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 [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche

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Loki
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MessageSujet: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Mar 1 Déc - 12:40

« Life is a tragedy when seen in close-up, but a comedy in long-shot. »

« Human life is basically a comedy. Even its tragedies often seem comic to the spectator, and not infrequently they actually have comic touches to the victim. Happiness probably consists largely in the capacity to detect and relish them. A man who can laugh, if only at himself, is never really miserable. »
Sing, Little Bird !


Toutes les bonnes choses ont une fin. A un moment il faut savoir s'arrêter de déconner. D'asticoter Fenrir au bout de sa laisse si on ne veut pas finir manchot, de troller Thor jusqu'à ce qu'il vous assène son marteau dans les dents, de boire comme un guerrier divin de peur de finir la soirée écrabouillé dans le lit d'une géante.

Hélas, on peut avoir des millénaires d'existence, connaître cette leçon, et avoir toujours autant de mal à se modérer. Et il faut avouer que ce matin-là, Loki avait allègrement gambadé sur la ligne rouge en s'autorisant son péché mignon du moment : mettre Lyfia dans une situation embarassante.

Après avoir fait un peu d'espionage au palais d'Odin, jeté un coup d'oeil dans les thermes des valkyries et renversé la salière dans la potée des guerriers divins, Loki avait décidé de terminer sa promenade en beauté en dirigeant sa petite camera cachée sur pattes du côté des arènes.

Là, il lui avait fait grimper sans qu'elle s'en rende vraiment compte un chêne d'une assez jolie taille. Une fois les petites fesses de la jeune fille bien callées sur une branche, le dieu avait relâché son emprise pour rester en veille dans un coin de l'esprit de la servante. Un sourire roublard s'épanouit sur les lèvres du fourbe divin. Il n'y avait plus qu'à laisser faire.

Welcome to the Asgardian Show ! Votre émission de télé réalité nationale. Aujourd'hui nous assisterons en direct au sauvetage de notre candidate préférée par les bonnes gens de Neophrem.

" Au secours ... "

Lyfia avait articulé ces mots faiblement en entourant de ses bras frêles le tronc de l'arbre, plaquant sa joue contre l'écorce comme pour se rassurer. La petite se sentait vaguement malade car elle était sujette au vertige. Sans compter le coup de la surprise !

" A L'AIDE ! S'IL VOUS PLAIT ! JE VEUX DESCENDRE ! "

Maintenant la servante piaillait pour se faire entendre à la ronde et quelques personnes commençaient à venir observer ce curieux oiseau sur sa branche. On lui demandait ce qu'elle faisait là-haut, on cherchait des amis pour leur montrer cette situation extraordinaire, on discutait sur le meilleur moyen d'extraire la colombe de ces branches.

Les humains s'agitaient et c'était un spectacle très distrayant pour Loki qui y assistait confortablement installé dans sa salle du trône dans les quartiers de Jörmungand, une coupe d'hydromel à la main. Hé, on s'amuse comme on peut ! Il n'y a pas encore le câble à Asgard ! Quelqu'un suggéra d'aller chercher Frodi et de lui laisser gérer le problème.

" Quoi, il est là ? Non, pas Frodi ! Surtout pas Frodi ! Apportez une échelle ! "

Le sursaut de malaise de Lyfia provoqua un gloussement de la part Loki. Depuis qu'il avait observé l'aspirant au travers des yeux de la belle avec l'arrière-pensée d'en faire un partisan, il semblait que le jeune noble croyait l'heure venue pour lui de se débarrasser d'un encombrant pucelage dans un buisson bien fourni.

Le moins que l'on puisse dire était que Lyfia ne se montrait pas coopérative. C'était tordant de la voir courir pour éviter ce soupirant assidu qui n'était pas à son goût - un gars dont le totem était un porc sauvage, imaginez la honte devant les copines !

Quoiqu'il en soit, cela commençait à jaser sur la terre ferme. La gamine faisait encore son intéressante. Si ce n'était pas une honte, une servante du palais ! Cette enfant faisait partie de l'entourage royal en contact direct avec le dieu Odin. N'avait-elle aucune conscience des responsabilités qui reposaient sur ses épaules ? On apportait enfin une échelle.

Une échelle. Très bon choix. Un élément comique aussi efficace qu'intemporel.

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Dernière édition par Loki. le Dim 13 Déc - 13:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Mer 2 Déc - 1:49

« M’sieur, m’sieur m’sieur tendez !! Z’avez un message »

Kanon se retourna pour voir courir vers lui un gamin d’une dizaines d’années. D’après sa tenue, c’était surement un apprenti chevalier. Il tenait dans sa main brandie un rouleau de parchemin ; Un messager. D’habitude les communications entre chevaliers se faisait plutôt de cosmos en cosmos et il était donc rare de recevoir un message manuscrit. Un peu suspicieux, le chevalier des gémeaux récupéra l’écris.

« C’est bon gamin, allez file maintenant ! »

Le garçon resta à sautiller d’un pied sur l’autre l’air gêné.

« Mais c’est qu’on m’a dit que ça s’rait vous qui m’payerai ma course, que vous z’étiez d’accord »

Kanon fronça les sourcils. En plus d’être mystérieux, ce message était envoyé par un radin notoire ; de mieux en mieux. Il fouilla dans sa poche et balança une piécette au garçon.

« Maintenant file, je veux plus t’avoir dans mes pattes. »


Le gamin regarda la pièce d’un air déçu mais parti rapidement au trot, sans demander son reste devant le regard noir que lui adressa le chevalier des gémeaux.
Ce dernier souleva délicatement le sceaux de cire qui ornait le message. Dessus était imprimé l’emblème du grand pope. Étonnant qu’il lui ai fait porter une missive plutôt que de le convoquer. Mais selon Shaka, il fallait s'attendre à de ce genre de chose concernant cet homme. Enroulée dans le parchemin était pliée une carte de visite d’un bar coquin du coin. Au dos, seulement ces quelques mots :

« Récupères moi les armures d’or à Asgard. Contacts : Camus, Myrdhinn, Almas »

Bon… c’était concis et sans fioriture pour le moins. Camus, le Camus ? Il devait y avoir erreur, seul Shaka était revenu et sinon il aurait dût sentir un autre cosmos d’or dans le sanctuaire. Les autres noms lui étaient également inconnus. Il retourna la carte et lorgna sur la jolie blonde souriante qui le regardait d’un air aguicheur. A quoi pouvait donc bien penser le gardien du sanctuaire ? Il faudrait vraiment qu’il s’occupe de ce pope problématique rapidement. Bon, ceci dit, cela pouvait toujours servir d’avoir de bonnes adresses. Tranquillement, il glissa la carte dans sa poche et continua de remonter les escaliers du sanctuaire pour récupérer sac et armure déjà préparés de la veille.

En effet, il n’avait pas attendu l’ordre de mission du grand pope pour se préparer à partir pour Asgard. La discussion qu’il avait eue avec Shaka l’avait interpellée et il avait décidé d’en savoir plus sur le sort des anciens chevaliers d’or et de leurs armures. Ainsi, il avait prévu de quitter le sanctuaire pour le pays des glaces juste après avoir glané quelques renseignements sur l’état du pays. Avec la guerre aux enfers, les nouvelles n’étaient pas fraiches mais ce qu’il avait appris ne lui plût guère. Il semblerait cependant, que pour une raison inconnue, toutes les armures d’or c’étaient retrouvées là bas. Bref, il était temps de partir en éclaireur découvrir se qui pouvait bien clocher… Et d’en profiter pour goûter à nouveau leurs fameuses bières du nord.

Ayant utilisé ses pouvoirs de chevaliers d’or, le voyage jusqu’à Asgard dura le temps d’un battement de cils. Kanon se retrouva les pieds dans la neige et un courant d’air froid se saisit de lui et le fit frissonner. Il resserra autour de lui le manteau de plumes qu’il avait trouvé dans l’armoire de Dealor et abaissa la capuche bordée de fourrure. Ce type avait des goûts vestimentaires pitoyables mais au moins sa garde robe était de qualité. Si il avait été à peine plus grand, sut été parfait. Il chargea sa boite à armure ; qu’il avait prit soin d’envelopper dans un tissu de toile afin d’être plus discret ; sur son dos, et se mit en marche vers les petites maisons qu’il apercevait au loin. Ayant maîtrisé son déplacement à la perfection, il devait avoir atterri tout prêt du village de Néophrem. Un lieu qui lui paraissait prometteur pour réunir les informations dont il avait besoin pour trouver la piste des armures d’or.

