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 Que fonde la glace [Hagën]

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Enma
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MessageSujet: Que fonde la glace [Hagën]   Mer 1 Mar - 18:54

Une ombre dans les Enfers. Enma errait tel un fantôme. L’intervention de Thanatos lui avait tout simplement glacé le sang. Autant Hypnos faisait dans la fausse délicatesse qui ne manquait pas de perversion, autant son frère était violent, froid et cruel. Jamais une telle ombre ne s’était abattue sur elle. Celle d’Hadès peut-être, mais sa noirceur était à ses yeux chaleureuse et même paternelle. Sans hésiter, Thanatos l’avait expressément envoyée au front. Sa vie ou sa mort lui étaient égales, du moment qu’elle obéissait. Il attendait d’elle une violence inouïe, y compris envers ses frères d’armes qui soutenaient encore ouvertement Hadès. Ils l’avaient forcée. Elle avait obéi. Elle avait tué en demandant pardon à ses victimes. Pour se protéger. Pour dissiper les doutes sur sa véritable allégeance. Elle serait de ceux qui contribuerait à leur chute, c’était une certitude. Après le récit sur les Némésis, elle avait même hésité à mener ces féroces combattants en Enfer lutter contre les deux Frères. Mais c’était également mettre en danger le véritable Roi. Ces Némésis avaient la position d’ennemis communs aux traîtres et au seigneur Hadès. Dans tous les cas, il était sans doute mieux de les éliminer.

Enma reprit une posture un peu plus humaine, plus sûre. Ses yeux avaient recouvré leur éclat fier et vif. Une noirceur planait encore sur son visage harmonieux. L’enquête se déroulerait à Alexandrie, avait ordonné le faux prince. Un frisson parcourut son échine à la simple pensée de la présence terrifiante de ce dieu. Elle s’arrêta, se sentant comme suivi. Un regard furtif par-dessus son épaule. Personne. Ce salaud avait réussi à susciter en elle une crainte inédite. Sa colère n’en fut que plus grande. Elle grogna et contempla son Surplis. Le sang défraîchi des Spectres morts de sa main avaient entièrement changé sa couleur noire initiale. Il fallait effacer ces traces honteuses. A chaque passage de ses mains pour enlever cette couche rouge foncé, elle se souvenait de chaque victime, de chaque hurlement. Elle avait égorgé comme un goret celui qui avait osé la traiter de traîtresse. Ce n’était pas elle la traîtresse. La fureur envahit ses mouvement. Ses sclères se noircirent. Son cosmos formait une masse nuageuse autour d’elle. Si seulement elle avait le pouvoir d’anéantir le Duo impossible qui l’asservissait !

Un éclair de lucidité parcourut ses pensées. Elle devait se calmer. Tant d’animosité attirerait sans doute quelque curiosité malsaine et punitive. A  moins qu’ils ne crurent qu’elle tuait un « rebelle » avec passion. Elle inspira profondément et rouvrit ses yeux, redevenus normaux. Le nuage noir s’évapora. Son esprit redevint plus clair. Alexandrie et les guerriers de Poséidon, tels étaient ses objectifs. Contrairement à Thanatos, Enma faisait dans la finesse. Elle ne comptait pas attirer l’attention sur elle. Son Surplis se détacha, un kimono noir, ajusté et riche le remplaça, surplombé par une lourd veste. Elle savait nouer les obis et ajuster sa tenue mieux que personne. Elle redevenait en quelque sorte la Natsumi vivante qu’elle fut autrefois. Une habitude masculine conservée d’antan et inattendue de la part d’un Spectre la prit de nouveau. Une bouteille de saké, deux petits bols. Elle était une noble femme après tout. Et les affreux voleurs de Royaume pouvaient bien attendre. Ainsi parée, elle rappela son Surplis qui la suivit et se cacha son sa veste, comme si son cosmos l’avait assimilé dans l’ombre. Il était temps de quitter les lieux, en cette fin d’après-midi. Direction…

« Alexandrie. »

Fabuleuse ville égyptienne, symbole du savoir, elle était un joyau de l’Antiquité. Les temps avaient bien changé, et la modernité décontenançait cette Japonaise d’une autre ère. Elle prit soin d’éviter les zones peuplées, elle n’était pas une brute sanguinaire comme l’étaient beaucoup de ses frères d’armes. Elle savait savourer les beautés de la nature. Le port attira sa curiosité ; il semblait idéal pour savourer la vue du crépuscule. Il était étrangement vide. Pas une âme n’y rôdait. Le marché aux poissons était fermé. Méfiante, elle s’avança. Ce lieu était mystique. Il était tacheté de cosmos. Nul doute que des Guerriers de la Mer devaient veiller avec attention sur ce lieu. Mais étaient-ils seulement encore en vie ? Elle leva une main délicate, chargée de cosmos ébène, ombre froide qui se propageait dans les alentours. Il appelait ceux qui étaient Eveillés. Aucun retour. Le vide absolu. Les sourcils fins d’Enma se froncèrent un moment alors que son énergie revint à elle. Sans un mot, sans une pensée, elle s’engagea vers les quais bordant la plage et sauta agilement pour les descendre, retombant sur ses jambes telle un chat. Elle retira ses sandales de paille, savourant le sable humide et frais sous la plante de ses pieds. Elle avançait lentement, cherchant ça et là l’endroit idéal où elle pourrait profiter du coucher de soleil. L’endroit idéal lui apparut, elle forma une surface de sable régulière et aplatie pour y déposer la bouteille et les coupes. Elle s’agenouilla en seiza, face à l’horizon, et contemplait la fin de journée, écartant le tissu au niveau des cuisses et du décolleté parce qu'elle avait chaud.

Enma se reprit à penser à la situation tendue des Enfers. Elle se crispa un instant et se servit frénétiquement une portion de saké. Elle l’avala goulûment et inspira en savourant les vapeurs alcoolisées. Elle ferma les yeux et  s’immobilisa de longues minutes. Le bruit des vagues et l’air marin l’apaisaient. Ils lui rappelaient la douceur de son enfance passée sur une île. Elle se sentait fusionner avec ce bord de mer, attentive à toutes les matières qui le composait. Le sable, l’eau, l’air, le bois, la pierre et l’être humain. Ses yeux clos s’entrouvrirent. Elle n’était pas seule. Avait-tout répondu à son appel ? Tout naturellement, elle remplit les deux coupes d’alcool et les posa avec soin sur le sable tassé. C’était une invitation formulée sans aucun mot. Ami ou ennemi, elle le saurait vite. Son cosmos était de toute façon prêt à faire jaillir l’iaï faucheur d’âmes.
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Hagën
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Mer 1 Mar - 21:30

Que s'était-il passé? Le cerveau encore retourné suite à son combat, le chevalier passe une main ganté de métal le long de sa crinière épaisse et sale, il ferme ses iris blonds en poussant un soupir si profond que son âme en est transportée. Son corps ne bouge plus et sa respiration se fait difficile, tout autant que ne l'est ses souvenirs, aussi récents qu'improbables.
Il revit ces derniers instants où il saute dans la bataille, rejoignant de ce fait d'anciens ennemis, Marinas et pas des moindres, mais également des gardiens partisans du Félon Loki. Cape pourpre au vent, les muscles de ses jambes s'étaient préparés à accuser le choc alors qu'il sautait du haut d'une falaise surplombant le domaine de Polaris, afin d'accorder un coups titanesque à la puissance démesurée vers la déesse Némésis.

Il était arrivé à point et grand homme et chevalier qu'il était, Hagën de Merak ne laissait pas le temps à la Déesse noire de répliquer ou parer sa première attaque qu'il succédait déjà sa première d'un second poing flamboyant.
chevalier au coeur noble, jamais Hagën n'aurait porté la main sur une femme, surtout pas une déesse, cependant les Némésis n'étaient pas considérés comme des humains, bordés de vices aux psychoses divers et variées. Et puis, son continent, son pays entier était sous le joug de cette reine noire, il n'était pas le seul à devoir faire preuve de vaillance et de témérité lors de ce combat cataclysmique.
Alors il avait su, avant même de laisser place à sa colère, qu'il n'y aurait aucune place pour l'hésitation et le répit, même si cela devait lui coûter la vie.

Il n'était pas le seul, il se souvient des guerriers qui l'avait accompagné mais également de la divinité qu'était Poséidon avant que la reine noire n'utilise son épée, forte de puissance et de mythe, pour aspirer son âme et utiliser le comsos de l'empereur des océans contre eux.
Que peuvent faire de simple chevaliers contre les dieux, aussi puissants puissent-ils être?
Hagën avait beau avoir usé de toutes ses capacités, utilisant le feu ardent de sa god robe en puisant dans les réserves glacées de son coeur d'acier afin de repousser les attaques des divins, rien ne fut efficace. Tel les cendres d'un brasier, son cosmos fut balayé d'Asgard tout autant que son corps par une attaque: Un Tsunami. La terre avait tremblée, les roches et les falaises avaient subit cette érosion et la brutalité des éboulements lui avait arraché les tympans.

Il se souvient d'avoir vu Poséidon chuter en invoquant ce cataclysme, mais également Le rire, saugrenue, perpétuel et victorieux de la déesse du malin. Impuissant face à la situation, Le porteur de Sleipgnir n'avait eut le temps de se retourner pour voir les autres héros aussi désemparés que lui affronter ce déluge, d'une pluie glacée s'abattant telle un milliers de lances sur eux puis... le chaos.

Des trombes d'eaux vous emportant vers les nimbes et les abysses les plus profonds des océans, vous asphyxiant, broyant votre corps, vos poumons, brûlant votre corps, votre peau. Puis, à force d'être arraché et brutalisé de chaque coté, la paix, le calme et enfin, la petite mort.
Jusqu'à ce que l'on s'échoue plusieurs kilomètres plus loin sur une plage au sable bouillonnant, plus mort de vif, épuisé et inconscient du temps qui s'était écoulé entre ce combat et les premières ombres qui s'affaissent autours de vous.

Il se rappel avoir craché un crabe, peut être deux où trois requins, une baleine et surtout, ses poumons asséchés par le sel de la mer. Ses cheveux blond à l'origine impeccable s'étaient mêlés aux algues mais également à sa sueur. Quand il rouvrit les yeux, il n'était pas seul et on l'avait recueillit à Esna, fief du divin Hermès, situé à quelques lieux d'Alexandrie.
Il fallait savoir que Hermès était en soit la première divinité tombée au combat contre Athéna Némésis, mais également le dieu responsable et bienfaiteur de cette compagnie de trois camps, fervent défenseurs d'Asgard. Si les chances pour que Loki et Poséidon ait pu s'allier un jour, étaient minces, cela a pu être possible grâce à la déité voyageuse.

Aussi Hagën ne su quoi dire tant sa position était tendue à l'incompréhension, lui qui ne croyait jamais aux miracles, il venait d'en vivre l'une d'elles et même si Esna et Alexandrie étaient en deuil de leur dieu, il pouvait encore sentir la présence, institutionnelle et instinctive du maître des lieux.
Trois semaines de comas à régurgiter toute une mer à lui seul, finalement bien qu'amaigrit par cette expérience chaotique, il prit son courage à deux mains et sillonna la plage le lendemain.
Encore fatigué et dans un état déplorable, c'est ici, ses yeux aux lueurs glacées d'un ciel d'hiver, ses bottes d'argent et pourpre, couleur parfaite de la robe de Sleipnir, qu'il observait, las, l'océan étincelante en direction du Nord, vers la grande ours.

Il avait passé l'après-midi à prendre un repas copieux certes mais à s'entraîner de nouveau d'arrache-pied: Ce n'est pas en acceptant la fatalité que l'on devient chevalier! Il avait encore de nombreuses causes à défendre et Asgard à sauver, lui qui était si noble dans ses quêtes à sauver la veuve et l'orphelin, Asgard était maintenant la prochaine princesse qu'il allait devoir sauver et protéger. Le poing serré, il se le promit à lui mais également à son étoile de Merak, avant de repartir le long de la plage à la recherche d'épaves, de débris où d'indices sur peut-être d'autres combattants qui auraient survécus au Tsunami.

La plage était vaste, si vaste qu'il y passa la nuit et le petit matin, parfois ses sens à l'affut, il trouvait un cadavre, qu'il monta à la cité divine jusqu'à ce qu'il tombe sur une guerrière, une amie qu'il avait aidé et qu'il aurait défendu même au péril de sa vie... si le Tsunami n'avait pas eu raison d'elle. Alors il arracha sa cape pourpre d'un geste brutale pour porter délicatement et tendrement le corps sans vie au bout de ses bras musclés et lui-même apporter les rites et les prières mérités pour cette enfant de la mer.
Les bras croisés, il ne prit pas le temps de se reposer qu'il poursuivait chaque minutes et chaque heure la même tache, peu lui importait le temps qu'il y passait, il espérait de nouveau recevoir un signe, un miracle de la part des divins afin de pouvoir reprendre Asgard.

