le message par terre, puis je retournais me coucher. Sans le savoir, la vision d'une flèche tranchant net un fil me revenait en mémoire, un sourire étira légèrement mes lèvres, et je me rendormais.


THE END


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