Charmant village s’il en est. Les gens semblaient affairés et dynamiques et personne ne lui prêtait attention. En ce dirigeant vers le centre, il passa vers les arènes. Un attroupement de personnes autour d’un vieux chêne attira son attention. Il pouvait aussi entendre les cris d’une jeune femme qui appelait à l’aide. En tant normal, le chevalier n’y aurait pas prêté attention, mais il ressentait une étrange sensation provenant de cette direction. Il s’approcha donc discrètement et se mêla à la petite foule pour regarder la scène. Une jeune fille à l’épaisse chevelure bleue claire était perchée en haut d’un arbre et pleurait tant et fort pour qu’on l’en fasse descendre. Kanon ne voyait pas comment elle avait pu atterrir là bas autrement que par sa propre volonté. Cette fillette était-elle débile ? Voilà qu’on lui apportait une échelle et qu’elle fût installée contre le tronc. Dans un froufroutage de jupons, jupes et rubans, la demoiselle parvint tant bien que mal à atteindre la terre ferme. Elle subissait les regard et commentaires de la foule rouge comme une tomate de toute la honte qu’elle venait de s’attirer. Les bavardages allaient bon train. Il ne fallut pas longtemps avant que Kanon comprenne qui était Lyfia. Une servante d’Odin, vraiment ? Pas très maligne il semblerait. C’était tout de même un coup de chance. Hilda était en paix avec le sanctuaire, peut-être que la fillette pourrait l’aider. Il semblerait que le cosmos étrange provenait bien d’elle dans tous les cas.

Quand la foule se fût un peu éparpillée, il la suivie sur quelques pas. Elle semblait un peu paumée, sans trop savoir où se diriger. Elle s’appuya sur le mur d’une maison, comme pour reprendre ses esprits. Saisissant cette chance, Kanon s’approcha d’elle, retira sa capuche et avec son sourire le plus charmeur il dit d’une voix grave :

« Excusez moi mademoiselle, vous allez bien ? Avez-vous besoin d’aide ? Vous semblez mal. »

Il prit dans son sac une outre et la lui présenta.

« Tenez, un peu d’eau pour vous remettre de vos émotions. Une belle jeune fille comme vous ne devrait pas se mettre dans pareil état. »


Il la contempla d’un air préoccupé et sincère.

« Comment avez-vous donc finit par jouer les filles de l’air là haut ? »
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Mer 2 Déc - 22:30

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« Human life is basically a comedy. Even its tragedies often seem comic to the spectator, and not infrequently they actually have comic touches to the victim. Happiness probably consists largely in the capacity to detect and relish them. A man who can laugh, if only at himself, is never really miserable. »
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A la grande déception du dieu, l'opération de sauvetage de Lyfia se déroula sans anicroche. Le petit gars qui avait apporté l'échelle ne heurta pas malencontreusement les curieux avec son encombrant fardeau, l'outil ne bascula pas en arrière pour faire atterrir la petite servante dans la charette pleine de vermine du chiffonier et l'adolescente ne se prit pas les pieds dans ses jupons. Il n'y eut même pas une petite bourrasque pour dévoiler ses ravissantes gambettes à l'assistance. Loki termina sa coupe d'hydromel d'un trait.

La barbe. Il ne se passe rien d'intéressant. Je ferais peut-être mieux de me remettre au travail.

En effet, le dieu du mensonge avait fort à faire pour accomplir tous les jours le miracle de la cohésion et de l'obéissance de son armée pour le moins ... hétéroclite. Il devait être le seul chef d'un ordre mystique qui s'alliait et ménageait le loup, la chèvre, le chou et le petit chaperon rouge rien qu'en leur racontant des bobards.

Il porta une dernière attention à cette vision qu'il avait du village de Neophrem et s'apprêtait à s'en désintéresser lorsqu'un homme vint parler à Lyfia. Loki sentit le frisson de timidité de Lyfia face à cet inconnu qui avait quelque chose d'impressionnant dans sa démarche. Lui aussi était interpellé, mais pas pour les mêmes raisons.

Etrange personnage. Je n'ai jamais vu ce voyageur dans le pays. Que vient-il faire là en pleine guerre civile ?

Lyfia avait accepté avec soulagement les gestes de compassion et de générosité de l'étranger : ses compatriotes lui tournaient le dos, lassés par ses mésaventures répétées. La jeune fille but de longues gorgées d'eau au point de vider la moitié de la réserve du chevalier avant de se sentir mieux.

Lyfia reprit ses esprits et se rendit compte qu'une fois de plus elle avait été le centre de l'attention de tout le monde, et certainement pas sous un jour très digne. En plus, sa manière de boire n'était pas tout à fait digne d'une demoiselle de la cour. Le visage empourpré, elle rendit la gourde à son propriétaire en s'inclinant comme une gentille petite fille prise à défaut.

" Acceptez mes remerciements monsieur ! C'est si gentil de vous occuper de moi alors que vous ne me connaissez pas. "

" Je ne sais pas ce qui s'est passé. Il m'arrive de faire des choses stupides sans même m'en rendre compte. Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas ennuyer tout le monde. "


Tant de confusion éveilla immanquablement le sourire moqueur du dieu. Il arrivait souvent à Lyfia qui faisait juste ses débuts au palais de se répandre en excuses honteuses, d'autant plus souvent que Loki mettait son grain de sel dans son quotidien. Il ne s'en lassait pas.

" Je ne vous ai jamais vu ici. Vous êtes colporteur ? "

La servante avait remarqué le bagage que portait le voyageur, assez massif, comme une sorte de coffre de commerçant ambulant. Forcément, l'adolescente allait avoir envie de voir la marchandise, que ce soient des rubans, des broches ou autres bijoux. Voilà, quand on commençait à parler chiffons, cela pouvait durer des heures. Loki pianota sur le bras de son trône et poussa un soupir.

Lyfia, ma petite, je t'aime bien. Mais tu n'aurais pas pû lui demander quelque chose d'utile comme son nom, où l'endroit d'où il vient ?

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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Ven 4 Déc - 0:45

Kanon regardait attentivement Lifya pendant qu’elle engloutissait sa réserve d’eau à grand traits. Il étudiait son costume avec soin prenant en compte tous les détails qui pourraient lui apporter des informations sur sa situation. La jeune femme paraissait déboussolée donc il eu tendance à lui faire confiance quand elle lui dit ne pas trop savoir ce qui lui était arrivée. La façon dont elle avalait goulument le liquide sans prêter garde aux convenances semblait aussi prouver qu’elle avait été bien perturbée. A son attitude inquiète et perdue, elle ne semblait pas être le genre de personne à chercher les ennuis. Somme toute, aisément manipulable. Mais les villageois paraissaient blasés par son attitude. Pourtant ormis le fait qu’il ressentait une espèce de dissonance dans son cosmos qu’il ne s’expliquait pas, elle semblait plutôt en bonne santé et bien nourrie. Le mystère s’épaississait.

" Je ne vous ai jamais vu ici. Vous êtes colporteur ? "


Kanon souleva les sourcils un peu surpris. Il ne s’était pas attendu que la première chose qu’on lui demande porte sur sa profession. Enfin, c’était vrai que la boite de son armure n’était pas des plus discrète. Il s’agissait de trouver quelque chose qui pourrait ne pas vraiment intéresser la jeune femme tout en restant relativement crédible.

Il passa la main dans ses cheveux, haussa les épaules et répondit sur un ton détendu :

« Vous avez vu juste madame ! Kanon, humble colporteur. Mais ne vous enflammez pas ! Je ne vends que des remèdes de grands mères. Malheureusement, je ne pense pas qu’une jeune personne comme vous pourrais trouver satisfaction dans ce genre de produits. Je voyage beaucoup pour trouver différentes recettes de part le monde et améliorer mes connaissance. J’en profite pour collectionner toutes sortes d’objets et découvrir de nouvelles cultures. »

Il avait décidé de lui donner son vrai nom par pure simplicité, doutant fortement que la jeune femme ai entendu parler de lui. Et dans le cas contraire tant pi, le sanctuaire n'était pas en guerre avec les Asgardiens après tout.
Comme elle avait finit de boire, il reprit la gourde bien allégée et la soupesa pour voir ce qu’il en restait.

« Et bien madame, il semblerait qu’il vous faille un remontant un peu plus fort que de l’eau. »


Il marqua une pause comme s’il réfléchissait.

« Vous plairait il de m’accompagner dans l’un des pubs le plus proche ? Je vous offrirais un verre et nous pourrions voir si j’ai dans ma malle quelque chose qui pourrait vous soulager de votre stress. »

Il avait l’air tout à fait crédible quand il continua d’un ton inquiet :

« Je vous avoue qu’en tant que guérisseur votre cas m’intrigue quelque peu, je n’ai encore jamais entendu parler ni vu de telle perte de contrôle. »

Il lui tandis la main pour lui faire signe de l’accompagner :

« Alors, désirez-vous vous joindre à moi ? »


Avec un sourire charmeur, il attendait la réponse de la jeune personne encore tremblante.
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Jeu 10 Déc - 22:01

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« Human life is basically a comedy. Even its tragedies often seem comic to the spectator, and not infrequently they actually have comic touches to the victim. Happiness probably consists largely in the capacity to detect and relish them. A man who can laugh, if only at himself, is never really miserable. »
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Il y a ce point d'équilibre chez les mortels qui fascinait Loki. Ce moment d'indécision où tout pouvait basculer dans un sens comme dans l'autre. Dans quelle mesure le choix de Lyfia de faire confiance à cet inconnu très avenant qui avait en même temps tout d'un charlatan avait-il été influencé par le nombre de personnes les environnant, l'heure du jour et la pression atmosphérique ? La jeune fille avait perdu le sourire de la conversation pour une expression assez grave. Puis, elle s'empara de cette main tendue.