Le signe qu'il attendu, il le perçut le même jour où il avait embaumé le corps de son ami, sous la forme d'un cosmos qu'il ne connaissait pas et qu'il n'avait pas envie de connaître tant l'ombre et chaos, bien que subtile, composait l'énergie cosmique.
Voulant être sur qu'il ne s'agisse pas d'un ennemi, il attendu de longues heures et minutes durant lesquelles il pu constater que l'appel n'avait pas été renouvelé.
Sage décision, un Némésis aurait tout fait pour se faire connaître et reconnaître, soupirant en faisant gonfler son poitrail, il décroisa ses bras et engagea une longue marche jusqu'en Alexandrie.

Longue, peut être celle-ci lui prit entre quarante minutes et une heure quand il vit au loin la silhouette d'une jeune femme dans un assortiment de soies quelque peu originale. N'ayant jamais connu la vie ni le dialecte japonnais et des Samouraïs, notre Ase conserva tout d'abord ses distances, approchant jusqu'à respecter une distance d'approximativement vingt mètres entre la demoiselle et lui-même.
Méfiant, il laissait transparaître de lui une attitude froide, glacée si éloignée et distante qu'il en fut lui-même surprit dans un premier temps. Il était un chevalier, un Ase au service d'Odin la noblesse, le respect et la galanterie auraient du faire partie de ses principes les plus basique.
Il serra les dents, ce l'était, autrefois.
Puis avec calme, bien que la tempête de la colère s'élevait à chaque instant dans le timbre de sa voix, il raya d'une voix profonde et caverneuse un:
" - Bonjour"

Qui lui écorcha à moitié la gueule quand il prononça ce premier mot, semblant faire un effort surhumain pour accorder un minimum de politesse, il poursuivit sur un même ton bourru, blasé et blessé:
" - Ce cosmos, c'était le tiens n'est-ce pas. Qui sers-tu?"

Fronçant les sourcils il serra ses poings si férocement que le métal de Sleipnir grinça, laissant s'échapper comme une plainte, un couinement désagréable à ses oreilles qui furent violentée ces derniers jours.
L'Ase était toujours debout, toisant du haut de ses deux mètres la jeune femme assise sur le sable mordoré de la plage d'Alexandrie, sa bouteille et son verre à la substance inquiétante en main. Finalement Hagën croisa ses bras sur son torse avant d'essayer de se déraidir un peu, même s'il savait qu'il n'avait pas fait une forte impression, il se doutait bien que son approche ne serait pas appréciée, ou que trop peu.
Il n'éprouvait pas le besoin ni l'envie de faire mieux, faute à une grande fatigue et un ras-le-bol sans doute, de rester planter là, sur une plage Orientale alors que sa mère patrie avait besoin de lui. L'impuissance le rendait fou et l'incompréhension aveuglait notre étalon nordique de colère.
" - Hagën de Merak, Je viens d'Asgard, puis-je savoir pourquoi tu as lancé cet appel? C'est bien imprudent de ta part d'avoir fait cela. J'espère que tu as une bonne raison."
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Enma
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Mer 1 Mar - 23:50

Le saké était servi. Enma attendait patiemment, humblement, à genoux, que son hôte de plage la rejoignît. Sa présence était palpable au loin. Elle était à la fois glacée telle un blizzard nordique, mais également brûlante comme un volcan. Etrange mélange complémentaire. Ses yeux olive s'étaient clos. Calme et sérénité se dégageaient d'elle. Elle n'avait pas d'intention malveillante, même si la coutume des Enfers voulait une élimination systématique des ennemis, mais Enma n'était pas de cette espèce-là. Et puis… Toute compagnie était meilleure que celle des Jumeaux. Non, elle ne devait pas repenser à eux. Heureusement, la voix caverneuse de son hôte la tira de ses pensées. Etait-il seulement possible de rester de marbre ? Les paupières de la Spectre s'entrouvrirent. De biais, elle le scruta. Son apparence la fit réagir, si bien que ses yeux s'ouvrirent entièrement sans qu'elle ne le contrôlât. Son visage restait stoïque alors qu'elle scrutait cet humain maigre, marqué par les combats. La rudesse de la vie venait de le frapper. Elle se rappela de son propre passé, le jour où elle perdit tout. Le visage de la souffrance. Cette distance et cette méfiance envers chaque rencontre. Être sur ses gardes constamment. Maugréer et ne plus parler. Malgré son attitude qui aurait paru rustre et inappropriée au commun des mortels, cet être avait su la toucher. Peut-être pourrait-elle aussi le toucher avec ses propres mots et le mettre en confiance. Elle se leva, respectant la distance, plongea ses yeux dans les siens.

« Sincères salutations, Hagën de Merak, commença-t-elle. Je me nomme Enma. J'entends que vous êtes d'origine noble. Un sang similaire coule dans mes veines. Je pourrais vous décliner ma précédente identité : Katamori Natsumi. Mais ce nom doit vous être inconnu, jeune arbre que vous êtes. »

Elle marqua une pause, s'inclinant avec une grâce de danseuse. Elle releva son regard bienveillant et osa un pas vers Hagën. Elle ne quittait pas ses yeux d'un bleu éteint ; soutenir des regards était une de ses spécialités. Un deuxième pas. Elle se stoppa net, droite et fière. Il ne fallait pas trop approcher un homme blessé. Tout comme un animal, il pouvait avoir des réactions réflexes dangereuses. Sa voix se fit plus douce, moins forte.

« Vous venez d'Asgard. Je viens des Enfers. Je suis un Spectre. Elle sourit gentiment. Je n'ai pas d'intentions hostiles. N'ayez aucune crainte. Vous êtes… Mon hôte. Certes, cette plage n'est pas mon domaine, mais je me suis attribué temporairement ce périmètre. »

Enma avait parfaitement conscience que son hospitalité était unique et pourrait même paraître bizarre. Elle espérait ne pas le brusquer. Après tout, il pourrait sans doute justifier cette attitude à cause de leurs cultures différentes. De son côté, elle ne connaissait que très peu les traditions asgardiennes.

« Pour répondre à votre dernière question… Je suis venue chercher des réponses. Je suis le Spectre du Nécromancien, j'ai une affinité avec la mort et les âmes. J'ai longtemps séjourné auprès d'eux avec la bienveillante autorisation du Seigneur Hadès et lorsque je me suis réveillée… Beaucoup de choses avaient changé. »

Beaucoup trop même. Elle tenta de garder son calme. Hadès… Elle ne parvenait pas à se remettre de sa disparition. Elle tourna la tête un moment vers la mer avant de reprendre, les yeux perdus dans le vide et dans l'obscurité naissante. Sa voix prit une teinte déterminée.

« Je veux comprendre ce qui s'est passé. Les Némésis. Leur raison de vivre et de combattre. Leurs cibles. Et comment contenir la menace. Elle rit doucement. Je sais que ce n'est pas vraiment ce que je suis actuellement en train de faire. L'empreinte des Marinas est très facilement palpable, mais il semblerait qu'ils aient été massacrés, et je cherche à connaître leur stratégie. Personne n'a répondu à mon appel mis à part vous. Je pense que ce n'est pas anodin. Toutefois... »

Enma osa s'approcher d'avantage, réduisant drastiquement la distance entre eux deux. Elle pouvait mieux constater à quel point son physique était endommagé, même s'il restait bel homme. Son mental était profondément affecté également. Elle leva lentement sa main droite, sa main de sabreuse vers son visage, ne le touchant cependant pas. Ses doigts frémirent. Elle murmura :

« Je vais attendre avant d'obtenir ce que je cherche. Il vaut mieux laisser les plaies cicatriser. Celles du corps et celles du cœur. Elle se retira lentement et désigna l'endroit où elle s'était installée. Voudras-tu t'asseoir avec moi ? Je t'ai servi un délicieux saké. C'est un alcool doux japonais. Ce n'est sans doute pas recommandé dans ton état, mais une coupe fait toujours du bien. »

Enma l'avait tutoyé. Elle avait rompu la distance entre eux, elle rompait également la distance verbale, bien qu'il l'eut tutoyée depuis leur prise de contact. Elle retira la veste sombre qui recouvrait son kimono noir cintré et légèrement entre-ouvert ; elle l'étendit sur le sable là où elle l'avait invité à s'installer. Un peu de confort le réconforterait sans doute. Du moins, elle l'espérait. Dans une telle situation de souffrance, empathie et humanité étaient des besoins qu'elle aurait voulu assouvir, mais elle était tombée dans un gouffre de noirceur sans fond, avec comme seule lumière Hadès, et son talent de nécromancienne.

« Je n'ai par contre rien à t'offrir pour te restaurer. Je n'ai qu'alcool, paix et chaleur humaine. C'est modeste, surtout pour un Seigneur de ton rang, mais je ne puis mieux. »

Elle attendait qu'il daignât bien se poser ; elle ne prendrait pas place tant que Hagën ne se serait pas installé. Principe de politesse. Même si elle lui imposait, d'une certaine façon, ce choix.
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Hagën
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Ven 3 Mar - 3:06

Grognements.
mon armure divine se mit à émettre un son clair, un tintement léger, métallique et fort désagréable à ouïr, j'arrachais un premier regard noir et acerbe vers cette étrangère quand elle exerça son premier pas. Passant d'un chevalier servant et bienveillant à la bête humaine, prêt à repousser brutalement cette jeune femme de plusieurs mètres s'il le fallait afin qu'elle n’empiète pas dans mon espace intime.
Que connaissait-elle de mes origines, elle qui semblait fort s'y intéresser? je n'avais pas de sang noble et le ton qu'elle prenait, osant me caresser dans le sens du poil pour tenter de me calmer me déplaisait.
Tel le sournois Loki, usant de finesse d'esprit et de politique pour arriver à ses fins, je me retrouvais encore face à une personne de même trempe, arriviste et manipulateur. Plus elle semblait mettre de l'énergie à tenter de me calmer, au travers de paroles sourdes et de gestes aériens et moins j'avais envie de rester auprès d'elle.

Mes cils et mes paupières se froncèrent à l’appellation du mort spectre et plus encore, mes dents se resserrèrent, faisant voir une mâchoire crispée aux muscles et nerfs apparents quand elle déclina l'identité de son surplis.
Avait-elle pu voir à l'instar de mon être et de mon esprit, cette âme tourmentée qui fut autrefois celle d'une jeune chevalier vertueux et bienfaisant? Autrefois deux joyaux d'Azur, maintenant mes iris laissaient place à une impression sinistre et glaciale d'un homme qui n'avait que trop vécu pour l'âge qu'il avait.

Elle semblait en avoir conscience mais son manque visible d’expérience et d'observation ne lui permis pas de voir au-delà même de mon apparence. En effet, cela fait bien deux ans que je suis mort, lors d'un combat fratricide contre toi, Hyoga, pour l'amour de ma dulcinée. Et cela faisait donc deux ans que mon corps dépouillé et rongé par les vers, reposait au fond du trou que tu m'avais creusé.
Jusqu'au mois dernier où la dame noire, Athéna en personne nous firent tous relever d'entre les morts, Fenrir Thor et moi du moins, afin d'assouvir ses volontés.
En gage de loyauté... Nous avions juste besoin de récupérer notre honneur perdu en combattant pour sa cause, nous ralliant à ses combats contre les autres factions. Perdre de l'honneur en tournant le dos à nos anciennes coutumes et déités... Jamais je n'aurais pu l'accepter!

Fenrir et Thro... je mes ai achevés de mes propres mains afin que la véritable justice d'Odin face son oeuvre et qu'ils puissent continuer à prospérer au Valhalla.
Aujourd'hui encore je porte les stigmates de cette renaissance corrompue, gangrénée et soudaine, la pâleur de mon teint et mon esprit glaciale aurait pu mettre la belle Enma sur la voie, cependant elle ne me considérait pas encore comme une menace potentiel. Cela en était dangereux autant pour elle que pour moi. Si elle découvrait la vérité, à savoir que contre mes forces et ma conscience, je servais la reine de la noirceur, que ferait-elle? Sans aucun doute qu'elle mettrait un terme à mon existence.
Avec autant de sang-froid que d'efficacité et j'en aurais fais de même.

Elle approcha encore d'un pas, mon nez se fronçait en même temps que les rides sur mon front se mirent à se rassembler en une expression colérique.
Son but, comprendre les Némésis, leur façon de se battre et contrer cette menace, son discours était beau, mais non tangible, non volontaire, elle agissait pour un ordre et non pour la sauvegarde ou la protection. Aveuglé par une autorité, mais attiré également par une curiosité qui voilait ses propres convictions.
* Enma... a quoi pensez-vous, sous vos airs d'Aristocrates voilées par le port de votre propre deuil?*

Encore un pas et cette main qui s'approchait de mon visage.
L'atmosphère s'était tendu, refroidit, gelé et tendu en l'espace d'une seconde, bien plus que depuis le début de cet entretient. Elle se permettait bien des choses, et ne semblait pas s'enquérir des effets qu'elle suscitait chez moi, normal elle ne me connaissait pas, était-ce un test pour me connaître et me comprendre? Elle risquerait d'être fortement déçue, je n'ai rien à offrir à cette inconnue. Je ne veux pas la connaître, je ne veux plus offrir mes services aux personnes qui risqueraient de souffrir par ma faute.
Hilda, Freiya, Siegfried, yaphleen, Sivir.
J'ai toujours voulu protéger au péril de ma vie, celles et ceux qui me tenaient à coeur mais finalement le véritable danger... c'était moi.