" Je ... Je veux bien prendre un verre avec vous pour parler de tout ça. "

Quelques minutes plus tard, ils se trouvaient dans l'une des tavernes du village. Il n'y avait pas encore trop de monde à cette heure-ci, seuls quelques habitués y discutaient ou jouaient aux cartes. En plein milieu de l'après midi, ce n'était pas un moment très honnête pour boire un coup. En voyant arriver la boisson sur la table, Loki grimaça, bien content de ne pas sentir par les narines de Lyfia.

Celle-ci était un peu tendue, cela se voyait à sa manière de tenir son verre entre ses deux mains, comme à une bouée de sauvetage. Pourtant, elle avait offert l'un de ces adorables sourires au bellâtre de grand chemin tandis qu'il s'installait en face d'elle, une façon de dire qu'il faisait bon de trouver un peu de repos après toutes ces émotions. Sans doute le colporteur en avait-il besoin après un long voyage. Après quelques questions sur les voyages de Kanon, plus motivées par la politesse que par autre chose, Lyfia cessa de tourner autour du pot et se jeta à l'eau.

" Cela fait quelques temps déjà que j'ai ces absences, trois ans si je me souviens bien. J'étais tombée malade, une pneumonie. Mais grâce à l'aide du médecin de la cour Andreas, j'avais réussi à me rétablir. C'est pendant ma convalecence que cela a commencé : je me réveillais en plein milieu de la nuit non pas dans mon lit, mais dans des pièces du château de la prêtresse de Polaris où je n'étais jamais allée auparavant. "

" On m'a dit que c'était certainement des crises de somnambulisme, mais je ne sais pas si c'est avec raison. Une fois, je me suis réveillée avec un livre dans les mains, avec l'impression de l'avoir lu. On ne lit pas tout en dormant, n'est-ce pas ? Cela ne s'est pas arrêté avec le temps : quelques mois plus tard, cela m'arrivait parfois même en plein jour. "


A des kilomètres de la taverne, Loki assis dans sa salle du trône s'assombrissait. Il pensait avoir le spectacle distrayant d'une servante se faisant rouler dans la farine par un escroc de passage, mais il s'avérait qu'elle avait une perception plus juste de sa propre situation qu'il ne le pensait. Il avait été bien inspiré de continuer à espionner par ses yeux.

" Vous savez, même si ces moments d'absence me font peur, je ne ferais pas confiance à un vendeur de remèdes. Mais je crois que vous êtes plus que cela. Un homme comme vous n'a pas besoin de vendre des fioles qu'il a remplies dans le ruisseau du village voisin pour vivre. Mais j'ai envie de vous faire confiance. Alors ? Que pensez-vous de tout ça ? "

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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Dim 13 Déc - 12:36

Sur le chemin, Kanon entreprit de la mettre à l’aise en continuant son numéro de charme tout en s’extasiant avec entrain sur la façon atypique dont le village nordique était organisé. Ceci n’eut pourtant qu’un succès tout relatif. La pauvre jeune fille ne savait pas où se mettre. Même une fois installée dans un coin d’un pub qui avait l’air assez sympathique, elle restait toute gênée dans cet endroit inhabituel avec sa grande chope entourée de ses petites mains. Les yeux écarquillés plein d’attention elle arborait tout de même un grand sourire que Kanon lui rendit avec éclat. Elle semblait tout de même soulagée d’être là.

Kanon avait commandé une pinte de bière local dont il appréciait pleinement chaque saveur ainsi que son gout plus épicé et corsé par rapport à celle que l’on trouvait en Grèce. Agréable changement . Ce pays avait au moins quelque chose d’intéressant bien caché dans ses gargotes. Il commanda également à manger, en proposant à Lyfia. Bientôt un pain encore chaud et un broc de beurre leur fût amenés ainsi que plusieurs tranches de poisson fumé et même un petit morceau de fromage. Délicatement, malgré la faim qui se faisait de plus en plus ressentir, Kanon tartina quelques morceaux de pains, en fit glisser un vers la jeune fille avant de se délecter de la bonne saveur du pain croustillant et de la viande fumée.

Pendant ce temps ils discutaient sur ses voyages totalement imaginaires. Kanon référait seulement à ce qu’on lui avait raconté sur diverses partie du monde, lui-même n’ayant pas connu grand-chose hors de la Grèce, de la méditerranée et des enfers. Il n’était pas forcément sûr de la véracité de ses informations mais restait d’apparence confiant et passionné par ce qu’il racontait. Lyfia semblait gober tout cela généreusement, bien qu’il puisses sentir que quelque chose d’autre la travaillait. Elle se dandinait dans touts les sens et semblait pressée de mener la conversation à son terme.

Il trouvait ça amusant de la voir aussi perturbée. La jeune femme ne semblait pas avoir inventé l’eau chaude mais au moins, elle était plaisante à regarder. Dans d’autres circonstances peut-être aurait-il cherché à faire plus ample connaissance histoire de ne pas passer la nuit seul au coin du feu mais outre son air coincé il préférait pour l’instant se concentrer sur sa mission. Pourtant ça faisait quelques temps qu’il ne s’était pas détendu un peu avec la guerre.

Soudain la jeune femme sembla décidée à attaquer le sujet qui la perturbait tant. Elle profita d’une pause dans la discussion pour lancer :

" Cela fait quelques temps déjà que j'ai ces absences, trois ans si je me souviens bien. J'étais tombée malade, une pneumonie. Mais grâce à l'aide du médecin de la cour Andreas, j'avais réussi à me rétablir. C'est pendant ma convalescence que cela a commencé : je me réveillais en plein milieu de la nuit non pas dans mon lit, mais dans des pièces du château de la prêtresse de Polaris où je n'étais jamais allée auparavant. "

Kanon resta silencieux pour l’encourager à continuer. Chose qu’elle fit après avoir reprit son souffle.

" On m'a dit que c'était certainement des crises de somnambulisme, mais je ne sais pas si c'est avec raison. Une fois, je me suis réveillée avec un livre dans les mains, avec l'impression de l'avoir lu. On ne lit pas tout en dormant, n'est-ce pas ? Cela ne s'est pas arrêté avec le temps : quelques mois plus tard, cela m'arrivait parfois même en plein jour. "

Le chevalier resta songeur un moment. Les idées qui lui venait à l’esprit n’était pas de très bonne augure. Il contempla la frêle jeune fille un temps, perplexe.

" Vous savez, même si ces moments d'absence me font peur, je ne ferais pas confiance à un vendeur de remèdes. Mais je crois que vous êtes plus que cela. Un homme comme vous n'a pas besoin de vendre des fioles qu'il a remplies dans le ruisseau du village voisin pour vivre. Mais j'ai envie de vous faire confiance. Alors ? Que pensez-vous de tout ça ? "

Qu’en pensait-il ? Hé bien il pensait que quelqu’un d’assez puissant jouait avec l’esprit de la jeune femme. Pour s’être lui-même essayé plusieurs fois à la manipulation psychique il pouvait en reconnaitre quelques indices. De plus, cela ressemblait aux symptômes qu’évoquait Julian Solo après que Poseidon s’éveilla en lui pour quelque temps avant de l’abandonner pour retourner à nouveau dans son sommeil.

Se pourrait-il qu’elle soit le réceptacle d’un dieu ? Cette petite femme sans puissance particulière ? Hilda de Polaris était-elle au courant de cette manipulation ? Et surtout, allait-il lui révéler ces déductions au risque de s’attirer un ennemi bien plus puissant sur le dos ?

Il décida de gagner un peu de temps.

« Hé bien c’est vrai que je ne fais pas que vendre de l’eau de villages en villages. A force j’ai acquis des connaissances dans beaucoup de domaines et mes compétences dépassent un peu la médecine désormais. Pour tout vous avouer, je n’ai jamais rien vu dans mes voyages qui puissent me faire penser que votre cas est une maladie due à un problème psychique ou métabolique. »

Il marqua une pause, se demandant si une servante dans un palais du nord voyait vraiment ce dont il voulait parler en employant ses termes.

« Mais cela m’a fait penser à quelques histoires que l’on m’a raconté. On pourrait les prendre pour des contes pour enfant si ce n’est leur répétition à l’identique des même détails dans des contrées du monde bien différentes… à Asgard vous êtes sous la protection du dieu Odin si je ne m’abuse… Savez-vous s’il a un réceptacle près à accueillir sa volonté sur cette terre ? Lui ou d’autre dieux du panthéon nordique d’ailleurs ? »


Hésitant à continuer plus avant il décida de tenter quelque chose, histoire d’être fixé par rapport à cette histoire. Ce pouvait être risqué à terme mais cela lui permettrait un peu plus de savoir à qui il parlait exactement.

« Voulez vous me donner votre main. Je pourrais essayer un exercice de méditation que l’on m’a apprit pour essayer de voir un peu plus les énergies qui s’entre choc en vous. Ne vous inquiétez pas jeune fille, vous ne risquez rien et ça ne durera que quelques secondes. »


Il lui présenta sa main ouverte, avec un sourire engageant. Mais ses yeux restaient froids, calculateurs, car il prenait le risque d’entrer sur le terrain de jeux de quelqu’un d’autre. Cela allait être à celui qui marquerait le premier point.
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Sam 19 Déc - 15:11

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Voilà, après un repas assez agréable, ils plongeaient dans le vif du sujet. Lyfia était interpelée par les mots étranges de Kanon. Les mains posées l'une sur l'autre sur la table, elle avait arrêté de manger pour se concentrer uniquement sur ce que l'étranger disait. Une certaine anxiété se lisait dans les yeux clairs de la servante.

Lyfia avait lu certains livre de la bibliothèque du palais, et en tant qu'asgardienne, elle n'avait pas un rapport aussi profane aux cosmos que le commun de l'humanité. Malgré ces connaissances, la jeune fille n'avait pas envie que sa petite vie tranquille soit bouleversée par des choses aussi graves, des choses sales comme la guerre ou la politique. Etait-ce trop demander que de vivre une existence studieuse au palais après une enfance dans la pauvreté ?

Pourtant, elle avait devant elle quelqu'un qui s'intéressait à elle : Kanon était un homme très sympathique, généreux, et il fallait l'avouer, il avait un visage séduisant, une belle stature, et cela faisait quelque chose à la suivante de Hilda. Quelque part, cela lui donna le courage et l'envie de prendre enfin le taureau par les cornes, et d'une petite voix inquiète, Lyfia révéla ce qu'elle savait de la situation du royaume :

" Les choses sont compliquées en ce moment. Sa Majesté Hilda représente Odin qui lui donne sa puissance pour veiller sur Asgard bien sûr, mais il y a des rumeurs qui disent que Freyja est de retour et qu'elle ne serait pas la seule. "

" L'ordre des Valkyries est très présent en ce moment. Elles ont quelques désaccords avec les guerriers divins, mais les plus gros ennuis viennent d'un soulèvement de guerriers divins rebelles dont le chef, anciennement le maître médecin du palais Andréas, s'est donné le nom de Loki. Certains pensent que c'est la réincarnation du dieu des Illusions, mais ils n'ont pas de preuves et cette hypothèse est discutée ... "


Connaissant un peu Lyfia, Loki savait que si Kanon n'avait pas pris la peine de la mettre en confiance et de lui faire du charme, elle n'en aurait pas dit aussi long. Pourquoi le bellâtre mettait-il son nez dans leurs affaires ? Avait-il du goût pour les jeunes filles ? Il donnait l'impression d'être un bon vivant en tout cas. Etant donné la tournure que prenaient les choses, Lyfia avait des chances de finir à l'étage d'une auberge, dans un lit et dépouillée de sous-vêtements.

Les histoires de pommes n'incommodaient pas Loki. Lui-même avait eu la curiosité de regarder ce que Lyfia cachait comme fruits défendus, et il avait vu d'appétissantes couleurs cerises et une peau de pêche plaisante. Curieusement, elle semblait avoir de l'attirance pour les bananes venues d'autres contrées au lieu des asperges et poireaux locaux. Enfin, à cet âge-là on n'a rien dans le citron. Loki ne désespérait pas pourtant de la voir un jour aller cueillir des fraises avec d'autres jolies fleurs, spectacle d'un grand intérêt s'il en est, en tout cas bien plus que celui qui se profilait à l'horizon.

Trêve de métaphores potagères, le dénommé Kanon en savait vraisemblablement un bout sur les intrigues divines, ce qui était hautement suspect. D'ailleurs il proposait maintenant un exercice de méditation. Emotions de la servante et de son hôte indésirable ! Loki abattit son poing sur le bras de son trône aux formes très "art nouveau".

" Haha, on veut s'essayer à un petit exorcisme en public ? Voilà une idée qui n'est pas très prudente, mortel. Toi et tous ceux qui t'entourent risquent de payer cher cette scéance d'occultisme. Mais laissons la demoiselle décider de votre destin. Si elle accepte cette main tendue, je me régalerai d'autant plus de ses remords une fois qu'elle aura vu quelles catastrophes la curiosité engendre. "

Lyfia aussi était emballée. Prendre la main de cet étranger si séduisant comme on prend la main d'un amoureux, entrer au contact de sa chaleur, sentir ses doigts enlacer les siens, lui abandonner un peu de confiance, voilà qui intimidait la jeune fille. Ses joues rosirent sous un brusque afflux de sang.

" Ce ... c'est un peu gênant ici, non ? Et si on nous remarquait ? Les gens pourraient s'imaginer des choses ... "

Lyfia lança un regard timide à Kanon, avant de se perdre dans le turquoise des yeux de son interlocuteur. Il semblait qu'elle y puisa une motivation supplémentaire car finalement sa main délicate eut ce geste qui semblait encore impossible quelques instants plus tôt et se posa légèrement dans celle, capable de briser la pierre, de Kanon. Son coeur battait la chamade, elle avait l'impression de faire quelque chose d'indécent pour une servante de la prêtresse. Mais c'était pour la bonne cause, n'est-ce pas ?



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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Dim 20 Déc - 18:40

Tiens ! La jeune Lyfia venait de donner une information très intéressante. Ainsi le médecin qui l’avait soit disant « soignée » était également celui qui se faisait passer pour la réincarnation de Loki. Simple coïncidence ? Au vu de son expérience, le chevalier des gémeaux savait que ce que l’on pouvait appeler « hasard » était très souvent provoqué. Il ne croyait donc que très peu au destin ou à la bonne fortune. Ainsi, au vu de ce qu’il venait d’apprendre, l’explication la plus plausible était qu’Andreas avait un lien plus étroit avec le dieu Loki que ses compatriotes ne semblait le croire et que Lyfia devait tomber sous son contrôle de temps en temps. Mais dans quel but ? S’en servait-il pour espionner le camp d’Odin ? Pourquoi la rendre remarquable et la faire grimper aux arbres dans ce cas. Kanon ne voyait absolument pas la logique de l’opération et le fait qu’un dieu puisse faire ça par pur et simple amusement lui échappait complètement. Pour lui, toute action avait un but et devait être un pas qui menait à un objectif précis.

Les jolies pommettes de Lyfia prirent une tinte d’un rouge (tomate pour rester dans les légumes) chatoyant lorsqu’il lui fit sa proposition. Plaisant à voir, même si elle faisait sa mijaurée il semblerait que la jeune femme avait autre chose que des échanges platoniques en tête. Cela s’annonçait intéressant pour la suite des événements.

« Auriez-vous honte que l’on vous remarque en ma présence ma chère ? Pour moi je dois dire qu’être accompagné par une personne aussi charmante est un grand plaisir. Ne craignez rien, je ne vous attirerai pas d’ennuis, que vous ne voudriez pas voir venir… Je vous protégerai. »

Et il était certain que cela ne serait pas trop difficile de lui en donner envie. Il eu tout de même une fraction d’hésitation avant de lui prendre la main. L’ombre du dieu maléfique planait sur cette sombre histoire… que risquait-il en s’y attaquant ? Mais bon, finalement il décida que les petites fesses potelées de Lyfia et la position des armures d’or en valaient bien le risque.

Lorsqu’elle posa délicatement sa petite main dans la sienne, Kanon la recouvrit de son autre main avec douceur et légèreté. Il n’était pas nécessaire d’effrayer d’avantage le petit oiseau qui avait déjà tremblé au moins quatre fois. Il fixa un instant ses prunelles écarquillées avant de fermer ses yeux, et de se concentrer. Le coup de la main était plus une mise en scène et un jeu avec la pudeur de la jeune femme plutôt qu’autre chose. En réalité il avait juste à ressentir le cosmos qui était entremêlé au sien et remonter jusqu’à la source. Et c’est ce qu’il fit. Entrelaçant ses doigts à ceux de Lyfia il entreprit de projeter ses pensées le long du flux.

C’était très étrange. Ce qu’il avait deviné s’avérait. Le cosmos de la jeune femme n’était pas pur mais imprégné d’un autre. Et plus il remontait, plus Kanon savait que cette puissance n’était pas celle d’un simple mortel mais ressemblait à celle de Poséidon ou d’Athéna. Sans aucun doute un être divin était lié à la jeune femme et imposait sa volonté dans ses actes. Et finalement il y parvint. Il toucha enfin l’endroit d’où toute cette puissance parvenait, il l’avait trouvé.
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Mer 23 Déc - 17:11

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Les premiers frissons de cette intime poignée de main passée, la servante de Hilda sentit comme une sorte de léthargie s'emparer d'elle. Cette séance de méditation était moins agréable que ce qu'elle aurait cru. Cette sensation ressemblait à ces moments où elle ne se sentait plus maîtresse d'elle-même. Des fragments d'images dont elle ne se souvenait pas rejaillissaient dans sa mémoire. Mais cette fois-ci Lyfia sentait clairement l'intrusion de deux forces en elles qui s'évitaient, se cherchaient, se jaugeaient. Ces intrusions étaient maintenant évidentes, et c'était très angoissant. La jeune fille se mit à respirer plus fort et avec difficulté, mais elle tenait bon et serrait la main de Kanon pour lutter contre sa frayeur.