Je lançais un énième regard bordé d'une noirceur sans-limite vers la jeune femme, encore innocente debout, m'offrant la charité et la générosité d'une boisson en son humble compagnie.

Silence.
Le bruit des aléas des vagues et le cri perçant de quelques mouettes vinrent briser l'atmosphère entre nous, un léger vent chaud vint surplomber l'ambiance, puis avec lenteur, j'avançais mes bras, paumes ouvertes vers le ciel, coudes repliés contre mes flans.

Mes iris glacés vinrent observer les paumes de mes mains gercées et asséchés par les combats encore récent, les coupures et les lignes divers qui s'entremêlaient entre elles, surtout je regardais leur pâleur cadavérique, moi qui autrefois eut un corps bronzé et choyé par les reflets aveuglant du soleil sur les monts enneigés.
Puis abaissant mes mains, j'avançais vers la demoiselle d'un pas ferme et décidé, mauvais comme jamais, roulant mes épaules comme si j'étais décidé à dégainer une arme afin de me lancer dans un combat à bras le corps.

Soutenant le regard de la belle spectre avec intensité, j'agrippais d'une main son épaule avec toute la force contenue dans mon membre pour brutalement m'en saisir, ma seconde main se posa sur sa deuxième épaule tandis que je forçais son corps plus frêle, léger et petit que le mien à ployer et se briser sous ma force de poigne, jusqu’à ce qu'elle s'assoie.
Son cul posé au sol je me redressa non sans exprimer une longue expiration de soulagement, faisant lentement le tour et le contour de la belle, derrière son dos pour reprendre ma place initiale, devant elle.

Droit comme un "i", je finissais enfin par prendre sa veste qu'elle m'avait généreusement offerte avant de recommencer l'opération, la faisant de nouveau s'asseoir s'il ne fallait en usant de ma force d'homme Nordique pour qu'elle reste à sa place.
Cependant ce fut avec une étrange tendresse et délicatesse que je lui posais le tissus d'ébène sur ses épaules, à la même façon dont un chevalier dépose avec allégresse la cape sur les épaules divines de sa princesse.

Cette fois, je compris que j'avais véritablement usé de sa patience et m'assis donc en face d'elle, seul les deux bols de son alcool fort et la bouteille nous séparait.
Et c'était très bien comme cela, même si j'aurais préféré être à l'autre bout de la plage pour la contempler et lui parler, bien qu'elle fut un très joli brin de fille.
Je décidais de m'éclaircir la voix, mais non point de briser la glace, la confiance n'était pas de mise et étant à moitié traitre Némésis, je ne savais si elle pouvait également lire dans les pensées. Je m'abstenais donc de manifester quoi que ce soit de ce coté là.
" - Les Marinas... Jamais je n'aurais pu dire cela d'eux un jour, mais il furent les meilleurs alliés et guerriers que jamais je n'aurais pu espérer avoir à mes cotés lors de cette guerre."

Levant le nez vers les étoiles, j'espérais distinguer d'eux, une étoile où une surbrillance de l'un des généraux qui nous avaient accompagnés. Je poussais un terrible soupir avant de poursuivre.
" - Nul besoin de temps où de soin, Asgard m'a élevé ainsi. Je suis chevalier, être vivant est déjà un luxe à l'heure actuel, mon réconfort se trouvera dans la bataille quand j'aurais la certitude d'avoir mené en déroute Athéna ainsi que ces saints Némésis."

Tranchant net en lui montrant un regard incisif, bordé d'une détermination sans faille:
" - Il n'y a pas de repos pour les guerriers. J'aurais l'occasion de festoyer et me reposer au Valhalla, en compagnie de mes frères d'armes."

Levant un sourcil, je baissais le regard vers le verre, une étrange gêne s'emparait de moi, je ne savais pas quoi dire d'autre, parler de Némésis me mettait hors de moi et pourtant elle devait savoir, tout.
La gorge serrée, je me mis à déglutir avant de me mettre à observer le bol dans tous ces états, le liquide s'apparentait à de l'eau et ne dégageait pas vraiment d'odeur depuis l'endroit où je me situais. Il fallait dire que j'avais l'habitude des pintes et des godars de bières colorés, ambrées et mielleuses, l'odeur du blé, de l'orge et de la fermentation se sentait depuis des lieux.
Je fus même surpris à penser et à retrouver sur mon palais la délectation des saveurs des boissons locales.
" - Quand je retournerais à Asgard, je t'offrirais une pinte d'Hydromel pour te remercier de ce gage. A quoi cela est-il? Ca me parait bien plus subtile que l'orge, ça n'a aucun parfum que je ne connaisse..."


Dernière édition par Hagën le Lun 6 Mar - 22:35, édité 2 fois
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Enma
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Sam 4 Mar - 0:47

Ce n'était pas un homme, mais une bête. Un animal battu. Ou alors un barbare insensible aux douces attentions, pourtant normales et évidentes aux yeux d'Enma. Le peu d'estime qu'elle avait pour Hagën s'était éteint, à l'instar du soleil à l'horizon. Il était aussi glacial que l'aura qu'il dégageait, et si elle n'avait pas été la combattante qu'elle était, elle aurait sans doute déguerpi face aux crispations horribles du visage blafard de cette bête nordique. Il était dans un rapport de domination alors qu'elle le traitait comme un égal. Un petit souffle s'échappa de son nez. Sous son visage souriant grandissait sa colère. Mais une grande part de pitié l'étouffait. Cet homme n'était qu'un misérable. L'attention s'était totalement éteinte dans ses yeux alors qu'il agrippait avec une poigne douloureuse une de ses épaules, puis l'autre. Il aurait été aisé de le basculer par-dessous son épaule avec un coup de hanche ; les arts du combat orientaux étaient idéaux pour ce genre d'attitude. Répondre de la sorte aurait été une erreur. Enma se laissa manipuler telle une poupée par ce marionnettiste brutal et ploya un genou pour s'asseoir en seiza. Elle ne daigna même plus lui accorder un seul regard. Il l'avait d'une certaine façon humiliée. Ses yeux se fermèrent avant que l'agacement s'y fût visible, son dos se redressa et ses épaules tombèrent. C'était une position de relaxation. Un frisson la parcourut lorsqu'elle sentit son manteau lui être rendu. Quelle impolitesse.

Enma commençait à bouillir. Quelle force la retenait de ne pas le transpercer de sa lame de cosmos noir ? Sous ses paupières frémissantes, le blanc de ses yeux était envahi de noir. Son Surplis même sentait cette colère, il se tenait prêt à jaillir de l'ombre. Du calme. La voix rauque d'Hagën s'éleva de nouveau, sa nuque délicate et dégagée se crispa un court moment. Ses yeux s'ouvrirent à peine lorsqu'il évoqua les Marinas de Poséidon. D'après son ton et ses dires, ils étaient tombés au combat. S'en suivit un discours qui suscita un rire interne à la Spectre, qui demeurait toujours aussi stoïque. Le véritable guerrier n'avait besoin ni de soins, ni de repos. Foutaises. Rien que son reflet dans l'eau pourrait lui refléter tout le contraire. Elle retint un sarcasme, par pure politesse bien sûr, d'autant qu'il semblait convaincu de ce qu'il lui affirmait. Elle se contenta de commenter avec une neutralité fracassante :

« Je vois. »

Ses yeux verts s'ouvrirent enfin, ils étaient redevenus normaux. Elle le scruta alors qu'il analysait le saké qu'elle lui avait proposé. Elle sourit sans ce que ce soit voulu. Il avait finalement fini par accepter une de ses attentions, dommage que c'eût simplement été de l'alcool. Il lui promit, en échange, de lui offrir une boisson de son pays en échange. Hydromel. Ce mot lui était inconnu. Elle se le répéta plusieurs fois et trouvait la consonance poétique. Alors qu'elle prenait délicatement la bouteille, estimant avec bonheur qu'il en restait au moins pour deux coupes, elle lui expliqua :

« Cet alcool porte le nom de nihonshu ; je pense que saké devrait être plus facilement prononçable. Il s'agit d'un alcool de riz. Je serais curieuse de goûter l'hydromel, mais… »

Son regard devint subitement froid, distant. Il contrastait avec la bienveillance dont elle avait fait preuve quelques moments auparavant. Elle ne retenait plus ses émotions négatives. Elle versa sèchement l'alcool à son compagnon de boisson, sans le quitter des yeux, avec une précision et une grâce témoignant de l'habitude d'effectuer ce geste. Le manteau avait un peu glissé de ses épaules. Avec des tournures beaucoup trop directes qui ne lui ressemblaient pas, elle déclara :

« Retourner à Asgard ne semble pas être ton intention première. Ni même trouver ou retrouver des alliés. Tu es perdu physiquement et mentalement. »


Enma reposa la bouteille d'un geste théâtral, alors que de l'autre main, elle s'emparait avec une fierté de sa coupe, croisant ses bras dans un mouvement lent. Elle bascula la tête en arrière, portant la coupe à ses lèvres. Elle le toisa d'un air hautain et reprit sur le même ton.

« Si je t'irrite, pars. Je ne te retiens pas, d'autant que les guerriers n'ont pas besoin de repos -elle appuya bien les derniers mots, elle le citait. Ta témérité prête à confusion, tu es à la limite de l'abus de gentillesse. L'empathie que j'ai pour toi ne suffit plus à supporter et justifier ton attitude. Ressaisis-toi avant qu'il ne soit trop tard, c'était en ce sens que je t'ai convié à mes côtés. Ou repars. »

Avec sensualité, elle avala d'un trait l'alcool précieux puis souffla doucement à cause des vapeurs éthérées. Elle tendit un bras au loin.

« Ce choix sera le tien. Si tu choisis de rester, j'attends des excuses. Je suis parfaitement consciente d'avoir voulu donner sans attendre en retour, or j'estime ne pas avoir été traitée avec respect. »


Suffisamment de vues avaient été fauchées sur le domaine où ils se trouvaient pour qu'elle puisse trouver d'elle-même les réponses : il suffisait d'interroger les morts. Elle avait considéré Hagën comme un interlocuteur potentiel, il n'était pour le moment qu'un bloc de glace refusant de fondre, insensible, presque… Mort. Lentement, elle déposa sa coupe sur le sable, se penchant légèrement, avant de reprendre une position confortable.
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Minos
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Dim 5 Mar - 2:57

Spoiler:
 

Les enfers étaient calmes, mais un calme cachant une terrible tension. Le juge pouvait la ressentir depuis la Toloméa son lieu de résidence, son temple de marbre, où les murs étaient peints de fresques relatant tels des hérauts l'histoire d'avant de Minos, celle de sa noblesse, de son rang de Roi et aussi comment il était devenu juge au service de sa majesté Hadès. D'ailleurs en scrutant ces représentations héroïques, il plongea dans sa nostalgie, avant qu'un cosmos écrasant qu'il connaissait que trop bien, le cosmos de la mort personnifiée, ne vienne troubler son moment de répits.

Il se leva, posa genou à terre, s'inclinant une nouvelle fois devant ce dieu de second rang, qu'il ne reconnaissait pas intérieurement comme son maitre et qui l'humiliait jour après jour pour l'acte de félonie, et pour avoir pu blesser l'enveloppe charnelle qu'il avait pour son âme de dieu de la mort.

Un rire assourdissant et machiavélique parcourut la salle en se réverbérant.
"Minos, juge des enfers, prosterné comme un spectre de bas étage devant MOI ! Thanatos ! Que c'est jouissif !"

"Que voulez-vous de moi Monseigneur ?"

Thanatos s'approcha du visage du juge et sourit, le regardant, yeux d'argents dans yeux d'argents son juge.

"Tout d'abord sache que s'il y a quelqu'un qui a le droit de poser des questions, c'est bien moi, et tu as de la chance d'être à la bonne de mon frère, sinon tu serais déjà mort !"

Un dégout profond, voila se qu'inspirait le dieu pour le juge. Que faire de plus dans la position où il était ? Il était sans armure, un dieu en face de lui, seul. Il ne pouvait lutter, il fallait juste s’incliner, prendre sur sois et attendre, attendre le bon moment pour frapper, le moment où la Mort fera un faux-pas.

"Donc mon cher Minos, je vais t'envoyer vers un de tes spectres, tu la connais bien. La petite Enma. - Minos se concentra à l'écoute de ce nom – Elle est partie chercher le portail de l'Atlantide. TU vas devoir l'aider. Pour moi."