Tapi dans les recoins les plus ombreux du subconscient de l'ingénue Lyfia, Loki attendait Kanon de pied ferme. A des dizaines de lieues de Néophrem, le dieu arborait un rictus d'excitation. Depuis combien de temps n'avait-il pas lutté mentalement contre un être éveillé au cosmos ? Il espérait ne pas être déçu du voyage, et au fur et à mesure qu'il nouait et dénouait de nouveaux liens psychiques pour tester les capacités de ce Kanon, son sourire s'agrandissait. Ce n'était vraisemblablement pas un dieu, mais il était fort ! Le fourbe s'amusait comme un enfant !

Tu ne manques pas de toupet. Voilà que tu commences à comprendre quelle est ma nature et pourtant tu ne renonces pas. Je serais l'un de mes semblables immortels je m'en sentirais insulté. Mais tu m'amuses. Je vais te laisser en vie pour voir de quoi tu es capable. Allez, approche encore un peu ! Viens te rendre compte par toi-même ! Viens prendre une bonne dose de réalité ...

Au dernier moment, alors que Kanon baissait sa garde pour tenter dans un dernier effort de localiser son ennemi et de le voir tel qu'il était réellement, Loki passa à la contre-attaque. Avant même que Lyfia ait eu le temps de prononcer un mot, le dieu des Illusions repoussa Kanon d'une vague psychique dévastatrice.La jeune servante, les yeux cerclés d'une lumière argentée, se releva vivement et un cosmos aussi dévastateur qu'un tsunami ébranla la taverne d'une explosion. Les tables et les chaises volèrent, il y eut des cris, un vacarme assourdissant de bris de meubles et de verres.

L'instant d'après, Lyfia reprit ses esprits et qu'elle vit ce qui s'était produit, elle s'accroupit au sol, la bouche ouverte sur un cri muet d'horreur. C'était peut-être de la lâcheté que de ne pas vouloir être la seule debout au milieu de ce désastre, mais comment pouvait-elle agir autrement ? Elle n'avait pas été préparée pour faire face à une telle catastrophe, et elle avait peur. Prise de panique, elle se releva et se mit à chercher Kanon. La servante pleurait à chaudes larmes : elle se sentait quelque part responsable de ce malheur. Même si ce n'était pas elle qui l'avait voulu, on s'était servi d'elle pour faire ça.

" Kanon ! Kanon ! "

Dans sa salle du trône, Loki riait quant à lui comme un tordu et se resservait de l'hydromel.

" Boum ! Quelle belle explosion, n'est-ce pas ? Et toutes ces émotions, cette peur, ce désespoir ... "

Le dieu s'enfonça un peu confortablement plus dans le rembourrage en velours de son trône et savoura avec perversité la scène de désolation qu'il avait causée. Elle lui rappelait certains souvenirs vieux de nombreux siècles, à la différence que cette fois-ci il était le spectateur. Après cela, nul doute que ce Kanon repartirait pour un autre pays. Même une jolie fille comme Lyfia ne méritait pas que l'on risque sa vie pour la sauver d'une possession maléfique. Cependant, il allait falloir jouer finement par la suite car cet évènement allait certainement mettre le feu aux poudres du côté du palais de Polaris. Enfin, les choses prenaient un tour intéressant.

Pendant ce temps, Lyfia retrouvait enfin celui qu'elle prenait pour un simple guérisseur et repoussa quelques décombres pour l'aider. Elle eut l'idée qu'il aurait peut-être besoin de ses remèdes et se mit en quête de sa hotte de colporteur. C'est alors qu'elle vit sous le tissu déchiré qui dissimulait le bagage de Kanon quelque chose qui la frappa de stupeur. Ce n'était pas une boîte de bois mais un coffre doré qui se trouvait sous ce camouflage. Deux anges enlacés lui souriaient derrière les fibres effilochées du drap déchiré. Elle voulut dire quelque chose, mais renonça à ce premier mouvement. Elle dégrafa sa petite cape et la posa sur le coffre pour le dissimuler à nouveau. Elle devait se concentrer pour ne plus y penser. Elle s'adressa à nouveau au voyageur, inquiète de sa santé :

" Kanon ? Est-ce que ça va ? "
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Lun 28 Déc - 13:11

" Kanon ! Kanon ! "

Un bourdonnement vrombissait dans les oreilles du saint alors qu’il gisait complètement sonné, étalé par terre. Il avait l’impression que sa tête était une cloche que l’on venait de frapper avec une barre de métal et que le battant n’arrêtait pas de raisonner contre les parois de son crâne sans s’arrêter. D’ailleurs il lui semblait que tout son corps vibrait en rythme avec le son du battant. Comment s’appelait-il déjà ?

" Kanon ? Est-ce que ça va ? "

Ah oui en effet, ça lui disait vaguement quelque chose. Peut-être qu’il s’appelait ainsi il y a très très longtemps. Il lui fallut encore un peu de temps pour que les fourmillements cessent dans tout son corps et plus encore pour que sa tête arrête de se prendre pour le grand bourdon Emmanuel. Il ouvrit finalement les yeux et le noir laissa place à la lumière. Il pu apercevoir le plafond de l’auberge, les poutres en bois foncé se distinguèrent peu à peu des lattes plus claires. Et le gros visage de Lyfia s’étalait au dessus de lui. Elle avait l’air bien inquiète la pauvrette. Comme au bord de la crise de nerf. Il aurait presque compati s’il n’avait pas été la cause de son émoi. Car pour l’instant il ne pouvait pas bouger un muscle et une migraine prenait naissance sous ses tempes.

« De l’eau… » Murmura-t-il d’une voix grinçante.

Il referma les yeux et attendit quelques instants que son aveuglement se dissipe. Malgré ses paupières abaissées, des flashs lumineux continuaient à pulser et augmentaient sensiblement son mal de tête.

Bien… Que c’était-il donc passé exactement ? Il avait voulu regarder dans la tête de Lyfia… il recherchait… Que recherchait-il déjà ? Ah oui… Si elle était liée à un dieu quelconque avec une forte présomption de culpabilité pour Loki dieu des apparences et du renouveau. Bien, ceci étant pausé, que c’était-il donc passé par la suite ? Il avait trouvé l’adit cosmos étranger... et apparemment ce dernier était un petit farceur puisque juste quand Kanon saisissait sa présence il lui avait envoyé cette belle décharge psychique qui l’avait fait valser contre l’un des piliers qui soutenait le toit. Il tourna lentement la tête et regarda autour de lui. Il n’était pas le seul à avoir expérimenté un vol plané forcé apparemment. La salle était sans dessus dessous. Un joyeux bordel qui a ses yeux méritait un oscar pour la réalisation au vu de la panique qui en résultait. Malheureusement la taverne avait été peu remplie en ce début d’après-midi et de ce fait seules quelques personnes pouvaient partager son sort et la douleur de s’être fait mettre minable par un dieu par une simple poussée mentale.

Bref… que pouvait-il en conclure de cette histoire ? Que le dieu en question était dans la tête de Lyfia au moment même où il avait regardé et qu’il avait attendu précisément le moment où Kanon serait le plus exposé pour lui déclencher sa petite surprise. De plus il ne se souciait apparemment pas des dommages collatéraux. Cet humour sans borne confirmait ses soupçons, il faut croire que Loki était véritablement revenu en Asgard.

Et ça continuait à hurler de tout côté et à lui vriller les neurones de manière exponentielle avec le temps qui passait. Il se redressa péniblement, la bouche grimaçante suite à la protestation de sa cage thoracique. Ses nouvelles contusions toutes fraîches venaient s’ajouter à celles pratiquement guéries qu’il avait collectionnées ces derniers temps. Il serait bien resté encore étalé au sol un moment, mais la situation pressait. Avec le bazar de l’explosion, les autorités n’allaient pas tarder à débarquer et il ne voulait pas perdre de temps en palabres inutiles. Il allait également falloir expliquer plusieurs choses à Lyfia en plus de récupérer des informations sur la situation des armures. C’est pourquoi il se remit debout en tanguant légèrement, et passa une lanière de sa cloth box sur son épaule. Il remarqua vaguement que le tissus qui l’enveloppait était déchiré mais décida que maintenant, cela n’avait guère d’importance. Appuyé d’une main sur la table, il réussi à forcer sa voix à prononcer ces mots envers la jeune fille :

« Un endroit tranquille où nous ne nous serons pas dérangés… je vous dois des explications même si le plus dangereux est passé semble t’il. Dépêchons nous! »
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Mer 30 Déc - 14:15

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L'agitation qui commençait à envahir l'auberge rendait Lyfia complètement confuse. Les premiers blessés étaient extraits de leurs débris, la vue des dégâts était choquante. Le seul recours de la servante de Polaris était de se concentrer sur la voix de Kanon. Il demandait de l'eau, elle regarda tout autour d'elle s'il y avait encore un broc ou un verre intact. Mais où qu'elle pose les yeux tout était cassé ou brisé. S'il y avait de l'eau, elle s'était étalée sur le plancher et bue par la poussière. Puis un déclic se fit dans sa tête :

" La gourde ! "

Bravo, mademoiselle est observatrice, elle se souvient enfin que monsieur avait à boire avec lui. Ou alors parle t-elle d'elle-même ?