Courbant l'échine et mettant son poing droit sur son torse acquiesça et accepta de ce fait la mission, il n'avait pas vraiment le choix de toute façon.

Le Dieu parti alors tout aussi vite qu'il était arrivé. Minos expira fortement dans l'enceinte. Il se leva appelant son surplis à lui. Dans une lumière noire, le surplis s'accrocha à lui. Une vérification rapide de l'armure et il parti pour la porte des enfers. Une fois arrivé, il décolla pour le monde des vivants. L'ascension fut rapide et une fois arrivé il inspira l'air autour de lui. Il ne sentait pas l'odeur des cosmos des jumeaux, et cela ne pouvait que le remplir de plaisir. Après un bon quart d'heure à profiter de cela il se mit à la recherche du cosmos de la nécromancienne, qu'il connaissait par cœur.

"Alors elle est à Alexandrie..." Pensa le juge à voix haute.

Il décida alors de voler jusqu'à la ville portuaire, ce qui en vitesse de pointe ne dura que 2 heures avant que le phare ne soit en visu. Il sentait alors plus intensément le cosmos d'Enma et un autre cosmos tout aussi puissant à ses côtés. Mais ce n'était pas un cosmos de spectre. Une méfiance s'éveilla alors en Minos. Et si c'était un piège tendu par cet enfoiré de Thanatos ? Il décida alors de masquer son cosmos. Son rang et sa puissance de juge lui permettait de masquer sa présence de personne et de cosmos à tout être de rang inférieur au sien.

Il en profita pour atterrir dans un quartier sombre et malfamé où la drogue, l'alcool et les putes étaient seuls sources de divertissement. Il prit alors l'apparence d'un bourgeois européen du XX ieme. Dans le doute que ce soit réellement Enma, au loin, sur la plage il avait réussit à embarquer une bouteille de Saké d'une marque traditionnelle. Un produit remarquablement bon. Il le dissimulât et marcha en direction de la plage, sans manquer de se faire accoster par les prostituées du secteur, dont il repoussa les avances, mais pour ne pas paraitre abrupte et ne pas attirer l’attention, il du les payer pour leur silence.

Une fois passé ce quartier de décadence, il pouvait voir en face de lui le front de mer et à droite la plage. La lumière d'un feu de camp créait une auréole au loin.

Il marcha tranquillement dans la direction du camp improvisé. Avant d'être à porté de regards, il se glissa discrètement dans la forêt de palmiers à sa droite. Il pu approcher non sans mal le duo. Il reconnu bien Enma mais pas le compère. Minos avait réussit à écouter une partie de la discutions. Alors que faisait un asgardien ici ? Au moins il avait la confirmation par la personne et le cosmos que la femme spectre était bel et bien Enma. Il sorti alors des fourrés. Il lançait un regard neutre  au guerrier asgardien puis eu un léger sourire en regardant Enma, qu'il n'avait pas vue depuis des lustres.

"Bien le bonsoir. Je vois que tu es bien accompagné Enma."


Il relâcha alors l'emprise qu'il avait sur la dissimulation de son cosmos, comme pour confirmer sa présence. Le cosmos noir violacé entourait pendant quelques secondes le juge puis disparut.

" Je me présente à se qui est ton invité je présume. Je suis Minos du Griffon de l'étoile céleste de la noblesse. -Il fit un léger mouvement de tête pour le saluer noblement.-  Comment vous prénomez-vous ?"

On pouvait voir vers sa poche de veste droite comme une boursoufflure. Elle était créée par la bouteille de saké.
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Hagën
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Lun 6 Mar - 22:33

Je songeais encore une fois à mes promesses écrite avec le sang de mon honneur à ma prêtresse, ma dulcinée mais également à tous mes frères d'armes. La promesse de protéger Asgard et de ne jamais la laisser tomber de quelque manière qu'il soit. Mon honneur était aujourd'hui bafoué et mon nom rayé de la liste des guerriers hardis, à qui la place au Valhalla était gardée.
La question que je me posais en écoutant la délicate mais cinglante voix ajuster ses pensées n'était pas contre "qui" je devais déverser ma haine et ma violence, j'étais le seul coupable de mes paroles et de mes actes, après tout. Et même si cette renaissance était une malédiction mais également le fruit de mon impuissance face à la volonté divine, jamais je n'irais jusqu'à développer une telle haine inavouée à cette Athéna Némésis, sur une autre personne où créature moins puissante.

Non. La question que je me posais, le visage toujours tendu et inexpressif, dont seuls mes yeux de saphirs gelés semblaient montrer le plus infime des intérêts envers cette délicieuse jeune femme, était surtout, Pourquoi je me tramais encore avec une princesse capricieuse bornée d'une fierté illimité entre les patte.
A la suite de son discours, je levais les yeux vers les cieux célestes, je n'étais pas perdu, je savais ce que j'avais à faire et ce que je devais faire pour y remédier, ce n'est pas Odin qui a été détrôné par ses larbins, la situation en Asgard était bien plus complexe à comprendre que celle des enfers.

M’irritait-elle?
Non, mais sa bouche semblait aller au-dessus de ses pensées et frôler la limite de l'inconscience et aller droit au coeur de cette chère impulsivité. J’eus l'habitude de ce genre de discours non rationnel, c'est pour cela qu'en état général je préférais largement la compagnie de ces chères demoiselles sur le champs de bataille qu'ailleurs, parfois, leurs façon de penser et d'être étaient tellement risible et ennuyant!

Reposant finalement avec douceur le verre au parfum d’alcool aux effluves florales, sans y avoir trempé mes lèvres, je levais mes perles d'azur gelé vers elle, la scindant d'un regard parfait, tranchant et pénétrant, fiévreux.
Je n'avais rien fais de mal, je n'avais pas à m'excuser où alors en quoi ai-je fauté?
Je levais, visiblement interloqué, un sourcil tout en soupirant, l'air déconcerté, c'était le mot, non pas déstabilisé ni gêné mais déconcerté, moi qui pensais que les morts... Enfin plutôt dis, les spectres, étaient du genre à se fiche des sentiments, des émotions et donc de la fierté et des excuses par principe, la jeune femme venait de subtilement griffer ma curiosité.

Pour le coups, je la toisais d'un autre œil.
Oh! je savais à l'avance qu'elle m'en voudrait, œil scrutateur et observateur, m'entreprenant à voir et reconnaître sa position assise mais également parfaite pour s'élancer et attaquer rapidement un ennemi potentiel. Son corps était comme strié de pulsion nerveuse bien qu'elle semblait être parfaitement maître de son corps et de ses émotions, enfin,cela c'est ce qu'elle souhaitait vouloir faire transparaitre.
Et c'était très drôle à observer car ses paroles incisives contrastaient avec son corps. L'un souhaitait dire " casse-toi" d'une manière plutôt courtoise tandis que l'autre était plutôt un appel à la guerre.
J'étais tenté. Très tenté.
J'en feintais un léger sourire, rien de bien sadique où de mauvais.
Je trouvais le contraste entre les deux langages, corporel et linguistique tellement paradoxale que cela en devenait risible.
C'était un léger sourire d'amusement, première expression humaine et vivante que je décrochais en son humble présence.

Puis après ce moment elle repassa enfin à une position confortable alors que depuis le début de cet entretient, je me tenais moi-même assis, les jambe en tailleur, calme et de glace à toutes commodités. J'avouerais être tenté de l'estimer telle une jeune guerrière au tempérament de feu, mais ne la connaissant pas, je ne pouvais me permettre de la juger sur ces quelques agissements, bien qu'ils me furent étrangement naturels venant d'elle.

Une brise aigüe provenait des roseaux et mon visage reprit une expression refermée et faisant extraire un mince soupir d'entre mes lèvres asséchées par la chaleur tombante d'Alexandrie.
Je dirigeais mes pensées vers cette source de bruit, si léger et à peine perceptible qu'il n'en était pas naturel.
Mon regard tranchant était toujours tourné vers la jeune damoiselle en face de moi, je ne pus espérer meilleur moment pour saisir l'opportunité.
Serrant mon poing, je me donnais un coups vigoureux sur mon large torse métallique, le bruit sec mais Aigüe de mon armure protestante face à la vivacité de mon geste, je poursuivis sans lâcher la jeune spectre de mes iris glacées.
" - Avant que l'on ne vienne, sachez que la barrière entre nos deux civilisations sont bien assez épaisse et infinies pour que l'on puisse ainsi perpétuellement se froisser. Je tiens donc à m'excuser de ne point avoir abusé de vos commodités. A Asgard, nous traitons nos guerrières sur le même pied d'égalité que nos propres guerriers. Jamais il ne pourrait m'être venu à l'esprit que vous seriez froissé par mes quelques refus catégoriques. Mon esprit doit demeurer incisif et inflexible afin de consacrer mon existence entière à Odin. sur ce, pardonnez-moi..."

Puis une voix souple et noble prit la place dans cette nature esseulée et silencieuse bercée par le seul bruit des vagues et de l'océan.
Laissant un râle s'échapper d'entre mes lèvres en me levant, je décidais de faire volte-face au nouveau venu tout en ayant la dite Enma dans mon champs de vision, j'arrivais donc tout naturellement aux cotés de la belle en faisant face au nouveau venu.
Ils avaient l'air de ce connaître, ainsi je ne pouvais point suspecter la jeune femme d'être une Némésis. Déjà parce qu’elle semblait correspondre au même caractéristique cosmique que cette personne, mais également parce que pour le coups je ne trouvais pas de tares mentale sévères à leur associer. (> quoi que)
Sans détour, au moment où Minos me demanda par le biais de la belle spectre, ma présentation, je lui lançais un regard inquisiteur afin que la jolie demoiselle en deuil, poursuive les présentations. J'aurais pu me présenter moi-même mais puisqu'elle rechignais à l'idée même que je refuse ses commodités, peut-être trouverait-elle encore à y redire si je me présentais à sa place.
** ...les femmes...**

Ajoutais-je dans mes pensées en me massant le front, victime d'une légère migraine qui commençait à assaillir mes tempes. Puis je jetais un regard au spectre qui inspirait la noblesse et la vieillesse par ses cheveux immaculés, j'avais comme un certain pressentiment sur ce type là, pas mauvais ni bon, plutôt... Une certaine rivalité. Je devais prétexter quelque chose pour les laisser ensemble, cela faisais un moment qu'ils semblaient se connaitre et les laisser entre eux un moment aurait été une bonne chose.
" - La nuit va être fraîche. M'en vais chercher du bois. 'Reviens plus tard."

En faisant attention de ne pas répandre du sable sur les tasses ni ailleurs, avec douceur je me levais et accostais les buissons par où Minos était sortit afin de trouver quelques branchages secs qui serait facilement inflammable.
Le premier bois trouvé, je frottais mes mains en y faisant apparaître une légère braise qui vint enflammer toute la ramure de la branche.
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Enma
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Mar 7 Mar - 0:14

Leur conversation n’était que petites querelles. Les valeurs s’entrechoquaient, engendrant des étincelles d’animosité chez l’un comme chez l’autre. Enma s’étonna que la situation n’ait toujours pas dégénéré. Ce n’était peut-être pas si mal, d’autant qu’en ces temps rudes, chaque nouvel allié était potentiellement une richesse. Même si dans la situation actuelle, il n’était pas vraiment question de parler d’alliance. Elle avait sans doute été rude à son égard, peut-être même injuste, mais elle avait éprouvé ce besoin de mettre les choses au clair. Quelque chose en lui l’insupportait : il lui donnait cette désagréable impression de dissimuler beaucoup trop de secrets et de blessures. Elle était prête à lui prêter une oreille attentive et même du soutien. C’était inédit, d’autant qu’Hagën était apparu là, comme n’importe qui aurait pu apparaître au final. Était-elle tout simplement trop sociable, trop sensible, trop formatée à être serviable et à attendre une confiance de la part des autres ? Ses sourcils se froncèrent un moment : et pourquoi avec cet homme rustre en particulier ?