Loki laissa échapper un petit gloussement, et appuya son menton sur son poing fermé, accoudé à son siège. Si la suite était à l'aune de ce qu'il avait vu jusqu'-là, il regarderait volontiers de ce drama tous les jours. Quel dommage qu'il soit maintenant obligé de passer du temps à réfléchir à la modification de ses plans. Ce serait un casse-tête amusant, mais regarder ces humains se débattre dans ce monde hostile était très distrayant aussi.

C'est alors qu'il remarqua ce détail que Lyfia avait tenté vainement de cacher à sa vue. Le dieu entra dans une sorte de transe. Ce colporteur transportait une pandora box de couleur dorée ? Quel fascinant marchand ambulant ! Cela donnait envie de le connaître davantage. Vivement intéressé, il renonça à l'idée de faire fuir la jeune servante du côté de son repaire pour la garder loin des saints et des partisans de Hilda jusqu'à la fin de son plan. Ce nouvel élément demandait une attention toute particulière pour une nouvelle adaptation des manigances du dieu des illusions.

Lyfia elle jetait des regards inquiets à gauche et à droite. Elle craignait que l'on s'intéresse trop à son cas. Et surtout elle avait peur que cela recommence. Que cet être malveillant se serve à nouveau d'elle pour faire le mal. Pouvait-il la manipuler à volonté ou seulement quand on venait l'interroger ? La tête rentrée dans les épaules, elle priait silencieusement pour que la foudre ne s'abatte pas à nouveau sur elle. En entendant la demande de Kanon, elle fit signe qu'elle ferait tout ce qu'il voudrait. C'était un chevalier d'or, il protégeait la justice, il saurait ce qu'il fallait faire.

" Venez avec moi, s'il vous plaît. "

La jeune fille prit sa main dans la sienne et le conduisit de son pas léger dans le premier endroit tranquille du village auquel elle pensa. Quelques minutes plus tard, ils étaient sur une section de remparts qui avait été abandonnée lorsque l'enceinte du village avait été agrandie. Ils avaient croisé un corps de gardes qui se rendait au pas de course sur les lieux de l'incident. Les soldats allaient sans doute questionner tout le monde. Les témoignages convergeraient sans doute vers sa personne et celle de Kanon. Allait-on penser qu'elle était maudite, dangereuse.

Il y avait un petit abri à guet sur ces remparts. Ce n'était presque rien, le vent pouvait s'y engouffrer selon le sens où il soufflait, mais au moins ils avaient un toit au-dessus de leurs têtes . L'endroit était connu comme étant un lieu de rendez-vous pour les amoureux, mais bien sûr à ce moment de la journée, il n'y avait personne. Lyfia ne pensait plus à de telles futilités désormais. Elle tira la porte de bois branlante et y plaqua son dos, soudainement épuisée. Puis la peur brilla à nouveau dans ses yeux bleus.

" Kanon ... Qu'allons-nous faire ? "

Désorientée, elle s'approcha de Kanon pour lui prendre les mains et le supplier de l'aider. Tenaillée par la peur et l'horreur, la petite servante n'en pouvait plus. Loki se rendait compte de son état de panique et s'en amusait. Elle tentait de se tenir au colporteur de pacotille, comme un naufragé s'accroche à une planche. Bientôt elle allait pleurer. C'était si joli, les larmes des humains. Certes tout autant que les rires, les cris de colère, les poses de fierté, mais dans la palette des émotions elles tenaient une place particulièrement fascinante.

" Une biche aux abois. Tu sais que tu ne peux pas fuir, même en courant aussi vite que tu le peux. As-tu peur de te faire capturer par les villageois qui auront remarqué ton manège étrange ? As-tu peur que l'on t'ôte la vie pour bannir le mal dont tu es l'instrument ? "



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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Sam 9 Jan - 3:05

Après avoir bu une gorgée à sa propre gourde que Lyfia lui avait donnée d’une main tremblante, Kanon suivit la jeune fille pour sortir de l’auberge dévastée. Quand ils se furent éloignés de quelques pas, il jeta rapidement un regard en arrière. Au loin il aperçu la garde accourir en petites foulées vers la masure de laquelle commençait à s’élever un panache de fumée. Les braises expulsées de l’âtre rongeaient la bâtisse de bois et si rien n’était fait, le feu risquait de se répandre rapidement de maisons en maisons. Dans ce quartier, les mignons petits chalets feraient des torches parfaites pour éclairer durablement le début de cette nuit ténébreuse. Voici qui occuperait le monde un certain temps. Ils se faufilèrent discrètement dans les rues, à contre courant de la populace qui courrait voir ce qui secouait ainsi leur belle citée d’ordinaire si paisible. Main dans la main ils s’écartèrent du centre ville pour atteindre les ruelles délabrées qui menaient vers le rempart. Le chevalier, tout en se laissant guider par Lyfia prenait garde à vérifier qu’ils n’étaient pas suivit et restait sur ses gardes concernant les coupes gorges par lesquels ils passaient. Mais tout était plutôt tranquille à part les bruits et les cris de surprise ou d’angoisse qui s’élevaient derrière eux.

La tête lui tournait encore mais après avoir bu il se sentait revigoré. Même si se faire envoyer aux plotes par le dieu n’était pas forcément agréable, au moins il avait pu confirmer ses doutes et l’avait fait sortir de l’ombre. Cela pouvait être un avantage intéressant en l’employant de la bonne manière. Ça valait bien quelques côtes cassées et les divers dégâts collatéraux provoqués à l’auberge. Pas de bol pour ceux là, Kanon restait complètement indifférent au sort d’êtres faibles et pitoyables comme eux. Pour lui la fin justifiait les moyens. De plus il détestait la faiblesse et la lâcheté.

Ils arrivèrent finalement aux remparts de la ville. Le chevalier des gémeaux souleva un sourcil devant l’état délabré de la construction. Les difficultés des Asgardiens devaient être plus sérieuses qu’il ne le croyait s’ils n’étaient même plus capables d’entretenir leur protection. En tout cas Lyfia l’emmena dans un petit escalier avec des pierres brinquebalantes qui bougeaient sous ses pieds. Il frottait presque les deux murs de ses épaules au vu de l’étroitesse de la construction. Être coincé dans un coupe gorge ne lui plaisait guère et son instinct s’affola quelque peu. Même s’il ne laissa rien paraitre, il fût heureux quand ils arrivèrent en haut du mur où un petit cabanon aussi brinquebalant que l’escalier les attendait. Charmant vraiment,… il s’attendait à un établissement plus agréable. Un peu plus et ça pourrait presque valoir le confort du Cap Sounion. Bref, peu importe, il ne comptait pas rester là la nuit entière de toute façon.

Ils entrèrent et Kanon s’assit sur une petite banquette recouverte de paille qui grinça sous son poids. Avec un soupire il déposa son armure non loin de lui sur le sol poussiéreux. Lyfia appuyée contre la porte comme si elle la gardait contre une armée entière, le regardait les yeux écarquillés par la panique.

" Kanon ... Qu'allons-nous faire ? "

Puis elle lui sauta dessus en venant se saisir de ses mains pour les mouiller de sa morve en sanglotant. Raa vraiment elle était plus jolie quand ses yeux n’étaient pas rougit et sans la goutte au nez. Elle avait perdu tout son charme en quelques instants. Mais après tout, cela serait d’autant plus facile de la réconforter. Doucement Kanon lui passa la main dans les cheveux comme s’il caressait un matou susceptible. Il la laissa verser ses larmes sur ses genoux tendis qu’elle était agenouillée à côté de lui, enfermant toujours ses mains dans une étreinte d’acier. Il attendit qu’elle se calme un peu ce qui lui humidifia grandement le genou et l’avant de la cuisse. Sa patience atteignait sa limite qui n’était pas très haute quand enfin, les sanglots de la jeune femme diminuèrent en fréquence et intensité. Il fouilla dans une de ses poches et lui tendit un paquet de mouchoirs.

Lorsque l’espacement entre ses sanglots lui permit d’en placer une, il parla d’un ton calme :

« Pour l’instant nous sommes tranquille, vous pouvez vous détendre Lyfia. Je ne pense pas non plus que beaucoup de personnes auront compris ce qui s’est réellement passé dans cette auberge. Vous devriez vous en sortir honorablement et sinon vous me ferez porter le chapeau vu que de toute manière je ne compte pas m’attarder par ici. »


Tout à fait conscient que la jeune femme n’était pas la seule à l’écouter, le saint faisait bien attention à choisir ses mots. Il passa son pouce au coin de l’œil de Lyfia pour lui essuyer une petite larme qui perlait encore.

« Cessez vos pleures, vous êtes bien trop belle pour vous laisser allez ainsi. Belle et courageuse. Comme vous vous en êtes aperçu, une autre entité vie à travers vous. Elle doit vous contrôler de temps à autre, ce qui explique vos pertes de mémoire et vos actions étranges. Mais maintenant que vous en êtes consciente vous pourrez lui résister plus facilement. Rappelez vous constamment qui vous êtes et ce qui vous définit. Votre esprit et puissant, il peut gêner cette entité dans sa manipulation, ayez plus confiance en vous ma Dame, les humains sont les seuls à pouvoir réaliser des miracles. »


Sa voix était devenue un murmure. Grave, elle était envoutante, presque comme une incantation mystérieuse. Il était temps de donner un peu de réflexion aux dieux et de l’intéresser à un autre sujet.

« Pour ma part je suis Kanon, chevalier d’Or des gémeaux qui a regagné la grâce d’Athéna et a été par là, lavé de ses péchés. Je m’excuse pour ne pas vous avoir dévoilé mon identité plus tôt mais j’avais besoin de rester quelque peu discret. Vous êtes certainement au courant des tords que j’ai indirectement et très malheureusement provoqués sur votre pays quand j’étais sous les ordres de Poseidon. Croyiez moi ou non mais pour me racheter, je vous promets de vous aider du mieux et de ramener la paix dans votre pays. »


Il lui adressa le regard le plus sincère possible, espérant que Lyfia soit assez charmée pour lui accorder sa confiance. Intérieurement il s’en fichait pas mal d’Asgard mais voulait surtout récupérer les armures égarées et partir à la recherche de sa déesse pour laquelle une inquiétude le rongeait de plus en plus. Mais s’il fallait en passer par mettre son nez dans les affaires des guerriers divins, qu’il en soit ainsi. Il n’allait pas non plus nier qu’il adorait les manigances et manipulations que cela entrainait. De plus, se mesurer au dieu l’enchantait tant que des frissons de plaisir courraient dans son dos alors même qu’il parlait à Lyfia, sachant bien qu’à travers elle son discours parvenait directement à Loki. Maintenant il fallait appâter le poisson.

« Mais pour que je puisse stopper le chaos en Asgard, vous devez m’aider une fois encore ma Dame. Vous devez une nouvelle fois m’accorder votre confiance pour que je puisse vous parler sans que le doute ne s’empare de vous, de l’entité qui vit en vous. Vous devez également me parler d’objets vitaux pour le sanctuaire que nous avons perdu dans vos terres et que nous nous devons de retrouver pour vous apporter notre aide. Le sanctuaire n’est l’ennemi de personne des terres du Nord mais nous avons le pouvoir de vous apporter répits et paix. »


« Ma dame, votre destin et celui de notre nation repose entre vos douces mains et sur les quelques mots que vous allez prononcer maintenant. Choisissez-les avec soin. »


Kanon lui pressa la main entre ses doigts et ne quitta pas les grands yeux bleus de Lyfia du regard.

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Loki
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Lun 1 Fév - 1:21

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« Human life is basically a comedy. Even its tragedies often seem comic to the spectator, and not infrequently they actually have comic touches to the victim. Happiness probably consists largely in the capacity to detect and relish them. A man who can laugh, if only at himself, is never really miserable. »
Sing, Little Bird !


Lyfia tentait tant bien que mal de ravaler ses larmes.  Ce n'était pas la première fois qu'elle de tels mots. " Tu es plus jolie quand tu souris". Certaines personnes étaient capables de faire semblant. A ce que l'on disait, se forcer à rire permettait de retrouver néanmoins du courage. Les rares fois où elle avait essayé, ce rire grotesque qui était sorti de sa gorge lui avait semblé pathétique. Un conseil impossible à suivre.

Pourtant, lorsque c'était Kanon qui le disait, elle avait envie d'essayer encore. C'était un chevalier d'or, un chevalier de l'espoir ! Il était fort, et grâce à son armure d'or, il ferait triompher la justice. Elle avait tellement envie d'y croire quand elle entendait sa voix grave et douce, quand elle voyait son visage d'homme expérimenté. A travers ses larmes, elle força un sourire sur ses lèvres. Reprenant la maîtrise de sa voix, elle articula en chuchottant :

" Je ne veux pas rejeter la faute sur vous : ce serait un mensonge et ce serait injuste. Vous n'êtes pas quelqu'un de mauvais à mes yeux. Comment pourriez-vous l'être, vous êtes un chevalier d'or. Sa majesté Hilda disait que les saints d'Athéna luttent contre les forces du mal et que cette tâche et lourde et les pousse parfois à des actes qui paraissent contraires à la justice. Mais c'est la volonté de faire le bien qui les guide. Je vous fais confiance. "

La jeune fille secoua la tête. La situation semblait sans issue, mais Kanon ne renonçait pas, prêt à faire des sacrifices qu'elle savait minimisés. La jeune servante avait été touchée par sa proposition de prendre la responsabilité de l'accident de la taverne, par sa franchise et sa confiance lorsqu'il avouait ses errances. Il y avait tellement de générosité et de compassion dans ce coeur-là. La suivante de Hilda qui avait quelques connaissances dans les mythologies exotiques se souvenait qu'un dieu ou une déesse du nom de Kannon existait en asie, et qu'il était d'une bienveillance et d'une compassion rares, écoutant les cris des âmes en difficulté dans leur vie terrestre pour les guider vers le salut.

Loki de son côté était sur le point de s'esclaffer lorsqu'il entendit le chevalier des gémeaux s'adressait à la petite sotte comme un véritable chevalier parlant à une dame. Quels jolis bonniments sucrés il savait administrer, ce médecin d'opérette, quels élixirs miracles au miel des bons sentiments feints, quels placebos à la poudre de perlimpinpin. Et le pire c'était que cela marchait. Lyfia était prête à lui tomber dans les bras comme un fruit mûr à point. Le dieu sentait qu'elle était disposée à tout donner à cet homme. Elle pensait :

Quelle chance. Je n'aurais jamais espéré être traîtée de la sorte. Quelqu'un comprend ce qui m'arrive et veut me sauver ... Je n'ai pas le droit de me montrer indigne de cette foi. Je dois accepter, je dois dire oui.

Et lui Loki de son côté jubilait depuis qu'il avait pû mieux voir le réceptacle de l'armure sacrée.

Quelle chance ! Je n'espérais plus tomber sur l'armure des gémeaux ! Et il a l'air de vouloir en découdre. C'est une occasion que je ne dois pas laisser échapper ! Lyfia, ma petite tourterelle sans cervelle, dis oui ! Dis oui !

Lorsque la servante de la prêtresse de Polaris répondit à Kanon, elle avait les yeux séchés des larmes qui l'inondaient quelques instants plus tôt, et ses mains serraient à leur tour avec force ceux du chevalier d'or. Une puissance maléfique se servait d'elle pour nuire aux siens, et même s'il semblait impossible de s'opposer à elle, il n'y avait pas de choix possible. Pas devant un homme tel que Kanon. Elle comprit qu'il lui serait impossible de renoncer et de baisser les bras en sa présence. Elle puisa alors dans les yeux turquoise du chevalier le restant de courage qui lui manquait pour exprimer à voix haute sa décision :

" Il faut que tout cela s'arrête. Je ne veux pas qu'on souffre à cause de moi."

Bonne petite ..., pensa Loki.

Et là le dieu sentit au soupir qu'elle poussait qu'elle rassemblait ses souvenirs les plus désagréables et les plus traumatisants qu'il avait pû lui occasionner. Et elle en avait quelques-uns. Il semblait que l'adolescente tenait les mains d'un équilibriste en marchant sur une poutre au-dessus du vide, et qu'elle y arrivait, tant elle avait confiance en lui. Elle raconta à Kanon la nuit où elle s'était retrouvée dans la bibliothèque du palais comme après une crise de somnambulisme, la fois où elle avait repris ses esprits dans la forêt d'améthyste. Puis elle se redressa et alla à la boîte de Pandore, et en caressa timidement le couvercle. Les yeux se fermèrent et elle tenta de retrouver une sensation.

" Un jour, j'ai repris mes esprits dans un endroit très dangereux. C'était près de l'ancienne cité de Jötunheim. Un guerrier divin m'a retrouvée là et m'a raccompagnée au château. Je ne l'ai jamais revu. Mais même si une fois de plus je ne me souviens plus de ce que j'ai fait, vu ou entendu, je crois que j'ai senti cette même présence que je sens au contact de cet objet. Non, je ne le crois pas, j'en suis sûre ... "

Un mince sourire s'étira sur les lèvres de Loki. Les dés étaient jetés, il le savait. Maintenant c'était au Gémeau de jouer ses cartes. La partie était bien entammée. Pris par son démon du jeu, le dieu des illusions était impatient d'entendre la réponse de son adversaire. Lorsque Lyfia assura solennellement qu'elle aiderait avec ses maigres moyens de pucelle écervelée le chevalier d'Athéna, il ne rit même pas mais fit un geste d'impatience.

" Vous vous proposez si courageusement à nous aider, et je mourrais de honte et de chagrin si je vous laissais affronter le péril seul. Je me battrais avec vous ! Dites-moi la vérité, Kanon, je veux savoir. "

" Bien sûr, bien sûr. Que de belles déclarations. Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd, comme disait ce bon vieux Ymir. A la première décharge de cosmos tu prendras tes jambes à ton cou. Laisse plutôt parler le chevalier ! Viendra t-il avec son armure d'or jusqu'ici ? Quand ça ? Bientôt ? "



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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Jeu 4 Fév - 21:50

Quel succès ! Kanon était fier de lui. Bon il était vrai que la cible n’avait pas été bien difficile à conquérir mais c’était satisfaisant d’observer que l’on n’avait pas perdu la main. La jeune fille se raccrochait à lui comme le chat tombé dans une fougueuse rivière à son bout de bois salvateur. Elle buvait ses paroles comme du bon lait et semblait prête à dire amen à toutes ses volontés. Parfait parfait ! Le chevalier s’en serait frotté les mains s’il avait pu montrer sa joie. Mais il devait conserver son rôle. Oui oui un chevalier d’Athéna, le bien la justice la vérité sans doute aussi. Autant de valeurs auxquelles il lui était difficile d’adhérer pleinement même s’il savait très bien faire semblant.