Son esprit embrumé s’éclaircit lorsqu’elle sentit le regard de son interlocuteur. Il ne la considérait plus avec autant d’agressivité. Il s’était adouci d’une certaine façon. Un sourire ornait même ses lèvres.  Elle le trouva un peu plus charmant, un peu plus humain ; un sourire, même petit, mettait en valeur l’homme qu’il était. Naturellement, ses lèvres s’étirèrent également, un peu plus que celles du guerrier. Elle non plus n’avait plus eu l’occasion de sourire spontanément depuis une éternité. Ce micro-instant de gaieté se poursuivit du côté de la Spectre alors que Hagën s’excusait, frappant son armure. Le chant métallique résonna dans les oreilles d’Enma. Son discours était juste : un fossé culturel les séparait. Il s’excusa d’une drôle de façon, qui ne fit qu’étirer un peu plus le sourire franc de la belle. La bienveillance emplit ses yeux alors qu’elle lui répondit tout naturellement :

« Les barrières ne sont jamais infranchissables. Un beau proverbe l’illustre… »

Enma s’arrêta subitement de parler lorsqu’elle entendit la nature frémir, non pas à cause du vent, mais à cause d’un mouvement provoqué par un humain. La belle s’était levée, laissant glisser au passage le manteau d’ébène qui était posé sur ses épaules. Elle fit un pas léger en avant, les yeux grands ouverts. Un grand battement de cœur. Des souvenirs qui s’enchaînent. Et puis cette voix. C’était Minos, le noble Juge, qui l’avait autrefois instruite. Combien de printemps avaient fleuri depuis leur dernière rencontre ? Elle n’aurait su les compter. Elle le détailla de haut en bas : il était élégamment vêtu. Décidément, en ces lieux se rencontraient des styles et des époques vestimentaires très diverses, entre la Japonaise, le Bourgeois et le Viking… En réponse à sa salutation, elle s’inclina gracieusement et très légèrement, une délicate révérence orientale. Le revoir à nouveau, sentir sa présence forte était un soulagement pour elle. Notamment à cause des Jumeaux Infernaux. Elle se sentit d’un coup beaucoup moins seule. Après tout, ils avaient passé des années ensemble à s’entraîner et Minos était un Spectre en qui elle avait confiance. Elle attendit poliment qu’il finît de parler, demandant à Hagën de se présenter. Elle regarda le concerné qui… S’en alla simplement chercher du bois. Elle inspira très fort. Encore une impolitesse. Ou alors se sentait-il de trop ? Elle chassa ses principes qui revenaient au galop. Elle garda un œil sur lui alors qu’elle s’avançait lentement vers Minos. A mi-voix, elle déclara :

« Bonsoir Minos. Je me réjouis de te voir céans. Ses yeux se rivèrent d’un coup sur lui ; elle se tenait à bien un mètre de lui. Une lueur de soulagement et de bonheur brillait dans son regard. Ma bonne compagnie se prénomme Hagën de Merak. Nous tentons l’un comme l’autre de nous apprivoiser, or il s’avère que nous avons une vision et une interprétation de nos faits et gestes fort divergentes. Il est venu à ma rencontre alors que j’examinais les environs, à la recherche de vivants plus que de morts. Je ne sais pas encore ce quels sont ces desseins. Et j'ai délibérément décidé d'en faire quelque peu abstraction. »

Enma marqua une brève pause. Elle regarda un moment dans le vide, puis dans la direction de Hagën. Elle l’entendait remuer les branches au loin. Elle se tenait bien droite et fière, la tête légèrement tournée vers les fourrés.  Elle reprit, chuchotant presque.

« Les Jumeaux m’ont envoyée ici. J’ai décidé de reporter de quelques heures la mission qu’ils m’ont confiée. Je trouvais le paysage savoureux, alors je me suis installée sur cette plage au sable fin. Je pense que tu ne m’en voudras pas ; je suppose que tu as été dépêché pour être mon compagnon. Alors, sois aussi mon compagnon de boisson. »

Lorsque ses yeux revinrent brièvement se poser sur le doux visage du Juge, ils étaient emplis d’une tristesse sans fin. Elle soupira :

« Même si l’envie de boire pour oublier m’empêche presque de célébrer joyeusement nos retrouvailles… Et la nouvelle rencontre que nous avons faite. »

Un frisson malheureux raidit son dos. Elle croisa les bras et les frotta avec ses mains pour se réchauffer alors qu’une brise fraîche souffla, soulevant sa coiffure élaborée. Son kimono noir était fait d’une matière qui ne tenait ni trop chaud mais qui ne protégeait pas intégralement des vents de ce genre. Elle fit quelques pas en arrière et posa un genou pour reprendre la veste noire qui était la sienne, la jetant sur ses épaules. En temps normal, elle n’était pas frileuse. Trop d’émotions négatives s’étaient accumulées en elle, dans sa tête et dans son corps. Évidemment, tout ce qu’elle venait de dire touchait à la désastreuse situation des Enfers. Elle aurait aimé en parler longuement à Minos, mais ils n’étaient pas seuls. Après une bonne inspiration, elle retrouva un état normal, comme si cette réplique triste n’avait pas été prononcée. Elle s’écarta quelque peu afin de désigner le petit coin de sable qu’elle avait aménagé.

« Je t’en prie, installe-toi, chanta sa voix. J’ai, ô surprise, amené du saké de premier choix ; après tout, personne mieux que moi n’est en mesure d’en choisir un aussi délicat. J’aurais également pu apporter thé et théière, mais qu’auriez-vous pensé si vous m’aviez vu faire un thé sur la plage ? Elle rit doucement. Je n’ai par contre prévu que deux coupes. Je te propose de prendre la mienne, ou de la partager. Vous ne trouveriez pas élégant que je boive à même la bouteille. »

Son attitude était redevenue anormalement normale. Enma était de nouveau l’hôte de la plage. Elle désigna avec un peu plus d’insistance le coin de plage juste à côté d’eux, invitant avec un geste doux mais ferme Minos à prendre place autour de coupes et bouteilles. Un mystérieux sourire ne quittait plus ses lèvres. Ses yeux émeraude brillaient tout aussi étrangement. Alors qu’elle s’éloignait de lui, elle lui adressa gentiment :

« Je vais quérir l’autre compagnon de saké. Attends-nous sagement et… Ne bois pas tout avant que nous ne soyons revenus. »

Un rire subtil sortit de sa bouche. Minos était de toute façon un homme poli et distingué, jamais il ne ferait une telle chose. C’était une petite touche d’humour, en quelque sorte. A pas de loup, elle marchait dans le sable frais, allant à la rencontre du faiseur de feu, rajustant bien son kimono. Elle se tenait non loin de lui lorsqu’il enflamma une branche. Un pyromancien ? Intéressant. Elle se rapprocha un peu plus, à moitié illuminée par la lumière que dégageaient les flammes. Elle réfléchit à deux fois avant de l’aborder, toujours avec ce sourire.

« Merci. Pour le feu. C’est très prévenant de ta part. Elle lui eut bien proposé son aide, il maîtrisait cependant parfaitement ce qu’il faisait. Après une petite pause, elle reprit doucement : Ce que je voulais te dire tout à l’heure, à propos des barrières entre nous… Senhantai dôshi wa hikiaumasu, les opposés s’attirent. Nous finirons par nous comprendre. Autre pause. Nous devrions regagner notre petit coin de sable. Notre nouvel invité, Minos, nous y attend bien sagement, du moins je l’espère. J’ai hâte que ce feu préparé avec tant de soin me réchauffe. »

Enma regarda le feu grésiller un moment, la tête vide. Elle s’était un peu plus détendue. Cette fois-ci, elle n’attendit pas que Hagën réagisse : elle prit les devants, d’un pas lent, lançant de temps à autre un doux regard pour voir s’il la suivait. Ils n’étaient de toute façon pas très loin du saké goûteux qui les attendait.
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Mar 7 Mar - 20:39

Avec surprise Minos pu voir cet Hagen partir, l'air ennuyé chercher encore du bois. Le juge le laissa partir, il n'était pas du genre à retenir les personnes or objectif de mission s'ils ne voulaient pas rester. Bien au contraire il n'aimait pas vraiment ce personnage non familier avec ses us et coutumes. Il posa à nouveau son regard sur le doux visage d'Enma. Qu'il était agréable de la revoir après tant d'année. Mais en effet elle le fit remarquer rapidement ce n'était pas le moment des retrouvailles.

Les sourcils du juge se froncèrent à l'écoute d'Enma, lorsqu'elle lui parlait des jumeaux il ne pouvait s’empêcher de lâcher un soupir. Écoutant attentivement la jeune femme lorsqu'elle lui demanda de participer à la beuverie avec elle et ce... Hagen de Merak. Le juge avait déjà entendu son nom, mais où ? Comme un vieux fantôme faisant une apparition sournoise.

Il était vrai que pour Alexandrie, une bise s'était lvée venant de la mer, chassant les vagues une à une sur la plage avec un clapotis musical et une mousse légère. Il acquiesçât à la demande d'Enma et s'assit à son tour croisant ses jambes en tailleur, il enleva sa veste qu'il posa repliée à côté de lui. On pouvait ainsi voir la chemine blanche avec pour seul contraste un faux nœud papillon qu'il détacha. Il passa son doigt dans l'encolure comme pour signifier une gène de cette tenue dont il aimait arborer la classe qu'elle dégageait mais en même temps préférait sans nul doute les toges anciennes de son époque grec. Au même moment Enma lui proposa du Saké. Il se servit tout en posant sa bouteille de saké Gekkeikan.

Le vent se leva avec douceur et légèreté, laissant la chevelure d'argent de l'homme se soulever sur une rythmique décousue. Il plongea son regard dans son verre d'alcool alors qu'elle allait chercher Hagen pour les rejoindre. Il prit alors cul sec son premier verre sentant descendre le liquide alcoolisé le long de sa gorge et créer de la chaleur dans son être froid. Il se resservit alors que les deux compagnons revinrent prendre place.

"Alors comme ça Hagen de Merak, au vue de votre nom vous m'avez l'air noble. De plus je peux reconnaitre votre armure. La god robe de Beta ou Sleipgnir.... Alors comme ça vous êtes un défenseur d'Asgard."

Le juge eu un léger sourire, un peu moqueur. Il se souvenait de tous ces chevaliers d'Odin qui au lieu d'arriver dans leur Paradis, atterrissaient aux enfers accueillis par ses soins alors qu'ils ne connaissaient que très peu de choses sur les enfers d'Hadès. Combien de ces guerriers ont terminé leur mort et son encore emprisonnés dans la 8ième prison, celle d'où la mort est la plus froide des Enfers. C'est alors que comme si la foudre le frappait, il reconnu ce Hagen, il l'avait déjà jugé mais avait été comme aspiré peu de temps après par une force mystérieuse. Surement Odin qui le rappelait auprès de lui. Il dévisagea le guerrier divin avant de reprendre à Enma.

"En effet je suis aussi envoyé par les... -soupir long- les dieux jumeaux. Ils ne m'ont rien expliqué, juste ordonné de te rejoindre. Je suis donc à ton écoute pour m'expliquer se qu'il se passe ici... Je dois t'avouer qu'avec tout se qui se passe ici... Seul ta présence et ton saké peuvent me donner une forme de réconfort..."

Il reprit cul sec son verre avant de s'en servir un autre à nouveau. La lune éclairait la plage, et les flammes étaient comme attirées par le ciel pour le bruler. Le bois fraichement mit les avait ravivé de plus bel.

C'est alors que la présence des cosmos des marinas éveillèrent les sens du juge qui se leva tout en laissant tomber son verre à saké dont le breuvage fut épongé par le sable. Il fixa la mer. Le cosmos noir du juge l'entourait bientôt. Mais fausse alerte. Enfin il souffla en son cosmos distordant l'atmosphère s'évapora aussi rapidement qu'il avait pu apparaitre. Il se retourna regardant sa tasse et soupira à nouveau. Il la ramassa, enleva les quelques grains de sable avant de se remettre à sa place pour se resservir à Saké. Il regarda à droite et à fauche sondant toute forme de cosmos. Aucun papillon des enfers ne le suivait.

"Pardonnez-moi pour cette réaction... Mais je dois avouer que depuis le début de mon voyage je suis suivis par ces maudits espions des enfers... Fichu jumeaux... Que je peux les haïr... Si seulement je pouvais les tu..."

Il s'arrêta brusquement alors qu'un de ces papillons apparu, venant du ciel, surveillant tous les mouvements et toutes les paroles du juge et de ses compagnons de beuverie. Il trempa juste ses lèvres cette fois-ci feintant l'ignorance. Le papillon fut dissout dans l'atmosphère mais le juge sentait qu'il n'y avait pas que celui là. Il espérait juste qu'aucun de ces insectes de malheurs n'aient transmit le discours du juge. Sinon on allait bientôt voir la garde personnelle des Dieux arriver et encore pur s'ils faisaient le déplacement eux même.
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Hagën
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Mer 8 Mar - 17:03

La première branche sèche ressemblait vulgairement à une courte ramure de cervidé, le corps de la branche était longiligne et sculptée de façon svelte mais ferme, de courtes pousses durcies par la sécheresse du climat d'Egypte tordaient les bouts difformes du bois.
J'observais ainsi chaque boiserie et formes que la nature d'Alexandrie avait à m'offrir, savourant de ce fait une tranquillité durement mérité. Je n'aimais pas la compagnie, l'habitude de voyager seul et de combattre seul me faisais répugner les commodités, pourtant j'adorais d’antan partager les histoires et les soirées avec mes frères d'armes.
Cette époque était pour moi révolu au profit d'une volonté et d'une détermination à me venger des Némésis aussi aiguisée que ne pouvait l'être le tranchant de la lame d'Odin.

Je récoltais de nouveau le bois d'un navire échoué à quelques pas des deux spectres, bois également asséché par la chaleur de ce pays, voyant que la ramure était du même acabit que la branche qui avait rapidement prit en flammes, je décidais de le mettre sous le coude et lâcher ainsi, la banche enflammée, qui s'éteignait dans le sable épais, étouffé.

Je ne connaissais pas ce Minos, ni son surplis ni ce qu'il avait à me jeter des coups d'oeil incessant, à vrai dire depuis mon réveil forcé par la Reine Noire, mes souvenirs ce sont faits sélectifs et ma mémoire parfois me procurait des douleurs incessantes. Pourtant je faisais fis de tout cela, je ne devais pas montrer mes faiblesses ni quoi que ce quoi afin d'éviter les plus déplaisantes des remarques.
A vrai dire, la Reine Noire était une déesse tournée et vouée uniquement à verser son courroux lors des guerres sanglantes, prônant la justice vengeresse tournée vers la haine et la corruption. C'est cela. Elle nous avait tous relevés d'entre les griffes de Hell, les enfers Nordique, afin d'assouvir ses pulsions justicière viles et fourbes. Si très peu d'entre nous sommes revenus à la vie, dans le cas échéant c'était uniquement pour nous venger!
Mais nous venger de quoi?

Je fronçais les sourcils, perplexe et stoïque, tandis que la jeune et belle Enma venait futilement derrière moi afin de me convier à rejoindre sa compagnie.
De nouveau je m'inclinais respectueusement en reprenant ma marche tandis qu'elle semblait surveiller le fait que je la suive bien.
Je soupirais en levant les yeux vers la profondeur de la voie lactée, comme si j'avais besoin d'être suivi et surveillé, je ramassais tout le bois sec que j'avais trouvé, c'est à dire un paquet suffisamment gros, large et lourds pour faire un feu de joie.

Le vieux semblait avoir déjà sifflé son premier verre et quand j'arrivais il annonçait déjà les hostilités, je me méfiais de cet hommes et par Odin, même si la jeune femme souhaitait que je boive à leur table, jamais un défendeur d'Asgard ne pourrait se permettre de boire en compagnie d'un spectre tel que cette énergumène, erreur de la nature.
Je ne me souviens pas de lui ni de son cosmos, mais ses airs suffisants et supérieurs me donnaient envie de lui répondre à bon coups de poing dans la gueule.

Au lieu de cela, je feintais magnifiquement l'ignorance, toujours de glace, transparent et imperméable à toutes sensations, y comprit du vent du nord qui se levait depuis la mer, couvrant la plage de nombres écumes grisées par les cendres d'Asgard.
Avec honneur, brutalité et fierté mal placée, je laissais tomber d'un coups les branches et le bois sec contre le sable, un bruit similaire à plusieurs os fracturés cassèrent l'ambiance tandis que de nouveau, je frottais mes mains afin de répandre la chaleur volcanique de mon cosmos en mes phalanges redressées vers les cieux.
Je n'étais pas un pyromane. Mon élément n'était pas le feu, mais il m'obéissait par nécessité. J'étais le totem de l'étalon pourfendeur de la terre, briseur d'océans et trancheur des cieux. La lave, terrestre et écorchée, était mon élément lorsque mes poings suivaient mes ardeurs et la glace, solide et volatile, mon second élément de prédilection lorsque le vent et les tempêtes émotionnelles grondaient à mon instar.

Je gonflais de nouveau mon cosmos par une ardeur bienfaitrice, jusqu'à ce que les doigts en devinrent aussi rougeoyantes et fumante qu'un lit de lave sous sa couche de carbone, un simple contact avec le bois le fit instantanément s'élever en un feu de joie, aussi proprement et rapidement que s'il on avait jeté une allumette sur une motte de paille séchée, en plein été.
Le bon odeur du bois brûlé et du parfum iodé de la mer m'arrachaient un sourire fin et satisfaisant l'espace de quelques secondes.
Aussi rapidement qu'il fut là, ce sourire me rappelait le feu de cheminée chez les Polaris, lieu où devait toujours brûler le feu de l'amitié et d'une paix longue et chaleureuse. Feu que je ravivais tous les soirs en observant Flamme couchée au sol sur nos toisons de loups et d'ours, achevée par nos histoires et nos longs discours sur les mythes et les légendes Nordiques.

Que n'aurais-je pas donné pour de nouveau lui soulever avec tendresse l'une de ses mèches de cheveux soyeuses aux reflets d'or du levant, dans l'espoir vain de saisir ses prunelles d'émeraude tendre? 
Sans soupirer, mes souvenirs et cette image s'envolaient de mon esprit sans que je n'eusse à la réprimer, mes bras se croisèrent sur ma poitrine tandis que j'étais de dos aux deux comparses spectres.
Prêt d'eux pour les entendre me convier à leur beuverie, mais éloigné pour ne pas être tenté d'emplafonner ce... Minos dans le sable et l'y étouffer sous la rudesse de mes coups. Je tenais ainsi à garder mes distances sans pour autant être absent de par leur soirée, car je crois que la jeune Enma m'en aurait arraché les dents.

Puis une forme de cosmos, provenant de la mer me fit doucement trembler, sentant que mon échine se courbait, tandis que mon derme était la proie d'un léger tremblement, je me surpris à connaitre cette manifestation, instinctivement.
Mes sourcils se froncèrent, manifestement et mon front arborait cette expression cynique, figée et déterminée, inquiétante mais ferme. Ma mâchoire se resserrait tandis que le juge semblait être en proie à une certaine crise de folie, allant jusqu'à faire gonfler son cosmos de façon risible, marquant de ce fait notre position et nous mettant tous les trois, Lui, Enma et Moi, à découvert, en danger.

Les Némésis.
Ils nous traqueraient sans la moindres pitiés maintenant qu'ils connaissaient notre position, les papillons qui nous entouraient avec volupté, n'étaient là que par miracle et bienfaisance, c'était une chance que les dieux des deux spectres derrière moi se manifestaient à ce même moment.
Une chance inouïe.
A savoir en revanche, si les dieux de la mort allaient anticiper l'arriver des Combattants Noirs et nous aider à les repousser d'Alexandrie, cela était une autre question.
Tout comme l'était celle, que ces spectres acceptent leurs ordres et leurs manifestations divines. Je n'avais pas à me mêler des affaires de ces spectres, mais au moins eux avaient le privilège d'être suivis et assistés par des déités présentes.

Une Faerie, papillon infernale aux nuances violine et pourpre voletait autours de moi, sans s'en lasser, était-ce un présage où bien les dieux de la morts semblaient chercher quelque chose en moi? C'était bien imprudent de la part du manipulateur de ces faeries de m'enquiquiner de cette manière là. Retournant à peine mon visage vers Enma, elle pu y lire une expression grave tandis qu'elle aussi, pouvait cette fois sentir ce cosmos étrange.

Aiguisé, effrayant, rependant désespoir et dépression tant par l’oppression qu'il exerçait que par sa proximité. Le cosmos provenait de l'océan, comme le disait si justement ce cher Minos et les papillons, ces faeries, semblaient les attendre de face, observant tout comme moi, mais de loin, leur avancée.
L'oppression tendait d'avantage l'atmosphère et la refroidissait encore plus que nécessaire. La plage était couverte par le voile obsidienne de la nuit venante tandis que la brume naissance du grand froid naturel de ces lieux prenait place doucement sur la plage et Alexandrie.

Malgré tous ces éléments pourtant d'origine naturellement froid, la gelure incisive et aigüe de l'oppression Némésis demeurait, telle une peur sans nom, injustifiée et injustifiable.
Droit comme un "i", les flammes ardentes et crépitantes de mon feu de camps s'élevant vers les cieux, je regardais avec exactitude l'horizon.
" - Ainsi, ils choisissent la voix des eaux."

La commissure de mes lèvres se levèrent en un rictus, plus qu'un sourire, de satisfaction, qu'ils viennent, j'étais prêt. Les deux spectres derrière moi? S'ils savaient combattre, ils l'étaient également.
" Votre réaction n'est pas à prendre à la légère, Minos ils arrivent. "

Laissant toujours le feu consumer le bois par son appétit démentiel, je me retournais vers Enma, un large sourire chaleureux et emprunte de confiance ornait mes lèvres, l'appel du combat grisait mes sens et le fait que cela soit inopiné et à la fois soudain, alors qu'on allait tous les trois siéger pour boire ensemble, fut une bénédiction.
" - Vos dieux vous bénissent, ils viennent vous prévenir de l'apparition des Némésis. J'estime à cette nuit, peut être trois ou quatre heures, leur arrivée. "

Qu'allons-nous faire? Nous préparer à les battre? Le mettais ma main et mes doigts à mon menton, je réfléchissais. S'ils savaient que nous les avions repérés, ils feraient sans doute demi-tour mais si au contraire nous continuons de vivre et de boire, faire semblant, d'agir sans eux, ils poursuivraient leur chemin et nous pourrons ainsi les accueillir pour mieux les défaire.
Mon sang bouillait, puis j'abattis mon poing sur mon autre main avec conviction en lançant un regard étincelant et fraternel à Enma, puis un peu plus obscur au Juge.
" - Nous allons poursuivre et amasser autant d'alcool et de bois que nécessaire, nous ferons comme si nous n'avions rien envisagé de faire afin que l'on puisse les cueillir. Si nous changeons quoi que ce soit dans nos manières de faire, ils risqueraient de fuir. Ce ne sont pas des combattants, plus des assassins et des pervers, chaotique et misérable, ne leur laissons pas le choix que de nous affronter!"

Je passais une main dans ma crinière blonde épaisse en soupirant, j'espère que ces deux là allaient pouvoir être de la partie, ne serait-ce que pour mieux être prévenu et mieux combattre ces dangers à l'avenir.
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Enma
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Mer 8 Mar - 23:40

Piètre ambiance que celle autour du feu gourmand. Les yeux d’Enma alternaient lentement entre Minos, Hagën et les flammes. Le premier tenait une distance modérée, il était en même temps avec et sans eux. Sans doute l’importunaient-ils… Mais il était au moins de retour, elle s’en contenta. Le deuxième était triste, toute sa fierté ne parvenait pas à masquer ses ressentiments. Après tout, il se sentait comme elle : abandonné, trahi, larbin. Il aspirait le saké avec une vitesse incroyable ; il ne fallait pas qu’il devînt saoul… La panique l’avait envahi alors qu’un remous cosmique venant des fonds marins leur parvenait. Les Marinas ? Déjà, enfin ? C’était une réaction tardive de leur part. Par réflexe, le Juge s’était levé, en perdant sa coupe, dont le contenu tellement précieux aux yeux de la Spectre se répandit en silence sur le sol, ce qui ne manqua pas de l’agacer. Elle ne lui en tint pas longtemps rigueur ; il ne put s’empêcher d’exprimer son désarroi quant à la situation des Enfers, craignant pour sa vie. Il ne termina pas ses paroles haineuses ; ces saletés de papillons des Enfers voletaient déjà au-dessus d’eux. Le sourire mystérieux de la belle ne s’était pas effacé. D’un pas habile, elle glissa à genoux vers son compagnon d’infortune et posa tendrement sa main sur le coude qui était à sa portée.

« Tu n’es pas seul, Minos. Elle se rapprocha, levant son bras en même temps qu’elle soulevait une mèche argentée du Griffon. Il était comme dissimulé derrière sa manche. Elle scrutait le visage qui était si près du sien, et le détailla, comme si elle chercher à le graver dans sa mémoire. Elle lui souffla à l’oreille, d’une voix presque imperceptible, alors que son cosmos noir les entourait finement pour cette conversation.  J’ai tourné la situation à notre avantage avant mon départ vers Alexandrie. Il ne leur reste plus que de vains sous-fifres et nous. Elle avait prononcé la première phrase avec honte, avant de reprendre normalement : Nous sommes indispensables. Il suffit de jouer le jeu, ils sont bien trop fiers pour venir se salir les mains, même si voir le sang de Minos et d’Enma couler à leurs pieds serait jouissif. Ils ont besoin de main d’œuvre efficace. Fais-moi confiance. »

Elle relâcha les cheveux soyeux de son comparse, dont elle avait savouré le toucher, et lui vola par la même occasion sa coupe de saké. En se retirant, elle lui glissa en remplissant ce récipient trop vide : « N’oublie pas de partager ce que tu bois. »

Alors que Minos avait cédé à son stress, Hagën était entré dans une frénésie qui faisait fondre la glace dont il s’entourait. Il arborait un sourire franc et chaud alors qu’il proposait une autre interprétation de la venue des papillons ainsi qu’un plan de riposte, le tout avec une spontanéité communicative. Son idée alliait délectation, ruse et combat. C’était une solution qui convenait bien à Enma : ils allaient tout de même pouvoir savourer ensemble une boisson. Elle se redressa et se releva, rejoignant Hagën et perdant ses yeux verts étincelants dans l’horizon assombri, dont le seul bruit qui parvenait à eux était les vagues.