En fait, pour lui tout cela était de belles paroles qu’il était impossible d’appliquer à la dure réalité du monde. La vie est cruelle et pour survivre il faut souvent aller contre ce que l’on pourrait appeler la morale. En tout cas c’est ainsi qu’il avait vécu jusqu’aujourd’hui. Les bronzes saint l’avaient toujours bien fait rire avec leurs principes bancals. Même Athéna avait davantage les pieds sur terre que ses jeunes chevaliers idéalistes. Bon il était vrai que ça leur avait plutôt réussi mais n’était ce pas dut à leur volonté écrasante de nier sans arrêt la réalité voir même leur propre mort ? En gros leur bêtise était telle qu’ils ne se rendaient même plus compte de leur défaite ce qui leur permettait au final de gagner… Comment faire plus stupide et illogique ? Normal qu’ils arrivent à créer des miracles ces gamins immatures. Dans tous les cas, Kanon lui avait bien les deux pieds sur terre et si quelques mensonges et coups en douce lui permettaient de remporter la partie il n’allait pas s’en priver même pour les beaux yeux d’Athéna qui, les ayant de toute manière abandonnés n’en saurai probablement rien. Et puis ce n’est pas comme s’il avait pour ambition de faire vraiment du tord à Lyfia… quoique s’il pouvait en profiter, il ne se gênerait pas.

D’ailleurs il lui caressait doucement les mains tout en l’écoutant. Il savourait le grain fin de sa peau et sa douceur. Rafraichissante, cela donnait envie d’explorer ce monde plus en avant.

« Personne ne souffrira à cause de vous Lyfia, j’en fais le serment. »


Elle le contemplait avec tellement d’intensité qu’il avait l’impression d’être une mouche en face de son crapaud. Mais enfin elle se décidait à raconter son histoire. Intéressant, il semblait qu’elle en avait vécu des vertes et des pas mûres, pauvre petite créature. Elle se leva et alla caresser la boite d’or. Il eu la chair de poule quand il senti l’armure maudite répondre très légèrement à son contact. Qu’avait-il donc récupéré là ? Pourquoi cette armure était-elle presque contente que la jeune femme l’ai touchée ? Pourquoi avait-il maintenant la sensation de ressentir de l’amusement qui provenait de la boite ? C’était presque comme un sommaire être vivant. Pourtant avec les autres armures qu’il avait porté, il n’y avait que lorsqu’il les avait sur lui qu’il ressentait ainsi leur esprit. Il avait l’impression d’être bien plus associé à celle-ci et cela le passionnait et l’effrayait à la fois.

Le saint quitta sa position accroupie et vint se placer devant Lyfia. Il retira sa veste et la plaça sur les épaules de la jeune femme avant de l’attirer doucement contre lui. Il était prêt à la laisser filer si elle résistait mais pensait que le poisson était assez ferré et avait besoin de se faire rassurer. Doucement il lui caressa le milieu du dos et lui murmura à l’oreille :

« Je suis tellement désolé que tu ai eu à subir tant de peine et de blessures. Notre rôle en tant que chevaliers est de vous protéger, vous les peuples de cette terre et c’est ce que nous faisons jours après jours, instant après instant, à chaque secondes qui s’écoulent nous vous dédions nos vies. Ne sois pas honteuse, tu possèdes une autre force que je ne saurai jamais posséder. »

Tout doucement il passa sa main au niveau du cœur de la femme, comme une caresse.

« Cette chaleur, cet amour, et cette gentillesse. Ce sont pour cela que nous nous battons mais nous ne sommes que des guerriers qui ne peuvent que recourir à la violence pour accomplir notre but. »

Il détourna la tête de côté comme dégouté par lui-même.

« Toi tu as le pouvoir de d’amener la paix et le bonheur aux gens. De créer la vie. »


D’une main il lui souleva le menton et lui embrassa le front.

« Les chevaliers d’Athéna ne mentent pas Lyfia. Tu ne feras pas parti de ce combat, tu es bien trop précieuse et pure pour cela. Demain à l’aube les saints partiront retrouver leurs biens perdus dans la cité de Jötunheim. Nous n’avons pas d’intentions belliqueuses mais si on nous empêche de récupérer les armures d’or nous ne pourrons rester sans rien faire car ce sont elles qui nous permettent d’accomplir notre rôle de protecteurs. »

Voilà, l’invitation était lancée. "Loki je t’attends demain pour une petite explication cordiale". On n’aurait pu être plus clair. Par cette petite pièce de théâtre Kanon venait de provoquer le dieu dans un duel de volonté. Mais que faire d’autre pour l’obliger à sortir de sa tanière et révéler ses plans ?

Le regard triste et braqué dans les yeux bleus de Lyfia, il continuait à lui caresser doucement la gorge attendant qu’elle réponde. De son autre main il lui tenait la sienne, les doigts entrelacés dans ceux de la jeune femme. Il lui était difficile de continuer son acte même s’il se contrôlait avec brio, tant il était tout excité et amusé par la situation.
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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Sam 27 Fév - 10:51

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« Human life is basically a comedy. Even its tragedies often seem comic to the spectator, and not infrequently they actually have comic touches to the victim. Happiness probably consists largely in the capacity to detect and relish them. A man who can laugh, if only at himself, is never really miserable. »
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Les paroles et les gestes si doux de Kanon firent frissonner d'émotion la jeune servante. Elle avait l'impression comme il posait sa main sur sa taille qu'il était sur le point de la cueillir comme une fleur délicate. Prisonnière de ses bras, elle l'écoutait désormais les yeux noyés dans les profondeurs turquoises de son regard. La jeune fille se sentait incapable de le juger ou de de ne pas ressentir un élan de compassion envers ce serviteur dévoué de la justice. C'était vrai, les chevaliers devaient avoir une vie si difficile, faite de solitude et de violence.

Lyfia se disait qu'elle aurait dû avoir peur de cette violence, et en même temps quelque chose en elle l'attirait irrésistiblement. Lorsque le chevalier des Gémeaux lui disait que les chevaliers allaient affronter Loki demain, elle ne pensait pas au conséquences politiques, et d'ailleurs elle en était bien incapable. Sans en avoir vraiment conscience, l'innocente désirait goûter sur les lèvres de cet homme à la fois redoutable et héroïque cette amertume du pouvoir inaccessible pour le commun des mortels.

" Kanon ... Je prierai alors pour vous, pour que vous puissiez retrouver les armures d'or et que vous reveniez sain et sauf de cette épreuve. Promettez-moi que nous nous reverrons ! Je ne peux pas supporter l'idée qu'il puisse vous arriver quelque chose ! "

Elle avait lancé cette dernière phrase avec la spontanéité d'une enfant, refusant d'accepter cette réalité qui choquait profondément son sens de la justice. Ses mains frêles s'accrochèrent aux bras du saint d'Athéna comme les griffes d'un chaton qui s'agrippe à tout ce qui pourra lui faire échapper à la cruauté du monde. Ses lèvres tendres comme les roses nouvelles étaient entrouvertes sur une demande que sa candeur ne parvenait pas à formuler. Ses yeux azur étaient humides et scintillaient comme une source limpide éclairée par les premiers rayons de l'aube. Et ces yeux imploraient Kanon de combler ce trouble et irrépressible désir que Lyfia avait pour lui.

" Oh non, pitié ... Honnêtement, on ne pouvait pas m'épargner ce cliché éculé ? "

A des kilomètres du village, Loki cessa complètement d'épier les tourtereaux. Non, vraiment le dieu n'avait pas envie de faire à travers la conscience de Lyfia l'expérience de ce que c'était que de se faire déflorer par le Don Juan de service. La situation était d'un banal affligeant, il savait déjà par cœur tous les gestes et les dialogues niais qui s'échangeraient. De toutes façons, ce qu'il avait appris était largement suffisant pour lui permettre de s'organiser. Le véritable amusement allait commencer demain, et peut-être enfin sortirait-il de l'ombre de sa tanière pour enfin règner sur Asgard.

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MessageSujet: Re: [Flashback Kanon] Comme un oiseau sur la branche   Sam 27 Fév - 22:47

Il y a un moment quand on lit un RP, on s'attend a ce qu'il y ait une rupture dans le ton, d'émotions, ou que le suspens s'arrête. Malheureusement pour moi je n'au eu aucune rupture! Vous m'avez tellement fais rire, pleurer mais aussi crier derrière mon écran en mode " mais serre là, la Lyfia là Kanon purée!" Et Loki qui se fait une joie de "stopper le suspens" en nous laissant libre cours à notre imagination...
Bande de méchants! XD Je vous retiens! ♥
RP d'exception, Distribution d'exception, j'ai adoré vous lire.
Loki: 40 xP
Kanon 30 xp

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