« Trois ou quatre heures, dis-tu ? Nous aurons largement le temps d’élaborer un plan d’attaque pour le moment venu. Éliminer des Némésis fait aussi partie de ce pourquoi j’ai été envoyée, après tout, elle lança un regard vers Minos pour qu’il entende bien cette partie. Elle pivota un peu plus vers Hagën, les regardant tour à tour : Assassins et pervers, si tu savais comme nous en avons l’habitude… Elle faisait bien sûr allusion aux Jumeaux, et plus précisément au jeu malsain qu’Hypnos avait commencé avec elle. Si ces … choses aiment l’ombre, ils sont tombés sur une Kage Oni. Une… démone qui aime les ombres. »

Elle rit doucement en lança un regard amusé et complice à son voisin nordique. Comme preuve, sans doute inutile, elle tendit sa main droite le long de laquelle courait son cosmos noir. Ordinairement nuageux, il vint s’étirer et s’allonger en katana noir fort aiguisé qui dégageait comme une vapeur noire. La lame se tordit ensuite, donnant une autre forme de sabre oriental, le tachi, avant de se décomposer et de remonter telle une ombre sous la manche de la belle. Elle n’avait pas que ce petit tour dans son sac. Elle en avait des bien plus intéressants et contre-natures. D’une traite, elle avala son saké, relâchant en expirant les vapeurs éthérées.

« Je souhaiterais, Hagën, que tu me décrives le mode d’attaque de ces Némésis. Tu les as rencontrés et combattus… N’étant pas encore réveillée à ce moment-là, je manque d’expérience. Ce serait une erreur de ne pas profiter de ton vécu. Si jamais nous nous retrouvons en infériorité numérique, je pourrai y remédier. Au-delà de ce combat, elle regarda un peu plus intensément Minos, j’ai été envoyée pour répondre à une question : pourquoi les Némésis ont-ils choisi d’attaquer le domaine de Poséidon plutôt que les Enfers ? D’où ma venue à Alexandrie. »

Un frisson la parcourut, elle alla déposer près des bouteilles –Minos avait pris la peine d’en ramener une- sa coupe et passa ses bras dans les manches de son manteau. Elle en profita pour s’adresser à l’élégant Griffon :

« L’idée de faire comme si nous n’avions rien remarqué me convient parfaitement. Qu’en penses-tu, Minos ? D’autant que… Tu sembles savoir où te réapprovisionner en alcool... Nous aurons suffisamment de temps pour pouvoir estimer combien ils sont, plutôt que de prendre le risque de nous retrouver piégés. Mais pour que cette stratégie marche entièrement, tout le monde doit y mettre du sien, dont l’initiateur. »

Elle remplit une coupe qu’elle tendit à Minos, s’empara de la seconde coupe de saké, qu’elle tendit fermement à Hagën en lui lançant un regard malicieux. Elle gardait le fond de la première bouteille pour elle-même :

« Tu as proposé… Autant sceller notre coopération en trinquant gaiement. Non ? »
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Dim 12 Mar - 22:22

Par contre il fallait le dire, ce Hagen, il l'avait dans le pif. Et pas qu'un peu. Il écouta attentivement tout de même se qu'il avait à dire. Le juge ne connaissait alors rien des némésis et même s'il en avait battu un le ressemblant avant la guerre sainte des marinas et des berzerkers. C'est alors que le feu se mit à crépiter plus intensément, laissant échapper des braises en fusion sur le sable avant de se noircir aussi tôt.

Et un saké, et deux saké puis un troisième ! Minos commençait à enchainer les verres, ses joues rougissaient légèrement passant de leur pâleur habituelle à un rose craie. Mais ce n'était pas à cause de l'alcool, le juge avait l'habitude de boire avec tous les banquets aux enfers et son ancienne position de Roi de Crète et même si l'alcool faisait un effet tout de même léger et sournois, c'était plutôt la réaction d'Enma, venant poser sa main non loin de son visage en ayant soulevé quelques mèches d'argent. Il pu la regarder droit dans les yeux et fut heureux d'entendre le cadeau empoisonné qu'avait laissée la jeune nécromancienne aux jumeaux. Il ne montrait pourtant aucune forme de joie, laissant comme à son habitude cet air supérieur.

C'est alors qu'après les explications sur les Némésis et l'accord de son ancienne disciple, Minos acquiesça de la tête à Hagen, d'un air grave. Il n'aimait clairement pas les manières qu'avait le god warrior avec lui et Enma. Ce type avait vraiment du sang noble ? Royal ? Minos ne pouvait le concevoir du à la personnalité qui ressortait. Mais après les meurs des asgardiens sont bien étranges pour un européen et il a pu le voir avec Enma qui était loin d'avoir les us et coutumes du juge, même si ce dernier s'était adapté tant bien que mal.

Les fichus papillons continuaient de tourner en rond autour du groupe, comme autour d'une intense lumière qui pouvait leur faire prendre feu rapidement. Mais ce n'est pas par le feu qu'ils s'écrasèrent au sol, tous ensemble, mais par les fils du juge qu'il avait déployé pendant que ses compères parlaient. On pouvait voir les filaments aussi fins que les fils que les araignées tissent accrochés au dos des papillons éventrés au sol. Ces dernier pouvaient prévenir les jumeaux, mais les dieux ne se déplaceraient pas de toute manière, ils avaient trop besoin de ces deux spectres.

Maintenant que la voie était libre, le juge pu sourire à Enma, signe qu'il était content d'enfin la revoir.

"Bon comme a pu nous dire Hagen, ces fameux Némésis, dont je crois en avoir déjà vu un qui me ressemblait étrangement, enfin vu la description que vous m'en faites god warrior. Mais ce qui me trouble est le fait qu'on ressente leur cosmos à ce point. Si c'est des maitres dans l'art de l'assassinat, je suis sur qu'il doit y en avoir un ou deux non loin de nous. Des éclaireurs surement, il nous faut les trouver et les éliminer, sinon nous risquons d'être en infériorité numérique, et bien que je ne doute pas de vos capacités à combattre, je doute par contre de notre survie. Enfin... Enma et moi ne pouvons mourir comme nous le sommes déjà... mort... Mais vous à moins que vous ayez déjà visiter les enfers de votre peuple..."

Et Minos avait mit dans le mille. Il y avait bien une petite escouades de némésis dans la forêt, une escouade de niveau bronze, mais leur entrainement du cosmos ultra poussé leur permettait de se cacher même face à un god warrior et deux étoiles célestes. Un groupe d'éclaireurs surement. Ils ne viendraient pas se frotter au groupe, enfin pas tout de suite.

On pouvait voir les mains de Minos dans le sable bouger par a coups. En effets, ses fils de cosmos passaient dans le sable pour aller chercher ce petit groupe. Bingo ! Trois fils avaient atteints leur cible et bientôt tous les autres s'accrochèrent à ces trois némésis qui s'approchèrent contrôlés par le juge.

"Veuillez vous joindre à nous les némésis. Je reconnais vos armure, -de droite à gauche- la scale de la Murène, du crabe et celle de Proto..."

Les némésis vinrent s'assoir devant le feu, complètement sous l'emprise de Minos dont ils ne pouvaient se défaire. Il fallait maintenant leur faire surbir un interrogatoire pour plus comprendre se qu'il se passait. De toute manière au premier mouvement brusque, un fil était connecté à chaque nuque, prêt à la briser.
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Lun 13 Mar - 16:39

"Qu'ils voient leur désirs se concrétiser et leurs envies s'apparenter telles qu'ils en ont besoin dans ce moment de noirceur, après tout, j'avais enfin réussis à mettre une main sur celui que je pistais. Depuis la grande Asgard, entre les détroits, les mers et les terres arides, j'avais voyagé de façon totalement anonyme et silencieuse, une ombre parmi les autres, laissant l'illusion d'une menace apparentée à un cosmos maléfique non dissimulé derrière chacune de mes courbes tracées dans les airs."

La jeune femme s'apparentait à un chevalier d'or de la vierge on ne peut plus fidèle, son armure, son expression douce mais ferme, elle arriva par la voix des airs à Esna, son bras fin et laiteux couvrant ses paupières aux cils longs et courbés.
Chaleur et aridité n'étaient pas ses amis et pourtant elle s'en adaptait au besoin, son cosmos n'était pas déployé, de toute manière qui aurait la soupçonner?
Même armure, même cosmos, rien ne pouvait la différentier d'un véritable chevalier d'or, personne, personne qui ne l'eut affronté, elle et sa caste.

La Prima Dona chassa d'un revers gracile le sable et la poussière de ses nombreux voiles noires qui s'échappaient de son armure d'or, comme si elle avait eut plus tôt à faire à un mariage, mais célébré par l'union de la mort et du malheur. soudain elle se redressa, un cosmos venait de s'éveiller non loin d'elle, à quelques pas en dessous de la ville où elle s'était arrêtée.
Ses pupilles se fendirent pendant qu'elle lança un regard acerbe et amer vers la plage en contre-bas.

Une bien étrange plage, située aux portes d'Alexandrie, longue langue d'un sable fin, d'or et d'argent où siégeait une mer douce et tiède.
La jeune femme posa ses mains sur ses hanches en observant de son surplombe la scène, le temps que le soleil se couche, soit dit en passant une bonne heure où deux après cet appel cosmique, la proie arriva. Ténébreuse, glaciale et distante. Il était facile à reconnaître.
Après une marche écourtée par les marchés du Caire, se fermant un à un, Eve la vierge d'or s'enquit de rejoindre la jeune inconnue sur la plage, en parallèle du chevalier d'Asgard qui vint la rencontrer d'une manière plus qu'insupportable.

Où se situait Eve?
Se mordant la lèvre inférieur, ombre parmi les ombres, sournoise et silencieuse telle une vipère, elle observait la scène non loin de là, depuis les dunes de sable, invisible, son étrange cosmos la voilait aux yeux de tous, amusant, imperceptible.
Il avait reconnu le cosmos mais ne s'était pas tourné vers la bonne direction, quand à la jeune femme qu'il avait forcé à asseoir, Eve s'en délectait. Ces longs cils épais et recourbés l'observait à chacun de ces gestes, graciles, ordonnés. Chacun de ses mouvements étaient emprunte de grâce et d'une douceur qui ne laissait pas la Prima Dona insensible.

Secouant la tête de façon à reprendre ses esprits perdus, elle observait la venue d'un second spectre semblait-il, de la même castre que la dame gracile aux vêtement de deuil. L'homme au smoking ne la captivait pas tant que cela, mais serait bien surprise de connaître son potentiel cosmique, au-delà de cela...
Eve se complaisait à se demander si elle serait capable de convertir cette beauté noire, l'inconnue en kimono de ténèbres, en son rang, chose très certainement difficile, bien qu'intéressant.
Écartant l'une de ses longue et soyeuses mèches de cheveux de son cou tendre et pâle, tiédit par la chaleur de cette terre Égyptienne, la Prima Dona fit légère tinter son cosmos en émettant un léger rire à peine audible.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Eve, Shaka
" Dansez, chers phalènes éphémères."
Spoiler:
 

S'asseyant sur son banc de sable, elle vit en premier lieu la jeune femme ciller à l'apparition des papillons mais ne point en attaquer ni manifester une quelconque intention, préférant poursuivre ses manœuvre délicates et généreuses.
Eve posa lentement ses doigts et sa main immaculée au niveau de sa poitrine où aurait du paraître quelques battements d'un coeur désespéré.
Elle était touché par la détresse mais également la vision chimérique de l'espoir de combattre un ennemi qu'elle ne connaissait pas afin de mieux le connaître, mais également et tout simplement, par le fait d'aimer et vouloir partager. Le partage était une chose que les némésis ne pouvaient concevoir ni même connaître.
Eve observait la scène, amusée de voir l'homme aux cheveux d'argent, visualiser des faeries infernales mais également, ses iris observèrent ses manières tranchantes de trancher le destin des Phalènes par la simple apposition des filins soyeux sur leurs ailes et pattes.

Levant un sourcil, trouvant ce geste déplacé, Elle augmenta un peu plus son cosmos afin de faire fondre la crédibilité et la vérité de ses illusions.
En plein milieu d'une plage, Minos fut d'abord la proie à l'illusion passive d'apparition d'une forêt au beau milieu de ce port d'Alexandrie, Hägen vit apparaître l'étincelle de la guerre par un cosmos naissant vers l'Océan et cette Shinigami, le tout à la fois.
Rien ne semblait gêner la belle Eve mise à part toujours l'apparition de cet espoir fabuleux qui faisait naître l’étincelle du bonheur entre les prunelles de la Shinigami, et pourtant , Eve pouvait nettement voir la psychée des deux autres personnages et les ressentir.
Quelle fabuleuse créature que cette femme spectre, Eve en soupirait d'aise.

Jusqu'à ce que l'homme à l'apparence âgée ne devine sensiblement la source d'un cosmos dans la forêt. A savoir que la forêt était créer tout autours de la Prima dona, elle fut donc très surprise de voir ainsi et de prêt, le cosmos et les filins soyeux du spectre du griffon. Très rapidement les filins attrapèrent dans le réel trois morceaux de bois, de bateaux arrachés naufragé, éparpillé et les attirait sans aucune hésitation prêt du feu.
Les trois bois étaient donc des Némésis d'apparence.

Comment voyait-il des Némésis?
Eve aurait aimé s’immiscer dans l''esprit de Minos pour le savoir, en attendant elle ne voyait que trois morceau de bois bouger, l'un sera très certainement brisé puisque l'illusion devrait être décapité.

Eve poussa de rire, mettant sa main immaculé devant sa bouche pêchue afin d'éviter un fou-rire terrible.
Après de longues minutes pour lesquelles ses illusions de Némésis-crétins-assassins se fichaient de la gueule des deux hommes en lorgnant la poitrine de la Nécromaîtresse, Enfin, l'illusion se dissipa. Totalement à la manière brutale d'un voile pourpre, annonçant le début d'une pièce de théâtre.

Retenant son rire, le laissant couler au travers de sa gorge en un long roucoulement, agréable de délectation, Eve ajouta la cime de son index sur ses lèvres. sa langue vint lécher son doigt avant de l'y mordiller avec une certaine sensualité.
Elle se tenait debout dans une grâce et une beauté qui surpassait de loin de réel, envieuse, jalouse , désireuse et fiévreuse, elle lança un long regard langoureux à l'adresse de la spectresse.

Sans un mot, elle cilla son regard avec langueur avant de planter cette fois un regard tranchant et assassin vers les deux hommes alors qu'au contraire, elle se montrait parfaitement chaleureuse et même gênante envers la jeune femme.
La main à sa bouche exerça de nouveau un geste aérien, décollant sa chevelure d'ébène aux reflets bleutés de son cou tiède. Le soleil se couchait enfin et ses derniers rayons s'étiraient maintenant faiblement le long de la mer.
Le ciel se parait de merveilleuses couleurs noirs, ténébreuses, montrant des étoiles scintillante et timides, apeurées.
La lueur du feu de joie s'étirait en diverses rayons flamboyant qui donnaient un air d'une peinture antique sur son visage et ses courbes.

La Prima dona était entourée d'une petite dizaines de Phalène aussi noires que la nuit, l'on pouvait rapidement y faire le rapprochement avec les ailes au niveau de ses hanches.
Ses membres fins et graciles étaient entourés de bracelet, breloques d'or aux pierres diverses qui lui donnaient une touche de couleur funeste. Sa peau blanche, blafard contrastait avec ses habits d'apparat. allait-on l'inviter à boire elle-aussi?
Levant ses bras vers le ciel, elle s'étira d'une façon totalement aguicheuse et langoureuse, faisant rougir malgré eux, les deux hommes à proximité.
" - La logique masculine, où celle de voir des choses improbable à des places encore plus improbable. "

Elle leva un oeil, septique et ennuyé à l'adresse de Minos avant de lancer un long sourire crispé, à la limite du sadique vers Hagën pour finalement se ravir et s'attendrir en employant ses doigts au travers de ses longues mèches noirs, coiffant et décoiffant sa chevelure dans un but de manifester son impatience à être conviée à cette fête.
Qu'était-elle? Une danseuse manipulant le cosmos. Elle pourrait se faire passer pour une servante de l'Odyssée après tout, ses manières s'y apprêtait, mais non la couleur pâle de sa peau. Non le mieux serait tout simplement de leur faire de nouveau refléter la vérité sous la forme d'illusion.
" - Oh mais bien sur, vous préférez tous et de loin vous occuper à tuer et semer la mort plutôt que d'entretenir et conserver les bonnes relations. Subtilité et flegme, comportement tout à fait masculin. Seulement vous ne me donnerez pas raison... la fierté."

Elle fronça ses sourcils, amusée en feintant un sourire aiguisé.
" - Et si... "

Elle lança un regard pétillant vers la spectresse.
" - Nous les laissions à leur combat inutile et que nous allions danser jusqu'au crépuscule? "

Un combat mortuaire, mortel où les corps s'entremêleraient dans l'au-delà jusqu'à ne plus ressembler qu'à un amas d'os et de chair difforme.
Tendant une main, l'air confiante, chaleureuse et avenante, Eve, insista d'un regard langoureux vers Enma.
" - Appelle-moi Eve, chevalier d'or de la vierge... Némésis..."
Agrandissant un long sourire tendre, la belle attendait la réaction de la jeune femme, sans oublier de répandre le parfum de son cosmos vers les deux hommes de façon à totalement les adoucir.

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Hagën
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MessageSujet: Re: Que fonde la glace [Hagën]   Jeu 16 Mar - 18:00

Le crépitement du bois sec avalé par les immenses gerbes de flammes me firent soudainement penser aux feux du grand Palais, je me laissais ainsi m'immerger, totalement dans une nostalgie hagard et fiévreux. L'envie de revenir dans le passé afin de savourer ces dis moments avec les princesses de glaces faisait en effet de plus en plus fondre mon coeur de givre, je le savais et je le sentais. Mes yeux reflétaient parfaitement l'ardeur et la brûlure des flammes mais une passion et une chaleur se dégageait malgré tout de mon aura irritable.
Que n'aurais-je point donné pour revivre ces instants?
Mon regard se perdait dans l'immensité de la fumée qui s'élevait vers le ciel, bercé par le parfum de l'écume et la voix salvatrice de la jeune Japonaise derrière moi.

Elle semblait avoir été envoyé par ses divinités pour chasser et connaître mieux son ennemi, c'était une bonne chose en soit qu'elle m'ait trouvé je pense, malgré tout ce que cela impliquait. Qu'avais-je seulement à y gagner en retour? Elle n'était pas ingrate et semblait offrir des services bien plus intéressants que d'autres voyageurs démunis.
Kage Oni?
J'abaissais ma tête en mettant une main ouverte dans mes cheveux en me redressant, un léger malaise venait de me prendre de cours. Était-ce du au fait qu'elle pouvait à tout moment savoir? Que mon âme n'était reliée qu'à la vie uniquement par un pacte lié avec la Dame noire? Oui, je pense que c'est cela, après tout, rien d'autre ne pouvait à l'instant me mettre autant mal à l'aise.

Son rire cristallin et fluide vint transpercer la symphonie de la nature, je laissais un petit soupire s'élever depuis mes lèvres fermées, je trouvais cela certes ironique, mais non point amusant. Après tout même si son audace et son courage était tout à fait honorable, sa naïveté pouvait tout autant l'être. J'y trouvais une forme touchante malgré tout et jetant un oeil vers elle, qui continuait de rire, involontairement mes lèvres remontèrent en stigmates, mes commissures se plissèrent tandis que je fendais un sourire tendre en sa direction.
Cependant sa démonstration me fis frémir, était-elle inconsciente? J'espérais qu'elle n'attire pas d'autres personnes sur ce rivage, pour le peu de guerrier dont nous étions à ce moment, on ne pouvait se permettre de perdre l'avantage.

Mon sourire se crispa en une grimace quand je me retournais vers Minos, le dit juge qui semblait être en proie à un délire absolument renversant, était-il déjà ivre du Saké?
Il est vrai que sa descente en la matière avait été brusque et ne connaissant pas cet alcool, je ne pouvais savoir s'il était assez fort ou non à l'emploi pour occasionné pareils délirs.
" - Assurément"

Affirmais-je à Enma en inclinant respectueusement ma tête bordé d'une chevelure blonde. Je l'avais bien sur écouté, distraitement bien que j'avais pu percevoir toutes les nuances de son discours, j'observais le juge d'un oeil plutôt observateur dans le projet sans doute, d'intervenir rapidement si ce dernier faisait une énorme connerie.
" Avant tout, puis-je, dame Enma?"

Lui soufflant dans un murmure, mes iris de saphir lisant dans ces prunelles d'émeraude un court instant tandis que mes phalanges montraient la petite bouteille du liquide transparent.
Sans même qu'il lui demande son avis, il la servit très rapidement en parlant de parler de coopération. Je sentis de nouveau le besoin de soupirer, mais je le réprimais malgré moi et avec douceur entrepris de prendre l'objet qu'elle me tendait non sans omettre de la remercier, sciant d'un air chevaleresque, fier mais doux, mes cils en inclinant brièvement mon buste en sa direction.

Cet alcool était curieux. La coupe bu d'un coups, la langue vint caresser lascivement mon palais pour en extraire les parfums, certes légers mais enivrants. Cette boisson détenait quelques arômes florales et naturelles qui étaient certes très douces mais également très traitre. Je compris pourquoi Minos était déjà en train de délirer.
"- Concernant nos ennemis, il ne faut aucunement les sous-estimer, là est déjà la plus grande bêtise que nous pourrons faire. De mémoire, ils ont toujours un coups d'avance et leur pouvoir cosmique ne connait pas de limite. Le chevalier d'or du Capricorne Némésis qui avait été traitre de la dame noire nous avait totalement surpassée, Io de Scylla, générale de Poséidon; Thétis, sa représentante et Moi-même. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir eut la bénédiction divine de Poséidon avant le combat. Non, je pense que leur énergie gangrénée et corrompu est manifestement plus important que le notre, en occurrence ils sont faible. très faible sur le plan physique."

Je lui lançais un regard tendre mais ferme de façon qu'elle, et minos comprenne rapidement le but de la manoeuvre, puis déconcerté, en voyant leur tête, je me permis de rectifier une faute que j'avais omise dans mon discours.
" - Shura, la capricorne traire de la dame noire nous a aidé à combattre sa déesse. Jusqu'au moment où Athéna subtilisa son âme pour la plier à sa volonté et l'utiliser contre nous. C'est de cette manière elle a utilisé également Poséidon et que le combat est devenu impossible à gagner."

Terminai-je de confier en fronçant les sourcils prenant un air déterminé cette fois.
Soudainement alors que j'allais continuer à relater les faits et les quelques faiblesses de nos ennemis, Minos sembla perdre patience et à son tour déblatérer des propos comme quoi il avait vu des Némésis. Etait-il seulement sérieux? Jaloux sans doute de ne plus avoir d'attention pour mentir impunément à notre nez? Il n'y a pas moyen de reconnaître un Némésis d'un véritable chevalier, sauf... dans son mentale.
Et lorsqu'il usa de ses fils pour amener trois scales de rang bronze, je serrais les dents, voyant de là, la même chose que lui.
Mes poings se serraient, mon regard devint meurtrier, noir et glacé, mes muscles se tendirent et mes doigts crispés firent craquer mes os. Mon teint livide fit sortir les nerfs et les blessures de mon visage, la lueur des flammes en cette début de nuit me donnait cet air courroucé et colérique que j'avais seul eut, contre Hyoga lorsque nous nous nous sommes affrontés pour Freiya.

Aucun bruit ne s'échappait de ma bouche tandis que les Némésis semblaient s'assoier confortablement devant nous. Ca puait. Je n'aimais pas son plan à l'improviste et si les spectres sont éternels et peuvent joueur avec la limite du danger, ce n'était pas mon cas. J'étais éternel, certes, mais bien déterminé à protéger les miens, tôt où tard.
Rapidement en voyant que la scène était trop grosse pour moi, pour nous, mon cerveau vint à surchauffer.
" - Minos attention!"

Les lèvres s'ouvrirent sur une grimace crispée par la colère et la peur, la peur d'être impuissant face à la situation cocasse qui allait être la notre, sans détour je me précipitais devant Enma et avec fermeté et une précision chirurgicale, lui prit le bras.
Je faisais lentement diffuser la chaleur ardente de mes flammes sur son bras et son corps afin qu'elle me sente et fasse la différence entre moi et le... les illusions! J'en étais sur.
Mes dents se fermèrent aussi sèchement qu'à l'accoutumé et un long grognement de rage s'écoulait le long de ma gorge pendant que Eve fit enfin tomber le lourds rideau de ses fantasmes féministes.
" - Minos! Bouge! Protège Enma! VIPERE! Ferme ta bouche pleine de croc avant que je ne te coupe ta langue bifide!"

Lâchais-je d'une seule traite, dans l'espoir que le juge puisse comprendre que la technique ici ne consistait pas pour le moment à combattre, mais à se rassembler et contrer les menaces que la Vierge Némésis nous tendait.
Après tout... Si elle avait pu nous faire croire à des illusions aussi puissantes, qu'est-ce qui nous indiquait qu'elle-même ici devant nous n'en était pas une, vouée à nous corrompre et nous pousser à rejoindre les rangs adverses?
... Finalement quand je rencontrai les yeux de la vierge d'or, ce fut comme si...
Mon bras vint lâcher celui d'Enma, toutes expressions belliqueuses furent chassées de mon visage et j'en advint même à rougir, sentir la ligne de mon corps se tendre en une envie compulsive de posséder mais adorer également cette Némésis.
Je clignais des yeux en grognant à nouveau, C'était quoi ce bordel?
Je ne comprenais pas ce qui m'arrivais, j'étais littéralement en train de tomber amoureux ma pire ennemie. (passif de Eve)
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Que fonde la glace [Hagën]

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